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Full text of "Zeitschrift für ägyptische Sprache und Altertumskunde"

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Brigham Young University 

_, , Mercer Collection 

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Brigham Young University 



http://www.archive.org/details/zeitschriftfr51brug 



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V. 



ZEITSCHRIFT 



BUK 



ÄGYPTISCHE SPRACHE 



UNI) 



ALTERTUMSKUNDE 



MIT UNTERSTÜTZUNG DER DEUTSCHEN MORGENLÄNDISCHEN GESELLSCHAFT 

HERAUSGEGEBEN VON 

GEORG STEINDORFF 



EINUNÜFUNFZIGSTER BAND 



MIT 8 ABBILDUNGEN IM TEXT UND 7 TAFELN 




LEIPZIG 
.IC. HINRlCHS'scHE BUCHHANDLUNG 

1914 



Die »Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde 
wurde begründet 1863 von Heinrich Brugsch und herausgegeben von: 
C. R. Lepsius mit H. Brugsch 1864 — 1880, 

C. R. Lepsius mit H. Brugsch, A. Erman, L. Stern 1881 — 188-1, 
H. Brugsch und L. Stern 1885 — 1888, 
H. Brugsch und A. Erman 1889—1893, 
H. Brugsch und A. Erman mit G. Steindorff 1894, 
A. Erman und G. Steindorff 1895 — 1906, 
G. Steindorff seit 1907. 



Inhalt des 51. Bandes. 



Seite 

Burchardt, M. Die Einiialmie vom Satuiia (mit Taf. VI u. VII) 106 — 10i> 

Ember, A. Kiiulred Sciiiito-Egyptiaii Words. (New Series) 110 — 121 

Lacau, P. Su[)[)ressioiis et inodillcatioas de signes dans les tcxtes fuiK'raires 1 — 04 

Meyer, E. König Sesoncliosis als Begründer der Kriegerkaste l)ei Diodor 136 — 137 ^ 

Murray, M. A. The Cult of tiie Drovvned in Egypt 127— 135 <^^ 

Pieper, M. Untersuchungen zur Geschichte der XIII. Dynastie (mit Taf. V) 94 — 105 

t^piegelberg, W. Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs unter Ptolemaios XIII. (mit 

Taf. I— III und 1 Abbildung) 65—75 

— Neue Denkmäler des Partheuios. des Verwalters der Isis \on Koptos (mit Tafel IV und 5 Ab- 
bildungen) 75—88 

— Ein zweisprachiges Begleitschreiben zu einem IMumieutransport (mit 2 Abbildungen) .... 89 — 93 

— Die allgemeine Orts- und Zeitbestinnnung ^ im Koptischen 122 — 126 

Miszelleu : 

Spiegelberg, W. Zu den beiden demotischen Kalksteinpiatten 137 — 138 

— Eine angebliche Indiktionsbezeichnung im Koptischen 138 

Ember, A. Mehri parallel» to Egyptian stenis with prefixed /* 138 — 139 

Mitteilung 139 

Erschienene Schriften 140 - 141i 



P. Lacau: Siipprossions et inodifications de signes. [51. Band. 1913.] 



Suppressions et modifications de signes dans les textes funeraires. 

Par Pierre Lacau. 



Uans les textes des Pyramides, les deux signes '^^:^ et _g^ sont tres souvent 
coupes en deux : ^^ et ^£,\ Au Moyen Empire, dans les textes funeraires, les 
serpents ont le cou coupr ou la tcte supprimee : ^.^ et \^^' ; ou bien encore 
les oiseaux ont perdu la moitie införieure du corps : "^ pour ^^ . Ces faits 
sont bien connus depuis longtemps et rexplication en est evidente : on a voulu 
rendre inoffensifs des signes dangereux^. 

Aux yeux d'un Egyptien, toute Image est un etre vivant, une röalitö 
agissante qui jouit dun pouvoir magique et d'une efficacite propre". Or tous 
les signes de röeriture hieroglypliique sont des Images. Ils ont, en tant que 
lettres, une valeur de son, mais comnie ils conservent avec nettetö leur forme 
precise et döfinie, ils gardent cgalement leur pouvoir dimage. Par exemple 
.^^ a la valeur phonötique rw, mais il ne cesse pas pour cela d'etre un lion 
et il garde d'une certaine faron le pouvoir d'un lion. 

Parmi tous les hieroglyphes beaueoup represent des etres ou des objets 
dont l'action propre peut etre dangereuse. De sorte qu'en ecrivant un texte 
quelconque les scribes sont souvent obliges d'utiliser des Clements graphiques 
qui pris individuellement peuvent devenir funestes dans certaines eonditions. 
Le moyen le plus simple pour supprimer le danger, c'est celui que nous 
venons de voir employö tout k Iheure : on tue le signe dangereux en le 
mutilant. 

Mais etant donne lesprit systematique des Egyptiens et leur formalisme 
minutieux il serait tres surprenant qu'ils s'en fussent tenu aux quelques modi- 
fications citees plus haut. Je voudrais justement montrer que cette preoccupa- 
tion de rendre l'ecriture materiellement inoffensive a tenn dans leur esprit une 



') Maspero, Note ä la ligne 234 de Pepi I. — ^) Masvero, Trois annees de fouilles p. 19() 
dans Mem. Mission C'aire 1. — Schäfer, Priestergräber p. 92 et 105. — ^) Petrie, Kahun, Gvrah 
and Hawara p. 17. — Gautier et Jequier, Licht p. 76. 

*) C'est Griffith (jui a donne de Tenscnible de ees faits ride(> la pIns nette dans les 
(juelques lignes suivantes : In the Fyramid Texts siyns representing human heings are systemati- 
cally deprived of their bodies and legs, so that only heads and arms appe.ar. The animals are gene- 
rally treated in the same way, and _^^ and ^rg^ are nften cut in two. Ajyparently this was an attempt 
to deprive the signs of magic motion. Similarly, in funerary texts of the Middle Kingdom, birds and 
animals are sometimes deprived of their legs and serpents of their tails. Griffith, A collection of hiero- 
glyphs p. 7. 

^) Maspero, Histoii-e Ancienne 1 256 note 1. 

Zcitschr. f. Agypt. Spr., 51. Band. 1913. 1 



2 P. Lacaü: Suppressious et modifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

place considerable et qu'elle a entraine dans Fortliographe un grand nombre de 
changements tres curieux qu'il est important de prcciser. 



Tout d'abord iious devons nous demander dans quelles conditions speciales 
une Image peut devenir dangereuse. II est evident que dans l'usage courant 
tous les signes sont consideres comme egalement indifferents et neutres : ce sont 
de simples lettres. Autrement un grand nombre dentre eux auraient cte elimines 
des l'origine et seraient sortis completement de l'usage. Le pouvoir du signe 
comme image ne reapparait que dans des circonstances determinces. En fait 
les suppressions et modifications de signes ne se rencontrent que dans les textes 
funeraires : nous entendons par lä ceux qui sont destinös ä l'usage personnel 
du mort et qui sont places ä cote de lui dans la chambre funeraire, sur les 
murs, sur le sarcophage, sur les objets d'offrande, etc. Et cela est tres com- 
prehensible : teile image, inoffensive pour le vivant ä la lumiere du jour, pouvait 
devenir dangereuse pour le mort dans la nuit du tombeau. Le monde des morts 
exigeait des precautions speciales \ 

Quels sont les signes susceptibles de nuire au mort et par suite d'etre 
elimines ou modifies. Ce sont ceux qui representent des etres vivants, hommes 
ou animaux'^ On les supprime, soit parce qu"ils sont dangereux comme le lion 
et le serpent, soit parce qu'ils sont impurs comme les poissons, ou tout simple- 
ment parce qu'etani vivants ils peuvent deranger le mort. 

Nous examinerons successivement les textes funeraires des differentes epoques 
et nous verrons comment y sont traitees les signes representant des etres vivants. 



Ancien Emjiire. 

Textes des pyramides de Saqqarah. 

C'est la collection de textes funeraires la plus importante qui nous soit 
parvenue. Ils ont etö rediges tres anciennement, ii ti;.''=^ epoque que nous ne 
pouvons preciser d'ailleurs, dans une orthographe tres archaique mais normale. 
Leur introduction dans la tombe du roi a modifie etrangement cette orthographe 
ancienne et l'a rendu sur beaueoup de points tout k fait anormale. 

Au temps d'Ounas en effet on s'avisa que la presence de ces formules 
sur les parois de la chambre funeraire devait offrir de reels avantages au 



') Je laisse de cote la qiiestion de savoir si ces ineines precautions nY'taient jamais eni- 
ployees dans d'autres categories de textes, par exemple dans les textes du saint des saints, du 
palais royal, etc. Le probleme se pose, nous le verrons plus loin, a propos des poissons. — ^) En 
realite ce ne sont pas les seuls. Un objet comme une arme ou un couteau peut constituer un 
danger. Nous constaterons le fait plus loin dans les textes du Nouvel Empire. Mais nous laissons 
de cote pour le moment cette categorie de signes. 



191o.| 1'. Lacau: Siipjjrt\s.si()ii.s et inodificatioiis de .si<;iies dans Ics tcxtcs riiiuraires. o 

roi : la lecture de ces textes pouvait ^tre plus facile pour lui, leur duröe 
(Hait plus assuire, etc.' Mais eii meme temps les scribes s'apercurent que le 
Yoisinage de tous les signes vivants qui figuraient daiis ces textes pouvait etre 
nuisible au niort. Coiument se sont-ils tires de cette difficulte ? En supprimant 
les signes suspects, en les rempla^ant par des signes neutres ou en les mutilant 
pour les rendre inoffensifs "'. 

Voyons comment ils ont appliquö ces trois procedes aux figures humaines 
et aux animaux. 

Figures humaines dans les Pyramides. 

Le principe est le suivant : touteßgure humaine est considoree comme pouvant 
nuire au mort, sans doute par le seul fait qu'elle est vivante. Par suite aucune 
ne peut etre conservee teile quelle. Ou bien on la suppr'mie totalement ou bien 
on la remplace, ou bien on la mutile en enlevant le corps : v^ pour ^ . 

En fait dans tout l'ensemble des textes des Pyramides nous ne rencontrons 
que deux exemples dun etre humain qui soit demeure intact : 



g N. fr. (;. 7 (1840) 



Partout ailleurs il y a suppression ou mutilation. II est bien clair des 
lors que nous avons affaire ici ä deux erreurs des scribes qui deux fois seule- 
ment ont oublie de faire subir au signe la transformation necessaire. 
D'une fa(;on generale on peut dire que : 

Dans W. et T. et dans une partie de P.. il y a eu suppression com- 
plete du signe-homme. 

Dans une autre partie de P. dans M. et dans N., il y a eu seule- 
ment mutilation. 

I. Suppression. 

7" Suppression pure et simple. 
Un tres grand nombre de racines dont rorthographe normale comprenait 
un signe-mot (jouant ou non le role de döterminatif ^) se trouvent simplement 
ecrites en toutes lettres dans W. et dans T., parce que, leur signe-mot propre 
ctant une figure humaine, on a du le supprimer. 



' Ces raisons deineurent thcoriques. Les textes etaient redigrs ])rinütiveinent ä la preiniere 
personne et le sens de recriture indique la jjreoccupation de faciliter la lecture des forinules 
par le roi hii-intine. Mais pourquoi n"a-t-on pas retabli partout la preniiei-e personne !* — *) Bien 
entendu ces cliangenients ne datent pas forcenient du roi Ounas. Peut-etre mettait-on auparavant 
ä, cote du roi un exemplaire de ces memes textes sur Papyrus, et ces copies anterieures ont pu etre 
expurgees de tout signe dangereux. Nous n'en savons rien. — ^) Modifier dans Erjian, Gramm.'^ 
le § 52. — *) Sethe, ÄZ. 45 p. 42. 

1* 



P. Lacau: Suppressious et modificatlons de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 



Suppressioii 
de 



Suppressioii 
de 



A 



y 



W. 489 (3826) 
T. 54. 57 (651a) 
T. 75 (131a) 
T.54.57(551a.c/) 

W. 488 (3826) 
T. 332 (6966?) 

W. 68. 69 (57a) 
T. 393 (748c) 

W. 430 (292a) 
T. 185 (5946) 



o 



i^ 



n 



W. 192 (1296) 
T. 271 (6226) 

W. 442 (3036) 
W. 422 (285r?) 
VV. 602 (484c) 



^ 



l^^^l' ^-^'^'^ ^-^^^""^ 



La suppression des signes-mots dans lorthographe de toutes ces racines 
constitue en röalite une anomalie tres grave. Pour bien en comprendre la portee 
il suffit de se rappeler le vrai role du signe-mot dans Tccriture hieroglyphique. 
II constitue en realite rölement le plus aiicien et le plus essentiel du Systeme 
grapliique. Nous avons aft'aire ;i l'origine ä une ecriture (fimages, c'est-ä-dire 
a une ecriture dans laquelle chaque concept rtait exprimee par une Image 
propre. On eerivit le sens avant d'öcrire le son et la representation du son 
comme tel peut etre consideröe comme une invention complementaire '. Les 
Clements phonctiques de recriture n'ont cu d'abord qu'un rölc secondaire : ils 
servaient uniquement ä supplöer aux Images qui manquaient ou ä eclairer les 
images indecises". Non seulement Torthographe alphabötique pleine n'est pas 
indispensable a l'origine, mais eile constitue au contraire un elöment secondaire 
qui vient s'ajouter par surcroit au signe-mot seul necessaire. Loin que ce soit 
le signe-mot qui determine la lecture phonetique, comme cela a lieu a l'öpoque 

') Dans W. nous avons parfois le remplacement par A , voir plus loin. Dans M. et N. il y a 
mutilation ^\ . Pour toutes les racines qui suivent nous verrons plus loin les variantes einployees 
par les scribes. 

^) Le signe-mot ^fi dwi est accompagnö dlm sit^ne-lecture -^ dwS qui est lui-meme accoui- 

pagne de sa lecture. Voir Lacau, Notes de graunnaire. Reo. de trav. 34, 217. 
^) ^letathc'se apparente =:^ mhi. 

■*) .le ne j^uis donner ici une liste complete de ces racines. On retnarquera encore a/wvv\ (I I 

(4846-), ®pj J (492rf), n^^^ (488), |^ (5.506), ° A (335c), ®^ (309c), etc. ■ 

°) Cette succession de faits demeure en partie theorique. Nous somines ici dans la pre- 
histoire et la verification n'est pour le moment possible qu'ä l'aide des survivances. 

®) D'une fa(;on generale les textes en ecriture purenient alphabetique sont plus recents que 
les autres. A l'origine le signc-niot constitue Teleinent exclusif ou predominant. — On verra 
dansOunas certaines formules ecrites sans lecture alphabetique : W.7. 8 (17. 18), "206 — 208 (134 — 137). 
— Enfin on sait que dans les titres, qui representent une orthographe archaique innnobilisee, la 
lecture alphal)etique est tout a fait exceptionnelle. 



1913.] P.Lacau: Supprt'ssions et niodiflcatioiis de sijj;nes dans les textes fiiiu raires. 5 

classique, c'est au contraire cette lecture plus ou moins complöte qui placöe h 
cotr du si^ne-mot le dötermine et le pirciso. Celui-ci demeure Trlrment in- 
disi)ensablt' : il assure l'unltr visible de toute racine et permet la coupure des 
mots. Supprimer un signe-mot c'est donc se priver d"un ('dement de clarte et 
les scribes s'eii sont abstenus avec le plus grand soin'. 

Or parmi les sigiies-mots qui constituent le foiid meme de Tccriture une 
des categories les plus importantes est celle des figures liumaines. Eii effet 
toutes les actions humaines susceptibles detre represeiitees par une Image propre 
ont ete ecrites ä Torigine par cette Image : la representation plus ou moins 
abregee de laction est le signe-mot de cette action. 

q7\ manger 

^i^/1 boire 

se pencher, se courber en avant 

^^ tomber par terre 

^ fax'onner un vase au tour 

moissonner a la faucille 
etc., etc.". 

La necessite oü se sont trouve les scribes de supprimer toutes ces figures 
considerees comme dangereuses explique cette absence de determinatus qui est 
si frappante dans les textes des deux premieres pyramides et qui leur donne 
un aspect si etrange^. Nous ne sommes nullement en presence d'im archa'isme, 
mais au contraire d'un veritable rajeunissement du texte ancien que Ton a 
voulu adapter a des conditions particulieres en l'employant dans la tombe. 



') Lacau, Rec. de trav. 34 p. 216, — ^) Le nonibre de ces signes est theoriquement indefini. 
11 n'a de liinite prati(iue que la coinplexite trop grande de certaines actions (jui ne pennet plus 
de rester clair. 

*) II ne faut pas oublier que l'usage des determinatifs gin/raux est d'origine rccente. Ainsi 

Tabsence des determinatifs M?^ , jU , -^1 , ^ dans W. et dans T. n"est pas dne a une sujjpres- 

sion mais represente l'etat ancien. Et I'emploi de ces determinatus mutiles dans certaines parties 
des Pyramides (surtout dans N.) est donc une innovation et un rajeunissement. — Les signes-mots au 

contraire sont d"origine ancienne. L'absence de n7\ et ^j| dans les mots « manger et boire » est 

düe a une suppression recente, car ces deux signes sont les images memes des deux racines. Tons 
les anciens signes-mots representant des figures humaines sont supprimes dans W. et T. et con- 
serves dans M. et N. : sur ce point les deux dernieres pyramides reprtsentent l'etat ancien. Mais 
inversement dans M. et N. il y a introduction de determinatifs nouveaux comme v^ qui n'exis- 
taient pas dans W. et T. : sur ce point les deux dernieres pyramides ont un aspect plus jeune 
que les deux premieres. — Nous devrons toujours nous rappeler ce melange de formes archai'ques 
et d'elements recents qui caractcrisent les textes des Pyramides. 



6 P. Lacau: Suppressiuns et modilications de sigiics daiis les textes funu-aires. [51. Band. 

2" La suppression du signe-mot entraine Vernploi anormal de Vorthographe 

alphabetique pleine. 

On sait que beaucoup de racines sont toujours öcrites par un signe-mot 
employe seul, ou accompagne d"une partie seulement de sa lecture alphabetique. 
C'est une survivance de l'orthographe archaique qui s'est maintenue dans tous 
les cas oü le signe-mot paraissait suffisamment clair par lui-meme. 

Or quand le signe-mot ainsi employö ötait une figure humaine et qu"il fallait 
pour cette raison le supprimer dans les Pyramides, on etait naturellement oblige 
de le remplacer dans le texte par sa lecture alphabetique complete. 

11 en est rösulte des modifications curieuses dans l'orthographe traditionnelle 
de plusieurs mots tres frequents. 

P Le mot smsw est le plus souvent öcrit Yn sous landen empire surtout 

dans les titres'. Dans les Pyramides, du moins dans W. et T. qui suppriment 
les figures humaines avec le plus de soin, on le trouve öcrit au contraire en 
toutes lettres 

P^^^ T. 87 = p M. 240 = N. (518 (560/^) 

id. T. 97 = p P. 807 = N. 634 (566/;) 

id. T. 210 = P^^^\ !'• 161 (608^)-^ 

id. W.574 = P^^^p N. 968 (466r/)^ 

2" La racine spsi est ecrite sous Tancien empire dune facon a peu pres con- 

stante par le signe M\ seul ou accompagne simplement d'un I, soit <^y- 

Dans les pyramides la sup])ression du signe nous donnera Torthographe 
pleine*. 

^[\ W. 892(264ö) j ^"^p^^J^. P. 672 (1482r) 

"^W W. 501 (895a) I "^W P. 630 (1405c) 

^[l^ooo P. 94 =: M. 117 (815^) ' 

^[lo P. 178 (931^) 



') Bien entendu, l'ortliograplie pleine etait toujours possible devant le signe-mot. C'est une 
question dV'potpie. 

^) Dans P. le signe \ est un rcniplacant de [/ . Cette forme suppose donc Texistence 

de Tortliographe pleine aecompagnee de son signe-mot comme dans N. 

^) Dans N. on a le signe mutile, rajoute sans doute a la lecture pleine. 

*) Voir plus loin la inodification du signe comiilexe ^ par suppression du personnage. 



i;)13.J P. Lacau: Sii[)piessions et modilicalions de siffiies daii.s Ics tcxtcs luiu raircs. 7 

)r Le dieu (^ndti est repirsentö anciennement par son Image servant de signe- 
mot', il en est aiiisi i)oiir beaucou[) de noms divins. Dans les Pyramides nous 
trouvons le signe-mot rcmplacö par sa lecture alphabetique. 

-^'^](] T.14() =•'^^'^1^1 W. 299 = il M.199 (220r;)-^ 
01;^^^'^^=^ W. 25(> (182a) 
;^-|j]q|,T.26M.!14«)' 

4° L'orthographe pleiiie est tout aussi iiecessaire quand il sagit d'un signe- 
mot (|ui ötait aecompagne habituellement de s;i lecture, 

U T. 180 = ^ N. (i52 (588a) 



La suppression des figures humaiiies a eiitraine dans lorthographe de ce 

mot toute une sorie de modifications tres interessantes et tout ä fait typiques. 

A l'origine le mot est öcrit par le groupe de l'homme ^ et de la 

femme J|. Les deuic signes reunis ^J4 constituent un groupe-mot representant 
la lecture mit. 11 faut se rappeler que rmt designe non pas Thomme oppose 
k la femme, mais bien le genre homme {hämo, Mensch) comprenant liomme et 
femme. Une racine de sens collectif se trouve figuröe par la reunion des deux 
Clements constitutifs de la collection^ 



') Voir par exemple dans Gautier, .Tkquier, FouiUes de Licht ]>. 25 fig. 20 (— Caire ii° 23001). 
— '') Voir la Variante de N. menie passage. — Dans M. et N., cf. (182a) {i'AA^a)^ il y a muti- 
lation du signc ((jui a perdu son corps) et non suppression. 

^) La lecture pleine est ici diHerniinee par le signe divin J^ sunnonte des deux ])luines, 
insignes caracteristiques du dieu cndti. 

*) L'original donne seulenient la tete et les bras du personnage nageant. 

'") Ce procede est parfaitement dans la logique du Systeme graphique egyptien priniitif (ecri- 
ture d"images), il est nieme le seul nioyen possible jjour representer le concept d'homine. On 
en rapprochera l'eniploi de trois signes differents pour representer une collectivite com- 
prenant non plus deux elements, mais une inultiplicite d"elcments distincts. Par exemple ^^, 



5:^ determine par trois oiseaux differents. Voir Lacau, Notes de granunaire. Reo. de 

trav. 35 p. 60. — Ce groupe ^ J\ d'abord image particulicre du mot « homme >■ a servi plus 

tard ä dcterminer toutes les categories d'etres humains comprenant honnnes et femmes : il a en par 
suite une inuuense fortune. Dans les Pyramides il ne determine encore que les mots suivants : 

i V,<^ S\ N. U2 {\M\a) '^o v^ Si N. 552 + 45 (18.37 c) 

fff^^"^ N.986 (2096c) ^ V^ S^ N. 1355 (1563a) 

II s'agit unicjucment de collectifs dcsignant des di\isions natm-elles du genre honnuc et non j)as 
encore des classes et des categories artificielles. — Tous les exemples sont tircs de la pyr. de N. 
(jui sia- un grand nouibre de [)oiuts a adopte des innovations orthographiques. 



P. Lacau: Suppressions et modifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

doit donc se lire rmt^. 

II en a cte de ce groupe-mot coinnie de beaucoup de signes-mots : on 
l'a accompagne dune partie des Clements de sa lecture, soit ici la premiere et 
la derniere lettre ^ ^ J| • 

Nous sommes en presence du procede ancien d'orthographe dont nous 
parlions tout ä l'iieure. A Torigine le signe-mot se suffit ä lui-meme, il repre- 
sente ä lui seul la racine". C'est seulement pour eviter toute confusion qu'on 
peut lui adjoindre ensuite des signes alpliabetiques representant sa lecture pho- 
netique^. Des lors cette lecture n'avait pas du tout besoin d'etre complete. 
Bien au contraire comme eile est une surcharge dans lecriture, on n'ajoutait 
au signe-mot que les lettres les plus indispensables ä la clarte, la premiere, ou 
la derniere, ou les deux premieres, etc. etc."* De lä vient l'extreme frequence 
des orthographes incompletes dans les textes archaiques\ ^ ,^ J| ^^ est une. 

Mais si l'orthographe pleine <:=>^\ s=3^J| netait pas necessaire, eile 
etait cependant possible thöoriquement ; pourquoi ne lemploie-t-on pas ? C'est 

') L'emploi du groupe sans lecture jjüur reprcsenter mit u'est pas rare sous Fancien einpire 
par exemple: LD. II 81 (= Sethe, Urk.l bl, 15) — Mariette, Mastabas 342 (= Sethe, IJrk. I 
50, 16) — Caire 1566 (= Sethe, Vrk. I 10, 6). 

^) Dans les textes archai(jues on n'ccrit alphabetiqueiuent (jue les niots cjui ne sont pas re- 
]jresentables par un signe-mot. Inverseuient tout niot representable i)ar un signe propre n"a pas 
de lecture al])]iabL'ti(iue, voir plus haut p. 4. — ^) Sur les signes-niots anciens faisant fonction 
a])parente de determinatus derricre leur lecture, voii- Skihe, ÄZAb^ 42. 

*) Voir Lacau, Notes de grammaire, Kec. de trav. 35 p. 59. Le nombre de ces lettres et leur 
place avant ou apres le signe-mot donnent lieu ä une serie tres variee de combinaisons, dont la 
plupart ont disparu ä Tepoque classi((ue. — Rappeions seulement les suivantes : 



1° [)remiere lettre seule ecritc avant le signe-mot : ^ J_^ (2076), ^"TI (139a), cis^a/^ 

(279a), "^(1661); 
2° derniere lettre seule eciitc dcrrit-re (Krman §61) c=) 1 (1150),"^^ 1 \V.4.54 (517f), 

I^W. 517 (409a), pt] W. 453 (317a): 
3° deux preuu'eres seules ecrites devant (Erman §62) Q (49U), ^^1 1 (288o), 

4° deux dernieres seules ecrites derriere (Erman § ^1) T" -^ ^ I ' 1 *^^^^^' ^*^'"** 

5° premiere et derniere seules ecrites devant r^—B (11566), ^ (12146-), 

C=I]nä (306 a): 

6° j)remirre devant et troisieme derriere ^ H (952 r/), czS> /^ ^^ (267o), ^^ A 

"^ (2706), ^l^^v^^ (4016), etc. etc. 
'") A rei)0(iue classitjue il ne reste plus qu'un petit nombre de survivances : i i In, Q , 
et entre autres notre mot ÜT rl) • "^^"'i" Erman, Gramm J §76. 



1913.] P. Lacai : Suppiessions et iiiodificatiüiis de sif^ncs daiis les tcxtcs fuiK-raires. 9 

saus aucun doute parce quo le ^^^ aurait doiiiiö entre <==> et s=> un grüuj)e- 
ment defectueux ; une lettre verticale entre deux lettres tiorizontales <c=>^s=5 
donne. un mauvais equilibre". D'autre part la premiere lettre <=> placee seule 
devant w^ J) comme v\ daiis v> JL aurait etc confondue avec la preposition 

<===>, et la derniöre lettre s=> placee seule derriere ^Jj^ comme I dans |^ 1, 
aurait pu se confondre avec le pronom de la deuxieme personne du feminin. 
Le groupement Wi 3 etait donc la combinaison graphique la plus com- 

mode et la plus claire. On comprend qu'elle ait triomphe. P^Ue a meme eu 
un succös surprenant : eile s'est inimobilisee pendant toute l'epoque classique 
et eile constitue au milieu de rorthographe habituelle une anonialie qui n'est 
qu'une simple survivance du passe. Son emploi etait meme si habituel aux 
scribes que nous avons ignore pendant tres longtemps la vraie transcription 
du mot r/nf, le ^\ medial n'ctant pour ainsi dire jamais ecrit. 

Etant donne cette orthographe ^ 3 qu'arriva-t-il quand on voulut 

supprimer les deux figures liumaines qui ne pouvaient subsister dans les textes 
funeraires ? On fut naturellement oblige d'ecrire le mot tout entier <::=r>^^^^s=j . 

V.n effet une orthographe incomplete comme ^^ n'a de sens que par le signe- 
mot qu'elle accompagne et precise : si celui-ci disparait eile ne peut subsister 
seule et l'orthographe pleine devient necessaire. Ainsi <rr>^^v s=> constitue en 
realite une orthographe anormale et recente, nuUement un archaisme^. Quand 
une racine possede un signe-mot propre, jamais on ne supprime ce dernier sans 
nöcessite. Ici la cause de la suppression est tres simple : le danger que prcsen- 
tent les figures humaines pour le mort. 

Dans la pyramide d'Ounas oü la suppression des figures humaines est com- 
plete, <rr>^^^s= est la seule forme connue'. Une seule fois par erreur nous 
avons r^ , W. H78 (256c?) : on a supprime les deux figures sans penser k ra- 
jouter le ^^^ indispensable ä la clarte. <:zr>^,^s= etait dejä equivoque et 
beaueoup moins clair que ^ 3 , parce qu'en l'absence du groupe-mot rien 

n'indique le rapport reel qui relie ces trois radicales. Mais f~^ est franchement 
absurde. 

Dans Teti nous avons souvent <:rr>^\ s= comme dans Ounas\ Mais on 
a remedie ä l'obscurite de cette graphie en adjoignant au substantif l'indice du 



') Cela a ete tres bien indique par Er.man, Gramm. ^ § 27. — '^) Sethe a signalr lab- 
sence etrange de deteriiiinatil" dans ce mot ÄZ. 45. 42 note 2. On en voit ici la raison. — 
■") Voici tous les exeinples : W. 406 (273«), 509 (400 a), 568 (459 a), 570 (462 a), 572 (463 rf), 
582 (474 b). 

*) Voici les exeniples de <==>^^=d dans Teti. T. 86 (5596-), 184 (256 rf), 203 (604 c), 
204 (604/). 

Zeitschr. f. Agypt. Spi- 51. Band. 1913. 2 



10 P. Lacau: Suppi'essions et iiiodificatioiis de signes daiis les textes funtraires. [51. Band, 

pluriel ooo et Ton a ainsi <rr>^^^ . Cette marque du pluriel a l'avantage 

_Cr^ ooo 

d'assurer la coupure du mot et de reconstituer dans une certaine mesure son 
unite. C'est en realite un determinatif substitue au groupe-mot ^J)^- 

Ce determinatif du pluriel ooo n'accompagne pas seulement l'orthographe 
pleine <=r>^^g — > , mais aussi Fortliographe incomplete ^ ^. Et cela est tres 

comprehensible, Comme les trois points ooo rempla(,'ent le groupe-mot ^ 3 , 

l'orthographe incomplete peut etre conservee sans inconvenient. L'individua- 
lite du groupe ^^ est assuree par la presence de ooo , Bien entendu on ne 
pouvait songer ä substituer materiellement deux points oo aux deux signes 
humains ^ 3 . On aurait obtenu ainsi un faux duel tout ä fait illogique qui 

aurait prete ä confusion. Pour respecter le sens il fallait une transposition de 
signes. 

On a ainsi les deux orthographes : 

^ooo P. 85 deux fois (8096)^' 
et ^\\\ P. 164 (890g), 439 (122H6), etc.' 

Les trois traits \\\ jouent le meme role que les trois points ooo\ 
Dans M. et dans N. on est revenu ä l'ancienne orthographe normale 
w^ j| en mutilant simplement les deux figures humaines au lieu de les 
supprimer : ce fut un retour a la clarte". 

<==> . M. 647 (1147 c), etc. 
s^V%\r\ j^_75i (459a)^ ^tc. 

C'est la forme courante dnns les deux dernieres pyramides ; les exemples 
sont tres nombreux'. 

P'nfin il est arrive au scribe de reunir les deux procedes d'orthographes : 
Torthographe alphabetique pleine <rr>'^^^s=3 et le groupe-mot mutile ^J) et 
l'on a eu : 



') Voici les exemples de <cir> v\ dans Teti. T. 322 (400a), 291 deux fois (659c, d\ 

Jcr^ ooo 
358 deux fois (7286, c). Enfin notons qu'on rencontre une fois cette forme dans Pepi = P. 274 (1101a). 

^) La marque du pluriel ooo n"est pas autre chose que la Substitution du signe o au signe- 

niot trois fois repete. Voir Lacau, Rec. de trav. 35 p. 73. Dans les Pyramides c"est un proccde 

relativemcnt recent qui constitue une Innovation. On remarquera que dans Teti ce signe general du 

pluriel ooo est beaucoup plus frequent que dans les autres pyramides. Dans le mot <= 
il a vraiment sa raison d'etre puisqu'il tient la place d'un groupe-mot precis. 

^) Ne se rencontre que dans Pepi. Deux autres exemples dans cette pyramide, P. 347 (11476-), 
364 (II6O0). 

*) Ne se rencontre tjue dans Pepi. Onze autres exemples de ^ \\\ dans cette pyramide. 

^) Cette uiarcjue du pluriel par \\\ est pi-opre ä toute une partie de Pepi, conune on le verra 
plus loin. Cf. Lacau, Rec. de trav. 35, 73. 

") Nous examinerons plus loin ce proccde de la mutilation des signes qui a Joue un role 
preponderant dans M. et dans N. — '') J'en com[)te 22 dans N. et 6 dans M. 



1913. 1 V. Lac AI': Suppressioiis et inoditicatioiis de signes dans les textes f'iiiRiaircs. 1 1 

._^|. ^^^aO M. 675 (14236), 7()1 (1450r-) 
-^ ""^ M. 749 (1438r;), 750 (14396-) 
P. 725 {1439c) 

Les exemples sont assez rares ^ pour que nous puissions considerer cette forme 
exceptionnelle comme une simple distraction du scribe. II avait devant les yeux 
un exemplaire presentant rorthographe <=::>^\ s=5 due ä la suppression de 

^J). II n voulu revenir a la forme ancienne qui ost de rögle dans M. et il 
a rc'tahli le groupe-mot 'iv^,^ , mais en oubliant de modifier la nouvelle ortho- 
graplie <c:r=>^v s=3 qui devenait inutile. 

On vüit, quelle serie d'ortliographes curieuses a cree dans ce mot la crainte 
des figures humaines. 

II en est de <=r>^^^^s=D , comme des mots '^. i^' p i >^ ' l 

)l[l. Nous avons aft'aire ä des rajeunissements de lorthograplie traditionnelle, 
le signe-mot ayant toujours precede, sa lecture. 

6" = hwi pour fi . 

La suppression du signe-mot au lieu d'entrainer l'orthographe pleine comme 
dans I ne laisse qu'une seule radicale ecrite le ö. 

On se rend tres bien compte de la fagon dont on a obtenu cette graphie 
tout ä fait etrange et obscure. 

Le signe ^ representait la racine hwi. C'est l'image mcme de l'action 
exprimee servant de signe-mot ä cette action*. Pour preciser la valeur de ce 
signe on le fait proceder de la premiere lettre de sa lecture ö et l'on 'i « ^ • 
Ce groupe constitue l'orthographe la plus frequente. 

Des lors, quand on a voulu supprimer la figure humaine, il n'est plus reste que 
ß seul. C'est sous cette forme bizarre que le mot se presente souvent dans 
W. et T. 



') Quatre fois dans M., unc fois dans P. — ^) Cela tient sans aucun doute k ce que nous 
avons .affaire aux deux sonnantes w ai { qui ont du aboutir ici ä une valeur vocalique simple 
que Ton ne represente pas. Cf. Erman, Gramm.^ § 78. 

') Quelle que soit d'ailleurs Taction rejjresentce. Vi. Gardiner, ÄZ. 44, 126. Je crois qu'il 
faut distinguer en realite deux signes differents ä l'origine : « Thomme arme du häton » qui est 
devenu le dcterminatif general des actions violentes, et .• Fhoinme arrachant le lin « (c'est ainsi «pie 
M. Maspero interpretait le signe dans ses cours). 11 s"agirait de Tiniage i)ri!'cise et techni([ue d'un 

des moments de Tarrachage. II faut se reporter aux scenes, dans lesquelles le uiot ^ est employe 



en parallclisme avec ^^\ et examiner la forme exactc du signe : voir Deir el Gebrawi I pl. VI, 

Scheik-Sdid pl. XVI. Knsuite il y aurait eu confusion entre les deux signes. 

*) Le ])roredö est frequent dans Portliographe arcliaüiue couiine nous Tavons vu plus haut. 

2* 



12 P. Lacaü: Suppressions et modifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

I T. 16 {528rr); 173 {578c), 179(5876) 

(jl' W. H76 (255c), 551 (440^) 

lll\ W. 602 (492c. d) 

Ces orthographes n'etaient pns claires. Nous verrons plus loin comment 
les scribes ont cherche ä remrdier k cet inconvenient en remplagant ^ par | 

ce qui donne x I ou en mutilant le signe-homme qui se troiive reduit au poing 

tenaiit le baten ou meme au bAton seul Q \^ ou ö 



A- 



•T La suppresslon totale de la figure humalne dans des signes compkxes cree des signes 

nouveaux. 
Certains signes sont composes d'un homme et d"un objet dont il se sert 
f^ ' (rS, ' 1^ ' ^^^- ^^ suppression de Thomme aura pour resultat de laisser 
l'objet tout seul et nous assisterons ä la creation de signes nouveaux, lesquels 
pourront avoir ensuite une fortune diverse. 

1" f^ remplaQnnt /^ • Le signe complcxe /^ , c'est-ä-dire «riiomme rc- 

cevant de leau sur les malus «, est ä lorigine une Image descriptive, une peri- 
phrase gi'aphique, pour exprimer « la purification par lavage», concept rendu 
par la racine w^^h. Son emploi est d'une frequence extreme. 

Quand on se sert de ce signe-mot dans im texte funöraire et quon veut 
supprlmer la figure Immaine qu"arrive-t-il? 

On peut supprlmer le signe complexe tout ontier on ne conservant que 
sa lecture alphabetique : c"est ce qui est ari-ive sans doute' dans les passages 
suivants : 

^,_dJ W. 209 (137a), 221. 222 (15N;. c). 

Mais nous avons vu que la suppression totale d'un signe-mot est une extremite 
facheuse ä laquelle on n'aime pas avoir recours, parce qu'elle cause des confu- 
sions. II est done plus simple de supprlmer Ihomme en conservant seulement 

le vase j^ ä cote de sa lecture : ^ ..^ — dJ / . C'est ce parti qu'on a adopte 

d'une laron presque complete dans les pyramides. 

Dans un passage de Pepi nous avons deux exemples d'un procede tout aussi 
logique mais un peu plus complique. On a conserve la figure humaine en la 
mutilant : 

') Forme avec (I prostlR'ti(]ue. 
^) Voir Gardiner, ÄZ. 44, 126 note 1. 

^) II se peut aussi (jue l'on ait affairc siinpleinent icl ä un signe f saute : les exemples 
sont peu nonibreux et ne permettent pas d'etre affinnatifs. 



I 



1913.] I*. Lacai-: Suppressions et modificatioiis de sigiies tlans les textcs funeraires. 13 

[^ — ^J I f^ P- 733 (526r) et ^ -^Jf^ P- "^^ (530^/). 

La presencc du vase seul iic [)ietant k aucune ambiguite, son emploi ötait la 
Solution la plus simple, et puisquon evitait ainsi de dessiner une partie d'une 
lis»'ure inutile oii comprend (]ue ee procede ait prevalu entiereinent dans les 
iextes funeraires. 

On sait assez que / a passe plus tard dans Teeriture ordinaire oii il 
devient frequent et meme normal. Dans les textes monumentaux de TAncien 
Empire il n'existe pas encore, du moins a ma coimaissance" et nou.s avons 

toujours r^ (et ses variantes) poiir eerire la racine ic(^b. 11 y a eu sup- 

pression d'une fijoure humaine pour cause religieuse dans les textes religieux, 
puis adoption du signe nouveau, a cause de sa simplicite, dans recriture or- 
dinaire. 

En resume des trois Solutions possibles : 



( 



la seconde etait la plus simple et la plus claire, eile a prevalu. Mais bien en- 
tendu il n'y a jamais eu disparition du signe complexe lui-meme qui sc rencontre 
ä toutes les epoques*. 

2° [^ pour p^ 



Ge signe complexe est le signe-mot de la racine sH. C'est Timage abregee 
d'une scene rituelle^: celle dans laquelle on purifie {? = sH) une pierre appelee 
de la m6me racine sH (Una 1. 39)''. 

Une seule fois, nous Tavons vu, ce signe complexe est conserve tont entier 
dans Pepi II (1840). C'est un oubli du scribe. Partout ailleurs on a : 



') Bien entendu l'historique de cet emploi reste a faire, il faudra dater et suivre par localite 
le developpement du procede. 

^) Les elements d'une statistiipie me uiarKpient et le dictionnaii-e de Berlin |)oiit seul nous 

la donner. — Les exemples de /^ sont innombrables. Je ne connais pas d(>xception pour 
TAncien Empire. 

^) Noter les variantes comme ^ -^^ — ^ f 1 o» l\-^ — " J W. 221 (151a). Elles montrent 

bien (pi'il s'agit toujours dun vrai signe-mot entoure de sa lecture, et non d'un detenninatif. 

■•) 11 faudra voir en hieratique ce que le signe est devenu. 

^) C'est la scene placee au debut du repas. On trouvera des tableaux representant cette 
scene dans von Bissing, Gemnikai II pl. 30 et M. A. Murray, Mastabas pl. 23. Un hoinme verse 
de l'eau par dessus la tete d'un autre homine agenouille i{ui semble frotter des deiix niains une 
pierre plate placee devant lui. 

■•') "^^ £^%^ fj I "^^ ""^ /^ [=1 n . Una 1. 39 (cf. 1. 40) = Sethe, Urk. I 107, 2. 5. 



14 P. Lacau: Suppressioiis et niodifications de signes daiis les textes funeraii-es. [51. Band. 

a) suppression complete de riiomme^ 

^^£^ W. 1« = -^^s=i £"" N. 350ff (Ißd) 

"^ [^ P.204 + 3 (1011a) 

6) rcduction de riiommo ä la tete et aux bras 
"^ P^ N. 847 (1011 ö) 

~^ jp N. 763 (1981a) 

3" ')^ (nombreuses variantes de formes) au lieu de }^ = Mr. 

L'idee de « dormir » ou de « passer la nuit » '^ est representee par l'image 
d'un homme couche sur un lit^. Le signe est tres frequent. Sous TAncien Empire, 
dans les inscriptions iion funeraires, rhomme ne inanque jamais : 

n^^ tombeaii de | "^ ^^ -^^ 1. 10. 19, VF dynastie 

P^^o^ ib. 1. 20 (= Sethe, Urk. 1 129, 6 et 130 1. 10. 12) 

n ^ ^i tombeau de ^:,©%>^, V"- dynastie; LD. II 43 d c 
"^^ (= Sethe, Urk. I 46 I. 14). 

An contraire dans les Pyramides Ihoniine n'est jamais dessine sur le lit. 
Ici encore il y a eu suppression : 

a) quelquefois il y a suppression totale du signe complexe tout entier, 
comme dans V> .= — d 1 pour /^ , 

exemple : [1 ^ W. 451 (311 r-), [1 ^ ^ W. 187 (126/>): 

h) ou bien il y a remplaeement de "^^ par <=>- = (ril ferme, I '^ •<=>- 

P. 271 (10996)'; '^^ 

c) mais habituellement le signe est röduit ;i '^. 

4° j^ pour M\ = §ps. Nous sommes en presence de la meme serie de faits. 

Une seule Ibis dans les pyramides le signe subsiste intact, et c'est par 
erreur comme nous l'avons vu plus haut", T. 320 (395a). 

') Dans la liste d'offrandes sur les sarcopliages du Moj'en Empire on a constamnient la forme 
[S, Caire n° 28001. 28002. 28003, etc. 

^) Voir sur cette acception Schäfer, ÄZ.31, 51. — ^) On pourrait aduiettre aussi que le 
lit porte un nom tirci de la i-acine sdr et que la valeur du signe a ete tire de ce nom. Mais la presence 
de rhomme ne s'explique pas dans cette hypothcse. Nous ne connaissons pas d'ailleurs d'espece 
de lit portant pareil nom. — *) Sethe fait remarquer (pie le personnage semble couche sur le ventre. 

") T/omI fernu'' ^o- est le signe-mot normal de la racine dormir: 



«) P. 3. 



^ ^c::- W. 447 = T. 256 (308 c-) 
11^^^^^=^ P. 689 (1500 c). 



I 



1913.] 1'. Lacau: Slippressions rt iiiodilications de sifriics djins Ics textcs fuiu'iaires. 15 

Dans tout l'Ancien Empire, en dehors des textes funeraires, nous trouvons 
toujours le sigiie Jh accompagno souvent d'une de ses radicales [1. La lecture 

complöte Sps a etc longtemps ignoive, pröcisement ä cause de cette constance 
dans l'emploi traditionnel du signe-mot. 
Dans les Pyramides au contraire 

a) ou bien le signe est tout entier supprime, et nous avons a la place 
la lecture complöte. Par exemple \\l\ W. 392 (264a). 

b) ou bien Thomme disparnit et il reste seuleinent le siöge j-^ ' (pii sert 
de determinatif ä la lecture complete du mot. 

'^fliir?^ N.817(2023r/) 

^■^P K^_^ M. 662 = N. 1277 (1482^0 

^[1 H ^ M. 272. 273 = N. 889 (deux fois) (93 U. d) 

Le siege n'a ete retabli que dans M. et N. et il a ete retabli dans un 
texte qui avait adoptc l'orthographe pleine, de lä le cumul des deux formes'^. 

Ce signe abregö j-^ n"a pas survecu dans les hicroglyphes comnie l'n fait le 
signe / et cela n est ])as surprenant car le fauteuil employe seul pivtait a 

confusion avec d'autres meubles. Au contraire en hieratique ce signe nouveau a 
jouö un grand röle. Nous nous rappellerons que dans Ircrlture hieratique, nous 
avons deux signes differents qui correspondent a r^ , Möller, Paläographiel n"^ 26^. 
L'un d'eux est tres clairement l'cquivalent du fauteuil seul. L'autre represonterait 
le signe complet JA. II faudra examiner si les exeinples de la premiere forme 

ne sont pas tires de textes funeraires. C'est dans ces textes en tous cas ([u'oUe 
a pris naissance. On remarquera Temploi de ce signe hieratique representant 
le fauteuil sans personnage, dans les textes funeraires en hieroglyphes cursifs 
du Moyen Empire. 11 remplace couramment m?^ ou ,Ä comme determinatif du 
nom du mort ou comme pronom de la premiere personne*. (Voir Lacau, Textes 
religieux eh. XXIII, XXIV, etc.). L'origine du signe est d'ailleurs oubliee a cette 
epoque, car on Temploie dans des textes qui ne suppriment plus ou qui ont 
retabli les autres figures humaines : par exemple eh. LXXXVIA. 



') Ici encore rien ne nous autorise ä ci-oire a Texistence d'uri nom sps designant une espcce 
de fauteuil, bien (|ue la chose soit possible thcorifjuement. 

^) / est toujours acconipagne de sa lecture v^ ^^ — " • au contraire /^^ est le plus 

souvent eniployc sans lecture. 

^) La distinction disparait plus tard, Möij.er, Paläoyraphie W n° "20. 

'') Dans mon cdition de ces textes j"ai eu le tort de ne pas indicpior la rorinc exactc du 

signe. Je Tai transcrit ^ ou meine parfois ^A?i cc ipii est une cri-enr. La distinction est im- 
portante pour Thistoire de Tecritiu-e. 



16 P.La.caü: Suppressions et inodifications de signes dans las textes funeraires. [51. Band. 

A cöte de ces signes complexes d'un usage frequent qui faisaient partie du 
Systeme graphique avec une valeiir plionetique courante, il en existe d'aiitres dun 
emploi plus rare. Ce sont les signes representant, ä Taide d'une petite scene, diffe- 
rentes actions techniques de Thomme. Ici encore la suppression de la figure humaine 
a completement modifie l'aspect primitif du signe au detriment de la clarte. 

P JL « le vase sur un tour » au lieu de l "■ l'liomme en train de tourner 
un vase » qui est le signe-mot reel de la racine qd « fac^onner au tour » : 

(|[^"^^ T. 17(524ö) et |c^^^ P. 407 (1196^) 

sie 

Dans les pyramides de P., M. et N. on a simplement abrege l'homme au 
lieu de le supprimer, ce qui est plus clair : 

n<=^^' P. 397 = M. 566 =. N. 1178 (1184a) 



P. 397 = M. 567 {1185a) 
P. 833 + 1 (1597r) 
Le signe coniplet n"a Jamals disparu de Tusage, on le retrouve ä toutes 
les epoques et meme tres tardivement ä Esneh par exemple". 

2" 1|> au lieu de |4r « l'homme en train de moissonner a la faucille » , 
signe-mot de la racine ^sh. 

M. 824 (1748/>), N. 129 (657a), 739 (1950c), 949 (874ö) 

Le plus souvent Thomme n'a pas ete supprime, mais mutile plus ou moins 
gravement : 

Sans tete M T. 289 (657a). 

avec tete ^ M. 66 (657a), 399 (874a). 

3" 1^ au lieu de /^ signe-mot de la racine ^^aaaa « ecoper un bateau » . 

a) Suppression de Ihommc et de l'objet : ^aaaaa T. 222 (335 c) ; 

b) suppression de Thomme seul : a^aaaa ^ i W. 470 (335c) ; 

c) mutilation plus ou moins complete de l'homme /wwva /3/^ M. 294 = P. 184 
= N. 897 (950a)\ ^ ^ 

La suppression des personnages aboutit ici a la creation de types tout ä 
fait artificiels. Ces formes accidentelles n'ont rien ä voir avec le developpement 
normal du Systeme graphique, elles n'ont pas survecu en dehors de Pusage 
retreint auquel elles etaient destinees^ 

') Je ne reprodais pas toutes les variantes. — ^) Dans l'Hymne ä Khnum, Daressy, Rec. 
de trav. 27 p. 83. — ') Je ne connais pas d'exeniple du signe complet en hieroglyphe. — *) Je 
ne reproduis pas ici les variantes de P. et de N. 

^) Bien entendu il ne faut pas confondre avec ces suppressions accidentelles, Telinunation 
progressive (mais jaiiiais ahsolue) de tous les signes tres prccis, mais trop complitpies. Cette 
Elimination constitue au contraire une tendance generale de Tecriture : tous les signes techniques 
trop difficiles a dessiner ont ett' remplaccs peu a peu par des determinatus generaux plus simples. 



1913.] P. Lacau: Suppressions et iiiodiiic.itions de signos dans les tcxtcs ruiuraiivs. 17 



IL Remplacement. 

La suppression pure et simple du signe-mot etait pour les scribes le procede 
le plus radical et le plus simple ; ce ii'etait pas du tout le plus clair comme 
resultat. Le signe-mot nous l'avons vii est un elemeiit capital dans le Systemen 
hieroglyphique : seul il assure la clartö en permettant la coupure des mots. Sa 
disparition n'allait donc pas sans inconvenient. Aussi on eut recours ä vm autre 
procede : on supprima le signe-mot, mais en le rempla^ant par autre chose. 
Nous examinerons les diflferents remplacements employes par les scribes des 
Pyramides. 

A. Remplacement par les signes neutres o, \, i. 

On sait que dans riiieratique du Moyen Empire les determinatifs com- 
pliques et d'iui dessin difficile sont remplaces par un trait oblique \\ Ce trait 
est un indiee purement conventionnel (|ui n'a pas de lecture propre, mais qui 
sert uniquement ä marquer la place d'un signe supprime"^. Dans les Pyramides 
nous rencontrons une serie de remplacements analogues qui sont realises ä l'aide 
des trois signes neutres , \, i. La cause seule du remplacement differe : il 
s'agit de signes dangereux, non de signes difficiles ä dessiner. 

L'histoire des trois signes o, \, l demeure forcement tres incomplete faute 
de textes assez anciens. Des l'epoque des pyramides nous n'avons plus affaire 
qu'ä des survivances peu claires. Voici cependant quelques indications theoriques 
qui demanderont verification. 

A l'origine tout hieroglyphe que l'on veut supprimer pour une raison ou 
pour une autre peut etre remplace par c ou par \^. Je ne vois pour le moment 
aucune difference entre ces deux signes^. Seul le trait \ a survecu dans cet 
emploi en hieratique, le rond ' a disparu. Quant au trait I il a eu d'abord une 
signification precise toute di£ferente comme l'a montre M. Sethe^. II accompagne 
tout hieroglyphe qui est employe comme signe-mot et non comme signe-lettre. 
C''est un indiee qui montre qu'un signe doit etre lu avec sa valeur propre et 
non avec sa valeur phonetique. 



*) Möller, Paläographie I et II n" 559. — Erman, Gramm. ^ § 52. 

^) Le proccdt' doit etre trcs ancien. car rccriture a dii connaitre de bonne lieiire la necessite 
des suj)pressions. Dans une ecriture cursive connne Ihieratique, tous les signes trcs spc'ciaux et 
par suite trcs rares ne deviennent jamais reelleinent cursifs et forment contraste avec le reste 
de Tecriture. Pour les signes tres coinplexes il en est de meme : ils restent toujours de simples 
hieroglyphes mal dessinc-s (pii fönt tache au milieu de Tensemble. VA il faut pour les dessiner, 
mcme assez mal, tm temj)s relativement considerable ce (pii est en contradiction avec le but nicme 
de rhi('rati(iue. 1/tlimination de pareils signes isolcs simposaient donc dans la pratic^ue. Ils 
etaient assez nombreux. 

^) Le procede est-il nc en hicraticiuei* Nous ne savons. Voir la note pi-cccdente. 

*) S"agit-il d'iine ({uestion de date J' O serait-il plus ancien que \ ? 

•') Sethr, ÄZ.Vo, p. 44— 56. 

Zeitsclir. f. Ägypt. Spr.. 51. Ban.l. 1013. 3 



18 P. Lacau: Suppressions et niodifications de signes dans les textes fimcraires. [51. Band. 

, represente «loeil» irt 



represente le son ir. 

Nous veiTons plus loin que Tem^iloi de l comme remplagant de signe 
pourrait bien etre secondaire. La siippression du signe-mot qu'il accompagnait 
donne rHlusion qu'il le remplace. Mais il n'a du remplacer a lorigiiie que les 
liicroglyphes employes comme signe-mot. 

Les trois determinatifs du pluriel ooo, \\\, m derivent directement de nos 
trois indices de remplacement O, \, I et peuvent en eclairer l'origine. Et les 
trois determinatifs du duel oo, \\, || completent le parallelisme. Le duel et le 
pluriel pouvaient etre marques en repetant deux et trois fois le determinatif 
ou le signe-mot : c'est Ic procede courant. Quand il y avait lieu de supprimer 
ces determinatifs pour une raison ou pour une autre on leur substituait deux 
ou trois signes neutres^ 

En laissant de cote pour le moment ces questions d'origine nous examine- 
rons simplement' quel usage on a fait de O, \, I dans les Pyramides pour 
remplacer les figures liumaines. 

/" Remplacement par o . 

Les exemples sont peu nombreux dans les pyramides. Il semble quil 
s'agisse d'une forme ancienne en train de disparaitre. Le o echange avec le 
trait \ Sans qu'on en voit la raison". II remplace une ligure humaine ' dans : 



') Je ne j)uis qu'indiquer ici cette Hypothese. La demonstration rejjoserait siir une statisticpie 
des fonnes dans les textes les plus anciens qui n'a pas sa place ici. Des l'epoque des Pyra- 
mides ooo et \\\ sont dejä des signes generaux du ])luriel. lls peuvent non seuleinent remplacer 
les determinatifs, mais encore les accompagner. — 11 laut remanpier cependant que dans im tres grand 

nombre de cas la Substitution parait bien visible. Dans les inots V\ et ooo enlre autres, 

, _ , , . . ^ ^ ^ r\ 

on voit clairement tiu'on a re})ete trois foislesigneodt^aadopte pour lesingulier: V\ et O. — 

Remarquer aussi que ||| est excessivement rare dans les Pyramides et que dans deux exemples 

clairs il aecompagne precisement un signe-mot W. 623 (508 ö) et (j <rr> tL^\\\ W. 503 

<rr> III 1 o '^^ 

(396 i). — Ainsi '-^'v^ 'v^ T.247 (292rf) a du aboutir a ^~^ et ^ ^ W. 451 (311c) a , , • — 

III I I I I I II 

Voir sur ce point Lacau, Notes de grammaire, Rec. de trav. 35, p. 73. 

^) 11 faut eviter avec grand sein de confondre le rond O simple indice de remplacement 
et les differents ronds servant de signe-mot rcel. Ces derniers sont des objets de forme ronde souvent 
indeterminables, mais distincts ä l'origine : ils portent chacun uu nom special et leur image sert ä 

ecrire ce nom : D P |) (373«) J^?' l) (1166), ?^ 309c?, o"^ 405 ff, etc. 

I O l l/yr\ O \ & ^\ ^ — D -&e^ 

-^ — ° '^ 
^) Voici des exemples pour lesquels je ne ])uis dire quel est le signe remplace''. W. 615 



(.■)05/;). ®T ^o V\ j M. 407 (748c), |l ^ ^ O N. 915 (386o), N. 915 deux fois (386 />), cf. 
fl'^^X P. 192 (386 o). 



1913.) I*. Lacai : Sii|)[)i'cs.si()iis et iiiodilicalioiis dv signcs daii-s Ics icxics luiiu"iii-(!.s. 1 ,) 

P. 488 (36Bfl) cf. I ^ \ P. 172 (357a), ou il remplcace la femme ^ ; 

^^"^^^ P. 727 = -^ Ao\P. ()50 (14406-), oii il remplace le signe de la 
deesse. 

Mais le signe u est restö dun usage courant dans deux niots importants 
^v et «L=_ o . Son emploi demande quelques observations. 

Toutes les figures humaines sans exception sont suspectes, car toutes penvent 
agil- sur le mort. Mais certaines d'entre elles devaient forcement etre considerees 
comme j^lus particulierement dangereuses. Ce sont Celles qui representent une 
action nuisible en eile meme ou une idee de mauvais augure, Par exemple les 
images /^^^ et ä^, figurant les concepts de «mort» ou d'«ennemi», sont 

doublement ä craindre : elles sont Vivantes et elles sont funestes. Aussi les pre- 
cautions prises ont-elles ete plus radieales. 

Dans les Pyramides le signe-mot /^^^ , representant l'idee de «mort», 
est supprime et l'on a les deux orthographes suivantes : 

1° leeture alphabetique de la racine = mwt 

|\ o' P. 02 = M. 84 (779c), etc. 



^^ T. BIO (6766), 234 (3506) 

2° remplacement du signe par O" 

^^ N.793 (604/), 915 (386«), 98 (775c), 91 (779c), etc., etc. 

Trois fois seulement dans Pepi' nous rencontrons la mutilation du signe 
/^g^ qui a ete reduit a la tete seule^ : 

^ofO P.760 (1453a) 
l^o /C) P-762 (1453/) 

^' P.725 (1439c) 

_i 

Mais Jamals dans M. et dans N., qui emploient toutes les autres figures 
humaines en les mutilant, nous ne trouverons le signe funeste retabli. 



') On peilt adinettre (|ue la disparition de v\ est d'ordre phoiK-ticpie. Et dans ce cas on a 
partout l'orthographe pleine en Tabsence du signe-niot, cf. Erman, Gramm.^ § 262. 

'^) Et aussi par \ coinnie nous le verrons jjIus loin p. 21. 

^) On ajoutera P. 544 (12886-) : le signe, peu net, doit etre une dt'fbnnation de notre signe 
abrege. 

■•) C'est exacteinent ce qui s'est passe pour le signe /H dans la incuie j)yranu'de connne 
nous le verrons plus loin. 

^) Cette disj)osition graphitpie montrerait, s'il en ctait besoin, (pie « Tlionune pcrdant le sang 
par une blessure niortelle >■ est im signe-mot, non un detenninatif. 

3* 



20 P. Lacau: Suppressiüiis et niodificjitioiis de signes daus les textes funu-aires. [51. Band. 



II en est de meme pour Ih dans le mot J^ . Nous avons : 

1" ou bien lecture complete : 

^^ T. 17B (5786), P. 59 (635^), etc., etc. 

T. 267 (6 14 c) 

2" ou bien remplacement par o': 

M. 154 (blSb), 423 {614c), 37 (626c?), etc. 
^ N. 108 (5786), 67 (626c?) 

Le signe nest retabli nulle part, meme dans Pepi, ä cause de son caractere 
particulierement dangereux". 

2" Remplacemeni par \ . 
Ce signe \ ne se rencontre que dans la pyramide de Pepi. Je ne vois pas 
de difference avec o. II remplace les figures humaines^. Par exemple : 

v& (K^) dans (l''^\ P. 470 (1252«) ^ (l"^^v^ M. ib. 

^=u)\ P. 661 (1462c) = ^'=u)v^ P. M. ib. 



dans ^^ P. 642 (1425c) =. ^o S\^ M. ib. 
Il (p) dans P^]^\ P.161 (608c), cf. ^^^^p N. 968 {466a) 
|i (;^j dans c=^^ ^ \ P. 401 (1189a) ^ -=^^^ J^ f^ ^- '^• 

^ (^"-jj dans |J^\ P. 204/5 {1017a) = | +^ ^ M. et N. ib. 



') Et aiissi par \, voir j)lus loin j). "21. 

^) Nous avons affaire ä la meine preoccupation j)oar le signe ^ ^ hwi <'frap|)er". L'idee est 

funeste par eile nienie. Voici coniment le signe a ete traite : suppression = Q (voir p. 1 1), remplacement 

= X I (voir p. 22J, mutilation = x ou \^ . La mutilation, on le voit, est poussee ä l'extreme. 

La forme ö est de beaucoup la plus frequente dans P., M. et N. (jui pourtant retahlissent les 

signes mutiles. Deux fois dans T. nous avons ö j^ T. 281 (643/>'), 289 (()57o). fest en realite la 
Substitution du deterininatif general que nous verrons plus loin j). 29. Une seule fois dans M. 6(5 
(657 a:) on a le meme determinatif general avec la tete ^. Enfin dans M. 185 (866 &) il y a Subs- 
titution erronee d'un signe a im autre. 

^) J'ai fait le releve de tous les exemples. Pour (juebpies mots de sens peu clair on peut 
hesiter. Mais d'une faqon generale on peut dire que le signe n'est employe (|ue povu- remplacer 
les figures humaines supprimees. Cela tient sans aucun doute k ce (pie la suppression dans cette 
Pyramide porte unicpiement sur cette categorie de signes. 11 est vraisemblable (jue le trait \ a 
du servir originellement a remplacer n"importe quel autre signe. Voir plus haut j). 17. Cette 
(juestion d'origiue n'importe pas d'ailleurs pour la constatation (jui nous Interesse en ce moment. 



1913.J I'. I.At AI : .Siijtpi'cssions H luodilications de sii^iu-s ilaiis les textes funeraires. 21 

J (g) dans P^<=>\ P.410 (1199r), cf. ^g P. 824 (698rf) 
/5^</t:}) dans |n^^\ P. 190 (969a), cf. |^^ /O J"- ^CJO (1453r/) 

dans y^ \ P. liC) deux fois (649&, 650«) voir plus haut 

derriere les noms de divinites, tivs frequent : 
J^^\P. 422 (1210a) 
Q\ P. 455(1238«) 



i (®) 



^:^ 



c^ 



\ P. 466 (1248^/), etc., etc. 



Le trait \ remplace ici Jn et non ^ . Le determinatif des noms de divi- 
nites ^ n'avait aucune raison de disparaitre. Le signe 3 au contraire, etant 
une figure humaine, devait etre elimine. La redaction qu'avait sous les yeux le 
scribe de Pepi contenait donc comme determinatif 3 et non pas ^ . Nous en 

avons d'ailleurs la preuve : dans une partie de Pepi on a mutile le signe j| 
au lieu de le remplacer par \ ou par ^ et l'on a la forme @"'. Par exemple : 

Ö^ P. 807 (5666) ; le double de N. donne 

^(f\^ P. 807 (566 ^') ; idem 

|f^^ P. 807(5666); idem 

l^^^l ^ -.^^ P. 716 (1435ö) ; N. donne 

^5^].^^^ P.727 (1441«) 

Nous avons exactement la meme mutilation dans les quelques exemples 
du signe /^^^ = wivt « mourir » que nous avons cites plus haut et qui -se 
rencontrent dans la meme pyramide. 



') L"liist()ri(ine des deux signes -T| et ^m- est a faire — ^^ seiiible anterieur :"i r^ • — Dans 

les Pyrainides ^ ne petit sid)sister parce (jue c"est une figure humaine. Quant k _P^ , comuie tous 

les autres determinatifs s'appliquant ä une classe generale, il est visiblement une Innovation. 
11 seinble avoir nianque dans la redaction primitive. Sa frequence est beaucoup plus grande dans M. 

et dans N. (jui sur tant de points sont moins archaüpies que les autres pyramides. J^ s'applique 

aux deesses conunc aux dieux. Est-ce Tusage ancien ou bien s'agit-il seulement du remplacement de 

Jn figm-e humaine par J^ . 

'') Pour ce proerde de la nuitilation voir plus loin p. 26. Le corps tout entier disparait 

comme dans M?i (pü devicnt V^ , niais le personnage -Tj n"ayant i)as de bras il ne reste (pie la 

tete uuuiie de la barbe, seul element earactcristitpie. 



22 



P. Lacau: Suppressions et inodifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 



3° Remplacement par \ . 

Enfin le trait vertical | sert frequemment dans les pyramides ä remplacer une 
figure huinaine. Peut-on preciser les conditioiis de son emploi avec cette valeur ? 

Quand on a une fois remarque le role considerable qu'a joue dans les 
Pyramides le remplacement systematique des figures humaines, on voit aussitot 
que le trait | doit etre considere comme servant ä ce remplacement dans la 
plupart des cas qui semblaient peu clairs. Tres souvent, comme l'a montre 
Setiie\ on a affaire visiblement ä une simple Variante erronee du signe \ que 
nous venons d'etudier. Mais Sethe a fait voir egalement d'une facon precise le 
role primitif du signe | dans les textes archaiques". II sert ä accompagner tout 
hieroglyphe dont on veut indiquer qu'il est employe comme signe-mot, et non 
comme signe-lettre. 

Dös lors une hypothese vient ä l'esprit. Quand le trait | semble remplacer 
une figure Immaine n'avons-nous pas affaire tout simplement au trait ordinaire 
accompagnant le signe-mot employe dans son sens propre. Ce signe-mot etant 
supprime, le trait | occuperait sa place. 11 en pourrait etre ainsi dans les exemples 
suivants : 

est le signe-mot de l'exclamation. 
est le signe-mot de hwf. 



_Ba. 



W. 180 {\21hY pour (j' 

W. 178 (12U)'' pour |< 

W.498 i'^nb) pour 

%. ^'^C^ W.461 (3250) 



^^L-Q est le signe-mot de ^kr ; on l'a 
supprime parce que c'est un etre 



r^^ 



T. 227 (313ö 

P. 181 (937^) 



c 



pour 
(](] P. 171 (352«) 
P. 223 (1067a) pour ö[l^ 



liumam 



C'est le signe-mot 



Signe-mot de Jimsi^ 



') Setiie, iZ. 45, 51. — 2) Sethe, iZ. 45, 44—56. Voir plus haut ]>. 17. 

^) Les exemjdes sout tres nonibreux dans W., T. et dans une partie de P. — W. 174 (120a), 
340(2485), 419(280«), 420 (282a), etc., etc. — T. 87 (560a), 94 (564 ^»), 98 (567a), 334 (700a. 
701 o), etc., etc. — P. 396 (1183), 400 (II880), 405 (1193a), etc., etc. — Dans P., M. et N. on a la 

niutilation de ^v) = (1 ^) . 

*) Ptahhetep 1 pl. 111. Ne pas confondre avec Tlionune nicttant la main a la bouche. 

^) Voir encore 1 1 W. 537/38 (425 c deux fois). 

") On remarquera Timportance particuliere du trait dans les mots [1 | et ö | , car ces deux 

racines etaient reduites ä une seule lettre cpie Ton avait peine ä separer des suivantes. 

'') Le second exeniple a subsiste par oubli dans W. Voir plus loin le remplacement par . 
p. 25. Le signe est coupe en deux dans M. 235 (555a), donc il est bien considere comme nuisible. 
Le signe est ä tete luimaine, non ä tete de Hon conune on le dit souvent. 

*•) Voir plus loin p. 32. 



l!)i;).| P. La(au: Siii)[)ressions et inodi(io;itioiis de signcs daiis Ics kxtcs fumraircs. 23 

.^-,/wvv^ W. 443(H04r/) o>,o 

l^^öl W.445 CidO.) '•""'■ ^ ''S°«-'"°'- 

^™.°^W T.245(28i»r.)' 

Quoiqu'il en soit de cette hypothrse sur l'origine de (", ce qui Importe 
c'ost (|ue dans tous les exemples citcs ici le sigiie | doit elre considere comme 
rempbK'ant une figuie hiimaine. Bieii eiitendu le sigiie a pu servir de boniie 
heure a remplacer toutes les figares huiiiaines indlstinctement, qu'ellos fusserit 
ou non employees avec leur vnleur de .signe-mot. C'est ce qui a lieu dans les 
mots suivants : 

m(]| 'V. 3B4 (700ö) pour cn(l^^^ Peut-etre par analogie avec (1 1 . 

l\ I P. 175 (922c) pour ()^ ^ ^^^ '' ^''^ 1 ' '^"^^^ '^ "'^^* P^^' 

^^•"•"^ Awwv employe ici comme signe-mot. 



P. 172 (910rf) 
|^(j()\l M. 609 (1212/) 
W. 196 (131 rr) 



I— JJJ\|W.473(38yS) 
|^"^\l W. B17 (505(^)^ 



Dans ces quatre derniers exemples nous avons affaire ä l'orthographe sui- 
vante : la finale du pluriel est ecrite phonetiquement par le signe tiic et le mot, 
tout en etant au pluriel, est accompagne dun seul determinatif, comme cela 
a lieu par exemple dans le mot : 

y^A^ÜÖÜT' ^iX^^^ ^'^''^''' Chrestomathie p. 152). 
II est possible que pour certains de ces mots le trait | remplace reellement 
comme plus haut un veritable signe-mot representant par une image propre 
laction exprimce par la racine'. 

') Voir plus loin p. 28. — ^) Nous avons peu de textes arcliaüjues et je n'ai j)as d"ailleurs 
fait uu releve coinplet de tous les cas. Je ne ])uis donc donner cette idee que couune une liy[)0- 
thcse ä verifier. 

') Pour le mot , , "^ | je n"ai aucune ex[)licatioii, mais il nie seinhlc en tout cas ([ue 

Texistence d"une orthogra]die « syllabique " dans les Pyramides au scns ou l'cntend Skihk. repose 
niaintenant sur un bien petit nombrc d'exemi)les : AZ. 45, 44. 

*) Avec deux deterininatifs dont Tun (detei-uiinatif de son) est ecrit trois Ibis et l'autre 
(signe-mot) ime seule fois. 

■') Dans 1]'^ W. 438 = 11 o h T. 250 (299 i) nous avons sans doute le rem- 

placement du signe-mot \] par |. Dans § "^ ®| T. 306 (511 r/), cl'. S ^ , T. 238 (2786) le 
trait remplace le signe-mot ^^> W. 417 (278 J) ou bien le detei'min;itif' de la deesse. 



24 P. Lacau: Sui^pressions et moditications de sigiies dans les textes fimcraires. [51. Band. 

Que les deux signes \ et | aient eu ou non un emploi distinct ä Torigine, 
nous notei'ons seulement que | sert dans les Pyramides de Substitut ä des signes 
supprimes et que si on le rencontre assez frequeniment cela tient ä la necessite 
ou l'on etait de faire disparaitre beaucoup de signes consideres comme dangereux. 

B. Remplaeement par un signe homophone. 
Au lieu d'employer un des signes o , \ ou | , on remplace la figure hu- 
maine ä supprimer par un autre hieroglyphe de meme valeur plionetique. 

r ^ ^ T. 185 (5946) au lieu de ^ ^ 

Cette orthographe est particuliere a la pyramide de Teti' : dans W. on a 

<J et dans P., M., N. ^ . Le signe ^^ represente la victime cou- 

chee par terre, les pattes liees sous le ventre. Son nom est ^^^ ™ot qui 

derive d'ailleurs de la racine tomber par terre. Cette Image n'est ici qu'un 

determinatif de son substitue au vrai signe-mot ^^ qui represente ä la fois 
le son et le sens. 

2° f Q W. 568 = ^ |P N. 571 (459a) 

Je ne connais pas cette valeur pour le signe / | , mais la presence 

de ce determinatif doit s'expliquer par le desir d'eviter la figure humaine seule 
normale (dont la forme complete m'est d'ailleurs inconnue). 

8" (j^^i^^^ooo P. 82 = (]^z:^^|^ N. 25 M. 112 (8066) 

Je ne connais pas cette valeur de fö . Est-ce un determinatif approche 
comme ceux que nous verrons plus loin. 

T. 85 = ^ <^ «i_ N. 616 (557c) 



Je ne connais pas le signe complet. Peut-etre la forme de T. est-elle une 
abreviation et non un remplaeement. 

Ces determinatifs de son qui n'ont rien ä faire avec le sens sont tout ä fait 
etranges dans les Pyramides : ä cette epoque tout determinatif, ä titre d'ancien 
signe-mot, est un determinatif de sens. Pareille anomalie ne peut s'expliquer 
que par le desir de maintenir la coupure des mots tout en supprimant les signes- 
hommes. 

C. Remplaeement par un determinatif general ou approximatif. 
Enfin quand il n'existe pas de signe de meme lecture que celui que l'on 
supprime, ce qui est le cas le plus frequent, on peut remplacer ce dernier par 

') Voici tous les exemples dans Teti : T. 246 (2920), 297 deux fois (418 a. 6), 297 trois fois 
(430o. h\ 298 deux fois (431a. b), 300 (435a), 308 (671 c), 308 (672«/), 310 (678a), 311 deux fois 
(679J. e), 312 deux fois C680a), 346 (721o). — ^) Voir plus loin p. 30. 



1913.J P. Lacau: Slippressions et modifications de sigiics dans les tcxtes funeraires. 25 

im döterminatif rappelant le sens du mot d'une maniere generale ou approxi- 
mative. Ce procedr doime des orthograplies tout aiissi anormales que les prece- 
dents, mais on assiire ainsi la coupure des mots. 



et ^ remplagant ^/j dans : 
(JJk=> W. 172 (119«) 

!]J^Ö W.li)G ^T. 75 (idem) = (jj^^^ M. 229 (1316) 

^ et D remplagant ^^ dans : 

^Ö W. 204 = T. 80 = g^:^^ M. 233 (13B.^)"^ 

^O W. 424 (287«. hy 

^ rempla^ant ^ dans : 

l ^ Q W. 172 (119«), 195 (131«) 

Dans Teti suppression complete : ö T. 75 (131«), 59 (552«. c), etc. 

j^ remplaQant *^ dans : 
^P^^ P. 374 (1165^) 

= remplacant r^-/^ dans : 

= W. 614 (504«) 



= T. 291 (658r^) 

*^ A^AAAA M. 700 (1713), le /wwva est ici une mauvaise transcription 
de la forme hieratique de =. La vcritable orthographe est ^^^ 

P>-Q W. 461 (325«). Mais ce signe-mot etait proscrit : c'est un etre 
humain*. Le signe =» « la terre » n'est qn'un remplarant tres ap- 
proximatif et sans aucune precision. 

■^ et c^ au Heu de ^ dans : 
-^^1/ W. 169 (1186) 



^) Meine remplacement dans T. 59 (552a), 61 (552r7), 62 (553a), etc. Dans ce niot et dans 
le suivant on peut aussi considerer le vase connne resiiltant d"une abreviation radicale : de l'iniage 
de rhoinme buvant il ne resterait que le vase. — ^) Meme remplacement dans W. 191 (129a), 196 
(13U), T. 243 (287a. 6), etc. — ^) Meine remplacement dans T. 345 (718i), P. 411 (1200&), 432 
(1218/;), etc. 

*) Voir i)lus haut p. 22. Le signe en question n'a etc conserve dans W. que par un oubli 
du graveur. C'est le seul exeiii])le de ce signe et le seul signe a tete Imniaine que Ton rencontrc 
dans cette pyramide. 

Zeitschr. f. Agyi)t. Sj)!-., 51. Hand. 1913. 4 



26 P.Lacau: Suppressions et inodifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 



:^ 



W. 148 = T. 119 = N. 456 (92c) 
M. 511 (14176)' 
M. 761 (1450Z*) 



En face on a ^|x ^ N.1094 (14176) 
-^ ' P. 655 (14506) 

P. 445 = M. 552 = N. 1132 (1229ö) 

Nous devons nous rappeler que dans les Pyramides ^ \^) est le deter- 

iiiinatif ou le signe-mot de toutes les racines exprimant une action materielle de 
la bouclie et uniquement de Celles lä. II conserve encore dans ces textes cette 
signification tres precise et limitee". 

Enfin peut-ctre avons-nous des determinatifs approximatifs remplacant des 
figures liumaines supprimees dans les exemples sulvants : 

^^A T. 55 =: [==]^|P M. 216 = N. 586 (5516) 

^J\ 'J^- '^'^'^ = |^[P M. 409 (751a) 

^ J^^V^y^y^T. ai9 = ^ (1^ W. 498(H93r)' 

Mais il sc peut aussi qu'il s'agisse d'abreviations de ces memes signe-mots 
analogues ä Celles que nous examinerons tout l\ l'heure^ 



m. Mutilation. 

La suppression pure et simple d'un signe-mot repugnait profondement aux 
habitudes traditionnelles des scribes. Elle entrainait d'ailleurs de graves incon- 
venients pour la clarte. Nous venons de voir qu'on a cherclie ä remedier ä ces 
inconvenients, en remplagant le signe supprime par un autre determinatif nou- 
veau de meme valeur phonetique que l'ancien ou de signification voisine. Mais 
ce procede n'est evidemment qu'un palliatif insuffisant. 11 prete ä des confusions, 
puisque le signe nouveau ne se rapporte qu'au son ou bien ne traduit le sens 
de la racine que tres indirectement. Son emploi ne pouvait etre que tres restreint, 
car il fallait qu'il existät en fait un hieroglyphe remplissant ces conditions : 
avoir meme valeur comme son ou meme sens approximatif que le signe a rem- 
placer. Or c'etait lä Texception. 

') Ce passage M. 511 donne aussi ^ — "^^'^M^" ^'^^^ ^^ ciunul des deux procedes. 

^) II ne designe pas encore toutes les actions de la bouche comme il le fera plus tard. 
Par exemple le sens de boire est exprime par un signe-mot propre ^f) . Jamais QA ne determine 
le sens de « parier >■, encore moins les actions morales «ainier», «penser», etc. C'est un bon 
exemple de l'extension progressive du sens general des determinatifs. Lacau, Rec. de Trav. 35 p. 224. 

^) II s'agit ici d'une pure hypothese. Le mot metant inconnu par ailleurs, je ne puis dire 
si reellement il etait represente jjas une figure humaine servant de signe-mot. — *) \oir p. 30. 
Le depart entre les deux procedes n"est pas toujours possible. 



l;il3.J I'. La( au: Sii|t{)r('Ssioiis et modüications de signes daiis los textcs i'iiiKrairos. 27 

Oll eut tlonc recours a im troisieme procede beaucoup plus simple et plus 
clair. On conserva le sigue ancien mais en le rendant iiioireiisif : pour cela ou 
le tua en le mutilant, par exemple on dessine v^ pour w^. C'etait reduire au 
miiiimum la niodificatioii dans lorthographe tout en supprimant le daiiger, Nous 
allons voir que ce füt lä le parti adopte par les sciibes dans les pyramides de 
P.. de M. et de N. d'une fagon systematique. Dans les deux premieres pyramides 
au contraire on avait recours normalement a la suppression : les mutilations 
sont tout a fait exceptionnelles. 

Examinons en quoi ont consiste ces mutilations des figures humaines. Elles 
sont d'importance tres inegales. Les iines sont tres graves, les autres legeres. 

D'une fa(.*on generale dans W. et dans T. (et dans une partie de P/) les 
mutilations sont tres rares, mais tres graves. Nous n'avons jamais afiaire qu'ä 
des changements tres importantes qui transforment les signes au point de les 
rendre presque meconnaissables. Nous avons dejji vu que d'une faeon generale, 
dans ces deux pyramides, les figures humaines sont totalement supprimees : 
cest lä la regle. Si l'on en conserve quelques unes, ce qui est tout ä fait 
exceptionnel, elles sont alors completement modifiees et vraiment reduites ä 
leur plus simple expression. 

Dans P., M. et N. au contraire les mutilations sont tres frequeiites, mais 
beaucoup moins importantes. 

/" Dans Wnls. 
On n'a jamais garde que les jambes ou un bras faisant le geste carac- 
teristique : le corps et la tete ont toujours disparu. 

Voici les seuls exemples que l'on rencontre dans W." : 

«q pour ^ dans ^ <^ W. 305 (226ö) 

V pour ^ dans ^ ^ V^ W. 459 (H23/>) 

\JI pour?* dans l^o^y/y/ W. 212 (1406) 

^ pour j>' dans ®n^^> W. 609 (5006) 



') Par exemple dans la chambre du sarcophage = lignes 1 — 159. 

''') Pour plusieurs de ces signes nous j)Ouvons seulement deviner (pi'il s"agit de figures hiunaines 
tres abregees. Mais il n'est pas toujours possible de retrouver rhieroglypbe coinplet : souvent il a 
disparu de l'usage ;i Tepocpie classique ou du moins je n'en ai auciui exemple dans nies notes. 
Mais nous devons nous attendre ä rencontrer de pareils signes, leur existence nous est revelee par 
ces formes abrögees des pyramides. 

^) Par exemple dans Lepsius, Denkmäler^ Errgänzungshand \A. ^1 . — ^) Dans N. 1186 (119.')«). 
Je ne connait pas d'exemple dn signe complet corre.spondant, il a disparu de bonne heure de 
Tusage courant. — ^) Dans N. 1041 (2158a) et M. 601 (1207c/). Le signe complet est ä retrouver. 

4* 



28 P.Lacau: Suppressions et nioditicatioiis de signes dans les textes f'iineraires. [51. Band. 



^ pour ?' dans V^^ W. 537 (424&) 

IJ' pour ?■- dans OJ^W W. 307 (2276) 

En deliors de ces mots il y a eu suppression complete des signes-hommes 
dans Ounas'. 

2" Bans Teti 
Les choses se sont passöes comme dans Ounas. Dans tous les cas oü le 
signe-homme n'a pas ete supprime^, nous avons affaire uniquement ä des mii- 
tilations graves : le corps et la tete ont toujours disparu, il reste seulement les 
bras faisant le geste caracteristique. Une seule fois le scribe avait conserve la 
tete, dans le mot 

(]^.i:^[] A/ T. 51 + 1 (5506)'^ = (j^=^^()(j P.160. 

C'etait une erreur dont il s'est apercu et quil a cherclie ä corriger. Dans 
l'edition de Setiie on voit que la tete du signe est couverte de hachures : 
la Photographie ou l'estampage pennettront sans doute de reconnaitre qu'il s'agit 
d'un grattage du graveur ancien et non dune cassure. 

Partout ailleurs il y a reduction des signes-hommes ä leurs Clements les plus 
simples. Voici la liste de tous ces signes reduits dans T. : 



V pour N| dans cz^^i L | -(c \- ^^ T. 242 (285 c), supprime dans W. 

\_ pour '^" dans (]%. '^ T. 252 (3036), supprhne dans W. 



AAAAAA 



pour ^ dans ^ _ö\^^ T. 245 (289.) 

pour r dans f)^V T. 237 (277c), W. donne ^ 



.^ pour ?' dans 0^.^ T. 295 (4246), identique dans W. 

r^s , a ^^ T. 257 deux fois (309c), 261 deux 

pour \XH dans ®¥\ M^^^ v /' 



fois (313 c?) 

') Je ne connais pas le signe coiiiplet correspondant. 

^) La phrase est incoinprehensible, on ne peut dire sil s'agit dune ahreviation ou d'une 

forme de ^|) 1 <:ir> . 

^) Ajouter cependant ä cette liste jK dans g s //\ W. 212 (140Z>) si Ton doit con- 

siderer ce signe comme une abreviation, voir plus loin p. 33. 

■*) Nous avons vu plus haut qu'un signe-lionnne a etc conserve intact dans cette pyramide, 

c"est 2j\ T. 320 (395 a), oubli evident du scribe. 

') (T. aussi (l'^ir^oflfl T. 295 (424a) et cf. 423a. 

"-* ^"^"^ ^^'"^^ ^^" ^^^^^ ^^^"'^ (V« dynastie). 

'') Je ne connais pas les deux signes com])lets. — **) M. 635 (1139Ä), Je n'ai aucun exemple 
du signe comjjlct. 



1913.] P. Lacau: Siipprcssioiis et nioilific.itioiis de sigiics (hiiis Ics tcxlt's rmiriaircs. 29 

\^ pour ,^ dans |1| ^ \^ T. 287 (653c) 

pour ff (lans ^^M T. 289(657rO' 



Et enfin le signe \^ accoinpagnaiit tonte une serie do racines. C'est 

labrege de l'liieroglyphe ^ , rhomme armr du bäton" (plus tard ^>-=3), dont 

le role coinme determinatif genöral deviondra si important. Soii emploi couime 
deteriniiiatif est propre ä la [)yramide de Teti\ On le trouve dans les niots 
suivants^ : 

o^^ V' ^^' 68 (127r), 69 (1286), 344 (718«) 

AAAAAA 

---V^ T. 245 (290^^), 246 {2nh), 251 (301c) 

AAAAAA /HS 

^^\\^ T. 267 (614c) 

[1 ^ c:^V^ T. 253 (304^), 255 (306r^) 

V ^ — 1 AAAAAA .^ 

N? ö% V ^^- 253 (304^), 255 (306c); W. donne | 

U AAAAAA fl 

A^^NAAA 



m_V(jl T. 65(1266) 



3" Dans PepL 
Dans toute une partie de Pepi'' nous avons j^our les figures humaines le 
meme traitement que dans W. et T. c'est-a-dire suppression absolue*' du signe 
QU reduction au minimum (sans tete). 



') Dans ^ v\ ^ ^^ V-^ T. 288 (655 c) le signe n'est probablement j)as un signe-niot de 

r\ AAAAAA 

la racine ndr. Les doubles ne donnent pas de determinatif. Dans 1 C^ T. 271 (623 a), 360 

(729 t) la face humaine est reduite ä la bonche. Est-ce voulu ? On comparera 381rf(P). 

■^) Distinct ä l'origine du signe rej)ri'sentant l'arracbage du lin = hwi, \ oir [)lus baut p. 1 1 
note 3. 

*) C'est une des pai'ticularites d'ortbograplie propres a cette pyramide. 11 y en a d'autres. 
Par exeniple : le [1 est toujours ccrit dans le mot (I ; nous avons vu ^^^ remplac;ant ^^^ : 

/-. A^y^AA^ g s 

le pluriel est oerit trös fi-t'(piennnent ooo notaminent dans les prononis I et aaaaaa . 

I o o o ooo 

*) Ces verbes, sauf les deux derniers, s'ecrivaient phont'ti(|uenicnt et sans signes-Tuots. Le 
determinatif general ^ leur en tient lieu et aide a separer les mots. On assiste ici aux debuts 
du determinatif general dans Tecriture. 

'") Par exeniple dans la eliaml)re du sarcophage. 11 faudra exaniiner les partics de l'cpi 
ecrites par des scribes ditferents. Voir plus haut p. 27 note \. 

•■•) Par exemple : -^z^ H (] %^ P. 9 (7556). — (1 ^ P. 62 (778a), 228 trois fois (237c. 6), 

232 (435a). — § -j^' ^'-^^ (803 r), etc. 

/\ AAAA/V\ 



30 P. Lacau: Suppressions et luodifications de signes dans les tcxtes l'mieraires. [51. Band. 

Je ne donnerai que quelques exemples de ces reductions : 
V. pour ^ dans A.^()[]v P. 79 (8046) 

V. pour '^' dans '^^^ ^ P. 70 (794^) 

\ pour ll dans []<=>[ P. 435 (1220ö) 

pour ^' dans f^-^^ V^ P- ^06 (1195a) 

„@ pour ^ dans ^^@V^ P. 94 (816c) 

etc., etc. 

Mais dans le reste de la pyramide de P. nous avons les memes mutila- 
tions plus simples que nous rencontrerons plus loin dans M. et N. 

Parmi ces mutilations graves, propres aux trois premieres pyramides, quel- 
ques-unes meritent d'ctre examinees de plus pres : elles nous feront mieux com- 
prendre en quoi le procede consiste exactement. 

La racine « tomber ä plat par terre » est representee ä Torigine par 

le signe-mot ^^ , image parlante d'un homme gisant sur le sol'^. Ce signe est 
accompagne ordinairement de sa lecture ^^ . 

Quand les scribes voulurent öviter l'emploi de cette figure l»\nnaine, ils 
eurent recours ä differents procedes. 

1" Dans Ounas. 

a) ou bien ils suppriuicrent le signe ^^ et la racine n'est plus repre- 
sentee que par sa lectun^ : 



(j ^ W. 430 (292o) 



b) ou bien ils coupcrent ^^ en deux en conservant seulement les jambes. 
Le signe est reduit a <^ , c'est-ä-dire aux deux jambes d'un homme 
couche sur le ventre, 

® <] W. 305 (226a)* 

Ce procede avait l'avantage de conserver ä la racine un signe-mot rela- 
tivement clair et d'eviter la confusion par exemple entre « tomber « et la 

1) N. 7 (794c). — ") N. 1186 (1195a), voir plus haut p. 27 note 4. — ^) Peut-etre est-ce 
Fiinage de riioinine non pas etendu par terre, mais en train de toinlier. Les exemples anciens 
inaii(|uent. 

*) Seize exemples dans Ounas. W. 305 (226a), 308 (228g), 311 (229c), 322 deux fois (237a), 
323 (2376), 532 deux fois (418a. b), 542 trois fois (430a. b), 542 (431 o), 545 (435a), 551 deux fois 



(441a. b) et dans le compose ^ <1% W. 321 (235 ö). 



1913.] P. Lacai': Siipprossions vt luodifications de signcs daiis les textos l'uiu'-raires. o\ 

[)rcposition ou tout autre mot de in^me orthographe. C'est en röalitö uri 

vrai signe iiouveau <^ qui se trouvo ainsi cree artificiellement. 11 iiexiste (jue 
dans Ouiias, les autres pyramides Tignorent et il n'n |)as survrcu', 
2" Les scribes de Teti ont toiirnö autrement la difficulte : 
o) ou bien ils suppriment totalcment le signe ^^ proscrit 
® T. 185 (594i), 382 (697r) 

b) ou bien ils le remplacciit par un autre signe homophone ^^ et le 
mot prend alors l'aspect tout-ä-fait anormal ^2i T. 246 (292 o). 

C'est Tomploi que nous avons Signale plus haut'. 

B" Les autres pyramides ignorent ce remplacement. EUes ont, nous le verrons 
plus loin, conserve le signe aneien, mais en le mutilant d'une fa(;on plus com- 
prehensible que dans W. II reste seulement la tete et les deux bras du signe 
^^ , c'est-ä-dire ^ . 

^ g P. 674 (594/>)^' 
^^^-"^ M. 291 (947^7) 
N. 1282 (594^*) 
Nous avons donc dans T orthographe de ce mot les trois proccdes dont se 
sont servis les scribes. 

Suppression 

remplacement ^2i ( ^'^ ^^^^ ^^ ^^ • 

mutilation 



90 



Pour la racine shd = 1 . nous avons 
suppression p® ® P. 694 (1516&) 

mutilation grave H ^ V% W. 459 (3236) 
mutilation legere R ^ ^^^ N. 1039 (21556) ^^^^^ N.1155 (2171«) 



r 



La racine hmsl etait reprösentee par le signe-mot 'gj , image de l'homme 
« assis sur ses talons les genoux en terre » ; cette position, appelöe hitm, est 
loppose de ''Ä'' « etre debout sur ses pieds » . 

') On leretrouve cependant ä El-(iatt;di I. 73. 81. 82, etc. dans un texte fniicrairc doiit Tortlio- 
graphe tres archaVqiie derive d"un exeinplairc tout ä fait analogue a Ounas. — '^) Von- p. ^A. — 
*) Dans d'autres parties de P. il y a suppression. 



32 P.Laiau: Slippressions et nioditioations de signes dans les textes funcTaires. [51. Band. 

Ce signe qui a disparu de bonne heure est encore bien vivant sous 
l'Ancien Empire. Par exemple : siir un sarcophage du Caire (IV dynastie) (n° 1787)* 

nous trouvons c ß ^| : ortliographe incomplete, les deux premieres lettres hm 
sont seules ecrites devant le signe-mot hmsL 

Voici comment cette figure humaine a ete traitee dans les Pyramides. 
1° Suppression totale et la racine est representee par sa lecture : 

K:i^ W.192 (129&), T. 271 (622/^) 
W. et T. ne connaissent que ce seul procede. 
2° Reinplacemeiit par le siege j^ : 

o[ljji P. 374 (1165r), M. 451 (1688r/)-, etc. 

3" Le signe est coupe en deux par le milieu du corps et l'on ne con- 
serve que la partie inferieure avec les janibes ^ : 

t^P^ P. 22 (622/;), 38 ((>526/)^ 
^P^% P.486(360r/) 



c 



P. 433 (1219a), 607 deux fois (1357a. />) 

P. eiuploie ou la suppression ou le signe coupe. 

4" Le signe est coupe, mais on ne conserve que la partie superieure, 
c'est-a-dire la tete et les bras : v^ • 

^[sJk M. 225(1296)^' 

^jj\Ä N. 603 (1296) 
Le procedö ne se rencontre que dans M. et N. (qui emploient aussi 
^ et la suppression). 
II faut naturellement eviter de confondre ce signe V^ reduction de p|| hmsl 
avec le signe identique v% qui est une reduction de ^ . 

Dans dautres mots encore nous avons egalement affaire ä des reductions 
si graves que les signes primitifs sont devenu meconnaissables et se confondent 
meme entre eux. 



') Daressy, Rec. de trav. 14, 165 (= Sethe, Urk. I 22, 14). Voir aussi Margaret A. Murray 
"Mastabas" pl. 23, 1" registre de la pancarte. 

^) Les formes du signe sont assez variables. Kst-ce un liomoplione ou un signe approchel' 
Je ne connais pas de siege du nom de hmsi. Voici les exeniples P. 151 (873 a), 217 deux fois (1063 a), 
264 (1093rf), 355(11546), 374 (1165c). — M. 497 (1093rf), 451 (1688a), 688(1707 6), 689(17086). 

^) Les exemples sont tres nombreux dans P., on en i-encontre aussi dans M. et N. 

*) Le signe est deplace pour constituer un groupement. On pourrait aussi penser au signe- 

Hiot entoure de sa lecture : 'C etant place devant et I derriere. 
^) Les exeniples sont tros noinbreux. 



1913.] I'. La(ai : Suj)|ii'cssi()iis et iiiodilicjitioiis de sigiics ilaiis Ics texti'S f'iiiurain'S. oo 

1" ^^ P. 30t) - ^ ^ N. 114() (ll()2c) 



Les (leux (leterminntifs nnormciux de ce verbes sont des mutilations du vrai 
signe-mot primitif qiii representait rhomme accomplissant raction designee par 

la racine rhn, soit ^ . La figure nest pas claire, mais eile est assez particuliere 

pour uoiis montrer qu'il s'agit ici encore d'uii signe-mot representant une action 
tres precise et tres speciale. 

2" lÄAAA I'-^' -|^^\^ M. 62 (769«) 

Le signe-mot entier, dont je n'ai d'exemple ä citer, est l'homme courant 
en tenant une palme ä la main"'. Seules les jambes ont ete conservees dans P. 
tandis que les pyramides de M. et N. ont garde le haut du corps. 

On comparera plus haut "^ en face de ^ 

A7 en face de ^. 

3"I1™ZVI](1 T. B4 = (]^'|/^()|l M.115(541/.) 

1 WNAAA 11 I AAAAAA 1 1 

II y a eu abreviation du signe-mot precis W q'd a ete rrduit nux 

jambes. On peut naturellement hesiter ici ä dire s'il s'agit d'une mutilation du 
signe-mot ou du remplacement de ce signe-mot par un signe approximatif et 
general. II en est de meme dans les deux exemples suivants^ : 

4" Js=y\ W. 212 (140/>) cf. J^=^^ GernnikaiW nM79 

50 ^^ /A X. 271 (622a) cf. -^^^ Gemmkaill n" 182 

A cöte de ces mutilations gravcs, relativement rares d'ailleurs mais qui 
transforment completement les signes-hommes, il en est d'autres beaucoup plus 
legeres qui laissent la figure parfaitement reconnaissable. EUes sont beaucoup plus 
frequentes que les precedentes, ce qui est naturel puisqu'elles sont beaucoup 
plus claires. Le principe en est le suivant : on supprime le- corps de l'homme 
en conservant seulement la tete et les bras. Ces derniers, qui tiennent un objet ou 
qui executent le geste caracteristi([ue de l'action exprimee, sont en effet indispen- 
sables ä la clarte : 



') Je n'eii comiais pas {Vexeinplc. aiicieii. — ^) Voii- i)liis haut p. 27. Et cf. la noto de Masi'kro 
!i la ligiie 41 de Pepi 1. 

^) Pour ces deux derniers exemples en particulier on reniarcpiera (jue le signe J/\ •- courir •• 
a du exister des Torigine en face de J\ « niarclier » (Erman, Gramm. ^ tableau des Mgues I). 96). 
11 a servi ä ecnre et a determiner tous les verbes ayant le sens de ..courir». Nous pouvons douc 
avoir affaire ici ä des remplacements non ä des abreviations de signes. Cf. dans Gcmnikai II 
rorthographe ^^ ß\ (n° 178). Dans ces verl)es le signe "^ est lui-iuenu' im determinatif 
general. 

/.eitsclir. f. Ägypt. Si)r., 51. Hand. 101:^. ^ 



34 P. Lacau: Slippressions et inodifications de signes dans las textes fiineraires. [51. Band. 



^ 



.<^ povir M^ 
pour g7\ 
pour ^"^ 

Le Corps n'est conserve, en partie du reste, que dans la mesure oü il constitue 
par lui-meme une indication precise. Par exemple dans la racine « etre enceinte » 
2>a /) P. 820 (705r?)^ l'image partielle du corps permet seule d'etre clair. 

Grräce a cette mutilation des signes-hommes qui les rendait inoffensifs, on 
a pu les reintroduire dans rorthograplie des trois dernieres Pyramides^ oii leur 
presence est la regle. Ce fut un veritable retour ä la tradition graphique, car 
la suppression des signes-mots dans W. et T. constituait une Innovation aussi 
grave que peu claire. 

Le detail meme des mutilations pour un meme signe a varie d'un scribe 
a lautre. II ne s'aurait s'agir de relever tous les exemples dans les Pyramides. 
II faudrait les comparer aux formes completes de la meme epoque : c'est un 
travail de paleographie qui na pas sa place ici^. 

Toutes les racines qui etaient privees de signes-mots dans W. et T., se 
retrouvent dans P., M. et N. accompagnees de leur signe-mot 7nuül(\ 

Nous en avons dejä cito de nombreux exemples dans les paragraphes 
precedents : 



r^ 



^ 



etc., etc. 



S\ = 

En voici quelques autres bien caracteristiques egalexnent : 
pour ^ signe-mot de la racine ^^zz::^ I « se courber en avant«, 

M. 407 (748^), 642 (1144«) 

^ N. 114 (755^) 

Ce signe ne se rencontre que dans M. et N/ 

Dans W., T. et P. la racine est toujours ecrite sans signe-mot. 



'Jj 



\^\J 



') Trois exemples seulement dans P. : P. 815 (568a), 820 (705c), 824(698rf). Partout ailleurs 
le signe-mot a ete supprinie. — ^) Sauf nous l'avons vu dans une partie de P. — ^) .Tai fait ce 
releve. 11 n'y a que deux signes intacts conserves jiar erreur ; voir plus haut p. 3. — *) Voici 
tous les exemiiles : M. 11 (755/;), 407 (748c), 642 (1144a), 143 (lG32a), 743 (1740 c). — N. 328 (57a), 
114 (7555), 1071 (1155c), 1361 (15655), 648 (1632a), 790 (1993a), 814 (2017c), 951 (20385). 



1913.] 1'. La( AI': 8iippressions et inodilicatioiis de sigru's dans les Icxtes fiiii« raiii'S. H5 



pour m signe-inot de la racine /ww\^ « allaiter » . 
S(j&(](] P. 171 (352a) 



m 

A/VA/V\A 

m 



Partout ailleurs le signe-mot est supprime. 
^ pour ^ signe-mot de la racine hn « faire Tacclamation appelee hnw » . 

(]()/^ P. 817 = ^ ^ N. 701 (704«) 
ßJ M. 278(985 6) 

^ pour ß^ signe-niot de la racine ///A « tlotter sur l'eau». 

^"^I^L N. 945 (388«), ä cötc on a £:;£ M. 627 (11316), 
avec suppression coinplete de riiomme. 

6^^ pour ■■^'i:^ signe-mot de la racine nbi « nager » . 

■^^^^^. N. 652 (588a) ou bien suppression de I'homme J i=i 

P. 524, ou bien suppression du tout \\l\ P. 180 (588o). 

\5> pour ^ signe-mot de la racine smL 
i=]^^|^ M. 216 (5516) 

^^ pour "^ signe-mot de la racine nb « fondre au chalumeau » . 

^—^Jjß N. 757 (19686) 

^ pour (?)' signe-mot de la racine Ißq « raser » 
^^% P. 643 (14280) 

etc., etc. 

Resumons rapidement ce qui concerne le traitement des figures humaines 
dans les Pyramides : toutes sont considerees comme nuisibles au mort. Pour 
deto urner le danger on a recours ä Tun des trois procedos suivants : 

1° on supprime le signe-liomme totalement ; 

2" on le remplace par un autre signe inoffensif; 

8" on le conserve, mais apres l'avoir tue en le mutilant. 

II en est rösulte nous l'avons vu toute une serie de modifications (pii ont 
transformö etrangement Taspect de ces textes. 

Aniraaux dans les Pyramides. 
Ce ne sont pas seulement les etres liumains, ce sont tous les etres uivants 
qui peuvent nuire au mort. Nous examinerons comment sont traitees ;i ce point 
de vue les differentes categories d'animaux. 

') .)e, ne connais pas le sigiic coinplet. 



H6 V. Lacau: Suppressions et niodilicatiüns de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

IVIammiferes. 
Dans cette classe d'animaux les suppressions et modifications de signes ne 
sont pas soumises ä une regle fixe : pour un meme animal elles varient d'une 
Pyramide ä Tautre et quelquefois dans une meme pyramide d'une chambre ä 
Tautre suivant les idees personnelles des differents scribes. 

7. Maminißres eniployes avec une valeur proprement phonetique. 
Ce sont surtout les trois signes _^ rw, ■^^^ iiv, ^^ wn\ Comme ils etaient 
dun usage constant, ils constituaient pour les scribes une preoccupation per- 
manente. Voici comment chacun d'eux a etc traite. 

1" Sss, rw. 

Dans W. et T. le signe est toujours iutact. 
Dans P. et M. il est coupe regulierement en deux JB^'. 
Dans N. il a ete supprime completemcnt et remplace partout par sa 
lecture alphabeticjue <=> V:> . 

On remarquera (pie dans P. la coupure du signe est souvent completce 
par un grattage de l'arriere train : cest un surcroit de prudence*. 

Si dans P. et M. le signe est quelquefbis intact, cela est du visiblement 
ä une erreur du scribe qui a oublie de faire la coupure''. 

Enfin dans N. oii la precaution a ete poussee ä Fextreme, jusqu ä la sup- 
pression complete du signe, il en est resulte des orthographes bizarres ou 
meme reellement fautives contre lesquelles nous devons nous tenir en garde. 
Par exemple :1a forme ^^<rr>%>S N. IHBO (17280) nous ferait croireälexistence 

d'une deuxieme radicale <ci=> redoublee. Mais la forme ancienne ^:^ ^^ M. 729 
ne permet pas cette conclusion. Le deuxieme <:r=> provient de la transcription 

de _Sa. par <=^%> • 

Le nom du dieu ■^^"|(| T. 832 (69(k-) ; W. 558 (447ö)'' est toujours ecrit 
<::^^<^=>^](]^dansN., par exemple N. 622 (696c), 976(20816), 979(2086«). ■ 

Cette ortliographe n'est pas illogique en soi mais sa complication inutile est 
visiblement secondaire et due au remplacement purement mecanique de _£^ 
par <:^^- 



') Oll peut sc deinaiider si c"est ])ar hasard (jue ces trois aiiiiiiaux (signes-plionetiques) sont 
couches et non debout. — «) Par exemple: P. 234 (519a), 329 (1136 i), M. 266 (929 o), 280 (9366), 
288 (943 a), etc., etc. 

^) II n'y a pas un seul exeni])]e du signe .Sia^ dans N. On rencontre une i'ois ^ , niais 

coinnie deterniinatif dans le niot ^fi — " — =^_ ]sj_ (jgg (573o). 

*) P, 216 (1061 6-), 247 (1084ö), 277(11026), 289(11106), etc.. etc. — ^) P. 252 (1086c), 397 
(1135 6); M. 907 (1659a). — •■') 8ur la lecture de ce noni voir Navilt.e. Sphinx V p. 8. 



1913.] 1'. Lacau: Siippiessioiis t't luoditications de sigiics dans les tcxtes fumraires. .>7 

Dans W. et T. il est toujours intact. 

Dans P. il est supprime et remj)lacö par sa lecturo l\ v^ . 

Dans M. et N. il est coupe en deux = ^ s\'- 

('"est la la regle generale. 11 y a quelques exceptions. Ainsi on reniar(|iiera 
(pie (lans P. les scribes ont employe le signe ^:;s^ dans quatre passages' en 
oubliant de lo remplacer par sa lecture. Deux fois d'ailleurs* ils se sont a.per(;us 
de l'erreur et Tont corrigee apres eoup en grattant l'arriere train del'animal (comme 
pour _£35>). Dans M. et N. il y a plusieurs exemples du signe non coupe et 
laisse intact par erreur". 

Knfin il y a eu parfois suppression et reniplacement par la lecture (1 V^ dans N.'' 

3" ^^ n-n. 

Dans W. et 1\ le signe ^^ est intact. 

Dans 31, et N. il a ete supprime completement et remplace partout par 

son homophone -=|=> . 
Dans P. 11 est en general intact. Dans certaines parties seulement il 

est remplace par <=|=>'. 

Pour les deux hieroglyphes precedents _g:^ et ^:^ il n'existe pas d'autres 
signes de meme lecture : on a bien etö force quand on les a supprimes de les 
remplacer par leur lecture alphabetique <=>% ^^ ^ ^ • ^^"^' ^^ '^" contraire 
nous avons un signe -=j=> de meme valeur que l'animal ä supprimer. On Temploie 
k la place de ce dernier ce qui donne une orthographe moins etrange que ne serait 
%\ /wvwv . Les scribes ne remplacent jamais sans necessite un signe syllabique par 
sa lecture alphabetique parce que cette derniere pour un egyptien est toujours 
moins claire. Enfin on evitait ainsi de couper le signe .^^ , procede plus long 
et moins efficace. 

II existe dans N. un exemple unique du signe ^^ , N. 5B6 (217Ä). C'est 
le seul oubli que les scribes aient commis dans les deux dernieres pyramides. 
A la ligne suivante, N. 537 (218c), le meme scribe a eu une seconde distraction 
tout ä fait analogue : il a conserve par erreur un signe-poisson "^^ (in). Or 
nous verrons plus loin que tous les signes-poissons sont soigneusements proscrits 
dans toutes les Pyramides. 



') Suppression dans P. P. 42 (7(59 ^.), 9S (820c), 118(5756). 221(7146), 243 (1082ö). 390 
(117»i6), 398 (1185c), 400 (1188a), 410 (119itc), 423(1210 6), 655 (1 450 o), 676 (597 c). — •■') Coupe. 
M. 230 (132a), 231 (132c), 466 i- 1 (1082a), 760 (1450a), etc. N. 700 (569a), 1288 (597c), etc. — 
») Maintenn dans P. 223 (1067c), 366 (1161c), 820 (705 c), 825 (698c?). — ") Ariiere train -ratte 
P. 223 (1067c), 366 (1161c). — "•) Signe intact dans M. 68 deux Ibis (820c. f/). 570(1188fl). 588 
(1199c). N. 750 (19606), 760 (1973c). 1175 (1185c). 1210(12106). — «) Supprime dans N. 747 
(367 o), 1079 (1161c). — ') P. 187 deux fois (959a. c), 196 deux fois (983o. 984a). Nous avons 
dejä vu plus haut cpir P. contieiit des textes dont les orthographos sont assez differentes les uncs 
des autres. 



38 P. Lacau: Suppressions et luodifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

4" II existe d'autres mammiferes employes avec une valeur phonetique, pour 
exprimer non plus une syllabe' (groupe de consonnes) faisant partie d'un mot, 
mais Uli mot entier. II sont tres peu nombreux et trop rarement employes dans 
les Pyramides pour que le traitement soit clair". Je citerai seulement : 



la girafe servant ä ecrire la racine sr 
■^j^ le chacal servant ä ecrire la racine s^b. 
Deux fois il y a suppression de ces signes dans T. : 

P<=> T. 258 = [1<=>|^ W. 417(278&) 

— ^ J^^ T. 819 = 1ms J^^ W. 500 (394c) 

Je n'en connais pas d'exemples dans les autres Pyramides^. 

IL Mammiferes employes comme signe-mots. 
Ici non plus il n'y a pas de regle fixe, le traitement varie d'une espece ä 
l'autre et les raisons qui ont guide les scril)es nous echappent le plus souvent^. 
Dune fagoii generale les choses se passent comme pour .s^ , ^^ et ^^ , 
c'est-ä-dire que 

dans W. et T. les signes sont presque toujours intacts, 

dans P., M. et N. ils sont presque toujours coupes et incomplets. 

Les scribes des trois dernieres Pyramides ont decouvert dans les mammi- 
feres un danger qui n'existait pas aux yeux des scribes des deux premieres. 
Mais il y a, nous le verrons, des exceptions. 

, 5fe^ • ^^^ taureau est toujours intact dans W. et T. 

W. 178 (1216), 307 (227 o), 402 (270^), etc., etc. 

T. 237 (276ö), 321 (397ö), 303 (444/>), 310 (6896), etc. 



') Nous devons toujours nous rappeler que Texpression signe syllabique est inexacte. Elle veut 
dire simpleinent «signe representant un groupe de deux ou trois consonnes ». Sethe, ^Z. 45, 39 et 
Erman, Gramm. ^ 44. — ^) Le signe du chevreau = ib n'est pas encore employe dans les Pyramides. 
Sa valeur primitive devait etre j/;r, cf. Petrie, Medum pl. 13 ; c'est seulement apres la chute de 
r final qu"il a pris la valeur ihi, {b. Plus tard meme il a ete employe syllabiquement dans les 
trilitöres. — ^) Je n'ai nuUement songe a faire le releve complet de ces signes. En l'absence d'un 
index, pareille recherche est assez longue. 

*) Par exemple : le lion .S:^ est dangereux. Pour "^rg^ nous ignorons l'espece re[)resentee. 
Quant ä .^su il n"est pas dangereux evidennnent, mais il est peut-etre inipur. Le lievre est impur 
dans le Levitique : Lev. 11, 6 ; Deut. 14, 7. Aujourd'hui encore les bedouins ne le mangent jamais. 
Mais il est vraisemblable que la ])lupart des mammiferes sont consideres comme dangereux simplement 
parce qu'ils sont vivants. 

^) Pour les taureaux et les vaches, remarcpions que chaque esjjece etait representee ä Tori- 
gine par une imagc propre servant de signe-mot. Les differences entre les especes nous echappent 
le plus souvent : elles tenaient parfois a la couleur de la robe ou a des taches particulieres du 
pelage que ne peut rendre le dessin sommaire et non colorie des liieroglyphes. 11 en resulte que 
ces diffei-ents signes ont parfois Tallure d'un determinatif general. 



1913.] P. Lacau: Siijjpressioiis et iiiodifications de sii;ncs d;ins les textes fuiu-raires. 39 

Dans P., M. et N. le signe est toujours coupe et Ton coiiserve : 
1" ravant-train ^ '^^ F. 229 (425 ^>) 

' 2" la t(He vt les öpaules ^ ^ ?• 6^2 (4866) 

"^ P. 173 = N. 940 (914a) 
P. ITC) = N. 918 (925c) 

, , N. 69(547o) 
3' lateteseule -=^ ö ^_ ^^^ (g^Ba) 

^ "5f^ • Kntier dans W. et T. 

W. 424(286^), 577 (470r/), 613(504«) 
T. 45 (547ö), 243 (286^) 

Coupe dans P.. M. et N. : 

in , . . . . ™_ P. 87 = M. 53 (547a) 

1 la tete et les epaules t^ ^ ^^ r 4 a :^ <^^ 4 . 

^ SM. 544 (1224^) 

„„ , . , N. 69 (547a), 966 (470a) 

2 lateteseule s ^ R 441 = N. 1125 (1224.) 



Elltier dans W. et T. 

W. 280 (201a), 589 deux fois (481a. b), 596 (4866) 

Coupe dans P., M. et N. 

. 1 2. ^ M. 823 = N. 1338 (4816) 
aux epaules l'^ --^ p. 6826 (4866) 

Oll comparera de meme 

(l'^^ö%5^ W. 589. 590 en face de fl™^ N. 1338 (4816. 6-) 

^mlj^^ T. 50 en face de ^m(]£^<r P. 160 (550a) 

® {\^^ W. 527 (416a) en face de ® Hi^ <^ P. 496 (1266c) 

^J^c^^ W.319(2346) en face de fJ^Q^® M.AS\ (8646) 

Les signes-mots des especes suivantes qui ne se rencontrent que dans P., 
M. et N. sont toujours coupes : 

(]^öl N. Fr. Hl (18826) 

()|ö P. 704 (1544a), 706 (1550a) (j|<r M. 704 (17176) 

II y a des exceptions : il arrive quelquefois que certains de ces animaux 
ne sont pas coupes dans P., M. et N. Par exemple : 

^o[=]^ P.353--- ^^£^[z=iö N. 1068 (1153a) 
JI^'^oooM. 63 = "^^^^ N. 31(7716) 

^J^[^£^ P. 298 (11166) en face de fJ^Q^© M. 181 (8646) 



40 P. Lacau: Suppressions et niodificatioiis de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

D'autres especes enfin semblent intactes en regle generale'. 

Les differents chacals sont toujours intacts sauf une fois dans P. : 

V^^^^VP- 721 (1438«) 

La gazelle est intacte dans N. : 

siPi^i^^ N. .20 (1)72.) 

^IPi^i^ll^ N. 696 = N. 482 (1799/>) 

ou supprimee dans P. ffi^^^ P. 204 + 11 (1033/;) 

Pour le signe ^-^ , Image du dien sf/j-, nous avons un traitement special. 
Dans W. le nom est toujours ecrit par Tanimal ^5--J'\ 

Dans les quatre auties pyramides le signe a ete supprime soigneusement 
et reniplace partout par sa lecture 1^ . 

La veri table ortliographe primitive est naturellem ent ^5-:J . Le nom du dieu 
Seth est ecrit par son Image meme, exactement comme le nom du dieu Horus 
est ecrit par ^^. . 11 y a eu ensuite remplacement du signe par sa lecture' pleine. 

Quant ä la cause du remplacement eile est ici bien claire : le mort etant 
un Osiris l'image de son ennemi Seth devait etre pour lui particulierement redou- 
table. Les scribes d'Ounas seuls ne s'en etaient pas encore avises, mais les 
autres n'y ont pas manqur. 

Ce meme signe est egalement supprime dans les mots oü il sert seulement 
de determinatif et on le remplace par un signe neutre 1M| . 

[=1^ W. 437, cf. W. 462 (326r/) = [=]ff T. 250 (298/'y) 

Enfin il arrive aussi que Ton supprime totalement certains mammiferes, 
au lieu de les mutiler. Cela a lieu surtout dans T. et pour certaines especes 
considerces sans doute comme plus specialement funestes (lion, ane, singe, etc.). 

-^ T. 238 =^1x5^ W. 541(428/v) 



_>g__ T. 165 =^|__<^ N. 688(573^0 
T. 238 = fl<^=>lL W. 417(2786) 



') Ce ne sont lä que des indications somiiiaires. Je n'ai pas lait un releve complet de tous 
les exemples et je ne veux par consequent tirer aucune conclusion. — ^) Pour la lecture de ce 
nom divin voir Loret, Proceedings 28, 123. — ^) W. 5, 72, 351 (17a trois fois), 90 (61a), 104 
(73a), etc., etc. — ") T. 142 (218c), 247, 248 (294a. c), etc.; P. 118 (5756), 631 (1407Ä), etc.; 
M. 198 (218c), 816(4806), etc.; N. 333(17o), 367 (61a), 413 (73a), etc. II n'y a pas une seule 
exception dans les quatre pyramides. 

*) Ce qui confirmerait s'il en etait besoin la lecture prouvee jmr M. Loret. Le signe 
ne peut-etre ici que la lettre h (ecrite i i s) et non ])as un determinatif". 



I91i}.j P.Lacau: Slippressions et inodilications de signes daiis les textes riiiuraires. 41 



oC 



T. 15. 16 = nnesse' (523^/. h) 

t"^ J-=% W. B02 (225/;)' hippopotame? 

Q t^ ^ T. 242 ^ ^l_^^^ W. 423 (2866) 

OO 1^ 

J T. 165, ci*. T. 31*) (394r.) = — ^ Jlr?^ M. 176 (573a) 

W.527 (415r), 615 (505«) en face de () ^^^ ^ n'.lo'x 

I AAAAAA O O O ( 1 4 O ^ ''/) 

Ces ortliograplies sans signe-animal ne nous surprennent pas tout d'abord. 
EUes constituent en realite de graves anomalies. En efiet tout nom d'animal 
est ecrit ä Torigine par l'image de cet animal : c'est le type meme du signe- 
mot. Ensuite on a Joint ä cette Image des elements phonetiques qui precisent 
sa lecture et evitent toute confusion. Mais ä cöte de ces elements phonetiques 
on conserve toujours le signe-mot lui-meme qui joue alors le röle de determinatif 
special de sa propre lecture. Plus tard enfin on le remplace tres souvent par un 
determinatif general, les signes precis et speciaux etant difficiles ä dessiner d'une 
fa<?on distincte"^. Cette absence de signe-mots dans les noms d'animaux cites 
plus haut est donc de toute evidence le rcsultat d'une suppression recente. Et 
cette suppression est du comme les mutilations et les remplacements que nous 
venons d'examiner, au danger que presentaient aux yeux des scribes les Images 
des mammiferes en question*. 

Oiseaux. 

Les oiseaux sont intacts dans les pyramides. Les tres nombreuses especes 
representees'', et qui servent soit de signes-mots soit de signes phonetiques, ne 
paraissent pas avoir ete mödifiees''. 

Je noterai une seule suppression probable. Celle du signe '^^ -= hnt (le 
pelican?). 

T. 238 = 5 %, W. 417 (278/^) 



\\^ T. 306 (511 r/). 

AAAAAA ^^ ' 

') Le signe ^ peut etre un Substitut de lu i (anesse) ou un determinatif du sexe. 



^) < . est-il un signe de remplageinent |)our ^y^ signe funeste :* Le sens hippopotame 

n'est pas absolument sur dans ce jiassage. 

') Pour les noms de mammiferes c"est la peau i^ qui a servi de determinatif general. A 
re[)oque des Pyramides ce signe n'a pas encore pris cette valeur ; il designe toujours avec precision 
la peau de bete (Sethe, ÄZ. 45, 41) ; autrement on n"eut pas man(|ue de s'en servir j)our rem- 
])lacer les animaux supprimes dont nous parlons ici. 

*) Ici non [)lus je n"ai pas fait un releve complet des exemples et je ne puis rien conclurc 
ni sur les especes specialement visees par ce procede, ni sur les parties des Pyramides oii il a 
ete employe de preference. — ^) On rencontre dans ces textes plus de 40 especes d'oiseaux de 
noms differents et dont les images bieu distinctes sont plus ou uioins reconnaissables. — *) Je 
n'ai pas fait un releve complet. 

Zeitschr. f. Agypt. Spr., 51. Baml. 191.3. _ 6 



42 P. Lacau: Suppressions et modifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

Poissons. 

En ce qui concerne cette classe d'animaux le principe qui a guide les 
scribes est d'une nettete parfaite : toutes les especes de poissons sont supprimees 
dune maniere ahsolue. 

On constate en effet avec surprise que dans les textes des cinq Pyramides 
il n'y a qu'un seul exemple d'un signe-poisson. CVst le signe <o< [in) dans 

r\ AAftAAA 

le mot \\ <e< N. 537 (218c). Nous avons affaire d'une facon bien claire dans 

1 AAAAAA 

cet exemple unique a une distraction du scribe qui, une fois par hasard, s'est 
laisse entraine par Torthographe normale du mot et a conserve le signe habituel 
<0< . Partout ailleurs le poisson (1 aaaaaa <o< a ete supprime comme toutes les autres 
especes et remplace par sa lecture. Entre autres, dans les doubles du passage en 
question, nous avons les orthographes (1 W. et [I J. L T. et M. (218c). 

1 AAAAAA I T T 

L'erreur est d'autant plus evidente que precisement dans le meme passage 
nous rencontrons, a la ligne precedente (586), un autre animal le lievre .^ü 
qui lui aussi, nous l'avons vu', est absolument elimine de la pyramide de N. 
Ces deux fautes voisines s'eclairent l'une Fautre : elles sont le fait d'un meme 
scribe victime d'une distraction un peu prolongee^ 

Cette suppression radicale de tous les signes-poissons dans les textes des 
Pyramides est tres facile ä comprendre. Ces textes sont destines ä l'usage du 
roi. Or le poisson est un animal impur pour le roi et son image souillerait 
la momie royale. II ne s'agit plus seulement ici comme dans les suppressions 
que nous venons d'etudier de protöger le mort en tant que mort, il s'agit de lui 
epargner une souillure en tant que roi. 

L'impurete du poisson dans l'Egypte ancienne est un fait bien connu. On sait 
qu'il etait l'objet de nombreuses interdictions alimentaires. Quelques especes etaient 
interdites seulement dans certains nomes^. A certains jours de l'annee toutes les 
especes etaient interdites ä tous*. Pour les pretres l'interdiction etait generale et 
absolue. On se rappelle les textes si souvent cites d'Herodote « il ne leur (aux 
pretres) est pas permis de manger de poisson ^ « ou de Plutarque « quant aux 
pretres ils s'abstiennent de toutes les especes (de poissons)*'». 

') Voir plus haut p. .'J7. « 

-) L'examen de la gravure (d'apres la photograpliie et les estainpages) nous indiquera peut- 
etre qu'il s'agit d'une niain differente. II faut remarquer cependant que la faute n'est sans doute 
pas imputable au graveur, mais bien au scribe qui transcrivait le texte sui* la paroi pour preparer 
la täche du graveur. 

^) De Iside et Osiride eh. 7. Voir les listes göographi(}ues des nomes indiquant les ^Joissons 
interdits dans chacun d'eux. — *) Chabas, calendrier Sallier p. 62, 63. — ^) Herodote II 37 ■< lyßrxjwv 

OS OV Tifn S^STTt 7r«T«TS"rtt » . 

^) De Iside pt Osiride eh. 7 « ol S' (s^f7? uTri^/^ouTc<i ttccutua' (l'^^vun') » . Remarquons que dans 
ce passage l'auteur ne parle que des pretres Isiaijues, mais le fait etait general. — Cf. eh. 32 
« ov^ YiXtTTCc ÖS xut Tov ly^-vv ctTto TavTyjc; nooßctXhovTcti (ot Uosici) tyq ctlrtceg, y.cti to ^xitsIv i^Sui 

yoaipovTii' « . Explication inexacte de l'orthographe iMv^ nous le verrons plus loin. Le fait seul 

est ä i-etenir. (^uant ü l'erreur meine eile est excusable, puisque c'est encore la nötre. 



1913.] P. Lacau: iSuppressions et mociilications de signes dans les textes fiiiaiaires. 43 

Or lo roi qui etait souniis, comme le moiitre Diodore\ a un regime alimentairc 
extremement particulier, devait, necessairemeiit etre astroint, comme pretre, k 
rinterdiction du poisson. Oii le voit nettement d'ailleiirs dans le passage celebre 
de rinseriptioii de Piankhi (1. 150 — 52) oii un seul des roitelets de Basse- 
Egypte est admis ä penetrer dans la demeure royale 1 1 — . parce qu'il etait 

le seul h ne pas nianger de poisson. Non seulement le roi s'abstient de 
poisson, mais le contact dun honmie qui en mangeait eut ete unc souillvire 
pour Uli". 

C'est ä cette croyance (ju'ont obei les scribes des Pyramides ' et ils l'ont fait 
avec un soin minutieux. Pour les autres categories de signes il y a le plus 
souvent des hesitations et des differences d'une Pyramide ä l'autre. Ici la regle 
est stricte : toutes les Images impures de toutes les especes de poissons ont 
disparu de la cliambre funeraire royale. 

Or on sait que plusieurs signes-poissons figurent parmi les liierogiyphes et 
qu'ils ont fait, des l'origine, partie integrante du Systeme graphique. Quelques 
uns meme, qui ont une valeur syllabique, y sont d'un usage tres frequent. Leur 
suppression devait donc amener des modifications nombreuses et surprenantes 
dans rorthographe de mots tres usuels. C'est ce que nous allons constater 
rapidement. 



') Diodore I, 70. 

^) II est interessant, pour le dire en jjassant, de voir ce detail si particulier i-appele ol'ficiellenieiit 
par Piankhi. Comme etranger il eprouve visiblement le besoin de se rattacher etroitenient aux 
traditions. Les roitelets avaient neglige cette Obligation de leur fonction royale, Piankhi exploite 
le contraste. Dans le meme but encore il met en relief avec grand soin son role religieux de grand 
pretre, par l'adoration personnelle du soleil dans le temple d'Heliopolis. C'est en realite avec les 
Ethiopiens que connnence le retour systematicjue au passe que nous appelons inexactement 
archaisme saite. Ce rappel des traditions etait un procede de legitimation pour une dynastie 
d"usurpateurs. 

') Ce n'est pas le Heu de suivre toutes les consecpiences de cette interdiction alimen- 
taire. En voici une bien curieuse que je signalerai brievement ici pour y revenir plus tard. 
Les poissons Ibnt completement defaut dans le menu-pancarte mis a la disposition du mort. 
N'est-ce pas chose tres etrange si Ton rellechit que le poisson jouait un röle considerable 
dans l'alimentation des Egyptiens ? Dans la tombe meme on sait assez que les seenes de 
pcche tiennent autant de places (]ue les seenes de chasse. Cette ctrangete apparente s'expli(iue 
tres simplement. La pancarte represente un menu osirien ou royal (ce qui est tont un) et ])ar 
consequent sans poisson et non pas du tout le menu normal du vlvant. Ce repas royal est 
aecorde ä des morts ordinaires qui en reaUte ont eu pendant leur vie une table tout autrenient 
servie. La composition de ce repas tres special et tres archaique ne nous rei)resentc aucunc- 
ment le regime habituel d'un Egyptien de l'Ancien Empire. C'est conune Osiris et seulement 
comme tel, que lo mort se nourrit ainsi et s'abstient de poisson. — 11 en est de meme pour 
toute la Serie des coiffures et des vetements osiriens que Ton offre au mort. Ce sont la des ob- 
jets dont bien entendu il n'a jamais fait usage de son vivant. — Cette remarque sur le sens et 
l'origine de la pancarte pourra expliquer certaines des difficultes que M. Maspero a signalees 
dans sa celebre etude sur « la table d'offrande des tombeaux egyj^tiens •■ (Revue d'Histoire des 
religions 1897). 

6* 



44 P. Lacaü: Suppressions et iiiodifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

1" c^Qo in {Hlapia nilotica)\ 

Ce signe est remplace partout par sa valeur phonetique [] /wvaaa . 
On comparera les mots suivants empruntes aux Pyramides avec les 
orthographes normales des memes mots a la meme epoque"'. 

M. 188 = N. 694 (867«) 



AAAAAA 



c ^^^ N. 9B9 (910^)'' ^ ^0 ^ Tehneh, 

IV dynastie, Annales du Service des anti- 
quites III pl. IV et p. 135. 

(j™J[|oQ N. 955(2047^^) 

d^n Q^n^ W. 398 (2686) 

^ ' ^ ' ' W. 423 = T. 242 (285r^) 

P. 662 = P. 781 --= M. 774 (1464ö) 

-^^h T. 7 = P. 234 =. M. 516 (5196) =. (?) <e=< 

1 A/VNAAA 

Petrie, Medum pl. 24. 

2" ^ IjJ (espece?)*. 

11 est remplace par sa lecture i i '^ ou 



N. 759 (1973ß). Dans les doubles de Harhotep" 1.72 et 
1. 294 on a "^^• 

b) [=]%. o W. 582 = ^— "^ "^ N. 963 (474ö) 



, IUI 

^ P. 477 = i=D^ "^ N. 1265 (1257rf) 



(^^=% T. 48 = «^^^-^^ M.59= — <^o N. 70 (5486) 



^^'^ 



Toutes ces orthographes sont des variantes du mot classique 

i; 



') Son noin est cito dans Ebers 71, 20- 97, 18 = (1'^="'^/:^ <G=4 et dans Naville, Bubastis 

1 AAAAAA 

« Festival Hall « ])1. XA^III (I ^^G ■ Dans la liste de Bubastis les determinatifs sont meconnaissables. 

Voir VON Bissing, Gemnikai I p. 40 n° 42. 

^) On voit pai" cette coinparaison que le remplaceinent est une anomalie. Nous l'avons vu 
plus haut, rorthographe pureinent alphabetique ne se rencontre que dans les racines qui n'ont pas 
de signes propres et dont les groupes de consonnes n'ont pas de syllabique. 

r\ p. AAAA/VS 

^) Le double de P. 172 donne (1 A ^ — r avec remplaccnient par un syllabique homophone. 

*) L'espece est ü identifier. Von Bissing. Gemnikai I p. 41 n° 48. Je ne connais pas 
d"exeniple ancien et clair de cet hitroglyphe. Les formes recentes representent evidemment 
l'oxhyrynque, mais sont-elles probantes i' 

*) On sait que Ic signe i i servait ancienneinent a representer ä la Ibis les sons c« et ä. 
De lä la double lecture par i i et ^— =» . 

") Maspero, Trois annees de Fouilles, Mcmoires Mission Caire L 



1913.] P. Latau: Suppressions et iiiodifications de signes dans los textes fuiuraires. 45 

Dans un double du dernier passago (P. 89) nous avons une glose 



curicusc (1 ^333 '^^^^ v\ « chairs mauvaises » . Cette sorte de commen- 
taire inutile doit s'expli(|uer par le desir de ne pas employer le 
signe "^^ . ün a chaiige le mot au lieu de cliaiigcr l'orthographe. 

c) ^^^ P-^69 = ^^^ N'.IHR (1162«). 

L'orthograplie normale a toutes les epoques est ^1^:3::*. 

d) 1=]%. ° W W. 609 (500/;) 

Un double dans la tombe de / -^^ (XVIIP dynastie) donne 

'^^°"' ^^- ^^^"^' Proc^edmgs XX p. 324. 

e) cizdJ^(S P. ()60 = P. 772 = M. 769 (1459a)- = "^ J(9 Semneh, 

LD. III 53 ; PiEHL, Proceedinys XVII p. 256. 

3" <o< ^nd {mugil)'\ 

Ce poisson est remplace non pas par sa lectiire, mais par un 
signe homophone d — c dans le titre bien connu . Ce titre qui est 

T r 

toujours eerit avec le poisson sous l'Ancieii Empire' devient 
dans les pyramides, Trois exemples seulement : 

__J1m\^^ p. 80(804^^) 

-ji^i^m 111111 111 111 in M- ^"^ <i^"')- 

Cette orthographe par :> — c se retrouve plus tard ä Tepoque saite, 
sans doute par pur archalsme^ 

4" <e=< = le poisson qui sert de determinatit' a la racine J v\ o . 

II s'agit evidemment d'un signe-mot non dun vrai determinatif '. Une 
espece particuliere de poisson portait le nom de JjvN o . La figure de ce 



') LoRET, Meinoires Mission Caire I p. 124. 

^) Dans I ' I Ihci (3 nous avons affaire k une ortliograplie incoiiipleti' dcvant le signe-niot 

(® = ^/i^, ooinnie dans ^ f (WAa) |)uur — m — ^^\ g >£ N.350ö (I6(f). La racine coinprend 

un ^ medial. 

^) Von Bissikg. Gcjnnikai \ j). 40 u"41. — *) Voir les exemples extremement noiiibi-eux 
cites dans Margaret A. Murray, '^ Index of names and titles«, cl". Petrie, Meduni pl. X. Sur ce 
titre, cf. Sethe dans CJarstang. Bet-Hallaf p. 21. — ■') Note de Maspero ä la ligne 851 de 
l'epi II. — Bergmann, Rec. de trav. VIT p. 179. — Maspero, Etudes Egyptiennes II j). 153. 

*') Le poisson est souvent regarde comine un determinatif general de Tidre dimpurete. En 

realite dans les drterminatifs des meines 1 v\ c:^ et (ce sont les seules cpii eoi-respondent 



46 P.Lacau: Suppressions et niodificatioHS de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

poisson sert ä ecrire phonetiquement les racines homophones'. L'espece 
est ä identifier : les figures anciennes du signe sont malheureusement 
rares et peu claires'. Quant a notre signe typographique qui est em- 
prunte ä des textes recents, c'est la Silhouette d'un poisson quelconque. 
Dans les Pyramides cet hiöroglyphe a ete ou bien supprime 
simplement : 

J^o T. 68 deux fois (127c. d), 69 (128ö), etc. 

Ou bien remplaee par un signe tres particulier T T^ , dont nous 
ne pouvons dire ce qu'il represente, mais qui avait sans aucun doute 
la meme lecture que le poisson bwt : 

J^^ü W- 1^9 deux fois = M. 222 = N. 600 (127c. rf), etc., etc. 

II faut remarquer (|ue dans tout le cours de la langue le poisson ne manque 
Jamals dans rorthographe du mot IjvN ci . Au contraire en dehors des textes 

funeraires le signe T T^ est inconnu'. Evidemment le poisson est le veritable 
signe-mot primitif. T I^ n'est qu'un Substitut destine simplement a eviter au mort 
l'impurete attachee ä limage du poisson. 

5" <e=< — - le poisson qui determine la racine J — «— . 

11 en est de ce signe comme du precedent. Nous avons aff'aire a 
un signe-mot non a un determinatif. Un poisson du nom de 1 — h— 
(l'espece est ä determiner)^ sert a ecrire phonetiquement toutes les 

ä ce sens general) nous aAons aft'aire a deux especes differontes de poissons qui portaient les 



noms de j v\ £:i et de . 11s servent a ecrire iiormaleinent deux racines de meine con- 

sonantisuie. — Le poisson appele ligure ;i Bubastis, Naville, Festival Hall pl. XVIII et dans 

le Papyrus de Tanis, Griffith, Two Papyri fr om Tanis^ pl. XII. M. Montet ä ipii javais Signale 
le fait vient de Tidentifier au Fahaka, Bulletin Institut Francjais XI, 43. 

') II est d'ailleurs tres vraiseniblable que le nom meme du poisson 1 v\ o^ est en rapport 

etymologique avec la racine v\ c^ « horreur, abomination, impurete ». 
^) Capart, • Une rue de tombeaux •• pl. XIX, VI* dynastie. 
^) Par consequent dans Caire 1461 (= Sethe, XJrk. 1, 58, 8) ne [)as restituer V\ o \ ] \\ ■ 

mais bien \\ 

*) Le ])lus ancien exeiuple (|ue je eonnaisse se trouve dans le tombeau de <::ir> v\ | j 

ä Saqqai-ah. (I ] Daressv, Memoires Institut Egyptien III p. 523 — 24 {— Sethe, IJrk. I 87, 17). 

Peut-etre la figure de roriginal permet-elle de determiner Tespece dont il s'agit. La verification 
est a faire. On comparera les especes dont les noms sont dejä connus ce ([ui pei'met une eliminatiou. 

Voir dans von Bissing, Gemnikai 1 p. 39—40 les n°^ 38. 39. 45 v;> X ^ — " = Synodontis shalU 

AyV\AAA rv AAAAA^ 

^ — D = clarias anguillaris, Q^ = l(^^^^ niloticus et les deux especes dejä citees plus haut (I 

= tilapia nilotica, ^]) =^ mugil. ■ — Voir maintenant le ti-avail dejä cite de M. Montet, 

Bulletin Institut Frangais XI, 41. 



1913.] P.Lacai;: Suppressions et luodilications de sigiies dciiis les textes fuiiLraiies. 4/ 

racines homophones. Quand il est accompagne de sa lect.ure, et pra- 
tiquement il Test toujours, il prend lallure d'uii determiiiatif. 
Dans les Pyramides le signe-poisson est supprime et le mot est reduit a 
sa valeur alphabetiquc : 

(j J__ \v. 405 (272c) 

DU bien il est accompagne du determinatif general i=^=> : 
(] J~ P. 215 deux fois (1060r/. h) 

Ce determinatif est tout ä fait artificiel dans ce mot : 11 est evidemment 
secondaire et dii au remplacement. On se rappellera en effet que dans les py- 
ramides le rouleau du papyrus est un determinatif special ayant une valeur 
precisc : il designe seulement tout ce qui est susceptible de revetir la forme 
materielle du rouleau et non pas encore les idees morales. Dans la racine 
J — »— il n'a rien ä faire primitivement'. 

Ainsi les poissons ne figurent pas dans la chambre funeraire du roi. Cettc 
constatation souleve toute une serie de problemes. 

1" Ce danger d'impurete religieuse du aux signes-poissons qui fönt partie 
de l'ecriture, existait-il pour le roi vivant comme pour le roi mort. Les livres 
que touchait le roi, car comme pretre il devait lire, n'ont-ils pas ete expurges 
de toute figure de poisson. Nous avons vu que ceux qui mangeaient du poisson 
n'etaient pas admis dans le palais. C"est la crainte bien connue de l'impurete 
indirecte : le contact avec l'objet ou Tetre souille peut transmettre la souillure". 
Des lors on doit se demander si les signes-poissons figuraient impunement dans 
les inscriptions du palais. Les Clements de verification nous manquent. Dans le 
Saint des saints des temples, les poissons etaient-ils proscrits ? Ici la verification 
sera facile. Je ne fais que poser la question. 

2° Cette suppression des poissons est-elle strictement reservee au tom- 
beau du roi. Non car tous les particuliers imitant les rois, se servirent de 
bonne heure de ces memes textes religieux pour leur usage personnel. Or 
ils les ont souvent utilises tels quels, dans leur redaction royale, c'est-ä-dire 
Sans poissons. C'est ce que nous constatons par exemple a El-qattali^ et h 

') Siir cette racine j voir Sethe, Visier p. 11 n° 39 et (Jardiner, Rec. de trav. 88 p. 94. 

L'orthographe j I est posterieure. 

■^) L'idee est frcquente partout. En Egypte rappelons seulement le texte si curieux de PIu- 
tarque (de Iside et Osiride eh. 7) : les habitants du nome de Toxhyrynqae ne mangeaient d'aucun 
poisson pris ä ThameQon, de peur que cet hamegon, ayant lui-meme touche par hasard un oxhy- 
rynque, n'eut ensuite transmis Fimpuretc' [)ropre ä cette espece. « ixyi ttots to üy^tTTocu ov y.a^a^cv 

^) Chassixat, Gauthier, Pieron, Fouilles dans la necropole de Qattah. Page 62 on trouve 
le mot J v\ ~ detennine par le bras arme deternn'natif general ((ui ne signifie rien dans ce 

mot: il remplace simplement le poisson. Mais ä la ligne 32 nous avons ^^^, ^^. v. ^ ^K '^.. II 

s'agit ici d'tm cliapitre de n'-daction plus recente = Lacau, Textes i-eligieux eh. XXI. 



48 P.Lacau: Slippressions et inodifications de sigiies dans les textes fimeraii'es. [51. Band. 

Licht'. Mais il y a plus : theoriquement dans les tombeaux des pretres la sup- 
pression des poissons s'imposait exactement comme dans les tombeaux royales et 
pour la meme raison. Le fait demandera verification. 

3° Cette coutume a-t-elle dure toujours dans les tombes royales'. Ici nous 
pouvons repondre non. Pour le Moyen Empire, nous connaissons trop peu de 
textes funeraires royaux*. Mais au Nouvel Empire ils sont nombreux. Dans les 
tombes royales de Biban el-Molouk les poissons ne sont pas supprimes*. Sur 
la toile funeraire de Thoutmes III contenant un exemplaire du Livre des Morts 
qui devait toucher le corps meme du roi, les poissons ont tous ete conserves 
Sans aucune modification. Je cite seulement les exemples suivants verifies sur 
l'originar''. 

.^So In dans (1 "^ ? ^=^ 1. 34. 42 

1 /WW\A /N 



'^^ %^ 1. 59 . 

'^^^ ^nd [nd) dans ^'^'^c:^:.'^'^^^ 1. 91 

^= D x!C^ 7i o o o 

-^ bJ dans "^"^Q 1-43 

^ hwt dans J^'^ 1.51.52 

<t:^6*- dans 11 fl [) fl -.ct^ ^fl 1.111.157 



11 est clair que le danger dimpurete pour ]e roi avait disparu aux yeux 
des scribes de Thebes sous le Nouvel Empire". Poiu* ceux des Pyramides de 



') Gauthier et Jequier, Fouilles ä Licht pl. 16 — 26. 

^) II faiidra egalement deterininer ä (jiiel inoment cette coutume a pu naitre. A repcijae 
predynasti(|ue les poissons en schiste vert semblent ;ivoir ete en contact direct avec les morts. 
Mais ä ce moment le inort jouissait-il d'iin repas Osirien ? (voir plus haut p. 43). On voit comment 
le Probleme pose. — Sous les premieres dynasties les tombes royales ont fourni beaucoup d'images 
de poissons. Mais etaient-elles placees dans la chambre funeraire ou dans des chambi-es contenant 
les provisions ? 

^) On se rappellera les textes de la chambre funeraire du roi Hör dont nous parlerons plus 
loin. — Nous savons d'ailleurs que les textes religieux ont continue ä etre en usage pour le roi (sur 
les murs de la chambre funeraire ou sur les parois du sarcophage). Nous en avoiis la [)reuve par 

un texte prive du Moyen Empire qui a ete copie sur un exemplaire redige pour un roi f ,-x Qö 1 
et qui a conserve par erreur le nom de ce roi. Voir Lacalt, Rec. de trav. 24, 90. 

') Voir le tombeaii de Ramses IX, Guilmant, Mem. Inst. Frani^ais XV pl. 13. 14, etc. 

'•') Dans ce texte toutes les especes de poissons sont nettement distinctes les unes des autres, 
mais les formes semblent purement conventionnelles et ne peuvent guere servir ä determiner 
l'espece. Ainsi pour cnd {c>d) le poisson a des barbillons, ce qui est une erreur, car Fespece 
en question est certainement le '^mug'd». Le poisson hi est nettement Toxhyrynque : faut-il tenir 
plus de compte de cette indication i' De meme dans le tombeau de Ramses IX pl. 96, voir Guilmant, 
Memoires Institut Fram^ais XV. 

^) Je n'ai pas examine tous les papyrus des reines de cette epocjue 1' Constatons le fait 
saus Texpliquer. On n'en peut pas conclure du reste que l'interdiction alimentaire avait disparu 
])oiir le roi et que Piankhi avait restaure une tradition oubliee. 




1913.] P. La( Ai;: Sin)[)ressi()iis cl muililic.itioiis di; sigiics daus li'S tt'xtes l'unuraircs. 49 

Saqqarali ;iu contraire il etait si sörioiix quMl oxigeait imperieusement la disparition 
de tous les poissoiis. 

Serpents et Insectes. 

Les serpents nont pas ötö modilies daiis les Pyramides, Les deux lettres 
« i^ et ^^ sont intactes. Les tres iiombreuses especes de serpents dont les 
iioms figurent dans ces textes sont determinees par des Images que Ton n'a 
pas coupees. 

Cela est curieux, car plus tard au contraire, comme nous le verrons 
tout ä riieure, tous les serpents ont etc' mutiles presque partout dans les textes 
funcraires'. C'est meme le premier fait de cc genre qui ait frappe les egypto- 
logues. 

Par contre le scorpion a toujours'- perdu sa queue dans les cinq pyramides 

et il a pris dejä la forme etrange et inexpliquee Kr au lieu de # que l'on 
rencontre frequemment au Moyen Empire. Evidemment on l'a rendu inoffensif 
en supprimant la queue qui portait le crocliet ä venin. 

Teiles sont les modifications que subissent les signes representant des etres 
vivants (hommes ou animaux) dans les Pyramides. L'orthographe de ces textes 
on est profondement troublee. C'est un fait qu'il faut avoir constamnient present 
ä l'esprit pour coniprendre ce que leur redaction ä danormal. Loin quil s'agisse, 
comme on est tentö de le croire, de particularitcs archaiques, nous sommes au 
contraire en presence d'une adaptation rrcente et monientanee ä des conditions 
[)articulieres. Ce sont des faits exceptionnels qui n'ont rien ä voir avec le dö- 
veloppement normal du Systeme graphique. 



Moyen Empire. 

Nous venons d'examiner le röle considerable des suppressions de signes dans 
les Pyramides de Saqqarali. La meme croyance generale au danger des Images 
a continue ä guider les scribes depuis la VF dynastie jusqu'a la fin du Moyen 
Empire. Elle a produit toute une serie de modifications nouvelles dans les textes 
ecrits pour l'usage des morts. Le principe reste le meme, l'application qu'on 
en fait a seule varie : ces changements nouveaux eclaireront souvent ceux de 
la periode anterieure. Nous ne pouvons donner ici quun apercu des faits 
principaux . 



') Voir plus loin p. .56. — ^) 11 ii'y a pas d'exception. Voici les exemples. W. 257 (18;}a), 
307 (227/>), 319 (234a), 599 (4896) ; P. 216 (1061a), .508 (1273c), 572 (1314a), 615(13756), 643 
(1427 6), 647, 717 (1435c), 665 (1469a), 705 (1547c) ; M. 782 (1375c), 745 (1435c) ; N. 964 (4896), 
1140 (1375 c), 1241 (1427 c). 

^) Y&\ii-\\ voir une suppression dans ^^.'^^ M. 322 = ""^^ P. 1G7 =rr N. 840 (90 U). 

Zeitschr. f. Agypt. Spr., 51. Hand, 1913. 7 



50 P. Lacau: Suppressions et moditications de signes daiis les textes l'uueraires. [51. Hand. 

Figures humaines. 

La suppression et la mutilation des figures humaines ont ete employees 
couramment dans un grand nombre de localites pendant toute la duree du 
Moyen Empire. On examinera par exemple les textes suivants : 

El-qattali\ chambre funeraire de ^^ 

Dashour"', » » » ^^f]' 

Thebes ', sarcophage I de 



"""od 
Saqqarah^ » « 8 "Sr 



I ^_-^LJ 

Dans ces textes les figures humaines ont ete completement supprimöes. 
Dans les deux monuments suivants elles ont etö ou supprimees ou simplement 
mutilees, et dans ce cas la moitie inferieure du corps a disparu : 

Denderah' (VP dynastie) chambre funeraire de (le^^2j)V^ 
Licht", sarcophage de I I a~wv^ j |. 

L'emploi de ces deux procedes donne aux textes funeraires de cette epoque 
un aspect tres special, que Ihabitude seule nous empeche de considerer comme 
anormal. Un examen sommaire nous permettra de relever quelques particularites 
curieuses. 

1" Toute figure humaine supprimee peut etre reniplace par | . Nous avons 
vu l'usage que Ton fait de ce signe | dans les Pyramides. Au Moyen Empire on 
l'emploie d'une fagon difierente. Les signes o et \ ont disparu et le remplace- 
ment des figures humaines se fait uniformement par | . Souvent, par exemple 
dans ^ ^^ , on a le trait simple | pour remplacer la figure de l'homme ^ 

et un trait plus long | pour remplacer la figure du dieu 3 . 

2" L'homme ^ a servi apres la VF dynastie, k ecrire le pronom de la 

premiere personne du singulier (I . Comme le trait | remplace le signe M?i . il 

devient par suite lindice de la premiere personne. Cette orthographe bien 
connue a pris plus tard une extension considerable'. Nous saisissons ici son 
origine : eile a du commencer dans les textes funeraires. 



') Chassinat, Gaitiiier, Pieron, Fouillcs de Qattah p. 35 — 70. — *) Dk Morgan, Foiiilles 
k Dahchour 11 p. 78 — 85. — ^) Lepsius, Älteste Texte des Totenbuchs pl. 1 — 15. — ^) Maspero, Trois 
annees de Fouilles, dans Mem. Mission Caire I p. 210, 218, 231. — *) Petrie, Dendereh pl. Va et 
Griffith, p. 46. — *■') Gautier et Jequier, Fouilles de Licht pl. 16— 26. — ') Maspero, Trois 
annees de Fouilles p. 218 et sqq. — ®) La date devra etre ä precisee. — ") Erman, Gramm.^ 
§ UO Anm. et cf. Sethe. iZ. 45, 51—52. 



1913.] I'.Lacai': Sui^prcssioiis et iiuxlificalions de si<:;nes dans les textes ruiuraires, 51 



L T Dans le sarcophage de Fl M vw«aa J | a Licht, le trait | qui accompagne 
partout le noin du mort represente simplenieiit le signe ^, determinatif ge- 
ueral de tous les noms propres. 

4" Dans le sarcophage de ^"^^S- 1- 5G, nous rencontrons l'orthographe 

S ^ ^'^ ' ' '^" ^^^" ^^^ ^'' ^'^^'^^ ordinaire S ^ ^^ ^ S. ■ Nous voyons ici 
avec nettete que le trait | u'est pas autre chose que le Substitut socondaire de 
toute figure humaine. Les deux signes de l'homuie ^ et de la femme 3 sont 
remplaces niccaniquement cliacun par un trait, ce qui donne au mot uu faux 
air de duel, en contradiction d'ailleurs avec la marque du pluriel (jui Taccom- 
pagne. 

5° Dans Torthographe du nom de ville I i , (^ ^ couvercle 

1.16, 9 "^ couvercle 1.15) au lieu de la forme normale 1 S) ©, nous 

X <CZII> ' AA/v/W Jj AAAAAA 

avous aftaire au trait rempla^ant ^. Le mot preud un aspect assez surprenant. 
Mais pour bien comprendre le röle de ce trait et son utilite il suffit de nous 
reportcr aux exemples du meme nom dans lesquels on constate simplement la 
suppression du signe 21) sans remplacement. Par exemple : 

l 



AAAAAA <V> |ll l[ll 1^ 



^ (sarcophage de ' ^szr==^=^ pl. I 1.10) 



AAA/NAA 



lo © (tombeau de ö ^ =^ 1.92)- 

Ces orthographes sont absolument enigmatiques et incompreliensibles si 
nous n'avons pas presente a Tesj^rit la cause de cette suppression du signe S) . 
L'emploi du trait | au contraire prevenait toute confusion. 

6° Les mots « ennemi « et ^\ o « mort » sont determines au Moyen 

Empire dans les textes funeraires par le signe \ . Peut-on considerer ce deter- 
minatif comme une reduction tres cursive d'un des hieroglyphes ^ ou f^^^ • 
Paleographiquement nous n'en savons rien, les intermediaires hieratiques manquent. 
En tous cas il faudrait admettre que l'origine premiere du signe nouveau etait 
oubliee puisqu'on l'emploie dans des textes funeraires d'oii les figures humaines sont 
bannies'' avec soin. Au Moyen P]mpire il est considere comme un vrai Substitut 
de deux Images particulierement funestes celle de « l'ennemi » et celle du « mort » 
et non pas comme leur equivalent cursif '^. C'est ainsi que ces deux Images etaient 
remplacees dans les pyramides par o . 

') Lki'Sus, Älteste Texte. — ^) ^Iaspkrü, Trois annees de Fouilles p. 143. — ^) Par exemple: 
Skthk, JZ. 49, 16, cite ces fornies sans les expliquer. — ■•) Möller, Paläographiel n° 49—51. — 
■') 11 figure cgalement dans les textes en hieroglyphes cursifs. La une tonne hieratique aussi abregee 
ne semble pas a sa place. Mais eile est sans doute considercc comme un signe nouveau, un deter- 
minatif particulier. 

") Une Iiv|)othcse \ient ä Tesprit |)our laquelle je nai d'ailleurs aucune viirification. (^)uand 
on se rappelle le röle considerablc dans les Pyramides des signes coupes et reduits l\ leurs Clements 

1* 



52 P. Lacau: Siippressioiis et niüdificatiüiis de sigiies dans les textes funcraires. [51. Band. 

II fallt remarquer que cette suppression des figures hiimaines, aussi bien 
que Celles des autres signes que nous exanüncrons plus loin, ne coiistitue eii 
aucune maniere une neeessite al^solue au Moyen Empire. Dans une grande qunntite 
de textes funeraires on ne rencontre aucune modification ä Torthographe normale. 
Dans une meme localite et ä Li meme epoque on ne procede pas d'une maniere 
uniforme. Chaque atelier et, dans un meme atelier, chaque scribe avait sa methode 
propre. La preoccupatlon de proteger le mort contre les dangers de l'öcrlture 
est pour ainsi dire latente dans l'esprit de tous les scribes. Certains d'entre 
eux Toublient, mais le scrupule des autres peut la faire revivre a chaque 
instant. 

C'est ainsi par cxemple que les deux sarcopliages de Mentuhotep de Berlin^ 
qui ont öte faits pour un meme mort dans un meme atelier, ne sont pas decores 
de la meme maniere. Lun contient des figures humaines, dans Tautre il n*y 
en a pas. On pourrait croire que les textes du sarcophage le plus interieur, 
c'est-ä-dire le plus pres du mort, etaient seuls soumis ä la suppression des signes 
humains, la proximite augmentant le danger pour le mort. Or c'est precisement 
l'inverse qui a Heu : ce sont les textes du sarcophage cxterieur qui ne contiennent 
pas de figures humaines. Les scribes ont recopie chacun pour leur compte deux 
exemplaires diöerents Tun expurge, lautre normal". 

De meme dans le tombeau de ß "^ , certaines parties du texte pre- 

sentent des personnages tandis que d autres parties nen ont pas. Ce tombeau 
contient deux exemplaires du eh. XVII. Or l'une des copies, celle qui na pas les 
commentaires, est redigee comme il est normal en orthographe ancienne et eile 
est privee de figures humaines \ (eile se trouve sur un des murs de la chambre.) 
L'autre copie au contraire, celle avec les commentaires, contient des figures 
humaines et eile est redigee en orthographe plus moderne (eile se trouve sur 
une paroi du sarcophage). 

Cette absence de logique ne doit pas nous surprendre, II est visible que 
les suppressions de signes constituent souvent au Moyen Empire une simple 
survivance d'un etat de chose anterieure. II y a desaccord avec les theories 



essentiels on peut se demander si nous n'aurions pas afFaire ici ä une partie du signe J?^ . Ce 
serait les deux •< bias lies», seuls elenients conserves dans ce signe specialeinent dangereux. Le 
Corps et la tcte auraient ete supprimees comme dans \^ , voir plus haut p. 29 et les deux bras 
seraient devenus ensuite \r en hieratique. Je ne connais aucun exemple reel de cette abreviation 
pvu'ement thcori(jue dont l'epoque devrait etre dcterminee : les intermediaires hieratiques manquent. 
Hesterait d'ailleurs la dil'ficulte de deux signes liieroglyphiques aussi distincts aboutissant ä cette 
forme unique. 

') Lepsius, Älteste Texte pl. 1 — 1.5 et 16 — 29. — ^) On se raj)pellera que Ton utilisait dans le 
meme atelier plusieur-s copies d"un meme chapitre afin de pouvoir decorer simultanement les differents 
panneaux d'un meme sarcophage ou plusieurs sarcophages. ('es copies n"etaient point identicjues. 
Ci'. l^ACAu, Rec. de Tiav%, Textes religieux eh. XXI et XXll. — *) Masi'kro, Trois annecs de Foiiilles. 

*) Une seule a subsiste par erreur a la lignc^ 93: 



1913.] P. Lacau: Suppressions et inodifications de signes dans les textes funöraires. 53 



louvelles relatives a la vie (routre-toiiibe et on n<i pas toujours pris garde de 
concilier ces idees contradictoires. On sait par exemple que sous la IV dynastie 
la chambre funeralre ou reposait le mort ne contenait aucuiic iinage d'un 
etre vivant. II n'v a iii mobilier funeraire, ni Statuette, ni serviteurs. Toutes 
les scenes de la vie coiirante sont placces siir les murs des salles suprrieures'. 
Le desir est evident de luaintenir Ic mort dans un isolement absolu. Les 
quelques sarcophages de cette epoque que nous possedons n'avaient pas d'in- 
scriptions ou bieu cellcs qu'ils presentent nont sul)i aueune modification : 
l'ecriture est considcree comme neutre. Mais on comprend que Tintroduc- 
tion dans la chambre funeraire de textes abondants ait pose Ic problöme du 
danger des signes : toutes les Images d'etres vivants contenus dans les Iiiero- 
glyphes pouvaient troubler le mort. Leur suppression etait donc une eonse- 
quence logique de l'idee qu'on se faisait des conditions d'existence de la 
momie. 

Plus tard au contraire, on transporta dans la chambre funöraire elle-meme 
les scenes placees d'abord dans les chambres superieures. Le sarcophage est 
alors accompagne de statuettes, de bateaux montes, de serviteurs preparant la 
iiourriture et la boisson : il est clair qu'a ce moment toutes ces figures humaines 
en ronde bosse n'etaient plus considerees comme genant le mort. La mutilation 
des signes n'avait donc plus de raison d'etre. Et pourtant dans la meme chambre 
funeraire oü se trouvaient ces statuettes, on continue k supprimer souvent les figures 
humaines dans Fecriture. C'est ainsi que la chambre funeraire de ö "^ et de 

ff ^x^ contenait des statuettes de serviteurs et des bateaux montes. Or nous 
avons vu que les sarcophages de ces tombes etaient privees de figures humaines". 
II en etait de meme dans la chambre de g — > V^ . La nouvelle conception 

que les scenes en rondes bosses doivent etre places ä cote du mort a remplace 
l'idee plus ancienne que le mort doit etre isole dans la tombe, mais eile na 
pas fait disparaitre dans la pratique une des consequences de la theorie ancienne, 
c'est-ä-dire la suppression des signes vivants dans Lecriture*. 

') Mariette, Mastabas p. 45. 46. — Petkie, Meduui. toinbe de 1 p. 17 et 21. 

^) Maspero, Trois annees de Foiiilles p. 209 et 210 — 231. — *) Steindorff, Grabfunde des 
Mittleren Reichs I p. 32 et sqc]. 

*) Cette coexistence apparente de denx theories contradictoires doit tenir tont siiii])leinent ä ce 
iait que Ton reco[)iait tels quels des textes anterieurs rediges au moment oü la suppression avait une 
raison d'etre. La Chronologie des faits reste a etablir. Le detail de ces changements materiels 
devra etre [)recise avec grand soin parce (pi'ils traduisent directement l'evolution des idees relatives 
ä la condition du mort dans son tonibeaii. Cette e\()lution est loin d'etre claire. Rappeions seulement 
ici quelques etapes. Epoque [)rotodynasti(pie : des figures d'aniinaux sont places a cote du mort. 
1" dynastie rien de clair: IV* dynastie le mort est isole sans representations d'etres vivants; 
VP dynastie introduction dans la tombe de longs textes, dans lesquels on supprime les signes 
vivants. Entre la VP dvuastie et le Moven Empire introduction dans la tombe de scenes aiiimees 
en contraste avec la suppression des signes souvent continuee. 



54 P. Lacau: Suppressions et modifications de signes dans les textes f uneraires. [51. Band. 

Mammiferes. 

Pas de regle fixe. Ils sont ou mutiles, ou supprimes completement, ou laisses 
intacts. Voici quelques breves indications. 

1° Le lion -S^ est coupe en deux des la fin de la VP dynastie, dans Capart 
« Chambre funeraire de la VF dynastie«, p. 13 note H'. 

Toutes les variantes du nom du mort s'expliquent par la crainte du lion : 

il est coupe ^;^-= 
remplace par sa lecture 



supprime ^. - — °^ • 

A El-qattali : il est coupe une fois seulement dans le mot : (1 *<^_gsi 
ligne 67. 

A Licht : il a perdu Tarriere train dans le nom du dieu : ft | , pl. XIX 
registre du milieu ligne 2. 

2" Dans Dashour II p. 78 — 85 tous les mammiferes sont supprimes ^ 

3° A El-qattali ils ont eto presque partout conserves intacts (noter le -®^ 
cite plus haut). 

Oiseaux. 

Ils ötaient intacts dans les pyramides. Au Moyen Empire ils sont tres souvent 
mutiles : on supprime la moitie infcrieure du corj)s avec les pattes ', par exemple : 

"^ pour ^^ , ^ pour ^^^^ , etc. 

Tous les oiseaux semblent avoir etc mutiles indistinctement : on ne parait 
pas faire de difference entre des especes plus ou moins dangereuses ou impures. 
Les exemples sont sans nombre : citons seulement 

Dahchour I fig. 210. 217—219. 241. 24P'^ 245. 247. 263. 268. 269. 

Dahchourll %. 113-115. 116. 117. 154*. 

') Saqqarah, Regne de ( O ^ 1 . Cette tonibe contient les deux procedes : JB^ est 

coupe comme dans la pyraniide de M. ou remplace ])ar <cz> y\ coinme dans N. 



lJ ,> ftn 1 a« 8 '-' 



AAA/^^/^ 



■') Voii- p. 79 1.27 i-J , p. 80 1.48 Ö et „ ^=u) , 1. .52 ^ °^ ^5 , etc. Les trois 



=öj' ,,.u. ...u ^^ . ^ 
signes _2^ , 2;^ ' .^su sont remplaces par leur lecture. 

^) Ce ne sont pas les pattes qui sont coupees comme on le dit souvent : la precaution serait 
illusoire. II s'agit de tuer reellement le signe : on enleve la moitie inferieure du Corps (comme Ta 
tres bien vu M. Jequier dans Licht p. 76). Le cou et la tete sont naturellement conserves parce 
que ce sont en realite les seuls elements qui permettent de distinguer les especes. 

*) Remarquons qu"a la menie ejioque et dans cette menie localite de Dashour les sarcophages 

des princesses (I A 1147, u V\ 1157, (1 A ^^ 1173, J ^^ ""^^^ II 75, ont conserves les 
oiseaux et les serjjents intacts. Par contre ils ne contiennent jjas une seule figure hiunaine. Ci'. 
la forme du nom propre (I A en face de (1 ^ A ä Licht lig. 54. 



1913.] P. Lacau: Siippressions et uiodifications de sigiies daiis les textes funcraires. 55 



Quelquefbis on supprime l'oiseau completement. Cela est possible sans grande 
(lifficulte (juaiul il s'agit (l'un döterminatif (ancien signe-mot) accompagnant 

une lecture [)leine. Par exemple dans Dashour II p. 78 1.41 nous avons l<rr>fi 
pour 1<=>J:>.P ^^ W. 417 (2786)'. Mais quand il s'agit de signes phone- 
tiques et surtout de signes alphabötiques comme ^^, ^v' V ^^^ "^ peut 
songer a les supprimer completement puisqu'ils n'ont point d'rquivalent : ce 
sont des lettres irremplacables, on est donc oblige de les tuer en les coupant". 
Cette mutilation des signes-oiseaux a öte signalee pour la premiere fois 
par Petrie sur une serie dobjets trouves dans la pyramide de Hawara^. Pour 
certains de ces objets, les jarres ou les vases en forme d'oies par exemple, la 
mutilation est normale et cadre bien avec tout ce que nous venons de dire : 
ce sont lä des objets destines a etre places ä cote du mort. Mais sur la table 
d'oftrande de la princesse X 1 1 1 1^ suppression parait tout d'abord plus etrange. 

En realitö eile est tres explicable et eile nous precise meme d'une fa(,*on bien 
interessante Vusage de cet objet si curieux. On sait que la table en question est 
couverte de representations d'aliments accompagnes de leurs noms : ces aliments 
sont ceux de la pancarte-menu du mort. Nous avons affaire ä la table d'offraiide 
et a la pancarte reunis en un seul monument. C'est une table d'offrande votive 
deposee a cöte du mort et enfermee pour toujours avec lui : la suppression 
des animaux dans les inscriptions le montre clairement^. II fiiut donc la separer 
nettement de la table d'offrande ordinaire. Celle-ci est placee dans la chapelle 
superieure au pied de la stele et les prctres executent sur eile la prcsentation 
effective des aliments önumeres dans la pancarte. Elle est un Instrument de trans- 
mission du repas au mort ä travers la porte fictive du tombeau (stele). La 
table d'offrande de Hawara au contraire comprend le repas complet dejä tout 
transmis ä Tinterieur du tombeau. Elle constitue sans doute une precaution 
supplementalre pour le cas oii la stele et la table du dehors viendrait a etre 
delaissees". 



') II est possible que le pt'lican(!') ait i'-tö un oiseau inipur. Voii- ()lus haut p. 41 la nieuic 
vsuppression dans T. 

^) II ne senihle pas que le reinplacement de ^^\ et de v\ pai- les e(|uivalents recents 
/ et ($. , ait commence dans les textes funeraires. 

^) Petrik, Kahun, Guroh, Ilavvara p. 17 et pl. \. \'oir le coni[)te rendu de Maspero, Revue 
critique 1891 I p. 317 — 323 (= Etudes de mythologie IV p. 388), et niodifier Tinterpretation qu'il 
donne des raisons de la niutilations. — ■*) Petrie, Kahun, Gurob, Hawara pl. ^' = Caire, Catalogue 
general n° 23013 (Ahmed l)ey Kainal). — '") Elle a d'ailleurs ete trouvee ä rintcrieur des galeries, 
mais non dans la chanibre funeraire. La [)yramide ayant etc pillee comme toujours, il laut tenir 
compte seulement du fait (pi'elle etait ä Tinterieur des galeries ; rien ne poruiet de su|)poser 
que les voleurs Taient introduite du dehors. 

") II faudra preciser les causes de cette Innovation dans le rite. Sont-elles d'ordre general 
et le jirocede a-t-il ete adopte couramnient ? On sait que dans la pyramide en question le sar- 

cophage de la princesse (reine?) oIII "ccupe tout contre le sarcophage du roi une positicm 



56 P. Lacau: .Suppre.ssiüns et uiodificatioiis de signes dans les textes l'uncraires. [51. Band. 

Serpents. 
Us etaient intacts dans les Pyramides. Au Moyen Empire, au contraire, 
ce sont les signes les plus frequemment coupes dans les textes ecrits pour 
le mort. Les exemples sont innombrables et ont ete signales depuis long- 
temps\ Voici seulement quelques indications sur les difterentes mutilations 
adoptees. 

La tete est söparee du corps ^-=^ Caire, sarcophage 28118. 

La coupure est marquee par deux traits ^\\^^ Caire, sarcophage 28001. 28004. 

La tete est reportee au-dessus du corps ^ Caire, sarcophage 28022; Schäfer, 

Priestergräber p. 105. 

La tete est supprimee .=^ Caire, sarcojjhage 28011: Schäfer, 

Priestergräber p. 92. 

La moitie du corps disparait ^^ Licht, pl. 16 ä 26. 

II faudra examiner dans quelle localitö et ä quelle date a pu prendre nais- 
sance la croyance au danger des serpents et en suivre historiquement les traces. 
Voici seulement deux ou trols indications. 

Les serpents coupes apparaissent des la VF dynastie. Par exemple 

A Saqqarah 1" Dans le tombeau de ^^^ . 2^.=_ et | sont sans tetes, -=^ 
et 1 (Maspero, Trois annees de Fouilles, ]>. 196 et 
pl.VII)-, 



2" Dans le tombeau de ^^ ^^ ©^ il en est de meme (ib. 
pl. I et II). 

A Denderah 1" Chambre sejDulcrale de (lc:^5iS}v:>. Les trtes des serpents 
sont separees du corps, ^=— . Griffith dans Petrie. 
Dendereh p. 46 et pl. Va^ 

2" Sarcophage de (1 . 11 en est de meme, ^=^ (ib. pl. III) \ 



anormale. 11 s'agit d'un t'nsevelissenient lait dans les conditions exceptionnelles : la position meme 
du second sarcophage indi(|ue qii'il a ete place lä apres coup. On peut des lors se demander si 
la princesse avait rcellement une tßble d'offrande et une steh personnelles dans les chapelles 
superieures : peut-etre la table d'offrande-jianoarte avait-elle poui- but d'y supplecr. 

') Cf. AZ. XXXV, 105. Presque toutes les necropoles nous offriraient des exemples de 
serpents coupes. Je ne puis songer ä faire ici le releve des exemples. 

^) Dans ce meme tombeau tous les personnages sont supprimes, cf. f dans la preniiere 

case de la table d'offrande. 

^) Dans ce tombeau les personnages ont perdu la partie inferieure du corps. — *) Pas de 
figures Immaines, les dieux sont supprimes, voir plus loin p. 58. 



l!)i;).J I'. La( AI : Suppressions et inodifications de sigiies dans les textcs Ciiiuraircs. 5 / 

Les deux serpents ^^^c»^ et ^^ ne sont pas toujours traites de la möme fagon. 

Tantöt »'i-=^ a seul la tcte coupöe et | reste intact : Steindorff, Grab- 
funde II p. 34. 

Tantot ^°^ est seul coupe et ''i.r:^ reste intact : Caire, sarcophages 
28028—28030. 

Insectes. 
1" La guepe royale |^ peut avoir la tete supprimöe : ^. 

11 en est ainsi dans toutes les inscriptions des objets destines k la tomhe 
du roi Hör. On se reportera aux fac-simile de M. Jeqlier dans le tome 1 de 
Dahchour fig. 217 et 218 tablette, 219 aiitel, 241, 241'"' cercueil, 245 caisse ä 
canopes, 247 canopes. II est evident qu'on a voulu tuer reellement l'insecte. On 
n'a pas seulement voulu Tempecher de piquer comme on Ta fait pour le scorpion 
en supprimant l'aiguillon (la suppression de l'arriere train aurait suffit). 

Dans d'autres cas le signe \J^ semble avoir ete remplace par son homophone >/. 

Par exemple sur un fragment de sarcophage trouve ä Dashour II fig. 113, 

nous avons le titre V^ Q au lieu de l'orthographe classique \i^ ^ 8 • Meme 

orthographe >/o Q sous la XIP dynastie ä El Amrah^ sur un objet qui figurait 
egalement dans la chambre funeraire. Dans le premier de ces textes, celui de 
Dashour, on remarquera aussi le remplacement de ,:^V\ par , signe de m^me 



lecture. II sagit bien dans les deux cas de faire disparaitre l'image d'etres vivants. 
Bien entendu nous devons nous rappeler que ces deux orthographes W^Q 

et ne se rencontrent pas exclusivement dans les inscriptions a Tusage d un 

mort'. II faudra examiner I'ensemble des exemples dates pour voir si ces or- 
thographes n'ont pas eu ponr point de depart precisement les textes funeraires 
dans lesquels la Substitution presentait un reel interet pratique. Les reinplace- 
ments sans raison d'etre serieuse ne seraient qu'une Imitation. 

2° Le scorpion a la queue coupee d'une fagon presque constante sur les 
sarcophages du Moyen Empire et il prend la meme forme que dans les pyramides : 
'^ pour # . Par exemple dans les sarcophages du Caire 28066 cote 1, 28068 
cöte 2, 28071 cote 1, et dans H. Schäfer, Priestergräher p. 24. 



') Randell, Mac Iver and Mace, El Amrah and Ahydos pl. 44. — ^) Ce reinplaceinent est 
frequent sur les sarcophages, cf. Caire 28091 cote 3, 28099 cote 4, etc. 

^) On trouve \{ o^ Q pai" excini)le : sur des steles d'Abydos, Caire 20614. 20616. 20690, cf. 

Borchardt, ÄZ. 1890 p. 91. — Dans le decret d'excomniunication de Coptos (Petrie, Coptos 

pl. 8). — A Dashour meme, sur les montants du naos du roi Hör nous avons \J ^ ~~ en parallc- 

1 -^ M 

lisnie avec 1 -. ^ (Dashour I fig. 214), voir plus loin p. 61 note 3. 



Zeitsclir. f. Agypt. Spr,. 51. Ban.l. I9i:!. 



58 t*. Lacau: Suppressions et modifications de signes dans les textes f'uneraires. [51. Band. 

Animaux divins. 

Les animaux rej)resentant des dieux, comme ^., ^=3^ , ^, etc., ont 
fournit a l'ingeniosite des scribes roccasion d'un nouveau scrupule. 

Ces signes sont nuisibles au mort puisque ce sont des representations 
d'etres vivants. Mais on ne peut songer ä les couper en deux comme les autres 
animaux parce qu'ils sont des dieux : pareille mutilation de limage divine eut 
ete sacrilege. Des lors il ne restait qu'un procede pratique, c'etait de remplacer 
la figure du dieu par la lecture alphabetique de son nom. 

C'est ce qui a eu lieu dans un grand nombre de textes oii le fait meme 
du remplacement nous avait paru indifferent, parce que sa cause nous echappait. 
Et c'est ä cette preoccupation sans aucun doute que nous devons de connaitre 
la lecture de plusieurs noms divins qui auraient pu etre ecrits indefiniment par 
leur signe-mot'. Voici quelques exemples. 

1" Sur la table d'offrande de 8 III dont nous avons parle tout a l'heure 
nous rencontrons les deux orthograplies 

(1 ^ et ^^ "v w ^^'^'^ ^^^ signes-mots ^^ et ^ . 

2° Caisse a canopes de Marseille (Musee Borelli) publice par Capart, Mo- 
numents Egyptiens I pl. 18 — 21. Meme lecture en toutes lettres des noms divins. 

3" A Licht dans le sarcophage de I I/w/wn j | (pl. 16. 26) nous ren- 

controns : 

"^ I pl. XXIII reg. du haut 2' case ä gauche 

I "^ 1 pl. XXI 1"' case a gauche 
%:£ I pl. XXIIl sous les deux yeux 

f\ AA/VNAA Äv . 

(I p> pl. XXV 5'" case a partir de la gauche pour J^ 

°^|^"] pl. XXIII 6'' case pour ^^ 

pl. XIX reg. du milieu 1. 12 et passim pour ^^ 



JJ1 



pour 



^) C'est surtoiit dans les noms divins que l'on comprend rimmobilisation d'une orthographe 
archaique. 

^) Pour l'emploi du signe | coinnie determinatif des noms divins dans ce sarcophage voir 
2)Ius loin p. 62 note 4. 

*) Oll comparera le nom propre ö ^ , Trois annees de Fouilles p. "210. Voir aussi l'ortho- 

graphe si frequente ^ ^ 



Q 



pour 



, Petrie, Dendereh pl. 111. Dans le nom de la princesse ' 
^^^ ■""==:^ (Dashour II 75) il v a eu suppression de Wv sans remplacement par sa lecture, cf. 
\ I plus loin p. 60 note 2. 



^913.1 



P. Lacau: Suppressions et niodifications de signes dans les textes funeraires. 59 



4" A Denderah, sarcopliage de (] . Petrie, Dendereh pl. III. 

r\ AAAAAA . 

(j ^ pour ^ 

"§» pour ^^ (dans la ibrmule * = ^^ ) 



5" Le reinplacement de ^^^ par son symbole ^ dans les textes de la 
caisse ä canopes du roi Hör doit tenir au meme principe. — Dahehour I üg. 245. 

II en est de nieme pour le remplacement connu de ^ par ^ , par exemple 
dans le sarcophage du Caire 28092 cote B. 

6" A Dashour dans la tombe de ^^jj^ (Dahehour II p. 78 — 85). 

i^ pour ^ 1. 3. 9. 58. 59. 67 ; p. 82 1. 1. 5. 24. 25. U. 40 ; 

p. 85 1.7. 
Une fois ? ^ 1. 1. 



o|^o pour ^ 1. 17. 18 ; p. 84 1. 47. 

ffij J pour "^J 1. 8. 40. 63. 71 ; p. 82 1. 5. 7. On sait la raretc 

de cette orthographe\ Pour changer la forme 
traditionnelle ^^ , 11 a falhi au scribe une 



raison serieuse : necessite de supprimer I'image 
divine sans la mutiler. 

^ pour •& 1.4. 20. 21. 22. 45. 68, etc. Suppression de loi- 

seau divin ^^ qui faisait partie integrante du 

signe primitif. Nous assistons ainsi ä la nais- 
sance d'un veritable signe nouveau qui a joue 
par la suite un röle considerable. 

P^ pour >^ 1.10. p () cz^ [] ^ pour (][1<:=>S^W. 388 (261a) 

et 1. 57. Quand il est employe dans un deter- 

AAAAAA 

minatif il est simplement supprime i i 1. 61 ; 

AAAAAA 

AAAAAA 

p. 82 1. 16 ; p. 85 1. 7 au lieu de \==ji^^ 

AAAAAA 

W. 437 (298/>). 

Ici bien entendu la cause du remplacement 
n'est pas le respect que l'on doit au dieu, mais 
bien la crainte qu'il inspire comme dans les 
pyramides. 

') Cf. dans la tombe du roi Hör, Dahehour 1 fig. 219 Q J J |. Sur cette lectiu-e voir cn 

dernier lieu Sethe, ÄZ. 43, 147 et Gardiner, ib. (jui cite les exeinples de Licht, voir plus haut 
p. 58. Cette orthographe nouvelle, nee dans les textes funeraires, a etc ensuite transportce ailleurs 
ou eile n'avait pas de raison d%Hrc. 

8* 



60 P. Lacau: Suj)pi-essions et modifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

Enfin il nous faut remarquer que dans la plupart des exemples precedents les 
scribes ont peut-etre obei ä une preoccupation differente. L'image divine a pu etre 
supprimee non pas parce qu'elle etait vivante, mais parce qu'elle aurait ete souillee 
par le voisinage du mort. II s'agirait en realite de proteger le dieu non le mort. 

N'en est-il pas ainsi pour le signe O 5 Image du dieu ^~^ , qui est par- 
tout, supprime dans ce texte de ^^n^ ä Dashour et remplace par sa lecture 
^—^ . Nous n'avons plus affaire dans ce cas ä un dieu animal, mais bien ä l'image 
du dieu soleil. Par exemple : 

^^ pour O 1. 19. 20. 21. 22. 2B. 35. 37. 39 ; p. 82 1. 3, etc., 

etc. Par imitation on supprime le signe non 
seulement quand il represente le dieu soleil, 
mais encore quand il sert a ecrire le mot « jour » , 
par exemple : ^^z:7 (pour Q ) 1. 14\ 

Peut-etre aussi le soleil ötait-il considere comme 
vivant et supprime k ce titre. Ou bien encore 
la suppression n'est-elle pas düe ä ce fait que 
le signe du soleil n'est pas ä sa place dans la 
nuit du tombeau^ ? 
pour ö 1. 4. 20. 31. 68 ; p. 83 1. 3P. Le remplacement a 
lieu non seulement dans le nom du dieu scarabee, 
mais encore pour toute valeur phonetique du signe. 
L'insecte est considere comme sacre meme dans 
son emploi comme lettre. On l'aurait coupe en deux 
si on ne l'avait pas regarde comme un dieu^. Or 
je ne connais pas d'exemple de cette coupure^. 

') 11 y a eu deiix oublis dans la suppression. Le scribe a conserve par erreur O I et O 
a la ligne 46 au debut du inur sud : il a ete distrait en passant d'une paroi ä Tautre. 

^) Faut-il rattacher ä la menie cause la suppression pure et simple de O sans remplacement 

sur uiic partie du sarcophage de . \ | qui donne en Variante | I. Caire 28036 note 1. 

Cf. le noni J '^^ """^^X. avec suppression de ^^. p.us haut p. 58 note 3. 

■^) Meme remplacement dans le sarcophage du Caire 28030 et dans le sarcoi)hage de 

^^ n de Pai'is. (.'f. le nom proiire t j var. . | j := Caire 28036 (= Trois annees 

D U I <n> — I <cr> — 

Fouilles p. 231). 



^) Remarquer ^^ 1.13 pour immIIi W. 390 (2626). La suppression du signe- 

uu)t servant ä ecrire le nom de cette deesse peut se rattacher au meme principe : ce signe phonetique 
a du etre considere comme ime veritable image de la deesse. Ou bien cest une simple imitation 
des cas dans les({uels la suppression avait une raison d'etre. Pour la lecture du nom cf. Lacau, 
Rec. de trav. 24, 198. 

'") Naturellement dans ce meme tonibeau de Dashour tous les noms de divinites qui n'etaient 
pas ecrits par un signe-mot image du dieu, mais a Taide de caracteres phonetiques, n"ont subi aucun 
cliangement : les signes representant ces noms etaient de simple lettres neutres, par exemple : 

jj^, jj^:^^' R"^, TT. etc. 



i 



1913.] P. Lacau: Suppressions et luodifications de signes dans les textes fuiKraircs. 61 



Enfin eette siippression des images divines dans le tombeau nous explique 
tres simplemeiit l'orthograplie du nom du roi Hör (^^^^^-^1 . Cette orthogra[)he 
avait surpris des l'abord'. Le nom de Hör est en effet porte par un grand 
nombre de particuliers au Moyen Empire, mais il est toujours öcrit ^ . 



II suffit de remarquer que le nom du roi est Orthographie ( ^ ^X^ l si>i' 
tous les objets qui etaient contenus dans la diamhre fwieraire proprement dite et 
uniquement sur ceux-lä. 

Tablettes = Dashour I fig. 217—218, 

autel >. fig. 219, 

vases » fig. 210, 

sarcophage » fig. 241 et 241'''% 

caisses canopes » fig. 245, 

canopes » fig. 247. 

Au eontraire I'orthographe normale par le faucon K (il est ici couronnc 
parce (ju'il s'agit d'un roi) ne se reneontre ({ue sur deux objets : 
un socle de Statuette fig, 209, 
les montants du naos contenant la statue du (_j fig. 214 et 215. 

Nous devons en conclure que ces deux objets n'etaient pas destines ä figurer 
dans le tombeau, et qu'ils ont du faire partie primitivement d'une chapelle 
exterieure. On voit que cette question d'orthographe apporte un elöment nouveau 
de grande importance pour eclairer la signification de cette statue si enigmatique. 
Nous pouvons discuter sur sa destinatlon j^remiere : il semble clair seulement 
qu'elle n'est pas a sa place dans Tinterieur du tombeau^. 

') Voir Jequier (dans Dashoui- I p. 125), qui fait remarquer avec raison le contraste avec 
I'orthographe r\ employee «sur les objets se rapportant au Ka». 

^) Dans des textes ecrits pour une chambre funeraire nous devons cependant nous attendre a 
rencontrer la forme ß ^ . Et on la trouve en effet, par exemple : ä Sa(jqarah, Trois annees 
de Fouilles j). 210, sur le sarcophage (= Caire 28035). 

^) Ce n'est pas le Heu de traiter cette question. Je ferai seulement les deux remarques 
suivantes. 1° La presence de cette statue dans le tombeau constitue une enigme. L'exemple est 
unique. Sa position est anormale : eile est couchee '^la hauteur du plafond lexigeait) ce qui est 
absurde car eile est faite pour etre vue debout. Le tronton du naos est decore du disque ailc. 
Elle n"a pu etre mise en place (juapres le depot du corps. Elle nest pas d'ailleurs dans la 
meme chambre cpie le corps, mais dans une chambre anterieure (fig. 211 et 243) laquelle cependant 
fait partie du toml)eau et est separee du puits par un mur. 2° En cc qui concerne la nature 
meine de la statue (roi ou dieu) qui a ete discutee par Steindorff, ÄZ. 48, 1.58, il faudra tenir 
compte d"une partie trc's importantc du costume (qui est comme la \u M. Steindorff relui d"un 
dieu non dun roi) ä savoir Ic ruban dore ceignant les reins qui soutenait sans aucun doute un 
etui phallicpie. M. Hok( hakut, Catalogue general Caire 259 note 7 a ('inis dc^jä cette hypothese : 
il a releve la trace des deux chevilles qui fixaient un objet pres d»i phallus. On ne peut hesiter 
si Ton compare une statue du dieu Totenen appartenant au Musee du Caire (Daressv, Catalogue 
general du Caire 38068). Cette divinite porte un etui phallique soutenu par un ruban absolument 
identique ü celui de la statue de Dashour. Sur cet etui voir Jequier, Rec. de trav. 30, 42. Enfin 



62 P. Lacau: Suppressions et niodifications de sigiies dans les textes funeraires. [51. Band. 

II faut noter enfin que pendaiit tout le Moyen Empire les scribes ont employe les 
diflferentes suppressions ou modifications de sign es que nous venons d'examiner en 
les considerant toujours comme absolument independantes les unes des autres. 

Tantöt ils suppriment les figures liumaines, tout en conservant les animaux, 
tantot ils coupent les animaux en deux tout en conservant les figures humaines. 
Tres souvent aussi une meme suppression n'est pas appliquee rigoureusement, par 

exemple : dans le sarcophage de (In Dahchour II p. 73, nous avons (cötö de la tete), 

ä=f* pour ^^ 

P r^ pour 5^ 
mais les autres dieux ne sont pas supprinies '^;^ J , ^v\ , ^ . 

Dans le tombeau de ^^ n^:^ (voir Dahchour II p. 78 — 85) le texte suit de 
tres pres l'orthographe archaique d'Ounas' c'est-a-dire qu'il ne contient 

1" ni figures humaines', 
2" ni poissons^. 
Le scribc du Moyen Empire a ajoutr la suppression 

3" des mammiferes, 

4" de toutes les images de divinites y compris celle de O . 

Mais par contre les oiseaux et les serpents sont restes intacts. 

On voit la varietö des combinaisons qui s'offraient aux scribes. 

II est en realite tres rare que toutes les precautions diverses enumerees 
plus haut aient ete prises simultanement. Cependant cela est toujours possible. 
On remarquera par exemple qu'ä Licht dans le sarcophage de 1 I^^A^v^AJ | 
le scribe a employe en meme temps toute une serie de procedes que l'on ren- 
contre ordinairement separes : 

Pas de poissons, 

figures humaines supprimees ou coupees en deux\ 

on a neglige les deux inscriptions (jui decoiaieiit les deux niontants du naos. Elles etaient peintes 
sur stuc et ont disparu. mais la tres precieuse copie de Legrain. fig. 214 quoique un peu rediüte 
pour le montant gauche, pennet de reconnaitie deux fonnules de dedicace faites par le roi 

r e /^ O J (|ui s'intitule a droite e/J=i f^ 1] fl et ä gauche 1 ^ Sd- r 

(1 U . Ces ibnnules parlent du dedicant non de Tobjet dedie. 
') L'ordre uienie des chapitres est identique. 
^) Le scribe est plus strict meine que celui d'Ounas. Ou a ^^. p. 82 1. 15 et p. 85 



25 au lieu de ^^^ ^^—Q - que donne W. 461 (325a) par erreur du scribe. 

3) J^o 1.71. 

*) (^n remarquera le sigue j rempkijant ^ , comme determinatif des noms divius. Le signe 
etait egalement proscrit parce qu'il contient uu oiseau divin, il fallait douc trouver un 



I 



l9l3.J 1'. La( AI : Su|)i)ressioiis et iiuxlilicatioiis de sigiies daus les (extcs fniuraircs. DO 



les animaux, oiseaux ot replilos coupös en deux, 
les Hgures de divinitrs irinplncöes pnr lern- lectiire. 

Dune facon generale pas un seul etre vivant na ete laisse intact dans ce 
sarcophage. II est inutile de relever le detail des exemples. On se reportera aux 
planches : Texcellente copie en fac-simile faite par Jequier noiis a tres heureuse- 
ment eonserve toutes les particularites de roriginal'. 



Nouvel Empire. 

Enfin ä une cpoque plus recente eucore, au Nouvel Empire, la memo 
theorie generale subsistc toujours, mais les applications en sont differentes dans 
la pratique. Certaines Images restent nuisibles au mort, mais le danger a 
change de caractere et ce ne sont plus les memes signes qui sont l'objet de la 
proscription. 

Ici encore 11 faudrait pouvoir suivre dans le detail les modifications qu'on 
a fait subir aux textes suivant les öpoques et les localites. Sans entreprendre 
une enquete suivie voici queLjues indications pour les XVllP et XX!*" dynasties. 

1° Nous avons vu"^ que dans la toile funeraire de Thoutmes III tous les 
poissons sont conserves intacts bien qu'il s'agisse d'un roi. Le Systeme ancien a 
donc ete abandonne sur ce point. Par contre dans cette meme toile, on est revenu 
ä l'emploi du signe o servant de Substitut ä des determinatifs proscrits. Ce 

rond o employe dans les pyramides^ surtout pour determiner iL=_o et Vv 

avait ete abandonne pendant tout le Moyen P]mpire et remplace dans ces deux 
mots par le signe \^*. II est repris par exemple : 

1. 5. 25. 31. 37. 38. 60. 61. 62. 63. 109. 112. 

1. 60. 63. 

1.69. 70. 71. 159. 168. 

Dans ces exemples c'estl'ortliographe ancienne des Pyramides qui est retablie'' : 
le rond y remplace [^^^ (de venu ^) et ^ . 

L'emploi de ce rond O recoit meme un developpement nouveau. Par analogie 
il remplace encore d'autres etres vivants eonsideres comme plus specialement 
dangereux : 



O C^ ooo 

o 



Substitut nouveau atix deux determinatifs ^ et _^ . De lä Teiiiploi aiiünnal du sijfue | dans 

ce role. 

') Celui-ci malheureusenient tonibait en poussiere et n"a pu etre transporte au Musee du Caire. 
— '■') V^oir plus haut p. 48. — ^) Voir plus haut p. 18. — ■*) Voir plus haut p. 51. — '') Cf. j)Ius 
haut les exemples des pyramides p. 19. 



64 P. Lacau: Suppressions et inodifications de signes dans les textes funeraires. [51. Band. 

III 1. 43 pour ^ 

u 1. B6 pour üinji' 

Beaucoup d'autres papyrus funeraires de la meme cpoque ont procede de 
menie au moins pour les mots '^ et ^. o. Par exemple parmi les manuscrits 
collat.ioniiös par M. Naville dans son edition du Totenbuch je citerai Aa. 

2" Dans cette meme tolle de Thoutmes III les couteaux semblent avoir öte 
supprinies'. 

3° Enfin M. Navh.le dans son edition du Totenhuch a remarque que l'oiseau 
du mal "^^ ötait supprime dans certains papyrus ' {Einleitung p. 77), par exemple 
dans C6 (tolle de Thoutmes). Ici encore 11 s'agit d'un signe de caractere funeste. 

4° II faut Sans doute rattacher k la meme Idee le remplacement du signe 
de la negation _n_, par sa lecture ^ww^ . Ce remplacement, tres frequent precisement 
dans les papyrus funeraires, est pour ainsi dire inconnu ailleurs. II a ete Signale 
par M. Naville dans sa description des papyrus du livre des morts : Aö, Ai, 
Cjb (toile de Thoutmes III). 

5° Le remplacement de ^ — ^ par .= — d tient-il a la meme cause. II est tres 
frequent et a ete egalement signale par M. Naville. 



Nous ne poursuivrons pas cette recherche. II existe sans aucun doute beau- 
coup d'autres modifications graphiques ayant meme origine. Et dans l'examen 
de Celles que nous avons constatees ici bien des points demanderaient a etre 
precises. II faut conclure : les Images sont des etres vivants doues d'un pouvoir 
magique. Certains signes qui representent des etres dangereux ou impurs peuvent 
donc nuire au mort. Inversement le contact du mort peut profaner les Images 
des dieux. Ces deux principes ont influe etrangement sur tout le Systeme 
graphique quand il est employe dans le tombeau meme. 

En Egypte l'idee religieuse est partout : 11 est interessant de la voir mo- 
difier gravement jusqu'ä l'orthographe des mots. 

Paris, Janvier 1912. 



') Seul le serpent Apophis constitiie im danger, les autres serpents j ü^ et ^|) sont re- 
devenus de simples lettres. 

■■') II s'agit ici d'iin objet dangereux par son nsage, et non plus d'un etre vivant. 11 
faudrait examiner .':i d'autres objets analogues (les armes par exemple) ont donne lieu a la 
meme suppression. — ^) Peut-on les grouper ces exemplaires par epoque, par atelier, d'apres 
les fonctions du mort (pretre), etc., autant de questions (]ui se posent et (pie je n'exanu'ne pas 
en ce moment. 



W. Spiegelberg: Eine Urkunde über die Eröifnung eines Steinbruchs. 



65 



Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs unter 

Ptolemaios XIII. 

Von Wilhelm Spiegelberg. 



Hierzu Tafel I- 



-TTI und 1 Abbildung. 



Im März 1911 erzählte mir Hr. Legrain in Luksor von einer längeren demotischen 
Inschrift, die er im Gebel Schech el-Haridi, etwa gegenüber Tahta, gesehen 
und aufgenommen habe. Gleichzeitig übergab er mir in freundlichster Weise 
seine photographischen Aufnahmen und Kopien des Textes. Waren diese auch 



.^^^ 




nicht so, daß sie ein restloses Verstehen der Inschrift ermöglichten, so ließ 
sich doch bereits der wesentliche Inhalt erkennen, und danach wurde in mir 
der Wunsch rege, größere Photographien und vor allem Papierabdrücke zu er- 
halten. Durch die gütige Vermittlung von Ludwig Borchardt ist dieser Wunsch 
in der schönsten Weise erfüllt worden, nachdem die Inschrift von den HH. 
Dr. Abel und Regierungsbauführer Breith glücklich wieder aufgefunden worden 

Zcitsfbr. f. Äijypt. Spr., 5]. Band. 1913. 9 



66 



W. Si'iEGELBERG : Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. [51. Band. 



war\ Sie befindet sich etwa eine Viertelstunde südlich von dem Dorfe Chizen- 
darije etwa bei dem Buchstal)en m in dem Ortsnamen SawamaJi der Baedeker- 
karte, die aber Chizendarije etwa 1 cm zu weit nördlich gibt — auf halber 
Höhe der steil in den Fluß abfallenden Felswand. 

Die LEGRAiNSche Photographie ist vom Eingang des Steinbruchs aus nach 
Norden genommen. Der Steinbruch selbst geht etwa 15 m tief in den Felsen 
ein. Auf einem ausgesparten Mittelpfeiler, dem nördlichen der beiden Mittel- 
pfeiler gegenüber, steht die Inschrift. Ihre Unterkante ist etwa B m über der 
tiefsten Stelle des Schuttes, der den Boden in unbekannter Höhe bedeckt. Der 
demotische Teil ist 1,65 : 0,65, die obere Szene 3,50 : 1,50 m. 

Man sieht, es war nicht leicht, von dieser Inschrift ausreichende Photo- 
graphien und Abklatsche zu erhalten, und so bin ich den genannten Herren 
zu besonderem Danke verpflichtet, daß sie unter Zuhilfenahme eines Gerüstes 
die demotische Inschrift so aufgenommen haben, daß nun eine sichere Grundlage 
für eine Entzifferung gewonnen ist. Dem eigentlichen Entdecker der Insclirift, 
Hrn. Legrain, möchte ich aber auch an dieser Stelle meinen herzlichsten Dank 
dafür sagen, daß er durch seine uneigennützigen Mitteilungen die Inschrift der 
Wissenschaft erschlossen hat". 

Leider ist die Aufnahme des hieroglyphischen Teiles, d. h. die Darstellung, 
nicht so geglückt, daß die begleitenden Inschriften lesbar sind. Aber für sie 
konnte ich die Kopien von Hrn. Legrain benutzen, die ich im folgenden aus- 
giebig verwendet habe'. 

Links ist der König mit der l)()})pelkrone dargestellt, in der linken Hand 



hält er 



Über ihm steht: O^ 







WM 
PPP 



Die Kartuschenreste ergeben also in Verbindung mit der demotischen 
Datierung die Namen des Ptolemaios XIII. Der König erscheint vor folgenden 
fünf Göttern: 

1. Min 



d) oben j^ 



h) unten /\ J 



^ 



') Die folgende Sitnationsschildernng hält sich in der Hauptsache an den Bericht von Aukl. 
— -) Eine kuize Notiz über unsere Inschrift hat inzwischen Daressy in Sjjhinx XVI S. 181 
veröffentlicht. — ^) Ich liabe die Lesungen nur hier und da zum Teil nach der Photographie 
berichtigt und durcli Punktierung bezeichnet. In der Hau])Lsacl)e habe ich inicli an die LegrainscIic 
Kopie gehalten. 

O IczzD 



Lies etwa 



1913. J W. SriiXiKi.nK.iu: : Kiiic l rUmulo iil)(>r die KriHTiuinj; eines Steiiil)nielis. 



2. Horus 






u) oben 


^ 


/l 




%'^a\ 


c : 




m 


D © 




^-^ 


1 — i 




J1 


< — >? 






3. Isis 






(i) oben 


II 





67 



/>) unten 



*) Wohl 



II 

II 



h) unten 



c 



,^ 



,^ 



i G 

11 



4. Eine Form des jungen Horus (mit Jugendlocke) 
n) oben '^ ^\\\\ h) unten 



,^ 



^^ 



i^ 



o D 



5. Triphis (löwenköpfig) 
d) oben 






SorJili 



6) unten 






f) Siehe Nr. 9 des 
Kommentars. 



II 



II 



r\^^^ 



Ptolemaios XIII. opfert also liier den Göttern des panopolitischen Gaues, in 
dem der Steinbruch liegt, von dessen P^röffhung die folgende demotische In- 
schrift Kunde gil)t. Ich reproduziere sie photographisch (Tafel III) und nach dem 
Abklatsch im Maßstab von 1:3. 



TK U; 



') Ist Ttcidj etwa mit ko^-xi -kleiii" identisch? Vji;l. ;uich das weihHche N. pr. o> ^^ 
(verb. statt '^^) ^j) Cjf (GoLF,Nisnu:iF, KataL Ermitage S. 21) und || 1 ^^ ^ auf einem Sarg- 
deckel (!'), den ich im Januar 1903 hei dem Händler Nahman in Kairo sah. 

9' 



68 W. Spiegelberg: Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. [51. Band. 

Die demotisehe Inschrift. 
Umschrift. 

1 Hspt X/(?) n Pr-^^ <^nh wd? snb Pilum[i]sp^ ntr-hwn hurte ^bd{?) I pr-t (sw) VII(?) 
[^y(?)A^ (?)] MJn p/ ntr ^/ rmf mn Uj 

2 SIT dt m-bSh Mjn pS ntr cy Hr sntm ^b hrj{?) ntr-w pi ntr «'/ ^s-t ti ni} '^)-t 

t^ ntr-t <^i-t ^rm n^ ntr-w nt htp 
^^rm=w ^rm P^-si n t^ he-t P^-sl s? P)-<^1<^1 p? shn n Mjn p^ ntr ("Z p^ shn n 

// rpi-t t^ ntr-t ^,'-t ^ 

4p/ 7nr-sn n p^ bk p^ snins p^ srtikus n t? kh? Jffn-Mj'n p? ts n Hb Whe 
5jrm P^-tj-Mjn 5/ P^-§i p-f srj p? snins pS shn n t) rpi-t t^ ntr-t <^?-t ^rm 

Pn{?yt^-rppt p=f{?) sn 
^ p^ {?)hr-hb (?) n t^ rpi-t tl ntr-t <^ht ^rm Puris s/ Pl-^l^l pi snins ^rm. Klnts 
7 5/ P^-(^l(^l p? snins ^rm Hrmi^s s^ P^-(^l<^l p> snins n=/ sn-w ^rm n-w hrte 
^^rm rrnt nb nt mtu=f tr=w wwf a tH Jf-t tj n tl ni^-t (^H a mte 1i,i-t(^)'f tw=f 

^r-w "^p-t n-^rri'S m-b^h 
^ Mjn-R'^ nb ^pw p^ ntr ^/ ^rm ni ntr-w nt htp ^rm-f ^a' Mjn jd/ ntr <'> ^rm 

ni ntr-w nt htp ^rm*f^ sp\=w sw (?) n (?)] sp nfr e tb (?) pr-^wn ff srnn ^<^ [dt\ ^ 
Wjiü py=/(?) hb nfr(?) rt hr=f{?) (n) Pr-Pr-^,' h-t-ntr Hn-Mjn p>' Vpi n t,'-rpi-t 

^rm nhf hrte nhf sn-w s^<^ dt sh H'^p-mne{?) 
^'^sh P^-'^l<^l S) Twt p? mr knb-t nt wbe p> hi h-t-ntr Qn-Mjn rn^iv mne sV'' dt 

Übersetzung. 
l»Im Jahre 11(1) des Königs [71/70 v. Chr.] Ptolem[aio]s, des Gottes- 
Jünglings, (am) Feste {kopTY\){2) des 7. (?) Tybi(?)(3), [dem Feste des] Min, 
des großen Gottes. Sein Name bleibt hier 

2 bis in Ewigkeit vor Min, dem großen Gotte, (vor) Horus, dem Herzens- 
erfreuer(4), dem Herrn (?) der Götter, dem großen Gott, (vor) Isis von der 
großen mV-^(5), der großen Göttin, und den Göttern, welche mit ihnen wohnen, 

3 und (vor) dem Agathodaimon des Steinbruchs (6) — Psais, Sohn des Pe-alal(7), 
der Verwalter (8) des Min, des großen Gottes, der Verwalter der Triphis(9), 
der großen Göttin, 

*der Lemesche-Priester des Sperbers (10), der (Tu77£v>ic(ll), der (TTpocTYiyoi; 

des Distrikts (12) von Chemmis (Panopolis) (und) des Gaus von Hibis und 

der Oasenstadt (13), 
5 und Peteminis, Sohn des Psais, sein Sohn, der a-vyyevyig, der Verwalter der 

Triphis, der großen Göttin, und Patriphis, sein Bruder, 
öder Vorlesepriester (?) (14) der Triphis, der großen Göttin, und Pollis(?), 

Sohn des Pe-alal, der (rvyyevYjg, und Kolanthos, 



') Offenbar ist das zwischen <^ ) stehende Dittojj;raphie. Vielleicht ist durch den von mir 
a gelesenen Strich darauf hingewiesen. — ^) Nicht mehr auf dem Abklatsch, aber gewiß in 
dem Original. 



1913. 1 W. SiMKGELHKRc : Eiiic UrUiiiidc iilx-r die Krünnuiig eines Stciiibi'ucli.s. 69 

7 Sohn des Pe-alal, der cuyyevr'c, und Herrnias, der Sohn dos Pe-alal, der 
(TvyyevYi<;, seine Brüder, mit ihren Kindern 

8 und allen seinen I>euten (15). Kr hat diesen (1()) Steinbruch liier geöffnet (17) 
fur(?) die große nU-t{^), indem sein Herz zustimmte'. Ya- ließ darin ar- 
beiten (18) vor 

^Min-Re, dem Herrn von 'jow)(19), dem großen Gott, und den Göttern, 
welche mit ihm wohnen. Sie belohnen ihn mit einer schönen Belohnung (20), 
wegen des Ladeplatzes (21), der auf ewig befestigt ist. 
WUnd sein schönes Werk (22) ist fest (23) mit ihm (am) Hofe, (im) Tempel 
von Chemmis (und im) Tempel der Triphis mit seinen Kindern (und) seinen 
Brüdern bis in Ewigkeit. 

Geschrieben von Phimenis(?). 

11 Geschrieben von Pe-alal, dem Sohne desTotoes, dem Vorsteher der Akten (24), 
welcher über (25) die Ausgaben (26) des Tempels von Ghemmis gesetzt 
ist. Ihre Namen bleiben bis in p]wigkeit. « 

Kommentar. 

(1) Die Lesung des Einers ist unsicher. Für 9 steht das Zeichen zu hocli, 
ZU 5 stimmt der Kopf nicht recht. Ich denke an die aus , entwickelte 
Form der Zahl 1. 

(2) Zu diesem griechischen Lehnwortc siehe mein Petubastisglossar Nr. 249. 
Unsere Schreibung hurte ist die einzige, welche den Vokal an derselben Stelle 
zeigt wie das griechische koprY^. Sonst geben die demotischen Formen etwa 
herote wieder'. 

(3) Das Datum des Min-Festes ist leider nicht sicher zu lesen, wie ja auch 
die Ergänzung der Lücke nur problematisch ist. Ich habe mich zu meiner 
Lesung dadurch verleiten lassen, daß ein Fest des Min am 7. Tybi bekannt ist^ 

(4) Dieses Epitheton des Horus^ ist auch sonst aus Texten von Achmim 
bekannt, so Stele Kairo 22141 (ed. Ahmed Bey Kamal) Tafel 41, wo ein 



Pl"^ genannt ist, und ähnlich PSBA. IX (1887) S. 362/63. Rec. IX S. 92 er- 
scheint unter den Göttern von Panopolis hinter ^p ^ ^^^ ^^^ Ä \ ^ § ^^^^ V 

(5) Die Bedeutung von (s^^^^Ö nU{-t) i^^^t an allen mir bekannten 
Stellen' dunkel. In Pap. Spiegelberg 12, 13 steht es auch in Verbindung 
mit Isis. 



') D.h. aus freier Entschließung. — ^) Siehe Griifith, Stories S. 84. — ^) Ukucsch, Diel.. 
;eogr. 1363, V und dazu Ägyptologie S. 362, vgl. auch Thesaurus 472. 



*) Vgl. dazu V^J]^37r^Y Pap. Harris 10,14 usw. 
'') Siehe petubastisglossar Xi'. 190. 



70 W. 8riEGELBERG : Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. [öl.Bjtnd. 

(6) ^-=>(1^ he-t ist die aus vielen demotischen Steinbruchinschriften 
(Silsile, Kertassi usw.) bekannte Schreibung für das alte "^ Iß-t »Stein- 
bruch«. Auch P>-si n t) he-t »der Agathodaimon (genius) des Steinbruchs«, 
also dessen Schutzgottheit, begegnet häufig' in den demotischen Steinbruchs- 
inschriften. 

(7) Dieser Eigenname findet sich ohne Artikel als <'/<'/ in Revue egypt. III 
S. 2 (autographierter Text) und Pap. Berlin 9112, 10. 

(8) Zu dem Titel shn, dem einmal (ppovri(jTY\>;, der Titel eines priesterlichen 
Beamten", entspricht, A^ergleiche meine Bemerkungen bei Gkadenwitz, Erbstreit 
aus dem ptol. Ägypten S. 53. 

(9) Über diese Göttin siehe außer demotischen Studien I 30* Gauthier, 
Bulletin Inst. III, 165 ff. Ich möchte hier nachtragen, daß Rpj-t {&pi(pig) mehr- 
fach als die Totengöttin von Panopolis erscheint, so Stele Guimet 42 (ed. Moret) 

J| T\ Tw-IJd^© ''Rpj-t: Auge des Horus, im Westen von Panopolis« 

und ähnlich Petrie, Athril)is (passim) ^rx ^' T ^ • ^^^ ^^^ ^^^ beiden 

Stellen löwenköpfig dargestellt, und so erscheint sie auch in unserer Inschrift 
ganz rechts als f\^ ff ^^, wenn ich die Abschrift von Legrain richtig emen- 
diert habe. 

(10) rnr ms<^ = AcMHHiye, eigentlich »Truppenführer«, ist hier, wie z. B. auch 
Pap. Kairo 30ß05, 3. 31179,4, ein Priestertitel, und vermutlich ist auch der 
von Griffith (Rylands Pap. S. 234, 6) richtig hierhergezogene \e\xEi(ju in Pap. 
Tebt. I Nr. 122 ein Priester. Hier ist er ein Kultbeamter des heiligen Falken, 
in welchem man vielleicht das heilige Tier dos obengenannten Gottes Horus 
zu sehen hat. 

(11) ^ /wvA^ |] q (ö /wvwv (1 (] (2 'o^'l r^'''^ snjnis ist eine bemerkenswerte Wiedergabe 

des Titels (Tu^yei-ijc mit der auch sonst belegten Wiedergabe des erweichten 7 
durch y*. Diesen Rangtitel führen hier außer dem Dedikator unserer Inschrift, 
dem Strategen Psais, auch seine drei Brüder sowie sein Sohn Peteminis. Das 
sieht fast so aus, als ob dieser Titel, der mit der Stellung des Strategen eng 
verknüpft ist, sich wie ein Adel vererl)t hätte. 

(12) Zu der geographischen Bezeichnung "^ M ^^ r^ n ^^^ 



ti kh) Hn-Mjn »der Bezirk (od. ä.) von Chemmis« vergleiche meine Bemerkungen 
in Recueil XXVI (1904) S. 162 und Griffith, Demotische Rylands Papyri S. 233. 
Der ganze Ausdruck hat sich noch im koptischen TKÄ.£-igAHti (Zoega, Katal. 76, 38; 



') Z.B. Inschriften von Gebel Silsile. — ^) Siehe Otto, Tempell S. 164. — •^) Zu diesem 
lüpitheton der Triphis vergleiche Sethe, Untersuchungen zur Gesch. Äg. V S. 153. — '') Siehe 
Gradenwitz, Ptol. Erbstreit S. 56 und S. 93 dieses Bandes der ÄZ. — Übrigens gibt es auch 
eine ägyptische Übersetzung des Titels .'in n mhui-t n Pr-cs »Bruder der Familie des Pharao-. Siehe 
Möller, Totenpap. llhind, (xlossar Nr. 156. 



1913.] ^^'. Si>ikgki.hkrg: Kiiie Urkiiiulr iilxi' die Eröffnung eines Steinbruchs. 71 



Crum\ Djeme 99, 4. 49) erhalten. Was die geoi>raplnsche "Bedeutung anlangt, 
so mag darauf hingewiesen werden, daß niehrfacli der Ort iwi/tc (ägypt. P>-swn, 
kopt. ncooTii) als »in dem Bezirk von Cliemmis« {/ju t^ kh Hn-Mjn) gelegen 
erwähnt wird'. Da dieser Ort, wahrscheinlich identiscli mit dem lieutigen 
Ha.ssuna' (^^-^iT), auf dem linken Nihifer lag, so wird man auch hier den »Di- 
strikt von Cliemmis« vai suchen haben. Dazu stimmt weiter gut, daß hier bei 
Sohag (s. unten) noch heute der Ausgangspunkt einer alten Karawanenstraße' 
liegt. Sie führte zu den Oasen, die dem Strategen Psais zusammen mit dem 
erwähnten Distrikt {t> kh Qn-Mjn) unterstanden. 

(13) Hb und Whe sind zwei Städtenamen. Der erstere --^^ ^^^ ,,^ ist wohl'' 

eine Schreibung des alten Hb, dem bekannten Namen der Hauptstadt der Oase 
Kl Charge, dem heutigen El Hibe, dem I^Stc der Griechen. »Der Gau von jfiTi« 
entspricht ganz dem '1/3/t>]c voixÖq, Pap. Grenf. II 08 ff.''. In dem zweiten Orts- 
namen i^ [ (? ^ whe steckt das Wort für Oase. Doch ist hier, wie das De- 



terminativ lehrt, nicht das Appellativum, sondern ein Stadtname gemeint, d. h. 
die "OccdK; TcAts bei Herodot III 18. in der ich die auch n ^^ _ s-t-w'^h-t ge- 

schriebene Hauptstadt der Oase YA Dachle sehen möchte. So sind hier wie schon 
in älterer Zeit*" die beiden Hauptstädte der Oasen El Charge und El Dachle zu- 
sammen genannt, welche die südliche Oase bilden und der Oasis major der 
Klassiker entsprechen. 

Somit war Psais »Stratege eines Distrikts von Panopolis (Achmim) und 
des Gaues der großen Oase"«. Das wäre griechisch etwa *(jrpoLrY(yo(; tv\q Xsixi^euüc 
ixepi^o<; x,xl tov vo(j.cv 'oücreux; MeyüXYic;^^' . Wenn man sich erinnert, daß noch heute 
von Achmim aus eine alte Karawanenstraße zu der Oase El Charge führt, so ver- 
steht man die administrative Vereinigung der genannten Gegenden. Der Ausgang 



') In dem in K&.g^-igAiin gelegenen Ortsnamen '^eK*^'^prTO-y, var. -iviKTiikTpinoT, steckt natiii'- 
lich der Name der Göttin Triphis. — ''') So abgesehen von der l)ereits Deinot. Studien I S. 71* 
Nr. 520 erwähnten Stelle Harfner 82, auch Mumienetikett Kopenhagen Nr. 2, Berlin 10568 (Nr. 13 
ed. Möller), 10626 (Ni-. 20 ed. Möller). An letzterer Stelle entspricht ihm o nm'07ro?.((V*jc) voiA-ce, 
ähnlich 37 o llm>o7ToXstTYi<:. — ^) Siehe GArriiiER, Bulletin Inst. d"arch(''ol. IV (1905) S. 72/73 und 
X (1912) S. 112. 

■*) Die llauptkarawanenstraße fülu-te, worauf mich Sieindorfi- freundlichst hinwies, von 
Abydos (This) nach El Charge. Sie ist zuerst im M. R. (Schäfer, ÄZ. 42, S. 126/27) nachweisbar, 
existierte aber bereits in der Frühzeit, wie auidi Schäfer vermutet. Dafür sprechen auch nacli 
Steindorff die Weingärten der thinitischen Könige, von denen viele in der großen Oase gelegen 
haben werden. 

■'') Auffallend ist der Wechsel von h und /«, der erst in der römischen Kaiserzeit (z. B. in dem 
Magical Paj).) häufiger ist. — ") Siehe dazu Wilcken, Archiv für Pajjyruskunde IV S. 469. 

") So wohl auch in der Schreibung i^ | fXI ü "^ I ^ *^^^ Mag. Paj). Nr. 216. 

^) Siehe Kecueil XXI (1899) S. 18. — '•') Daß die Oasen eigene Gaue bildeten, ist aus 
Ptol. IV 5, 61 und Plinius 5, 9, 9 bekannt. — '") \\gl. auch den späteren (68 n. Chi'.) Titel Tr^a-rr/c; 
0((rsojc; (-Jyi/BmÄoc, Diitenh., liisci'. sei. Nr. 6(59. 



72 W. Spiegelberg: Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. [51. Band. 

der Straße lag natürlich auf dem linken Nilufer, also Achmim gegenüber, viel- 
leicht bei dem heutigen Orte Sohag\ Auf dem Westufer wird man ja nach 
den obigen Erörterungen auch t^ kh Hn-Mjn »den Distrikt von Chemmis« zu 
suchen haben. 

(14) Die Lesung ist mehr als zweifelhaft. Auch an die Petubastisglossar 
Nr. 497' besprochene GrujDpe könnte man denken, in der übrigens Griffith den 
Titel hr-hh vermutet hat. 

(15) mÜ ptoM€ IHM eTÜTd^q THpoT uud »alle Leute, die bei ihm sind^«, 
ganz entsprechend der griechischen Wendung xou ol avrov ttuvtsg. 

(16) Dieselbe Schreibung von t>i auch Petubastisglossar Nr. 127 und an 
den dort genannten Stellen. 

(17) ivn oircon »öffnen« mit e auch Demot. Proph. 3, 2, 1 Kh. 3, 35, wie 
es auch im Koptischen häufig, z.B. Sap. 10, 21, Zoi-:GA 556, Schenute 37, 1, 
konstruiert wird, tvn ist der alte Term. techn. für die Erschließung eines Stein- 
bruchs, z. B. LD. III 3, 2546-. 

(18) ^p-t ist auch sonst in demotischen Texten von der Steinbruchsarbeit 
gebraucht, z.B. LD. VI 69 Nr. 169. vgl. auch Demot. Proph. 5, 18 (ter). 

(19) Zu diesem Stadtnamen, der hier (||,|?©? geschrieben ist, siehe Brugsch, 
Dict. geogr. 19. Denselben Gottesnamen zeigt z. B. die Achmimer Stele Rec. 
IX 92 T^f)^©- 

(20) Es scheint hier die Wendung vorzuliegen, die mir aus dem n. R. aus 
folgenden Stellen bekannt ist: Rec. XXXII (1910) S. 180/81 ()^^^^r^ 

1^ ^1 ^ ^^ ^U^ J^l """^ '^^''^'''^ ^^^ ""'* ^^"^ Variante ^^ 

n ^T i\ »ich gebe, daß ihn die Götter .... mit einer schönen Belohnung 

belohnen«. Danach möchte ich auch PSBA. XXXI (1909 Januar) Tafel 1 lesen 

n" r\\^ "^ m. '^ \^n I ''^^^ ' " ^^S^ ^*^^^ Amon mit einer schönen Be- 
lohnung belohnen!« An der in den Übersetzungen gegebenen Bedeutung ist 
kaum zu zweifelnd 

(21) Lese ich richtig , [j ^^ ^mn, , so wäre o7x,og cpopriov »Haus der Schiffs- 

last« zu übersetzen, wenn man für ^wn (Verl)um in Zeile 8) die Bedeutung 
des koptischen Derivates is.o-ir€m gelten läßt, die ich jetzt, abgesehen von Demot. 



') Die von Brugsch geleitete Reise narh der Oase El Charge brach von Sohag auf. Siehe 
Brugsch, Reise nach der großen Oase S. 2. — ^) Vgl. dazu weiter Demotische Studien V S. 25 
Nr. 3. — ') Auch sonst in demotischen Inschriften und ebenso /. B. IKh. 4, 7. 8. — *) Dunkel ist 
sp n/r in Pap. Berlin 8351 IV, 6. 

") I sieht ganz so aus wie in der folgenden Zeile. Daß nicht an wn "öffnen« zu denken 

ist. h'hi-t der Vei-gleich nu't dieser Gi-uppc in Zeile 8. 




es 



zn 



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3 

r/2 

03 



X 

o 



?rj?75kLse&' 




es 



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o 



O 

G 
O 
> 



(V 

5 



Tafel III. 











^!^?fi 







lue (Icmotiselie Kt'UnisoliriH vnii (iehel .Schrcli ui Uaridi nach ilem PapiciainiriKk. 



2ft«;hr, f. Ägjfpi. Spr., ji. E«iid. 1911. 



Verbg: J. C. Hinrichi, Lcipii» 



191o.| W. Simegelberg: Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. 73 



Prophez. Rucks, all, auch aus einem unverölTentlicliten Ostrakon^ des Berliner 
Museums 12978 (aus Elephantine — Rom. Kaiserzeit) nachweisen kann. Sonst hat 
^wn im Demotischen die Bedeutung «Fahrt« (xotToiTrAouc"), die hier nicht passen 
würde. Danach würde also der Stratege Psais, der den Steinbruch öffnete, gleich- 
zeitig auch am Nil eine Hafenanlage geschaffen haben, um die Steine bequem 
verladen zu können. 

(22) Zu hl) ^cofi »Werk«, »Arbeit« von Bauarbeiten sielie Bkugsch, ÄZ. XXVI 
(1888) S. 65. Als Substantiv ist es vor allem aus Mag. Pap. (Index Nr. 560) 
bekannt. 

(23) )'t ist altes '^) rd in der Bedeutung »dauern«. Das »mit ihm« 
soll wohl auf den Namen gehen. Vgl. dazu etwa Urk. IV 131. 1H4 "^j 



(24) Der Titel' ist mir neu und bezeichnet wohl einen liöheren Kanzlei- 
beamten, hier den Schreiber, welcher den Text dieser Inschrift redigiert hat. 
Im übrigen siehe die Schlußbemerkung dieses Aufsatzes. 

(25) Die Lesung dieses Titels ist mir nicht geglückt, doch muß er nach 
dem folgenden einen Finanzbeamten der Tempelverwaltung bezeichnen. 

(26) Zu dieser Wendung und der hier vorliegenden Bedeutung von o-ySie. 
siehe Rec. XXVI (1904) S. 162 und Rylands Pap. 245, 9. 

Inlialt. 
Der obige Text ist eine Denkschrift auf die Eröffnung eines Steinbruchs, 
wie sie in Ägypten von alters her^ üblich waren. Der feierliche Akt vollzieht 
sich hier in Gegenwart des Strategen als des Chefs der Gauverwaltung, der 
hier wohl auch als Vertreter des Pharao steht, dem nach ägyptischem Staatsrecht 
als Herrn von Grund und Boden auch die Steinbrüche gehören \ Das Verwaltungs- 
gebiet des hier genannten Strategen Psais umfaßte den Gau von Panopolis oder 
doch einen Teil (den Westdistrikt'?) desselben'' sowie die südliche Oase (Oasis 
major). Für seine Familie ergibt sich aus der Inschrift folgender Stammbaum: 



') Dort ist in einer Rechnung w( Jwin Ssti (= orÄ.OTein. ccht) »eine Schiffslast Ei-de« erwähnt. 
Sollte auf dieses ».o-yeiu »Schiffslast« und wohl auch allgemein »Last, Ladung« das griechische 
ctuct>Aov var. ctvMiXtov zurückgehen, jenes beim Transport von Erdmassen genannte Raummaß, das 
nach JoDQUET (P. Lille I 8. 15) einen Wih-fel mit einer Seite von zwei Ellen darstellt und nur 
eine andre seit der römischen Kaiserzeit übliche Bezeichnung des vavßiov (Smyly, P. Petr. III, 347) 
zu sein scheint. Der Wechsel von w nnd ov ist auch sonst (s. Mayser, Gram. Pap. S. 99) bekannt. 
Unter dem Einlluß der aus den Maßbezeichnungen (Iviov, ixwiov, vavßiov (s. Mayser, a. a. O. S. 37 
bis 38) bekannten Endung -lov ist dann aus *awin-ion durch Dissiniilatioji *auiilinn ge\vord(Mi. 
Diese letztere Erkläiung verdanke ich Enno Lfftmann. 

^) Siehe Hess, Rosettana zu Zeile 10 (S. 57). — ^) Vgl. etwa den Titel sh knb-t »der Akten- 
sclu-eiber« in Pap. Carnarvon 1 und II, sowie Revue cgyptol. III, autographischer Text zu S. 2 (bis). 
— ■•) ^'gl. etwa die Inschriften von Maasara, Lepsus, Denkmäler III 3a (Breasteü, Records II 
§ 27). — '■) Siehe ErrzLER, Steinbrüche und Bergwerke im ptolemäischen und i-öiniselieii Agypt(Mi 
S. 56ff. — «) Siehe oben S. 71 unter (12). 

Zeitselir. f. Agypt. Spr., 51. Band. 1913. 10 



/4 W. Spiegklberg: Eine Urkunde über die Eröffnung eines Steinbruchs. [51. Band. 



Pe-alal 

(ö"U77ev»)i??) 



Stratege Psais 




Pollis 

(cru77£vv;,c) 



Kolanthos 

(cru77svyi?) 



Hermias 

(crt;77£i/y)c) 



Peteminis 

{(TvyysvYjQ) 



Patriphis^ 



Von dieser Familie ist vielleicht — aber mehr als eine Vermutung kann 
das nicht sein — der I^etztgenannte auch aus einer griechischen Besucher- 
inschrift in Philae' bekannt, auf welche mich Hr. F.. v. Druffel freundlichst 
hinwies. Der Urheber des betreffenden 7rpocrxuv>]|u:6 ist ein fG"u]776i/>i? y.ou crT[pu- 
rviyoc] Tov nuvo7ro?JTov mit Namen no£i'/cr[>'.ocl. Der Mann führt nlso die charak- 
teristischen Titel des Psais, mit dem aber sein Name nicht identiscli sein kann. 
Dagegen wäre das für den Namen des Sohnes Peteminis möglich, weil wir 
mehrfach^ nocvi(TKog als griechische Übersetzung des ägyptischen Namens Pete- 
Min nachweisen können. Nur müßten wir annehmen, was zwar nicht sicher 
aber doch recht wahrscheinlich ist, daß Peteminis Paniskos Amtsnachfolger 
seines Vaters wurde. Sollte diese Kombination richtig sein, dann würden wir 
für die griechische Inschrift als Terminus post quem das Jahr 70 v, Chr. haben, 
und dem widerspricht, wie mich Bruno KEn> freundlichst belehrte, die Form 
der griechischen Buchstaben nicht. 

Ich habe in dem Stammbaum jeweils den Titel GvyysvYic hinzugefügt, um 
die obige Vermutung zu illustrieren, daß er hier als eine Art Erbadel gebraucht 
ist. Danach hat Pe-alal diesen Rangtitel auf seine vier Söhne, und von diesen 
hat Psais ihn wieder auf einen seiner Söhne vererbt. Auf Grund der Familien- 
namen, vor allem aber der Priestertitel, darf es als sicher gelten, daß der Stratege 
Psais ein Ägypter war, ein weiterer Beleg dafür, daß in dieser Zeit auch höhere 
Stellen mit Ägyptern besetzt wurden ^ W^eisen schon die Eigennamen (Psais, 
Patriphis, Peteminis und Kolanthos) auf den Gau von Panopolis\ so steht diese 
Beziehung durch die Inschrift selbst außer Zweifel. Dabei soll die P^rwähnung 
des Gottes Min allein nicht in die Wagschale fallen, denn er wird als Herr der 
Wüste und der Wüstengebirge auch sonst häufig in den Steinbruchinschriften 
genannt. Aber die übrigen Götter der Darstellung und der Inschrift zeigen 
klar, daß Min hier als der Gott der Stadt zu betrachten ist, welcher die Familie 
des Strategen angehört. 

') Da bei ihm der Vatersname Pe-alal fehlt, so ist er nicht als Bruder des Psais, sondern 
des Peteminis zu betrachten. — 2) CIG. 4897 =: Letronne, Rec. II Nr-. 97 = LD. VI 85 Nr. 219 
bis 220. — 3) Siehe Demot. Studien I Nr. 161, ÄZ. 44 (1907) S. 131. — ") Vgl. dazu Wii.cken, 
Grundzüge I, Teil I S. 22. — '") Vgl. die betreffenden Eigennamen in den Mumienetiketten von 
Achmim, Demot. Studien 1. 



1913.] W. Spiegelberg : P^ine Urkunde über die Erölfnung eines Steiiihruciis. 75 

Die Erwähnung der panopolitanischen Götter hat aber wolil nocli einen 
andern Grund. Wenn in Zeile 10 auf das «schöne Werk« des Strategen am 
Palaste und in den Tempeln des Gaues von Chemmis hingedeutet wird, so darf 
man wohl daraus schließen, daß diese Bauten in Zusammenhang mit dem hier 
geöffneten Steinbruch standen, der ja nicht sehr weit von Achmim entfernt 
liegt. Nun wissen wir durch die Grabungen von Fi.inders-Petrie in Athribis', 
daß Ptolemaios XIII. dort einen großen Tempel gebaut hat. Sollte etwa dieser 
unter demselben Könige eröffnete Steinbruch für jenen Tempel Blöcke geliefert 
haben? 

Habe ich die zerstörte Stelle Zeile 9 riclitig ergänzt und recht verstanden, 
so hat der Stratege Psais den Steinbruch im Gebel Schech el-Hnridi nicht nur 
aufgeschlossen, sondern auch durch eine besondere Anlage für die bequeme 
Verladung der Steine gesorgt. So durfte sein Name hier mit Recht stehen. 
Unter den beiden Schreibern, welche mit ihm ihren Namen zu verewigen 
wünschten, wird der an erster Stelle ohne Titel genannte der technische Urheber 
der Inschrift sein, deren Text der zuletzt stehende Kanzleibeamte des Tempels 
entworfen hat. 



Neue Denkmäler des Parthenios, des Verwalters der Isis von Koptos. 

Von Wilhelm Spiegelberg. 
Hierzu Tafel IV und 5 Abbildungen. 

In letzter Zeit sind eine ganze Reihe von griechischen und demotischen Denk- 
steinen bekannt geworden, welche von Parthenios, dem Sohne des Paminis und 
der Tapchois geweiht worden sind. Er war ein ■K^oGjdjriQ "Xdihoq, demotisch 
rt ^s-t »Verwalter (od. ä.) der Isis«, der diese Stellung unter vier römischen 
Kaisern (Tiberius bis Nero) bekleidete, und zwar in dem Tempel zu Koptos, 
denn daher stammen zweifellos alle bisher bekanntgewordenen Denkmäler. 

Die bisher veröffentlichten Stücke, die sich fast alle in dem Museum zu 
Kairo befinden, sind die folgenden"": 

I. Kairo 9286 (hieroglyphiscb-griechisch). — Sandstein. 

MiLNE, Catalogue General Taf. II S. 29 mit der dort verzeichneten Lite- 
ratur [= Reinach -Weill Nr. B]. Sicher aus Koptos. 
Zeit des Tiberius (Jahr 8). 

') W. M. Flinders-Petrie, Athribis, London 1908. 

^) Ich habe nachträglich (siehe die Schhißbemerkung) die Verweise auf den inzwischen 
ei'schienenen Aufsatz von Reinach -Weill (Annales du Service des Antiquites de l'Jilgypte XII 
S. 1 flf.) in Klammern eingesetzt. Dort ist die Literatur zu den einzelnen Stücken vollständig 
angegeben. 

10* 



76 W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des Partlienios. [51. Band. 

II. Kairo 9268 (hieroglyphisch-griechisch). — Sandstein. 

MiLNE, Catalogue General 9268 S. 39 mit Literatur [= Reinach -Weill Nr. 1]. 
Zeit des Tiberius (Jahr 18). 

III. Kairo 22129 = 22199 (hieroglyplüsch-griecliisch). — Sandstein. 

MiLNE, Catalogue General S. 39 mit Literatur [= Reinach-Weill Nr. 2]. 
Zeit des Tiberius (Jahr 10). 

IV. Kairo 31101 (hieroglyphisch-demotisch). — Sandstein. 

Spiegelberg, Catalogue General S. 34 Taf. 7 [= Reinach-Weill Nr. 7]. 
Zeit des Tiberius (?) — Diese Stele ist vermutlich die in Petrie, Koptos 

S. 22 erwähnte (siehe meine Bemerkung a. a. 0.) und stammt daher 

aus Koptos. 

V. Kairo 31114 (demotisch). — Sandstein. 

Spiegelberg, Catalogue General S. 45 Taf. 10 [= Reinach-Weill Nr. 9]. 

Aus Kus(?)'. 
Ohne Zeitangabe. 

VI. Kairo 31146 (hieroglyphisch-demotisch). — Sandstein. 

Spiegelbeeg, Catalogue General S. 57 Taf. 17 [= Reinach-Weill Nr. 6|. 

Aus Kus(?)". 
Zeit des Claudius. 

VII. Kairo 31160 (demotisch). — Sandstein. 

Spiegelberg, Catalogue General S. 65 Taf. 20 [- Reinach-Weill Nr. 10]. 
Ohne Zeitangabe. 

VIII. Petrie, Koptos Taf.XXIP Text S.22 (hieroglyphisch-demotisch). Vergleiche 
dazu Spiegelberg, Catalogue General S. 35 [= Reinach-Weill Nr. 8]. — 
Sandstein. 
Zeit des Nero. 

Diesen Denkmälern des Parthenios kann ich jetzt einige weitere hinzufügen. 
Die beiden folgenden verdanke ich der freundlichen Mitteilung von G. Legrain. 



IX. Demotische Inschrift eines Tores von Koptos. 

Die nebenstehend abgebildete Photographie des Tores, welche mir Hr. Legrain 
gütigst zur Verfügung stellte, zeigt die Stelle, an der sich die Inschrift hoch 
oben über der Hohlkehle an der sie abschließenden Steinplatte befindet. Dieses 



') So auch nach den »fiches« Nr. 5407. Trotzdem ist diese Herkunftsangabe recht zweifel- 
haft, und nach dein folgenden durch Koptos zu ersetzen. — ^) Wohl ebenfalls irrtümlich ftir Ivoptos. 
— ^) Ebendort zwei weitere Fragmente von Inschriften des Parthenios. 



1913.] 



\V. Si'iKüKLUKRCi: NeiK! Denkmäler des l'ai-tlifiiios. 



77 




von dem Kaiser Claudius errichtete Tor aus Sandstein (?) ' ist nicht mit dem- 
jenigen identisch, dessen Weihung auf den Stelen 9208 (Nr. II), BllOl (Nr. IV), 
Hl 114 (Nr. V und Nr. XI) dargestellt ist, weil diese, soweit sie erhalten sind, aus 
der Zeit des Tiberius stammen. Man müßte denn schon annehmen, daß der Bau 
des Tores unter Tiberius begonnen und unter Claudius vollendet worden wäre. 



') Siehe jetzt Weill, Annales XI (1911) S. 129 über die Lage des Tores, das der bei- 
gegebene Plan mit Nr. 50 bezeichnet. Mein Artikel war übrigens bereits vor dem Erscheinen 
des genannten Aufsatzes abgeschlossen, auf den ich für die allgemeineren topographischen Fragen 
an dieser Stelle noch besonders hinweisen möchte. 



78 



W. Spiegklberg : Neue Denkmäler des Parthenios. 



[51. Band. 






Umschrift. 
J-Jr-Är(?)^ Tbris G]luiiiis Gisrs Sbstu Grmni[k]u ^utugrtu?' m-b^h Gb rp<^r n? 
ntr-w p} ntr <^^ nt tj f^nh n Prthnis S) Pn-Mjn mwi-f T^-p^-hui p} rt ^s-t «/<' dt. 



Übersetzung. 
»[Für{?) Tiberius C]laudius Caesar Sebastos Germanicus Autokrator. 
Vor Geb, dem Fürsten der Götter, dem großen Gott, welcher Leben gibt 
dem Parthenios, dem Sohne des Paminis und der Tapchois, dem Ver- 
walter (od. ä.) der Isis, bis in Ewigkeit^.« 

Es handelt sich also um eine Weihinschrift an denselben Gott, der auch 
in der Stele Kairo 9268 (Nr. 11) erwähnt und auf dem Denkstein von Koptos 
(Nr. VIll) dargestellt ist. Hier opfert der Kaiser Nero vor Min und einem 
zweiten Gotte, der in seinem Schrein erscheint. Die nebenstehende Zeichnung^ 
beruht auf einer Vergleichung der PEXRiESchen Wiedergabe mit 
der Photographie 3499 des Berliner Museums. Danach trägt 
der Gott auf dem Kopfe — wie mir Heinrich Schäfer gezeigt 
hat — die Doppelkrone, und zwar in der etwas zerdrückten 
Form der spätesten Denkmäler', d. h. den Kopfschmuck des Geb. 
Daß dieser ägyptische Gott sich ganz wie ein griechischer auf 
eine Lanze stützt, ist ein recht bezeichnender Synkretismus von 
Götterattributen der hellenistischen Zeit. Rätselhaft ist mir der 
unter dem Schrein befindliche brettartige Gegenstand. Ist es 
etwa der sonst als Doppeltür gestaltete Verschluß, der hier wie ein Laden nach 
vorn heruntergeklappt ist? Daß der in dem Naos dargestellte Gott der Erdgott 
Geb (= Kronos) ist, beweist auch die zugehörige hieroglyphische Inschrift 

I i_^ fn^'t'tA^S^ , die ihn Gbk^ hrj^b h-t s''-w- »Geb in dem s^-Hause«' nennt. 




') Zu der Ergänzung siehe S. 83 unter (1). — "'') Zu der Schreibung siehe ib. unter (3). 

— ^) = Reinach -Weill Nr. 11. Nach der obigen Lesung ist die dort gegebene Übersetzung zu 
berichtigen. Die Inschrift nennt also ebenso wie XII den Kaiser Claudius (nicht etwa Tiberius). 

— ■•) Für Einzelheiten (Uräen (?), Fries, Speer, Gegenstand rechts unten) müßte das Original 
noch einmal verglichen werden, da die Photographie nicht ausreichte. — ^) Vgl. z. B. Korn el 
Schugafa, Berlin Ni-. 17549 (Erman, Religion '■' S. 248). 

«) Zu der Schreibung vergleiche etwa ^^ ÄZ. 46(1909) S. 142 und ^^ if] LD. IV 79a. 
Hier scheint das =^??= unter ;=-i Kb das Deieruiinativ des Erdgottes zu sein. 



Vielleicht .. Sand-Haus " zu übersetzen. Möglicherweise steht aber 



I v\ I I 



I l'ür 



S ! 



und 



J] I 



1913.J W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des PartheniOvS. 79 

Desselben Gottes, der wohl in Koptos einen besonderen Kult hatte, gedenkt 
auch die nächste Inschrift. 

X. Demotische Inschrift aus Koptos (?). 

Mir ist sie aus der umstehenden (S. 80) Abschrift von Legrain bekannt, 
die leider ohne Herkunftsangabe ist. Y.s ist offenbar eine skizzenhafte Abschrift, 
die ich aber doch der Vollständigkeit halber mitteilen möchte. Auch mag die 
nicht unwichtige Inschrift sonst ganz verloren gehen. 

Umschrift. 

^^^S't wre-t 7i(?)^y(?) w\tn\-t ü ntr-t ^J-^r mth'W // wtn-t n ^s-t n mi{?) 
2o'-^ Gb p^ ntr ^^ dj ^nh [n\ Prtnis [s/] ^ Hspt IV-t [Tbri]s Glsrs ^nh(?)dt(?) 
^P^-Mjn pi [rt] n X^-t Khte i^^ dt ^phn [tjs 

Übersetzung. 

1 »Große Isis von der (heiligen) Barke\ große Göttin, 2 (und) Geb, 
großer Gott, gebt Leben dem Parthenios, [dem Sohne] des Paminis, dem 
Verwalter der Isis von Koptos, bis in Ewigkeit, ^ welcher die (heilige) 
Barke der Isis wieder neu(?) zimmern"^ ließ. 

Im Jahre 4 des Tiberius Cäsar, des ewig Lebenden (?), unseres 
[Herrn | « 

XI. Stele im Handel. 

Das nächste Stück habe ich im März 1905 bei dem inzwischen verstorbenen 
Händler Casira in Kairo gesehen und teile hier meine photographische Aufnahme 
(S. 81) mit. Vielleicht, daß es so gelingt, den Verbleib des Stückes zu ermitteln. 
Die Stele ist wie alle anderen aus Sandstein und mißt 0,H55X0,53 m bei einer 
Dicke von 0,09 m. Dargestellt ist ähnlich wie in 11, IV und V (siehe oben) 
die Weihung eines Tores, und zwar steht der Kaiser, vielleicht Tiberius, vor 
Horus und Isis, nächst Min den Hauptgöttern von Koptos. Daher wird gewiß 
auch dieses Stück stammen. In der demotischen Inschrift ist der Name des 
»Parthenios, des Verwalters der Isis«, deutlich erkennbar. Vielleicht steht davor 
»Große Isis (?) und Harpokrates (?), gebt Leben {tj ^nh) dem ...... In der Datierung 

das »Erscheinungs-Haiis« könnte dann ein Name für den Naos sein, in dem der Gott »erscheint«. 
Derselbe Tempel ist wohl in der im Nachtrag mitgeteilten neuen Straßburger Inschrift (S. 78) als 

^^^J^^ P,-.V erwähnt. 

') Diese Gruppe läßt sich nach Zeile 5 durch leichte Emendation herstellen. Aufiallend 
bleibt nur das weibliche Geschlecht von tcln^ das sonst männlich ist. 



^) Das alte mdh. Der Demotiker schreibt ^^ ^ ft • Of^er sollte das vorletzte 

Zeichen ^ sein!* Die demotische Schreibung ist eine weitere Bestätigung der von Seihe (AZ. 42 
S. 142) gefundenen Lesung für ^^ 



80 



W. Spiegelberg: Neue Denkmälei- des Partheiiios. 



[51. Band. 



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1913.J 



W. Spikgki.hkrc: Neue Denkinälcr des Parthenios. 



81 




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■ ' Kl I mmm^^utiiti 




glaube ich den Namen des Tiberius rekonstruieren zu können, aber das mag 
auch eine Täuschung sein. Die stark verwischten Schriftzüge des Originals 
sind in der Photographie zu undeutlich, um ein sicheres Lesen zu gestatten. 



XII. Die Inschrift von Straßburg (Xaf. IV). 

Die drei Bruchstücke aus Sandstein, welche etwa ^/s, und zwar von der 
rechten Seite einer großen Stele bilden, sah ich zuerst Anfang März 1911 bei 
den Händlern Girgis und Abdennur zu Luksor. Nach deren Angabe sollte sie 
aus Kene stammen. Durch die gütige Vermittlung von Ludwig Borchardt sind 
sie unbeschädigt in die Straßburger (Jniversitätssammlung gelangt, wo sie unter 
1932 inventarisiert sind. 

Der gegenwärtige Zustand der Fragmente, die nach unten zu aneinander 
anschließen, ergibt sich aus der Tafel 



Von der Bemalung hat sich noch der 



') Die beiden später (sielie den Nachtrag) erworbenen zugehörigen Stücke konnten noch 
auf der Tafel abgebildet und im Text berücksichtigt werden. 

Zeitschr. f. Agypt. Spr.. 51. Band. IQ!."}. 1 1 



82 W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des Parthenios. [51. Band. 

rotbraune Anstrich am inneren Rand des breiten Rahmens erhalten, der die 
Inschrift umgibt, doch fehlt er unten (c). Die Farbe hat sich also vor allem da 
gehalten, wo sie am Rande gegen Regen geschützt war, während sie sonst 
fast überall verloren gegangen ist. Mehrfach sind noch Spuren von Stuck 
sichtbar, besonders deutlich an der Sonnenscheibe und an der Hohlkehle, die 
auch rote Farbspuren zeigt. Die Inschrift war, nach den Farbresten zu urteilen, 
gelb ausgemalt, wenn nicht die gelbe Farbe nur die Grundfarbe für eine andere 
(rote?) war. Der D(>nkstein war etwa 1 m hoch und nach der sicheren ?>gän- 
zung der ersten Zeile 0,60 m breit bei einer Dicke von 9 cm. 

Umschrift. 
Ij-V-Ar Tibrls Glutls Gi\srs] 
^Sbstu Grmniku )Utu[grtr J-Jr] 
^mhte n t-t p>' ^rp<^i htpi nh [. . . . nt ?z/-] 
4fiy thf mr-t n p,' rn n t^ ntrU-t O'-zf p', rl \^S't Kble] 
^hw^ w/ 7itr-w nt m'-^'io ^-^r-hr=f nt n^-(^s^ ni--/ rw§[-w . . . 
^nhf mue kr p^ c§ shn nfr n n'> ntr-w n hr \. . . tJ=/(?}] J'pi=w{?) 
T n> nt wsm ^wf ?nh .... n n^ ^rpi n Kbt tr-w 
8jo/ nt mr^f s tj losh pr-iiPw-t 7i^ ^-^r-hr=^f{?) Hv{?) Jr(?) /m(?) Mmv 
^liJ-te=f hr ne=w n^ J-Jr twt ni jh-w [w(?) rnp-t{^?)] nh -'ht{?) . . ! . . 

10w.-ä/ tJ-te'W m . !\ . /?/ w^^(?) jo/ rt \\^-t] Mjii Hr-s^-^s-t 

11 TZ n^ ntr-ic <^l n h-t-ntr Kbt \ 

Vlfl ^j>jyi ^y y^y. ? _ h^-te=w^) [ 

"^"^ Prt\fi\ni\s sy Pn-Mjn mwt--f T^-p^-hui pi rt\ 

"^^^s-t wri-t ni [ 

^^tu'i swtn \ 

'^^ tj-te'S m . : . . n ni [ 

^'^ swnte-w ^w mn ^S'ic(?) ''n{?) f 

18 ö Am'' .'. ?i [ 

^^ ^rimt ^s mnh(?) a nh [ 

20(7 p^ sbt h-t-ntr sm<^ a | 

21. ^ J// py nt hr hr h}-[te='f{?) 

22^Jiü rn nfr hr p^ wit hn{?) [ 

23« Jr=« n=t a tj mn rn-i [ 

'^^hms a nh tu'i Ul { 

25 /^ mtu^t fj{?) n^ h . : . [ 

26;?y / [ 

27Ay.if [ 

^^rntU't tJ [ 

29zff fs-shn nfr [ 



1913.] W. Simkgei.hkrg: Neue Denkmäler des Partlienios. 83 

Übersetzung". 
1 » Für ( 1 ) Tiberius Claudius Cä[sarj 
2Sebastos Germanicus Auto[krator, welcher (2)] 
3 sich der Herrschaft bemächtigt hat. — (Geweiht) von dem P]rbfürsten 

(od. ä.)(H), dem Herrn [ 

* dessen Liebe zu dem Namen der großen Göttin stark ist, dem Verwalter 

[der Isis von Ko])tos] 

5 und der Götter, die zu seiner Zeit (4) groß sind, dessen Sorgen [Mülien und] 

6 Gedanken (5) viel sind in betreff ((>) des schönen Befehls (7) der Götter von 

Hr{?)- [. . . indem er] erneuern ließ 

7 das Verfallene (8), indem er die Lücken (9) aller Tempel von Koptos (wieder) füllte 

8 Es war sein Begehren (10), das Haus der Löwin (11) zu erweitern. Die, 
welche seine Aufträge ausführten ( 1 2) 

^ für die sorgte sein Herz. Die, welche die Äcker registrierten ( 1 3) in jedem [.lahrj . . .''. . . 
lö nachdem man sie weggenommen hatte aus der Gewalt (14) des Verwalters der 
Isis, des Min und des Harsiesis, 

11 der großen Götter des Tempels von Koptos, | 

12 Verwalter mit den Ober- ihr Herz [ 

13 Parti h]eni[os, der Sohn dos Paminis und des Tapchois, der Verwalter der] 

1* großen Isis, . . . [ er spricht:] 

15 Ich richtete auf (15) [ 

16 sie wegnehmen aus der Gewalt (14) [ 

l^ihr Preis ohne Quittung wiederum [ 

1® um zu zerstören (?) | 

l^mit dir (fem.), indem sie vortrefflich ist bis in Ewigkeit \ 

20 zu der Mauer des Tempels von Oberägypten (16), um | 

21 , [dessen] Herz zufrieden zu sein pflegt [ 

22 meinen schönen Namen auf die Stele in [diesem Tempel (od. ä.)| 

23 den ich dir gemacht habe, um meinen Namen [vor dir] bleiben zu lassen 

24 in Ewigkeit. Ich bete [täglich zu dir] 

25 daß du nehmest . . .^ . . (17) [ 

26_?, . [ 

27Herz [ 

28 daß du gibst [ 

29 ein scliöner Befehl | <> 

(l) Die bekannten Bedeutinigen a^or ^-V-Ar «vor, zur Zeit von« passen hier 
nicht. Offenbar ist hier die Wendung vTrsp mit folgendem Kaisernamen nach- 
gebildet, und deshalb wird die ägyptisclie Präposition etwa »für, zum Heile 
von« od. ä. bedeuten. Dazu mag man den Gebrauch von J-Jr-///- in den Krug- 

11* 



84 W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des Parthenios. [51. Band. 

texten (Anm. 64) vergleichen. Ebenso beginnt die Parthenios-Stele Kairo 31146 
(= Nr. VI), wo ich irrtümlich CT^e gelesen habe'. 

Auch das n p^ hf^ei?) der zweisprachigen Inschrift aus Abydos (Mariette, 
AbydosII, 38; ÄZ. 1872 Tafel des Aprilhefts; Revue egyptol. VI) wird die 
Bedeutung »zum Heile von« od. ä. haben. Ich denke bei dem h<^e an das alte 
m \\ . Dieser letztere Text stimmt in dem Hauptschema ganz mit dem 

unsrigen überein. 

(2) Die Ergänzung [J-^r] beruht auf den Protokollen von Pap. Straßburg 32, 
Rylands 54". 

(3) Die auch in Nr. IX vorhandene Schreibung <ü>. ^t^*^r^w[ ^^^^ ^^^ 
alten Titel □ zeigt das auf rnpj »jung sein« zurückgehende Determinativ 



Auf dieser falschen Etymologie beruht auch die Übersetzung vewruroc; bei 
Diodor I 27. Siehe dazu ÄZ. 49 (1911) S. 129. Daß rp^i htp^i altem ^ -^ 

entspricht, liegt auf der Hand. Daß das p von htp<^l nach Analogie von rp<^i 
eingeschoben ist, hat Griffith richtig erkannt und wird darüber demnächst 
schreiben. Die griechische Umschrift Op-KciiQ Tottc^uc u. Varr. siehe bei Reich, 
Sphinx XIII 5. Vgl. jetzt auch Möller, Totenpapyrus Rhind Glossar Nr. 225. 

(4) Ich nehme hier ^-^r-hr in der Bedeutung, welche es z. B. Rosettana 9 
hat. Der Sinn dürfte dann sein »die Götter, welche unter seiner Verwaltung 
geehrt (od. ä.) sind«. 

(5) Die Schreibung dieses Wortes ist ähnlich wie in dem Gedicht des 
Moschion, wo es auch mit ^ determiniert ist. Ebendort entspricht ihm ixepiixvoc, 
und in diesem Sinne steht es auch hier von den fürsorglichen Gedanken des 
Beamten. 

(6) Zu dieser Bedeutung von hr »unter« siehe Petubastisglossar 330 r/. 
Magical Pap. Index 6()0. 

(7) ''s-shn nfr ist gewiß gleichbedeutend mit shn nfr (*c*.g^ne iioTqe) »schöner 
Befehl«, zu dessen Bedeutung »Willen« Petubastisglossar 3750- zu vergleichen 
ist. Der Sinn der ganzen W^endung wird sein »der sich viel Mühen und Sorgen 
macht, um den Willen der Götter zu erfüllen«. 

(8) Es erscheint mir kaum zweifelhaft, daß O [^^^^^^ das alte 1 t\ ^^ 
w^sm »verfallen« ist, über das Gardiner zuletzt geschrieben hat'. Die demotische 
Schreibung lehrt meines Erachtens, daß man | ^^^ nicht als eine Abusiv- 

') Der Strich vor i-)r-hr hat wohl keine Bedeutung. Vielleicht wollte der Schreiber die 
mit n beginnende oben besprochene andere Wendung benutzen und hat das n nu't dem jetzt ab- 
gefallenen Stuck korrigiert. Übrigens ist ebenda pi ntr wdl p! ntr f/ kein Epitheton des Kaisers, 
sondern Anrede des Gottes (Osiris), der Leben geben soll. 

2) Das zerstörte Zeichen zwischen .^-Jr und mh (Rylands Pap. S. 301 Anm. 1) scheint mir 
ein c zu sein, mit welchem man das a von evAie^g^re bezeichnen wollte. 

') Ein neues Beispiel ist OA ^\^^ Annales Serv. V 95 (J)yn. 26). 



1913. J W. SriEGELUERG: jS'cir' Deiiiviiiäler des Partlieiiios. 85 

Schreibung betrachten darf, sondern als eine neben ic}s zu Recht bestehende 
Form, vermutlich eine Weiterbildung des Simplex. Der erste Buchstabe 
ist kein y (vgl. sll). Trotz der Zerstörung erkennt man am Original deutlich, 
daß der obere Strich schräg nach unten wie in wsh und nicht wagerecht 
läuft. Also ist eine Lesung ssm (s. Demotische Studien III S. 49 Anm. 19) aus- 
geschlossen. 

(9) Die leider zerstörte Gruppe sieht so aus : 




y^ 


^ • <CV, 


P 


-^>«^%^ 



Der schräge Strich endigt in der Höhe des vorhergehenden Zeichens und 
ist in der Fortsetzung nicht zerstört. Es kann sich also weder um r noch um 
^^ handeln, wenn man nicht annehmen will, daß an der Stelle mit jetzt ab- 
gefallenem Stuck korrigiert worden ist. Der allgemeine Sinn ergibt sich aus 
dem Zusammenhang, wie ja auch das Determinativ ^ dazu gut stimmt. 

(10) Meine Übersetzung ist lediglich ein Versuch, in diese lückenhafte 
Stelle einen Sinn zu bringen. Wenn man nicht zu Textemendationen seine Zuflucht 

nehmen will', so muß man in L^ (^ , , O-^^ eine seltsame^ Schreibung von wsh 

»weit sein« sehen. Die Konstruktion von p^' nt mr^f s tj ivsh wörtlich »das 
was er liebte, war erweitern« ist ähnlich Rylands IX B, 7 jo/ hp a ^r-'W ?i'tü tj sp 
sh-n-swte L ß «J I »die Strafe, die über sie verhängt wurde, war die Verabreichung 
von 50 Hieben pro Mann«. 

(11) Ist darunter ein Raum des Tempels zu verstehen, etwa das Gemach, 
in dem die in allen ägyptischen Tempeln bekannte Entführungslegende der als 
Löwin dargestellten Tefnut Hathor geschildert war\ 

(12) Bei der Unsicherheit der Lesung n^ ^-^r-hr-f(^) Hü{?) Jr /m (= epu}dwii?) 
hb'W ist auch die Übersetzung »die welche vor ihm(?) waren, wenn(?) man 
sandte« recht problematisch. Danach ist es auch sehr zweifelhaft, ob ich den 
Sinn der Stelle richtig getroffen habe. 

(13) Wörtlich »die, welche die Äcker versammelten«. Ich denke dabei 
an Kataster- oder Steuerbeamto. 

(14) Bei dieser in Zeile 16 wiederkehrenden Gruppe denkt man zunächst 
an m kt, das in Mag. Pap. Index 974 ähnlich aussieht. Aber der Sinn »gleich- 
wie« paßt hier schlecht, wo es an beiden Stellen nach tj »nehmen« steht, so 



') Dahin würde gehören, wenn man etwa wsh als unvollständige Schreibung ohne Deter- 
minativ betrachten und jos/A« lesen wollte, oder wenn man m^^w-t »Löwin« für eine unorthographische 
Schreibung von (w) m^wt »neu« erklären würde. — -) Vergleiche dazu die Schreibung von swtn 
in Zeile 15. — ^) Siehe die Abbildung bei Junker, Auszug der Hathor-Tefnut S. 54. 



86 W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des Parthenios. [51. Band. 

daß man auf die Bedeutung »aus der Hand, Gewalt« o. ä. raten möchte. Aber 
eine sichere Lesung wüßte ich nicht vorzuschlagen. 

(15) Eine seltsame Schreibung (Pip^O-^^T^) von swtn coottw »auf- 
richten, gerade machen« od. a. Der genaue Sinn ist wegen der folgenden 
Lücke nicht festzustellen. Ich nehme hier das Präsens 1 in der erzählenden 
Bedeutung, den es in Pap. Rylands IX besitzt. 

(16) Dieser Name ist auch sonst aus den Inschriften von Koptos bekannt 
und bezeichnet entweder die Gesamtheit der Heiligtümer dieser Stadt oder einen 
bestimmten Tempel im Süden von Koptos. Siehe dazu Reinach -Weill in Annales 
du Service des Antiquitcs XII (1912) S. 3 — 5. 

(17) Die Lesung tj n^w sme («si mä^cmott), an die ich einen Augenblick 
dachte, geht nicht an. Das h hinter ri) ist sicher. 

Inhalt. 

So lückenhaft der ganze Text ist, so ist doch der wesentliche Inhalt und 
vor allem die Disposition des Ganzen klar. Bis Zeile 14 reichen die Titel, die 
Epitheta ornantia und die kurzen biographischen Angaben des Parthenios. Von 
Zeile 14 an spricht er selbst, und zwar wendet er sich an die Göttin, deren 
»Verwalter« (tvpc(jtolty\<;) er ist, die Isis von Koptos. Was er ihr vorträgt, davon 
ist das meiste verloren gegangen, aber wahrscheinlich handelt es sich um die 
Bauten, die er in dem Tempel der Göttin ausgeführt hat, und auf die auch 
Zeile 6 ff. Bezug genommen ist. 

Auch diese Inschrift läßt keinen Zweifel daran, daß sie aus Koptos stammt. 
Wenn man den Angaben der Händler irgendwelches Gewicht beimessen will, 
so könnten die in Koptos gefvmdenen Stücke von Kene aus auf einem Nilboot 
nach Luxor geschafft worden sein. Zum Schluß aber sei noch einmal betont, 
daß alle Denkmäler des Parthenios, des TrpodTUTYig "l(nSo<;, in Koptos gestanden 
liaben. Vielleicht bringen uns die Ausgrabungen von Reinach-Weill noch nähere 
Auskunft und beantworten etwa die Frage, ob die Weihstelen des Parthenios 
in einem bestimmten Räume vereinigt waren. 



Nachtrag. 

Während des Druckes dieses bereits im Dezember 1912 bei der Redaktion 
eingereichten Aufsatzes erschien die Abhandlung von Reinach-Weill (Annales du 
Service des Antiquitcs XII [1912] S. 1 ff*.), welche sich mit dem gleichen Thema 
beschäftigt. In einer wesentlichen Frage, der Herkunft aller Partheniosdenk- 
mäler aus Koptos, sind wir zu dem gleichen Ergebnis gelangt, im übrigen er- 
gänzen sich beide Arbeiten \ Meine mehrfach abweichenden Lesungen und Über- 

') Als neues Material sind die inzwischen von den beiden Herren bei ihren Ausgrabungen 
in Koptos gefundenen Fragmente (4, 5 und 12 der Publikation in den Annales) nachzutragen. 



1913.] W. SriEGKLBKRc;: Neue Deiikiuälor des I';irtlieiiios. 8/ 

Setzungen demotischer Texte liabe ich nicht besonders begründet, dn es sich 
dabei um Dinge handelt, die nur dem mit der demotischen Schrift wenig Ver- 
trauten unbekannt sein konnten. 

Im März 1913 wurden Borchardt von denselben Händlern, von denen die 
Bruchstücke von Nr. XII stammten, drei weitere Stücke angeboten, die zu der- 
selben Stele gehören sollten. Nachdem sie gleichfalls durch Borc iiardts Be- 
mühungen in die Straßburger Universitätssammlung gelangt waren, ergab sich 
bei näherem Zusehen, daß die Angabe der Händler nur für die beiden kleinsten 
Fragmente zutraf. Sie sind linke Randstücke und auf der Tafel mit abgebildet 
worden. Während sich für d die genaue Stelle durch den Anschluß an die 
entsprechenden Zeilen ermitteln ließ, steht für e nur allgemein die Stellung am 
linken Rande fest. Auch sind bei diesem Stücke die Zeilenreste zu gering, 
um eine Lesung zu gestatten. Dagegen gehört das größte dieser drei nach- 
träglich erworbenen Bruchstücke trotz der Gleichheit des Materials und der Ähn- 
lichkeit der Schrift nicht zu Nr. XII. Es ist zu groß (27 X 28 cm), als daß es 
in die vorhandene Lücke paßte. Möglicherweise könnte die Inschrift aber von 
derselben Hand herrühren wie die andern Stücke. 



XIII. Bruchstück in Straßburg. 



> 







Umschrift. 

^ ] Jiü hrhr[ 

2 ]^V(?) n p,' i^[ 

3 sht{?)] 7ii{?) smne-w U h^-t r [. . . . 



88 W. Spiegelberg: Neue Denkmäler des Parthenios. [51. Band. 



4 
5. . 


....]. .'. .p.>^ s?n{?y pj[^t 

. . .] .^ sti-te^t {;-(?)=^(?) S/(?) [ 


6. 


. . . s\ht r lims-'teA ^rm U ^p-t{?) [ 


7. . 


. . .] r p^j't pr-s<^ )nw{?) n/r [ 


8. . 


. . . .] tf^=i mtu't sp(}yw n t-te-i 


9. . 


....]• r ....'.... p'^j'A sm'{?) 1 


10. 


. . . .|^ r y/'H s J/ü^/i?) 1 


W. 


....].. 'W n \ 




tlbersetzung. 


1«. 


J zerstören [ 


2. . 


. . .| des [ 


3 


, . . Mauer,] welche man früher errichtet hat [ 


4. 


...]..''.. (leine Pachtsteuer (und) [d]eine [ 


5. . 


] • • • "^'On dir erheben. Du gibst meine [ 


6. . 


. . . . Majuer, . : . sitzen .... mit der Arbeit 


7. . 


] dein S^'-HauS, gutes Wasser [ 


8. . 


. . . . dicli. Und du empfängst sie von meiner Hand [ 


9 


... 1 ....'.. . deine Pachtsteuer [ 


10. 


. . . 1 welchen ich gemacht habe, indem er [ 


11 


. (l 



Das Wenige, was mir verständlich ist, zeigt deutlich, daß in dieser Inschrift 
von Bauten die Rede war. Dabei ist von besonderem Interesse die Erwähnung 
des «sc-Hauses«^, dns wohl mit dem h-t-i^ genannten Heiligtum des Geb zu 
Koptos (s. oben S. 78 Anm. 7) identisch ist. Die zweite Person des Pronomens 
(du, dein) geht nach der Form stets auf ein Femininum. Man wird dabei im 
Anschluß an Nr. XIII an die Göttin Isis denken, auf deren Einkünfte sich einige 
Stellen der Inschrift zu beziehen scheinen. Obwohl der Name des Parthenios 
nicht erhalten ist, so ist man doch in Anbetracht der gemeinsamen* Fundstelle 
zu der Vermutung berechtigt, daß unser Bruchstück einer Weihinschrift dieses 
Beamten angehörte. 



') Die Grup})e sieht wie nse aus, wird aber doch wohl eine Schreibung für Sm »Pacht- 
Steuer.. (= ly.cpcoioi') sein. Siehe Reinach Papyri S. 181, 240 und Thompson in Theban Ostraka 
S. 33. — ^) So ist wohl eher als kd zu lesen. 

■■^) In Hieroglyphen ^ JH, 0^^- 

*) Diese Angabe dei- Händler wird kaum zu bezweifeln sein. 



191o.| W. Spiegklueho : Ein zweispracliiges Begleitschreiben. 89 



Ein zweisprachiges Begleitschreiben zu einem Mumientransport. 

Von Wilhelm Spiegelberg. 

Mit 2 Al)l)il(luiigen. 

Ich verdanke der Güte Georg Möllers die Photographien der beiden Seiten 
einer Holztafel', welche in der ägyptischen Sammlung der Kgl. Museen zu Berlin 
als Nr. 13440 inventarisiert ist. Sie wurde gleichzeitig mit dem folgenden 
Mumienetikett (13521) gekauft: 

'AtTO^OQ TV]V TOL(pY\V IQ IlotVO) VTToAjl/ GTl ^ibvfXOQ \\oLV0T70XlTY\Q ECTlV. At(^UjUOC viog 
sie 

TuTpi(povToc;^. 

Dieses aus Achmim stammende Etikett ist bereits von Carl ScHMmx, AZ. 
XXXIV (1896) S. 79, veröffentlicht und eingehend besprochen worden. Er hat 
mit Recht aus dem Text u. a. geschlossen, daß Didymos außerhalb der Stadt 
Panopolis^ gestorben war. Das Etikett* war in gewissem Sinne der Fracht- 
schein der Mumie, die nach Panopolis (Achmim) transportiert werden sollte. 
Dort haben die Antikenräuber sie auch gefunden, aber nur die beschriebene 
Tafel mitgenommen und verkauft. Gleichzeitig mit ihr wurde nun, wie bereits 
erwähnt, der neue Text erworben, der inhaltlich damit so nahe zusammenhängt, 
daß man kaum zweifeln kann, daß auch er bei der Mumie des Didymos ge- 
legen hat. 

Die hier veröffentlichte Holztafel enthält den Brief der Tatriphus, der Mutter 
des verstorbenen Didymos. Sie war vermutlich an dem Ort zurückgeblieben, an 
welchem ihr Sohn gestorben war, und bittet nun ihre in Achmim wohnhaften 
Brüder Kolanthos und Besas, ihr die Ankunft der Mumie mitzuteilen. Diese war 
nicht nur durch das erwähnte Mumienetikett, sondern auch durch ein ei)cm'', d. h. 
ein Mumienporträt, bezeichnet, das weniger als Erkennungszeichen — dazu war 
das Etikett bestimmt — denn als Erinnerungsbild für die Angehörigen dienen 



') 24 X 6,5 cm. — Im Jahre 1897 durch Reinhardt gekauft. Nähere Herkunftsangaben 
fehlen. Der Text wird demnächst von Georg Möi.i.ek in den -Mumientäfelchen« der Kgl. Museen 
zu Berlin Nr. 45 veröffentlicht werden. — ^) So, niciit nccr^ufjovro;, ist nach Möller in Überein- 
stimmung mit dem folgenden Text zu lesen. — ^) Daß er nicht »auf Reisen« gestorl)en ist, glaube 
ich unten wahrscheinlich machen zu können. — ■*) Nacli Wilcken, Chrest. Nr. 499 {s%ijji' Tctß}.av 
anru roZ Tac(yJ;Xov) war das Etikett gelegenthch am Halse der Mumie befestigt. — ^) Man darf 
in siftuif nicht etwa die Bezeichnung des Mumienetiketts sehen, das als rccßXce o(\v\- aucli als tty/Xy} 
bezeichnet wird. 

Zeitsclir. f. Ai;yi)l. Spi-., 51. Band. 11)13. '2 



90 



W. Spiegelberg: Ein zweis2:)rachiges Begleitschreiben. 



[51. Band. 



sollte, ähnlich wie man heutzutage auf Kirchhöfen gelegentlich Photographien 
von Verstorbenen auf Grabkreuzen anbringt. 














^foc-x-,^ 



mzK^, 





?12 





f 'Luc 




Neben TatrqDhus nennt der griechische Text auch einen Kephalas als 
Absender des Briefes, aber die erstere ist die eigentliche Schreiberin, und als 
ihr Sohn ist Didymos ausdrücklich bezeichnet. Der demotische Brief der Rück- 
seite, der in der Hauptsache denselben Inhalt wie der griechische hat, ist da- 
gegen von Kephalas oder in seinem Auftrage geschrieben. Dieser Kephalas 
war vielleicht der zweite Mann der Tatriphus, deren Sohn ans der Ehe mit 



I 



1913. 



W. Spiegelberg: Ein z\veisj)racliige.s Begleitschreiheii. 



91 



Serapion der genannte Didyinos war'. Vermutlich war der Sohn bei der Mutter 
geblieben, als sie an den Wohnort ihres zweiten Mannes übersiedelte. Denn 
Didynios war in Panopolis beheimatet, und deshalb hatte er, wie Schmidt aus- 
geführt liat, ein Anrecht auf einen Begräbnisplatz in seiner Heimatstadt. Soscliickte 
also Tatriphus, die bei ihrem Manne Kephalas blieb, die Mumie des Sohnes ihren 
Brüdern in der Heimat zu. Sie konnten sich an dem Porträt noch einmal die 
Züge ihres Neffen in P>innerung zurückrufen und sollten später der Mutter be- 
richten, daß ihr Sohn in der heimatlichen Erde die letzte Ruhe gefunden habe. 

Und nun möge der Text des Briefes in griechischer und ägyptischer Sprache 
folgen. Der demotische Text ist in einer ganz außerordentlich verwilderten 
Schrift geschrieben, und ich bekenne offen, daß mir ohne den griechischen Text 
eine Übersetzung kaum geglückt sein würde. Auch so bleibt sie, wie der kleine 
Typendruck zeigt, stellenweise noch recht problematisch. 

Beide Texte sind nur inhaltlich identisch, nicht etwa auch in der Fassung. 
Also liegt keine Übersetzung vor. Vielmehr haben zwei verschiedene Schreiber, 
schwerlich ein und derselbe, denselben Auftrag griechisch und ägyptisch auf 
dieselbe Holztafel niedergeschrieben. Daß Tatriphus und Kephalas diese Schreiber 
waren, ist kaum anzunehmen. Wahrscheinlich waren es zwei Berufsschreiber 
des Dorfes, in dem das Ehepaar lebte. 

A. Griechischer Text^. 

Umschrift. 
9 



28 XÄl t%L IKO- 

29vflt ev ctiv^jj). 

^Ai^vßOi; vioi; 

2 Toi,rpi(povTo<; 

3 xul viog Xepoi- 
A 

^ '^(Tuy.ocpop . . .|'' 
" O'u}co(popov. KoA- 

^(f)og TotTpKpov- 



10 
11 
12 



TOg, YiTTYlTYig 

r r 

TVpoG'ToCTYl- 

g TÜOV YITTYITU}", 



ev TY] OLKuc rov 
13 s'y?^oyi(TTov, 

l^JCOit ]iY\(7c(.g, OL^i- 

15 X(pog TciTpicpov- 
^^rog. "Exe? ijlsvi. 
1'^ nupoiyiuXuJ vixS.' 
18 TciTpicpov re y.ul 



19 KecpotXxg yj ocveA- 
20S-V) Ai^vfJLog j[o x.ou 
21'A7roAji/c?pt?J ö viog 

22 ij.oVy hüüTüo viJ.- 

23 fite ot/itodr'iXoLi £- 
^^ Trier oXyiv, 
25 oTi 7rccpeXoi,ßsg 
26 



TTOtpe 



27 



£7w ccva 



\pV^U), 



') Auf (iruud der ol)igen Koiiibiuatioii würde sich folgender Stanniibauni ergehen: 
X 



Bv)T«C 



Ko?.m'Sro<; 



Ks(pci?.nQ -\- TaTj((/)OtyC -{- —s^c(-ti/n> 



2. Ehe 



l.p:he 



ä('§'jf>ioc = Ilatres. 
■■') Bei der Lesung und Übersetzung des Textes hin ich durch Friedrich Pkeisigke so ge- 
fördert worden, daß ich diesen Teil des Aufsatzes als unsere gemeinsame Arbeit betrachtet wissen 
möchte. Siehe auch Preisigke. Sammelbuch griechischer Urkunden aus Ägy[)teu Nr. 2474. — 
^) Die Zeile war doppelt geschrieben und deshalb ausgelöscht worden. 

12* 



92 W. Spiegelberg: Ein zweisprachiges Begleitschreiben. [51. Band. 

Übersetzung. 

»(Mumie) (1) des Di(lymos(2), des Sohnes der Tatriphus, des Sohnes 
des Serapion, des Sackträgers — 

An Kolanthos, den Bruder der Tatriphus, den Flickschneider und Vor- 
steher der Flickschneiderzunft, (der) im Hause des Eklogistes wohnt, und 
Besas, den Bruder der Tatriphus: Sie (d. h. die Mumie) soll dort ver- 
bleiben (3). Ich bitte euch, ich Tatriphus und Kephalas, (um Nachricht), 
ob (= ei) (die Mumie) meines Sohnes Didymos angekommen ist. Ich er- 

sic 

suche euch, einen Brief zu senden, daß du sie in Empfang genommen 
hast, damit auch ich beruhigt sei.« 

Postskriptum: »und auf der Mumie ist eine Bildtafel«. 

(1) Dieselbe kurze Bezeichnung wie in den Mumienetiketten, bei denen 
ja fast stets roe,(pY\ od. ä. zu ergänzen ist. Der Text beginnt also mit der Be- 
zeichnung der Sendung. Übrigens bezeichnet ru<pYi genau genommen die Ein- 
wicklung der Mumie (siehe Wilcken, Archiv IV, 141). 

(2) Zu dem sich aus diesem Text ergebenden Doppelnamen AiSvfj.o(; = Hatre 
»Zwilling« vergleiche Archiv IV, 128 TtctS-pvic (= Tid>.op€ »der weibliche Zwil- 
ling«) = AiSvfXYi. Im übrigen liegt dieselbe griechische Übersetzung bekanntlich 
in Qwixccg o KsyoiJievog At'^UjUoc (Joh. 11, 16 ff.) vor. 

(3) Das heißt, die Mumie des Didj^mt)s soll in Panopolis bestattet werden. 

B. Demotiseher Text'. 
Umschrift. 

^Htre p} §rj n T^-t^-rpi f nt h^k{?) n{?) pr{?) KU- 

^{ti rp) p} srj n S>r}- ^st^^ts K^phl^ 

^piin p^ fish ^ ihh n-^m'tn{?) n wh 

4 a tj'f n KHM^ l®(i/('0 e mn{?) 

5j?y h(^k n mr{?) j?/(?) ^^md't(i^) wite 
^iiS ^rm Bs 

Übersetzung. 
»(Mumie) des Hatre, des Sohnes der Tatripe, des Sohnes des Sera- 
pion, des Sackträgers(l) — 

Abzugeben (2) an Kaladja, den Flickschneider (3) und Vorsteher der Flick- 
schneider (4) und Bes. der in dem Hause des Eklogistes (5) schneidert. 

Kephalas bittet euch um einen Brief, ob (ihr) den Toten ohne Schaden in 
Empfang genommen (6) habt.« 



') Vergleiche dazu die von Georg Möller vorbereitete Nachzeichiuuig des Textes in der 
)benerwähnten Publikation. 



I'.U3.J W. SiMKtiKi.itKKCi : Ein zweisprachiges IJegleitscJueihcu. Uli 

(1) y^)^ ^^k ist ebenso i^oschrielxMi Pap. dein. Berlin 31 12 (1 1), 5, Vnp. 

Louvre 3440 (Chrest. demot. 378) und Pap. Klepli. 540, 4 (unvcröff'entliclit) und 
ist mit dem von Brugsch, Wb. IV, 1320. VIT, 1 138 besprochenen Wort identisch. 
Ks bedeutet »Matte« und »Sack« und ist im koptischen cok, ctoK erhalten. 
In der Verbindung ^ '^^^^ M^^j^ *cä.i\c(x)k wird es den «Sackfabrikanten« (an 

den zuerst zitierten beiden Stellen Pap. Berlin und Louvre) bezeichnen, während 
/?■ sk = CTotKocpopog ist. 

(2) = CTivÄ^q »um ihn zu geben« ganz entsprechend dem TÄ.is.c »gib ihn« 
(den Brief, Scherben), welcher wie das griechische oltto^qq die Adresse der kop- 
tischen Briefe einleitet, vgl. etwa Stern, ÄZ. XVI (1878)8.14. Die Wendung 
entspricht also dem oLiro^og tyjv ToccpYjv des obigen griechischen Mumienetiketts. 

(3) Da diese Gruppe = ^7rv]r>jc »Flickschneider« (s. Wilcken, Ostraka 221) 

ist, so ergibt sich mit Sicherheit die Lesung h'^k. Denn so T aziczi (oder Q) 

ist dieses Wort Pap. Berlin 3110 II, 11 geschrieben, wo es durch ^ttj^tvIc (Pap. 
Casati) übersetzt ist. Andere Stellen und Schreibungen sind Pap. Berlin 3096, 6, 

Pap. Bmssel 5 II, 10 (T o^O) , Dendera (ed. Petrie) XXV, i (T— jMq] , 

Pap. dem. Kairo 30828. Unser Text schreibt T^ Or n^l^ö- 

(4) Lesung und Übersetzung sind sehr gewagt und nur durch den griechi- 
schen Text diskutabel. Das Wort, in welchem ich viTTYiTvig sehe, sieht zunächst wie 

A^ Tk [^ 1 1 1 p^s^s aus, aber das zweite Zeichen über "^^ könnte eine miß- 
gestaltete Form von ^ o = t sein. So könnte ?nr pH^s dem 7rpo(TToc,TYig -vm '^ttvitwi- 

entsprechen. Beachte auch, daß die mutmaßliche ägyptische Transkription von 
Y{KV(tYiQ dasselbe Determinativ zeigt wie Ji'^k = o^Trvjrvjc, Pap. dem. Berlin 311(5 II, 11 
(siehe die vorhergehende Bemerkung). 

(5) Die Transkription von ey}^oyi(7ry\<^ durch Y -^^ ö fl "^ Ö ' q? I klisf^ts^) 
zeigt die bereits mehrfach belegte Wiedergabe von griechischem palatalisierten 7 
durch ägyptisches j. Vergleiche sujus für elcra.yüüyevi; (bei Gradenwitz, Krbstreit 
im ptol. Ägypten S. 55) und snjnis avyyevYjQ [s. S. 70 (1 1)]. Wenn man nicht 
eine Verschreibung annehmen will, so könnte der Demotiker eklojistotos im 
Sinne gehabt haben. 

(6) Ich habe in der Hauptsache den Sinn nur auf Grund d(^s griechischen 
Textes zu erraten versucht. In di möchte ich eine barbarische Schreibung von 
«i »nehmen«, »empfangen« (= TrocpsXotße';) sehen. Zu mwt »Toter«, falls ich 
recht gelesen habe, vergleiche Mag. Pap. Index Nr. 350. Bei wä habe ich an 
das Wort wti gedacht, welches im Pap. Krall (Glossar Nr. 80) »Niederlage«, 
»Gemetzel« zu bedeuten scheint. 



zu lesen. 



') So, nicht klistcs ( Y^ _2i^ (1 [1 (2 1^ I [^ I i ist nach G. Möllers Feststelhnig am Original 



94 M.Pieper: Untersuchungen zur Geschichte der Xlll. Dynastie. [51. Band. 



Untersuchungen zur Gresehichte der XIII. Dynastie. 

Von Max Pieper. 
Hierzu Tafel V. 



I. Zum Turiner Königspapyrus. 

Jöei meiner Anwesenheit in Turin (April 1907) konnte ich den berühmten Pa- 
pyrus einer Durchsicht unterziehen, wol)ei ich einige neue Lesungen ermittelt 
zu hal)en glaube. Namentlich studierte ich die letzten -Kolumnen, die ich früher 
in meiner Dissertation behandelt hatte (»Die Könige zwischen mittlerem und 
neuem Reich« Berlin 1904). 

Zunächst wurde mir ziemlich klar, daß die Umstellung, die ich auf Kol. VII 
und IX vorgenommen hatte, vielfachen Bedenken unterliegt. 

Die Fragmente 76 — 80 und anderseits 100 — 104 scheinen nach Farbe und, 
soweit ich das als Laie Ijeurteilen kann, nach der Faserung so gut zueinander 
zu stimmen, daß mir die SEYFiARTnsche Anordnung richtig erschien. Seitdem 
hat Eduard Meyer in seinen Nachträgen zur ägyptischen Chronologie aus anderen 
Gründen die Unhaltbarkeit meiner Umstellungen erwiesen. 

An Einzelheiten ist mir aufgefallen: 

Der Name des ersten Königs der Xlll. Dynastie lautet im Papyrus nur 
( j . Man hatte früher eine Lücke im Papyrus angenommen und glaubte 

dort ein () ergänzen zu können. Die Lücke ist in Wirklichkeit nicht vorhanden, 
die Fragmente passen aufeinander. Der König heißt also im Papyrus Hw-ihüj-rc, 
nicht Shm-hw-t^wj-r'^. Nun ist aber nach den Kahunpapyris zweifellos, daß der 
erste König, der dort auf die XII. Dynastie gefolgt ist, (Qt^iS^-n j Shm-hw- 
t^wj-r<^ heißt. Entweder haben wir es hier mit zwei verschiedenen Herrschern 
zu tun oder, was mir das Wahrscheinlichere ist, das () ist vom Schreiber ver- 
sehentlich ausgelassen worden. 

Ferner ist zu bemerken: 

Kol. VII Fragm. 72 Z. IH heißt: 

T^ ( Q I ^v^^*^ LJ 1 ^^^ Name, der zu dem zunächststehenden fox ^k^ 

n^^OIJ gut paßt. 

Kol. VII Fragm. 76/77 Z. 2. 

König f -^:s=- J Sebekhotep I., dahinter Reste von , also Anfang 

einer neuen Dynastie. 



1913.J M. I'iki'er: l'ntersucliuiigen /.ui- Gescliiclitc der Xlll. Dynastie. 95 

Kol. VII Fragm. 7()/77 Z. 6. 

Die erhaltenen Zeichen sind zweifellos zu lesen König (Ov 



J R<'-shm-hw-tlwj Sebekhotep. Das wird derselbe König sein wie in dem 

bekannten Wiener Aktenverzeiclinis Bergmann, Hieratische Texte VI, II. Wenn 
der Name etwas ungewöhnlich erscheint, so wird das in dieser Liste, in der 
sich die unmöglichsten Namen finden, kaum überrasclien. Die übliche Lesung 
Ov ist gewiß nicht richtig. 



Kol. VII Fragm. 77 Z. 9. 

Der Königsname ist verloren gegangen; was daliinter stellt (das Faksimile 
ist hier ungenau), wird zu lesen sein \\ 1 \\ , geboren von der Königin- 
mutter X, was bekanntlich gerade in dieser Zeit ein häufiger Zusatz bei Königs- 
namen ist. Freilich l)leibt ein Bedenken bestehen; ^ (ohne I) ist in dieser 

Form in hieratischer Schrift meines Wissens sonst nicht belegt. 

Das kleine Stück, das in der SEYFFARxnschen Anordnung Fragm. 78 und 79 
des Turiner Papyrus verbindet, hatte ich in meiner Dissertation abgetrennt. Die 
Nachprüfung bestätigt das Resultat. Das Fragment weicht seinem ganzen Aus- 
sehen nach deutlich von Fragm. 78 und 79 ab. 

Von dem Namen in Z. 10 bleibt also übrig ein Jf rff • Das Zeichen, das 

davor stand, läßt sich nach den erhaltenen Spuren cun leichtesten zu \ \\ er- 
gänzen (das Faksimile ist auch hier nicht ganz genau). Am Anfang des Namens 
hat ein 72'' gestanden, man erhielte also 0|[_Jj|J| R^-k^-^t. YAn solcher König 
ist uns l)ekannt (s. Legrain, Ann. du serv. des ant. VI 134). 

Kol. VIII Fragm. 94 Z. 8 hatte ich den Namen filsch gelesen, hinter dem 
Thronnamen steht deutlich \\ \\^=:^0- t)ei' Papyrus hat hier also den Privat- 
namen (ein solcher kann es nur sein) hinter die Kartusche gesetzt, während 
er an andern Stellen den Privatnamen in die Kartusche einschließt. 

Für die letzten Kolumnen ergibt sich ebenfalls einiges Bemerkenswerte. 
Kd. Meyer sagt (Nachträge zur Ägypt. Chronologie S. 38): »Summierungen sind 
im Turiner Papyrus auf den letzten Kolumnen nicht erhalten.« Spuren davon 
sind doch da: auf Fragm. 144 (Kol. XII) ist als Rest einer größeren Summie- 
rung erhalten: 344. Das Erhaltene könnte auch zu 444 ergänzt werden, auch 
könnte noch ein Tausend davor gestanden haben. Viel ist natürlich mit dieser 
Zahl nicht anzufangen; gehört das Fragment wirklich in diese Kolumnen (was 
ich glauben möchte, ich habe vergeblich versucht, es bei den Summierungen 
der früheren Kolumnen unterzubringen), so zeigt sich auch hier wieder, daß 
der Papyrus in den Dynastiesummen mit Manetho nicht übereinstimmt, denn 
mit keiner der überlieferten Zahlen läßt sich 344 oder 444 vereinigen. 

Ferner möchte ich (Fragm. 161 Z. 1) die erhaltenen Zeichen x- 100 4- 46 
lesen (Zahl der Hunderte natürlich unsicher). Was dahinter steht, kann ich 



96 M. Piepkr: Untersuchungen zur Geschichte der XIII. Dynastie. [51. Band. 

allerdings nicht enträtseln. Falls es sicli hier um eine Dynastiesumme handeln 
sollte, so würde auch diese Zahl zu Manetho nicht passen. 

Eine der schwierigsten Fragen bei der Rekonstruktion des Turiner Papyrus 
ist die Stellung von Kol. X, welche die Hyksos enthielt. 

Ed. Meyer hatte (Ägypt. Chronologie S. 63 u. 112) die Kolumne nach 
Lauths Vorgang an den Schluß gestellt, in den Nachträgen zur Chronologie 
S. 36 dagegen seine frühere Ansicht zurückgenommen. 

Bei genauerer Prüfung ergibt sich: 

Kol. X ist nicht, wie Ed. Meyer meint, von anderer Hand geschrieben 
wie die übrigen Kolumnen. Zwar zeigen die ersten Namen (Fragm. 105 s. 
Taf. V) einen breiteren Duktus, als wir sonst im Papyrus finden. Das würde 
aber an und für sich nur auf eine andere Feder (eventuell auch andere Tinte) 
deuten, aber nicht auf eine andere Hand; denn die Formen der Zeichen ent- 
sprechen genau denen der übrigen Kolumnen, die Unterschiede sind so gering, 
wie sie bei jedem Schreiber vorkommen. 

Auch bei uns kommt (>s ja alle Augenblicke vor, daß die Schriftzüge stärker 
ausfallen, wenn wir die Feder wechseln müssen oder die Tinte halb einge- 
trocknet ist. Übrigens zeigt gerade Fragm. 112, das sogenannte Apophisfrag- 
ment, genau dieselben verhältnismäßig dünnen Schriftzüge, die man sonst auf 
diesen Kolumnen findet. 

Trotzdem kann die Kolumne X nicht in Ordnung sein, wie die Rückseite 
zeigt. Zwar haben wir auf Fragm. 108 deutlich die Zeilenanfänge einer der 
vier großen Kolumnen der Rückseite des Papyrus (s. Taf. V). Das ergibt den 
Anschluß an Kol. IX der Vorderseite; denn dort stehen auf der Rückseite deutlich 
Zeilenenden (s. Taf V). Aber bei Fragm. 112 haben wir auf der Rückseite 
nicht wie bei Fragm. 108 Zeilen anfange, sondern Zeilenenden, Reste großer 
Zahlen (ähnlich wie z. B. auf der Rückseite von Kol. IV der Vorderseite, wo 
ebenfalls eine Seite der Rechnungen zu Ende geht). Fragm. 112 kann hier 
nicht gestanden haben, sondern ist mindestens eine Kolumne weiter abzurücken. 
■ Ähnlich, wenn auch nicht ganz so sicher, ist es mit Fragm. 122 und 123, 
das ebenfalls Hyksos enthielt (s. weiter unten S. 98). Hier ist die Rückseite 
vollständig leer. 

Das paßt nicht zu dem Anfang einer Kolumne, denn der Schreiber pflegt 
für seine Rechnungen den Papyrus in seiner ganzen Höhe auszunutzen, wohl 
aber zu dem Ende einer Kolumne, denn die Zeilen sind sehr ungleich lang, 
so daß unter Umständen verhältnismäßig große Stücke der Rückseite unbe- 
schrieben sind. 

Das Ergebnis wäre also: Fragm. 112, 122, 123, die insgesamt Hyksos- 
namen enthalten, stehen an falscher Stelle, sie gehören entweder auf Kol. XI 
oder XII. Leider sind die Fragmente so dürftig und so schwer zu ordnen, 
daß ich einen bestimmten Vorschlag niclit zu machen wage. Freilich ist aucli 



1!)13.| M. Piktkr: Untorsuchuiigen zur (jescliiclitf der Xlll. Dynastie. 9/ 

noch zu berücksichtigen, daß zweifellos am Schluß Seiten fehlen, denn auf der 
Kückseite fehlt deutlich der Anfang der I. Kolumne der Rechnungen, vgl. Mkyer, 
Ägypt. Chronologie S. l\2d. 

So stehen die Fragmente 115, IIG, wohl auch 110, schwerlich an der 
richtigen Stelle, daß Fragm. 108 und 112 nicht zueinander passen. Für unsere 
Zwecke ist aber mit dem mir sicher scheinenden Ergebnis : die Hyksos standen 
nicht auf Kol. X, sehr viel gewonnen, denn nun ergeben sich folgende Resultate. 

Wie Ed. Meyer gezeigt hat, entsprechen Kol. VII, Kol. VIII und von Kol. IX 
die ersten 3 Namen (s. Nachträge S. 83) der XIII. Manethonischen Dynastie. Auf 
Kol. IX von Zeile 4 ab, ferner auf Kol. X, vielleicht auch auf einem Teil von 
Kol. XI haben wir eine lange Reihe von Königen, von denen wir keinen ein- 
zigen mit den uns von den Denkmälern her bekannten siclier identifizieren 
können. Das könnte der XIV. Manethonischen Dynastie entsprechen, die je 
76 Namen enthielt (Kol. IX nach dem erwähnten Dynastieeinschnitt enthielt 
27 — 28 Namen, Kol. X mindestens 80, dazu etwa 18 auf Kol. XI) würden die 
Manethonische Zahl ergeben. 

Auf Kol. XI können dann noch Hyksos gestanden haben: die XV. Dy- 
nastie. Auf dem Fragment 120, dessen Stellung unsicher ist (die Rückseite ist 
leer), hat man gewöhnlich die Könige späterer thebanischer Antefs und Sebe- 
kemsafs gesucht, von denen weiter unten die Rede sein wird. 

Auf Kol. XII stehen heute zum großen Teil sehr fremdartige Namen (Fragm. 1 50 
u. 152), also Hyksoskönige, die hier oder auf Kol. XI gestanden haben. Im einzelnen 
hat eine Ordnung dieser Fragmente wenig Aussicht auf Erfolg; sicher ist nur: 

Kol. XI u. XII des Turiner PapyruSj, eventuell auch spätere Kolumnen^, die uns 
verloren gegangen sind^)j, werden ungefähr der XV. — XVIL Dynastie Manethos ent- 
sprechen. Doch wird, selbst wenn eine Neuordnung der Fragmente der letzten 
Kolumnen gelingen sollte, sich schwerlich eine genaue Übereinstimmung mit 
den manethonischen Königszahlen ergeben (s. oben). 

Es ist bisher' wenig beachtet worden, daß auf Fragm. 142 (Kol. XII) er- 
halten ist: 

5 <=> Könige 5 von? , 



also eine Dynastie von 5 Herrschern. 

Eine solche Dynastie kommt nun in der manethonischen tlberlieferung tat- 
sächlich vor, allerdings bei Eusebius, dessen Zahlen, wo sie von den andern 
Quellen abweichen, bisher mit Recht als minderwertig angesehen w^urden; denn 
bei Eusebius heißt es: 

XVI. Dyn. 5 Thebaner 190 Jahre. 

Sollte uns diesmal P^usebius das Richtige bewahrt haben? 



') Da der T. P. erst aus dem neuen Reich stammt, enthielt er zweif'eUos eine Anzahl von 
Namen des n. R. s. Ed. Meyer, Chronologie S. 112. 

Zeitschr. f. Agypt. Spr., 51. Band. 1913. 13 



98 M.Pieper: Untersuchungen zur Geschichte der XIII. Dynastie. [51. Band. 



Wahrscheinlicher ist doch wohl, daß Manetho einer Überlieferung folgte, 
die von der des Turiner Papyrus verschieden war. Auch sonst (so in der 
VII. bis X. Dynastie) hat ja der Papyrus ganz andere Zahlen. 

Daß die Überlieferung der ägyptischen Könige in griechischer Zeit keine 
einheitliche war, ist bekannt genug. Welche Quellen Manetho benutzt hat, 
läßt sich nicht mehr feststellen. 

Im einzelnen ist folgendes zu bemerken. 

Kol. X Fragm. 108 Z. B ist zu lesen: 

M (O p ^ II König Rc.^b? III III , 

nicht wie Ed. Meyer (Nachträge S. 36, auch ich hatte früher falsch gelesen) 
OmI = R^-snfr. Damit ist Meyers Versuch, die Könige dieses Fragments mit 
Königen der Denkmäler zu identifizieren, hinfällig geworden. 
Fragm. 112 Z. 3 ist sicher zu lesen: 

T^ff]^^^ ■ • • • oder ^^£7 oder ähnlich, 
also jedenfalls nicht Apophis. Dagegen steht Z. 4 sicher: 



König f []^D • • • . also Apophis. 
Fragm. 123 Z. 4 steht deutlich: ^ 

ein syllabisch geschriebener fremder Name, also ein Hyksos, würde nach Bur- 
CHARDT einem kanaanäischen (^nt entsprechen (Burchardt, Altkanaanäische Fremd- 
worte II 15 Nr. 271) \ 

Z. 5 desselben Fragments steht: 

l|Üä| 5^ JJ,T,k# Königin. A';. 

Bbnwm wird der manethonische Bvuiv sein (die beiden letzten Zeichen hatte ich 
früher falsch gelesen). 

Kol. XII Fragm. 152. 

Der erste Name ist sicher "^^1] J-^pp zu lesen. Was das freilich für 
ein Name sein soll, ist mir gänzlich unklar. Die folgenden Namen haben bisher 
allen Lesungen getrotzt, der Schreiber hat wohl kaum richtig abgeschrieben. 



ra 



') Wir kennen einen liyksoskönig /www ' U Frazu (C'atalogue of scarabs Nr. 180). Das 
, das auch sonst in den Hyksosnamen am Ende vorkommt, vgl. den viel besprochenen (] (1 , 

' '-' , ist noch nicht sicher erkannt, aber jedenfalls ein selbständiger Bestandteil, der der semi- 
tischen Hyksossprache angehört. Demnach ist es nicht unmöglich, daß c/>( die Kui-zform \()n (^nt-hr, 
der König cnt unseres Fragments mit dem obengenannten cnt hr identisch ist. 



li)13.J M. I'iei'ek: Untersuchungen zur üescliichto der Xlll. Dynastie. 99 

Kol. XII Fragm. 141. 

Der erhaltene Name (^^O^^ ist gewiß niclit der Sonnengott, eher könnte 

man an den König f^^O^^l Kahotep denken, der uns u. n. ans einem ver- 
stümmelten Dekret in Koptos bekannt ist. 

Zum Schluß noch eine Bemerkung. 

Durch G. Möllers Entdeckung (Hierat. Paläographie 11 S. 2) sind wir in 
den Stand gesetzt, die ägyptischen Pap3'ri der XIX. und XX. Dynastie auf Grimd 
paläographischer Merkmale in ober- und unterägyptische zu scheiden. Nach 
den von Möller angegebenen Merkmalen ist der Turiner Papyrus zweifellos eine 
unterägyptische Handschrift \ Er stellt also aller Wahrscheinlichkeit nach, wie 
bereits früher (so von Ed. Meyer und Sethe) vermutet war, die unter ägyptische 
Tradition dar. Nun ist allbekannt, wie oft Ober- und Unterägypten getrennt 
gewesen sind. Für alle solche Perioden kann uns also die unterägyptische 
Tradition nur eine Version geben, die keineswegs mit der oberägyptischen über- 
einstimmen wird. Könige, die in Unterägypten nicht geherrscht haben, haben 
aller Wahrscheinlichkeit nach gar nicht im Papyrus gestanden. 

Nun sind aber die Könige, die im Papyrus aufgeführt sind, zum großen 
Teil keine selbständigen Herrscher gewesen. Wie Ed. Meyer nachgewiesen hat, 
war der 1 . König der IX. Kolumne bereits ein Vasall der Hyksos oder anders 
ausgedrückt, die Hyksos herrschten bereits während der XIII. Dynastie und die 
namenlosen Könige, die bei Manetho als XIV. Dynastie erscheinen, waren Klein- 
könige, die von den Hyksos im Delta geduldet wurden, aber natürlich für die 
Chronologie nicht zu verrechnen sind'. 

Weshalb sie trotzdem hier erscheinen, ist mit Sicherheit nicht zu beant- 
worten. Doch ist es äußerst wahrscheinlich, daß dem Schreiber des Papyrus 
hier derselbe Fehler passiert ist wie seinen Kollegen in den babylonischen 
Chroniken : er hat mehrere gleichzeitige Dynastien als fortlaufende betrachtet 
und infolgedessen für die Zeit zwischen mittlerem und neuem Reich viel zu 
große Jahressummen herausgerechnet. Spätere haben den Fehler noch ver- 
größert, und so sind schließlich die Riesensummen Manethos herausgekommen'. 

IL Dynastien nach der XII. Dynastie. 

Auf den vorigen Seiten wurde zu zeigen versucht, daß auf den Turiner 
Papyrus kein unbedingter Verlaß ist. Aber auch abgesehen von ihm haben 
wir für die Geschichte dieser Zeit reichliches Material. 



') Siehe ÄZ. 1910 S. 161. — ^) Nachträge zur ägyptischen Chi-onologie, Kap. 111. 

') Daß dei- Turiner Papyrus keine unbedingt zuverlässige Quelle ist, ist sichei'. Aber die 
weitgehenden Zweifel Schnabels (OLZ. 1911 S. 70) sind gänzlich unberechtigt; und wenn der 
Verfasser gar ans dem verwahrlosten Zustand der XVIII. und XIX. Dynastie bei Manetho schließt: 
»1000 Jahre nach dem Ende von Dyn. XVlll besaß man in Ägypten keine authentische chronologiscli 
brauchbare Liste von Dyn. XVIII mehr«, so ist das ein Argumentum exsilentio, das unter den 
Kundigen wenig Beifall finden dürfte. 

13* 



100 M. Pieper: Untersuchungen zur Geschichte der Xlll. Dynastie. [öl.Baiul. 

1. Zunächst ergibt sich aus den Denkmälern klar und unzweideutig die 
Tatsache einer thebanisclien Herrscherreihe, die gleichzeitig mit den Hyksos 
regiert und die Fremden schließlich vertrieben hat. Das sind die S-knn-r'^ 
Kamose usw. Hierdurch wird die Zeit zwischen dem m. R. und n. R. nach 
dem n. R. abgegrenzt. 

2. Andernfalls kennen wir aus den Kahunpapyri eine kurze Königsreihe, 
die an die XII. Dynastie unmittelbar anschließt. Das sind die Könige 

Shm-hw-üwj-r<^ und Shjn-k>'-r^. 
Was liegt nun dazwischen? 

Zunächst haben wir eine Gruppe von Königen, die den gemeinsamen Namen 
Sebekhotep (zwei Neferhotep) führen. Das sieht ganz so aus, als hätten wir 
eine Dynastie vor uns (vgl. XII. Dynastie Amenemhet und Sesostris, XVIII. Dy- 
nastie Thutmosis und Amenophis, XIX. Dynastie Sethos und Ramses, XXII. Dy- 
nastie Osorkon und Takelothis usw. 

Nun unterliegt bei jeder Dynastie die Bildung des Thronnamens einer ge- 
wissen Regelmäßigkeit. Bei der Xll. Dynastie tritt dies noch nicht so stark 
hervor, dagegen ist es bei der XVIII. ganz augenscheinlich und läßt sich auch 
bei der XIX. und den folgenden Dynastien deutlich zeigen. Nur der erste und 
der letzte König machen recht häufig eine Ausnahme. 
XII. Dynastie: 1. Shtp-ib-rc Amenemhet I., 

2. Hpr-h-r<^ Sesostris 1., 

3. Nb-khr-7'' Amenemhet IL, 

4. H'^-hpr-r^ Sesostris IL, 

5. H(^-k^w-r<' Sesostris III. , 

6. N-m^(^t-r^ Amenemhet III., 

7. My'^-hno-r'^ Amenemhet IV. 

Hier sind 2 und 8 mit ki, 4 und 5 mit fy, 6 und 7 mit wy gebildet. 
Freilich ist hier die Ähnlichkeit nicht groß, doch ist gerade hier zu berück- 
sichtigen, daß sich in der XII. Dynastie eine reguläre Titulatur erst ausbildet. 

Nun vergleiche man dagegen die XVIII. Dynastie: 

1. Nb-phtj-r'' Ahmes, 

2. Dsr-k^-V Amenophis L, 

3. ^)-hpr-k^-r'' Thutmosis L, 

4. ^^-hpr-n-r^ Thutmosis IL, 

5. Mn-hpr-r^ Thutmosis III., 

6. <^>-hprw-r'' Amenophis IL, 

7. Mn-hprw-i^ Thutmosis IV. 

Wenn man von den beiden ersten Königen absieht (auch die Könige nach 
Thutmosis IV. bilden ihre Namen wieder abweichend), so ist die Übereinstim- 
mung ganz deutlich. 



1913.J M. I'iki'kr: Untersiu'lningoii zur Gcscliiclite der Xlll. Ihiiastie. 101 

XIX. Dynastie: 1. Mn-phtj-r<' Ramses I., 

2. Mti-m^<^l-i< Sethos I., 

.*}. Wsr-m^'^t-r^ Stp-n-r'' Ramses IL, 

4. B^-7i-r<' Mrj-imn Merenptah, 

5. Wsr-hprw-r<^ Mi-imn Sethos II., 

6. I)h-n-r<^ Stp-n-r^ Sipthah. 

Älinlich gebildet 1 und 2 ; '.\ und ') im ersten Bestandteil, 3 und () im 
2. Bestandteil, 4 und 5 im 2. Bestandteil. Auch bei den Sebekhoteps haben 
wir diese eigentümliche Ähnlichkeit in der Bildimg der Thronnamen. 

Man vergleiche: 

I. 

1. Shm-hw-t^wJ-r^ Sebekhotep, 

2. Shm-swM-üwJ-r^ Sebekhotep. 

IL in. 

1. H<^-shm-r^ Neferhotep, 1. Mr-shm-V Neferhotep, 

2. H^-nfr-r^ Sebekhotep, 2. Mr-hip-r^ Sebekhotep, 
H. H'^-litp-r'' Sebekhotep, 3. Mr-hw-r^ Sebekhotep, 
4. H^-^nh-r^ Sebekhotep. 4. Mr-^nh-r^ Mentuhotep. 

Die Parallelen sind unverkennbar. Die Könige scheiden sich deutlich in 
drei Gruppen. Jede Gruppe ist ähnlicli gebildet. 

Soweit wir aus den Namen schließen können, haben wir also eine Dynastie 
vor uns. Wir haben auch Mittel, die Könige innerhalb der Gruppe zeitlich zu 
ordnen. Die Gruppe I bildet ihre Thronnamen so ähnlich wie die ersten Könige 
nach der XII. Dynastie. 

1 . Shm-hw-t^iüj-r^ Pap. Kahun, 

2. Shm-hw-t^wj-r<' Sebekhotep, 

3. 8hm-si.ü^d-tlwj-i< Sebekhotep. 

Aus dieser Analogie wird man zunächst schließen, daß die Könige mit 
ähnlich gebildeten Namen zeitlich zusammengehören. 

Nun haben die Könige I 2 und II 1 und 2 noch eine Eigentümlichkeit, die 
in der ganzen ägyptischen Geschichte einzig dasteht, sie fügen ihrem eigenen 
Namen stets die ihrer Eltern bei. 

Diese drei Könige würde man also in die gleiche Zeit setzen. Daraus 
kann man weiter schließen, daß die Gruppen I und II zeitlich zusammengehören. 
Gruppe III könnten wir dann nur an den Schluß stellen. 

Das heißt also: die Sebekhoteps sind aufeinander so gefolgt, wie sie in 
der obigen Liste verzeichnet stehen. 

Wenn wir nun den Turiner Papyrus zu Rate ziehen, so erfährt unsere 
Hypothese eine eigentümliche Bestätigung. 



102 M.Pieper: Untersuchungen zur Geschichte der XlII. Dynastie. [51. Band. 

Kol. VII Fragm. 77/78 haben wir 

Z. 19 Shm-hw-t)'wj-r<^ Sebekhotep, 

Z. 24 Shm-siüM-tHvJ-rc Sebekhotep, 

Z. 25 H^-shm-r' Neferhotep, 

Z. 27 H^-nfr-r' Sebekhotep. 

Dann folgt eine Lücke, in die gewöhnlich gesetzt wird: 

W-'^nh-r^ Sebekhotep. 

Dann Kol. VIII Z. 1 H^-htp-r^ Sebekhotep, 

Z. 3 Mr-nfr-rc Eigenname unbekannt, 
Z. 4 Mr-htp-r^ Sebekhotep, 

Z. 6 Mr-shm-r^, dahinter ein bisher noch nicht gelesener 
Name, der aber ein Privatname ist. Der ^^-Nanie des Herrschers hat schwer- 
lich so gelautet. Aus ungefähr derselben Zeit haben wir einen König 

Mr-shm-r^ Neferhotep. 
Sollten nicht beide Könige miteinander identisch sein? 

Dann steht ferner Kol. VIII Fragni. 87 

Z. 3 Mr-hpr-V Eigenname unbekannt, 
Z. 4 Mr-hw-r^ Sebekhotep. 

Wir haben also auch in dem Turiner Papyrus die drei Gruppen von Königen, 
die oben auf Grund ganz anderer Erwägungen zusammengestellt waren, und 
zwar in derselben Aufeinanderfolge, erst Thronnamen mit shm (wie der erste 
König nach der XII. Dynastie), dann Namen, die mit 1y, dann solche, die mit 

mr gebildet sind. Und soweit sich die ^^ -Namen feststellen lassen, heißen 
sie fast durchgängig Sebekhotep und Neferhotep. 

Wir können meines Erachtens sagen: die Sebekhoteps haben tatsächlich 
in der Reihenfolge regiert, die sich auf Grund der Untersuchung der Namen- 
bildung ergeben hat. 

Die Könige, die vom Turiner Papyrus sonst in dieser Königsreihe genannt 
werden, sind gewiß nur ganz ephemere Herrscher gewesen. Einer von ihnen 
(König W^h-ib-r'^ l'^-ih, Fragm. 81 Z. 2) hat zwar 10 Jahre regiert, aber es sind 
aus seiner Zeit nur eine Stele eines Privatmannes, die vielleiclit nicht einmal 
hierhergehört (s. meine Dissertation S. 16 Nr. 32) und ein Skarabäus bekannt. 
Sonst sind fast alle Namen gänzlich unbekannt, mit Ausnahme von zweien, 
Mr-ms<^w und Nehesi, und die sind nur aus Unterägypten zu belegen. Erinnern 
wir uns nun der Tatsache, daß im Turiner Papyrus die unterägyptische Über- 
lieferung erhalten ist, so ist die Erklärung ziemlich einfach. 

Die zuletzt erwähnten Könige sind aller Wahrscheinlichkeit nach nur lokale 
Dynastien im Delta gewesen, die gleichzeitig mit den Sebekhoteps regierten 
und vom Turiner Papyrus hier eingeordnet sind. 



1913,1 M. I'if.i'kr: Untei-suclmngeii zur Gi-sfliiclite der Xlll. Dyua.slie. 103 



So hätten wir, scheint es, eine Dynastie der Sebekhoteps gewonnen \ Waren 
diese aber wirklich miteinander verwandt? 

Unter ihnen sind, wie bereits mehrfach erwähnt, einige, die den Namen 
ilirer Kitern angeben, obwohl letztere Privatleute sind. Sie sind also nicht 
königlicher Abstammung. Merkwürdig ist aber, daß sie das auf offiziellen Denk- 
mälern einfach angeben'. Das steht meines Wissens einzig in der ägyptischen 
Geschichte da. Usurpatoren haben wir viele; aber die hüten sich wohl, hinter 
ihrem Königsnamen ihre Herkunft anzugeben. Die einzig mögliche Erklärung 
ist meines Erachtens die: 

Man konnte in der XIII. Dynastie trotz bürgerlicher Abkunft auf rechtlichem Wege 
König von Ägypten werden. Wie dies möglich war, davon weiter unten. 

Nun gibt es noch eine andere, zweifellos zusammengehörige Gruppe von 
Königen, die Antef und Sebekemsaf. 

Ihre Gräber kennen wir — die einzigen Königsgräber dieser Zeit, von 
denen wir wissen — zum großen Teil aus dem Papyrus Abbott und zahlreichen 
Funden. Sie lagen in Drah-abul-neggah, und zwar, wie es scheint, ziemlich 
dicht nebeneinander. In der Zeit der ersten »Entdecker« der Athanasi, Ana- 
stasi, Passalacqua usw. sind die Gräber gründlich durchstöbert worden und 
viele Stücke aus ihnen in die europäischen Sammlungen gekommen. 

Soweit sich urteilen läßt, ist das, was aus den Gräbern erhalten ist, sti- 
listisch so nahe verwandt, daß engste zeitliche Zusammengehörigkeit sicher ist 
(BoRCHARDT, Der Kanopenkasten des Königs Sebekemsaf, ÄZ. 1894 S. 2Bff.). 
Auch verwandtschaftlich werden sich diese Könige nahegestanden haben, zwei 
von den Antefs sind Brüder, und ein Antef hat eine Gattin Sebekemsaf (s. meine 
Dissertation S. 2. 12). 

Dazu stimmt auch nun hier die Gleichheit der Vornamen. 

Shm-ssd-tfwJ-rc Sebekemsaf L, Grab bekannt, 
Sltm-smn-thüj-rc Dhwtj, Grab bekannt. 

Shm-icM-h'^w-r^ Sebekemsaf IL, 
Shm-w^h-h<^w-r<' Rahotep, Grab bekannt. 

Shm-wp-m^<^t-r<^ Antef, Grab bekannt, 
Shn-hr-hr-jn^cf-r^ Antef, » 

Nb-hpr-r<^ Antef, » 



') Es sei bemerkt, daß Kol. VII Fragm. 76 Z. 2. wo sich ein Sebekhotep im Turiner Papyrus 

erhalten sind, eni Zeichen, (lab 



zum erstenmal findet. Spuren von 
eine neue Dynastie beginnt. 



^ T AAAAAA I I 



-) Der Vater heißt dann bekanntlich ] [1 "Gottesvater«, d. i. hier nichts weiter als 

Vater des Königs. Für Borchardts Ilvpothese | (I = Schwiegervater- des Königs (Sitzungsber. 

Sachs. Akad. Bd. L\'1I, 1905, S. 254 ft".) sehe ich nicht den genügenden Anhalte 



104 M. Piei'er: Untersuchungen zur Geschichte der Xlll. Dynastie. [51. Band. 

Wie weit sich die Herrschaft dieser Könige erstreckte, ist nicht sicher zu 
sagen. Die Denkmäler von ihnen finden sich von Theben bis Abydos, aus dem 
Delta ist bisher nichts bekannt. Die Hauptstadt des Reiches war Theben. Sehr 
mächtige Dynasten waren es schwerlich. Die Ausstattung ihrer Gräber ist teil- 
weise geradezu jämmerlich. Von einem, Nb-lipr-r^ Antef, der mit ziemlich er- 
heblichem Aufwand bestattet ist, wissen wir positiv, daß er nicht Herr von 
ganz Ägypten war (Antefdekret von Koptos). 

Wann ist nun diese Dynastie anzusetzen? 

Ob sie im Turiner Papyrus erwähnt war, ist zweifelhaft; die auf Fragm. 126 
(Kol. XI) erhaltenen Königsnamen, die man gewöhnlich hier heranzieht, ent- 
halten keinen auf Denkmälern bekannten Namen. Es ist sogar zweifelhaft, ob 
das Zeichen, das hier häufig wiederkehrt, 1, d. i. shm, zu lesen ist, mit dem 
die Namen der Antefs und Sebekemsafs teilweise gebildet sind. Das Zeichen 
kann ebensogut ^ ^^^ gelesen werden. Jedenfalls ist von den aus den Denk- 
mälern bekannten Antefs und Sebekemsafs kein einziger hier zu finden; und 
die Namen, die leidlich vollständig erhalten sind, sind ganz anders gebildet, 
als wir erwarten sollten. Wahrscheinlich standen hier, wie auf den vorher- 
gehenden Seiten, unterägyptische Könige und keine Thebaner. 

Nun gibt es einen andern Anhaltspunkt; König Shm-sM-tlwJ-r'' Sebekemsaf I. 
läßt sich durch Genealogien aus Elkab zeitlich festlegen, er regierte mindestens 
ein Menschenalter vor König H'^-nfr-r'' Sebekhotep III., also etwa 50 Jahre nach 
dem Ende der XII. Dynastie. Dazu stimmt die Namengebung (sein Name ist 
ähnlich gebildet wie die letzten Könige der Kahunpapyri) sehr gut\ 

Danach würde also diese Dynastie der Dynastie der Sebekhoteps parallel 
gehen; und das verträgt sich durchaus mit allem, was wir wissen. 

Daß diese Antefs und Sebekemsafs Ägypten nicht ganz besessen haben, 
ist vorhin wahrscheinlich gemacht. Anderseits wissen wir von zwei Königen 
der Sebekhotep-Dynastie, daß sie Könige von ganz Ägypten waren, bei den 
übrigen ist es bei der überaus dürftigen Zahl der Funde nicht festzustellen. 

Es würde sich also folgendes Bild ergeben: 

Die Antefs und Sebekemsafs sind ein thebanisches Dynastengeschlecht, das 
nach der XII. Dynastie sich in Theben erhob und an die XL Dynastie, die ja 
ebenfalls thebanisch war, anknüpfte. Zeitweise werden sie unterworfen worden 
sein und unter der Herrschaft anderer Könige gestanden haben, ganz Ägypten 
haben sie niemals besessen. 



') Ed. Meyer hat in den Nachti'ägen zur Agvpt. Cln-onologie meine Ansetzung des ersten 
Sebekemsaf gehiUigt, Avill aber den zweiten Sebekemsaf und die 3 Antefs etwa 100 Jahre später 
setzen. Ich kann eine solche Trennung nicht für richtig halten. Nach der Namenbildung und 
dem Stil der Funde aus den Gräbei'n gehören diese Könige eng zusammen. Der Grund, der 
Ed. Meyer zu seiner Ansetzung bestimmt, nämlich das Bestreben, jeden bekannten König in den 
Turiner Papyrus hineinzubringen, ist nach dem oben (S. 99) Ausgeführten heute nicht mehr 
stichhaltig. 



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1913. J M. Piki'kr: Uiitersuchiingeii zur Gcscliidite der XIII. Dynastie. 105 

Dazu paßt nun aucli der einzige historische Text dieser Zeit, der erhalten 
ist, das Antefdekret von Koptos (Petrie, Koptos VlII)'. Dasselbe ist von P]rman 
und Ed. Meyer ohne jeden Grund in die Hyksoszeit gesetzt. 

Der Inhalt ist bekanntlich folgender: 

König Nb-hpr-r<^ Antef schickt einen Erlaß an die Behörden von Koptos: 
»Etwas Böses ist im Werke. Geraubt ist ein Feind von — verflucht sei sein 
Name — Teti, Sohn des Minhotep«, d. li. ein hoher Beamter von Koptos hat 
einen wichtigen Gefangenen entkommen hissen. Dies ist m. E. der einzig mög- 
liche Sinn der bislier nicht übersetzten Worte. Jedenfalls steht so viel fest, 
daß der König einer A erschwörung auf die Spur gekommen ist. 

Der Verbrecher erhält nun seine Strafe, sein Amt und seine Einkünfte 
werden ihm genommen und diese Strafe auch auf die Nachkommen ausgedehnt. 

Der König verflucht dann alle, die den Schuldigen aufnehmen werden : 
Jeder itn, jeder ihm-irf, der ihn aufnehmen wird, der soll nicht die weiße 
Krone erhalten, er soll nicht die rote Krone tragen, er wird nicht auf dem 
Thron des Horus der Lebenden sitzen usw. 

Das ist keine unbestimmt gehaltene Verwünschung, sondern es wird klar 
und deutlich, ohne überflüssige Phrasen, gesagt: wer den Flüchtigen aufnimmt, 
soll nicht König von Ägypten werden. 

Daraus ergibt sich des weiteren: die Machthaber, für die dieser Fluch gilt, 
»jeder n'swt, jeder shm-irf^^, können an und für sich Könige des Landes werden, 
und zwar auf rechtlichem Wege. 

Und das wieder läßt keine andere Interpretation zu, als: Ägypten war in 
der Zeit zwischen mittlerem und neuem Reich ein Wahlreich. Schwerlich in der 
Hyksoszeit, zu einer Besetzung durch auswärtige Eroberer, paßt ein Wahlreich 
nicht gut. 

Der Fachmann weiß, daß ich hiermit keine neue Vermutung vorbringe, 
Ed. Meyer hat diesen Gedanken, wenn auch mit aller Reserve, in seiner Ge- 
schichte des Altertums ausgesprochen. 

Selbstverständlich ist dies eine Hypothese, aber sie erklärt mir manches, 
was sonst unverständlich ist, so vor allem die außerordentlich vielen Könige 
dieser Zeit, die in einer verhältnismäßig sehr kurzen Zeit regiert haben. 



') Daß dies Dekret uieht in die XL Dynastie gehört, sollte heut nicht mehr bezweii'elt werden. 



Zeitsclir. f. Agypt. Si)r., 51. Band. l'.tlS. " 



106 M. Burcharüt: Die Einnahme von Satuna. [51. Band. 



Die Einnahme von Satuna. 

Von M. BURCHARDT. 
Hierzu Tafel VI und VII. 

JcLiine der bemerkenswertesten, aber auch eine der unbekanntesten Kriegsdar- 
stellungen Ramses' IL ist die der P>oberung der Feste Satuna. Das Relief, das 
diesen Kampf schildert, befindet sich an der westlichen Außenseite des Tempels 
von Luksor an dem kurzen Mauerstückchen zwischen Wand c und d (nach Bädeker). 
Den älteren Gelehrten war dieses Bild noch nicht zugänglich, da der Service des 
Antiquites diese Mauer erst vor wenigen Jahren liat freilegen lassen. Ein Teil 
dieser Darstellung, die sehr schwer zu erkennen ist — eine Dornakazie steht 
zudem noch mitten davor — , ist kürzlich eingehend von W. M. Müller besprochen 
worden^ Ich gebe im folgenden die Beschreibung nach den Photographien der 
Expedition der Kaiser- Wilhelm-Gesellschaft'. Die Abweichungen von Müller er- 
klären sich an der Hand der Abbildungen zumeist von selbst; ich brauche daher 
nur an einigen Stellen auf sie einzugehen. 

Wir sehen das ägyptische Heer, Fußvolk und Wagenkämpfer, in der Mitte 
den König, über ein buscli- und baumbestandenes Gelände gegen die auf. einem 
Berge liegende Stadt vorbrechen. Die Räder der Streitwagen gehen über Ge- 
fallene und Verwundete hinweg; vor dem Wagen des Königs bricht der feind- 
liche Fürst, von zwei Lanzen getroffen, zusammen. Verschiedene Flüchtlinge ver- 
suchen noch vor den nachdrängenden Ägyptern die schützenden Mauern der Stadt 
zu erreichen, von denen sich ein Pfeilhagel auf die Anstürmenden ergießt. Doch 
eine große Anzahl von ihnen wird gefangengenommen und von den Königssöhnen 
gefesselt hinweggeführt. Gerade vor dem Festungstore reißt einer der Königs- 
söhne seinen Gegner rücklings an den Haaren in die Knie. Die Festung selbst 
liegt, wie erwähnt, auf einem Berge; die auf ihr stehende Inschrift nennt uns 

ihren Namen: ^l\yf\^^^c^XT1r;,'--'^^^i[^\^\\^ 
» Eine Stadtj die der starke Arm des Pharao erobert hat Stn . « . Hinter ihr oder 
neben ihr dehnt sich ein Mischwald aus laubtragenden Bäumen und hochstämmigen 
Zedern aus. Einer der Flüchtlinge, dem es gelungen ist, diesen Wald zu er- 
reichen, ist hier von einem Bären angefallen worden; bei dem Versuch, einen 
Baum zu erklimmen, hat ihn das Tier mit den Zähnen am Fuße gepackt. Von 



1) W. M. Müller, Egyptological Researches II S. 175 ff, — ^) Ph. 374— 382, Vgl. Ed. Meyer, 
Bericht über eine Expedition nach Ägypten zur Erforschung der Darstelhuigen der Frenidvölker. 
Sitzungsber. d. Bari. Akad. d. Wiss. XXXVIII 1913. 



i9i;5. 



M. Bi RCHARDr: Die Einnalunc von Satuna. 



10' 



der Stadt aus ist das Gesclielmis bemerkt, und während einer der Verteidiger 
eine Bewegung- des Entsetzens macht, versucht ein anderer dem Kameraden draußen 
zu helfen, indem er auf den Bären schießt. 

Von der Mauer des Tempels sind an dieser Stelle mir die vier oder fünf 
unteren Steinlagen erhalten; der obere Teil der Darstellung ist, wie die Abbildung 
zeigt, verloren und mit ihr die erläuternde Beischrift. Erhalten sind außer der vor- 
her erwähnten Aufschrift auf der Stadt nur der Name des königlichen Gespannes 
J^||>/i öT" Ul(j/wwv^ ^^ Erstes großes Gespann Seiner Majestät, Gelieht von Amon«^ 

und die Zeilenenden einer vor den Pferden stehenden Inschrift, die aber nur 
den Ruhm des siegreichen Königs verkündet: 



O c^ 



II 



I I I 






II 



Sieg alle \Länd\er. Es gibt keinen Montu 

. . . . seine [Waff]en zu Boden niedergeworfen ihre 



In dem Bilde des ganzen vorwärtsstürmenden ägyptischen Heeres, dessen 
— nicht übermäßig betonten — Schwerpunkt die Gestalt des Königs bildet, liegt 
ein Ausdruck von unwiderstehlicher Kraft; der Beschauer kann sich dem Ein- 
druck gar nicht entziehen, daß die Feste dem furchtbaren Stoße erliegen muß. 
Trotzdem herrscht in der ganzen Darstellung eine derartige Ruhe und Einheitlich- 
keit, daß sie sich vorteilhaft von anderen ähnlichen Bildern unterscheidet. 

Über die Lage der Stadt 8tn wissen wir nichts; keine der bisher be- 
kannten Inschriften erwähnt sonst ihren Namen. Die hier dargestellte Landschaft 
aber und das Auftreten von Bären würden uns ohne weiteres schließen lassen, 
daß wir es mit einer asiatischen Stadt zu tun haben, wenn uns nicht die Dar- 
stellung der Gegner zu raten aufgäbe. W. M. Müller beschreibt sie folgender- 
maßen: »All captives have the long Libyan phallus-protector and the Libyan side- 
lock. On the walls of the city we have, however, a stränge mixture, Syrian 
women, half Syrian Libyans, and then Asiatics to the left'«. Dazu gibt er die 
folgende Erklärung: «This stränge confusion seems to be due to the division of 
work among two sculpturs. One worked independently on the battle for the 
Libyans, the other on the Asiatic city. When the confusion was noticed, they 
tried to straighten it out by little changes, this very unsuccessfully^* ; er ist also 
der Ansicht, daß Satuna ursprünglich als asiatische Festung gedacht war, daß 
aber die Asiaten einem rechts dargestellten Libyerkampfe zuliebe gleicli falls in 
Libyer umgeändert wären. 

Wenn wir nun die Darstellung betrachten, so sehen wir, daß die Gegner 
der Ägypter libysche Tracht — Pliallustasche und langen, vorne offenen Mantel — 



') A. a. O. 8. 17(i. 



14* 



108 M. Burchardt: Die Einnahme von Satuna. [51. Band. 

tragen. An dieser Tracht zeigen sich nirgends Änderungsspuren. Die Köpfe 
dagegen weisen mit wenigen Ausnahmen Änderungen auf, und zwar ist zu 
erkennen, daß libysclie und semitische Haar- und Barttracht übereinanderge- 
schnitten sind. Meines Erachtens gibt es hier nur eine Erklärung: der ägyp- 
tische Vorzeichner liatte versehentlich einer asiatischen Landschaft libysche Ein- 
wohner gegeben; der Fehler wurde dann bemerkt, und man begann zunächst die 
libyschen Köpfe in semitische umzuwandeln. Diese Umänderung ist aus irgend- 
einem uns unbekannten Grunde im Relief nicht völlig durchgeführt, sondern man 
hat sich ansclieinend zum Schluß mit einer nur bemalten Stuck verschmierung 
der zu ändernden Teile begnügt, die später völlig herausgefallen ist'; und so 
stehen jetzt auf der Burg neben einzelnen Asiaten noch mehrere rein libysche 
Verteidiger; ebenso ist der unter den Rädern der Streitwagen sicli windende 
Gegner am weitesten rechts ein Libyer geblieben. Zu einer Umänderung der 
Tracht ist man überhaupt nicht mehr gekommen. Ist diese Annahme richtig, 
so hat der ägyptische Meister zwar einen groben Fehler gemacht, sich aber 
bemüht, denselben auszumerzen. Und daß die Libyer wirklich die ältere Dar- 
stellung sind, geht daraus hervor, daß die asiatische Haar- und Barttracht viel 
tiefer in den Stein geschnitten ist als die afrikanische, was man vor allem bei 
dem Kopfe des feindlichen Fürsten erkennen kann. Daß die tiefer geschnittene 
die nachträgliche Verbesserung ist, dürfte kaum einen besonderen Beweis er- 
heischen. Es läßt sich zudem an mehreren Köpfen klar erkennen, daß die 
libyschen Seitenlocken weggemeißelt sind. 

Auch die Aufschrift auf der Festung zeigt Änderungsspuren. Aber die jetzige 
Lesart ist so tief in den Stein eingeschnitten, daß es nicht mehr möglich war, 
mehr als einige wenige Zeichen der älteren Fassung zu erkennen, die sich in 
keinen Zusammenhang bringen ließen. Nur soviel kann man mit Sicherheit sagen, 
daß die ältere Inschrift bedeutend kürzer war, denn der Umriß des Berges läuft 
gerade am Anfang des Namens Satuna quer über die Zeile. 

Wenn nun auch die Darstellung der Libyer hier nicht am Platze ist, so 
ist sie für uns doch nicht gänzlich wertlos; denn wir lernen aus ihr die libysche 
Schildform zu Ende des 14. Jahrhunderts kennen, während wir bisher nur den 
libyschen Schild der frühgeschichtlichen Zeit aus dem Wappen der Göttin Neit 
kannten. 

Es bleiben noch einige Worte über die Darstellung des Waldes zu sagen. 
Daß der ägyptische Zeichner niemals eine Zeder im Walde gesehen hat, sondern 
sich das Bild des Baumes nach den Flaggenmasten vor den Tempeln gebildet 
hat, wie Müller meint, ist gewiß richtig. Seine weiteren Bemerkungen über 
die Art, wie der Bildhauer die Zedernäste «in pairs growing from the same places« 
dargestellt habe, und wie er die Zweige um den Stamm gewunden habe, »quite 



') Derartige Änderungen an Reliefs mit Hilfe von Stuckverschmierungen .sind an der nörd- 
liciien Außenniauer des Tem])els von Medinet Hahn ganz vorzüglicli zn erkennen. 




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Die Einnahme von Satuns 

Belief Rarases.II in Luxnr. 



Zeiucbr. t. Agypl. Spr.. 61. Buid. 1913. 



Tafel VI. 










Die Einnahme von Satuna; 

Relief RaruRes, II io Luxor. 



Verlag: J. C. Hinrichs. L^ipsi^ 







Zeit«l)i t, Airrpt. Spr.. Sl. Band i;u3. 



Die Einnahme von Satuna; 

Relief Ramses.II in Luxor. 



Tafel VII. 




Die Einnahme von Satuna 

Relief Ranises.II in Luxor. 



Verlag: J. C. Hinrichs. Lejpzig. 



191."J.] M. Bukcuardt: Die Kinnalune von Satuiia. 109 

un-P]gyptian by this overcutting«, erweisen sich, wie ein Blick auf die Abbildung 
lehrt, als unri('htig\ Eigenartig ist die Art und Weise, wie der Ägypter ver- 
sucht hat, das Durchschimmern der Zedernstämme durch den Laubwald darzu- 
stellen. Wie die alte Bemalung hier gewesen sein mag, kann man sich nur schwer 
vorstellen. 

Bemerkenswert ist noch die kunstgeschichtliche Stellung unseres Bildes. 
Während die Kriegsdarstellungen aus der Zeit vor Ramses II. — erhalten sind 
uns ja imr solche von Thutmosis IV. und Sethos I. — den König zeigen, wie 
er ganz allein seine Gegner zu Paaren treibt oder Burgen erobert, treten unter 
RamsesII. neben den Pharao die Königssöhne und gewöhnliche ägyptische Krieger". 
Doch erschienen sie auf den bisher bekannten Bildern, abgesehen von der Schlacht 
bei Qadesch, noch mehr als Füll werk, dessen Fehlen kaum eine fühlbare Lücke 
in die Darstellung reißen würde. Zwischen dieser Art der Darstellung und den 
großen Kriegsbildern Ramses' lll. bildet unser Relief den Übergang. Ebenso bildet 
es eine Art Zwischenstufe zwischen den andern Kriegsdarstellungen Ramses' II., 
wie der Erstürmung von Askalon oder Dapur, und den großartig angelegten Bildern 
von der Schlacht bei Qadesch. Freilich steht es jenen näher als diesen, und eine 
Lücke bleibt immer noch bestehen. Aber eine ägyptische Schlachtdarstellung mit 
angreifenden Feinden und fliehenden ägyptischen Prinzen, wie sie in der 
Schlacht bei Qadesch dargestellt sind ', ist etwas derartig Ungewöhnliches, daß 
man sie nicht in die gewohnten ägyptischen Schlachtdarstellungen einreihen 
kann, sondern sie als einen besonderen künstlerischen Versuch auffassen muß, 
der dann später nie wieder Nachahmung gefunden hat. 



') Energisch muß hier Müllers Anschuldigung gegen Sethe abgewiesen werden, wenn er 
sagt: »It is very regrettable, that Seihe, after having found in a tonib at Thebes, a picture of 
Kgvptians cutting wood on Lebanon, was satisfied to extract nothing but the fraginentary ascriptions. 
The picture which he left to destriiction, would probably have been more vahiable than siinilar 
texts.» Hier h'egt eine grobe Entstelhmg Müllers vor; Sethe sagt nämhch: »Ich hatte die Freude, 
in einem Grabe des Hügels von Schech Abd el Gurna Bilder und Inschriften aufzufinden, die eine 
Expedition nach dem Libanon unter König ThutmcjsisHl. betrafen« (Sitzungsber. d. Berl. Akad. d.Wiss. 
1906, S. 357). Im folgenden ist dann ganz klar gesagt, daß die sehr zerstörten Malereien die 
Thronsitzungen mit der Aussendung und der Heimkehr des Gesandten schilderten. 
Die Darstellung der holzfällenden Ägypter im Libanon ist nur in der Einbildung Müllers vorhanden. 

^) V. Bissing, Denkin. äg. Skulptur, Text zu 93. 93 A. — ^) Brkasted, The battle of 
Kadesh, S. 41. 



110 A. Ember: Kindred Semito-Egyptian Words. [51. Band. 



Kindred Semito-Egyptian Words 

(New Series.) 
By Aakon Ember. 



uy c .c> ,c> 



1. h'prr (nnsn) "black beetle, scarabaeus'" : Arab. ^j-Äli- (also ^j-'i^^, cr^^'> 
and ötliLÄ::^), Syr. harpuitd, Post-Biblical Heb. rr^lö^ien "scarabaeus". Cf. 
Arab. JlJi^ "to deceive" = CJ^^. In Notes'- p. 88 § H I have pointed out 
several Egyptian words which have a secondary final .<? (Egyptian 1). 

2. hns"" (Tna) "calf: Arab. ^j^T "calf\ 

3. mhj-t {rcird) "cow^"': Arab. St^i^ "wild cow". 



') 1 desire at the outset to expiess my sincere thanks and deep appreciation to Prof. Skthk 
ibr innunierable and invaluable suggestions which he has niade in connection with this article. 
It would he impossible to enumerate them aU. Suffice it to say that I have discussed with 
hini all the cases treated in this article and have had the benefit of his ripe judgment and 
deep insight. 

^) Note the foUowing al)breviations: — A.TSL = American Journal of Semitic Languages (Chi- 
cago); Gardiner, Admonitions = Gardixer, Admonitions of an Egyptian Sage (Leipzig 1909); Notes 
= Emüer, Notes on the Relation of Egyptian and Semitic in AZ. 50 pp. 86 — 90; Sound-changes 
= Ember, Semito-Egyptian sound-changes In AZ. 49 pp. 87 — 92; Vogei.sang = Vogei.sang, Kommentar 
zu den Klagen des Bauern (Leipzig 1913); ZDMG = Zeitschrift der Deutschen Morgenländischen Ge- 
sellschaft; no. ^ nuinber of this article. 

^) — » — is nearly always = T. The one or two exceptions {isr = V:js, psh = n-i-s) may be 
due to special reasons. 

*) Arab. t:J>^ is a very rare word. It is omitted in Tag-al-Arüs and also in Lane's diction- 

ary. Prof. Hommel referred nie to Al-.Iauhari who defines it as o^a.J \ -Oj and who ilhistrates it 
by the follovving Ragaz verse of Al-Aggäg -r-J'^' «c^^J i^5>-J /»»-Ui. In '•'•Die Namen der Säuge- 
tiere bei den südsemitischen Völkern'''' (Leipzig 1879) p. 284 Hommel says: "t^Jsd hahzagun^ urspr. 
allgemein 'Kälbchen, Lämmchen', dann von den Steinbock] nngen, pl. ■rj<-z>a Meid. I 171". 

F'revtag defines r-J=^ (I 80) vitulus . . . iuvenis camelus, pullus antilopis aliorumque animalium. In 
ZDMG 53 p. 348 n. 2 Hommel combined Eg. bhs with Assyr. huhddu which he believes was pro- 
nounced buhasu. This combination is very improbable in view of the fact that Eg. — « — = Sem. t 
(see the preceding note). Moreover the middle consonants do not exactly correspond (Ji in Eg. 

and // in Assyr.). As to the final -r- in r:j^>^ cf. ?y>'j "to fiU" (a skin-bottle) ^= ^j, ry^ "to 
stink, become corrupted" = j«i- and 7:\j^' "cowardly" which is no doubt connected with the 
Stern j'a.) "to tlee". 

^) Pyr. 550 a. According to Prof. Sethe mhj-t nieans milch-cow. 



1913.] A. Ember: Kindred Semito-Egyptian Words. 111 

4. knm-t {= klm-t^ ira'sD) "dog" ': Heb. nbs, Arab. yjS, Aram. 352, Assyr. Imlbu 
"dog", Mehri koub "wolf". 

5. snb (= Mb ab») "health"' (in the ofteii occurring formula ^nh wdi inbY; "to 
be (or become) whole, entire, healthy*"; Mnb [csivis.) "tocure''"; inbb "to 
greet*"": Heb. abizj, Arab. "jU^, Assyr. §alnmu, "to be entire, wliole, per- 
fect'*; Heb. a^blö, Arab. ^S^, Assyr. saldmu, §ulmu "health, greetings'". — 
For the interchange of b and m cf. the P]g. prep. m = Heb. a (Sethe) 
and no. 46 of this article. 

6. hnmi (= hlms Tö'abn) "friend, friendship": Arab. A^ "friend" (cf. Eg. hnm 
"to smeir' ujojXm, hnmi "gnat" cgoXMc), — For the final 6- of hnms see no. 1. 

7. nhp (hr) "to care for", Copt. iie^ne "to mourn, lament"': Arab. s»^ "to 
regret", »»JaIIjJ "to grieve'' (for some one), t_^ yll "to be heart-broken"". 

8. 92^b {= IB nisb) "to bite'" Copt. Boh. '\i^y\r\ "Bissen", fTi-Xd.xJ/i "mordere": 
Arab..!^ "to bite" (snake, scorpion), "to lick" (honey), ÄaJ "sting, bite'". 

9. sb^ (SDT) "flute": Arab. jlj "flute", jj} "Psalter" (= Aram. mazmür). — 
It is interesting to note in this connection that the Heb. stem 113T to 
"prune" appears in Arabic as jj. According to Prof. Haupt the stems 
1)31 "to sing" (to which jaj "flute" belongs) and iüt "to prune" are 
ultimately identical'. For Eg. / == Sem. r see Sound-chamjfs p. 88 and 
Notes p. 87. For s = t see above, no. H. 

10. hsj (■'TH) "to be miserable; contemptible " (mostly used as a term of con- 
tempt for the enemy): Arab. \\^ "to overcome, treat as an enemy"; ^ji- 
"to fall into disgrace", Ä,ji- "disgrace, misfortune", ^s}^ "to disgrace, 
confound", j^ "abased, contemptible". 

11. nsr-t (mTD) "diadem, Uraeus": Heb. nT2 "diadem" (Sethe). 

12. snw (12T) "bread, food": Heb. "jiT^ "food, nourishment", "jt (Ben Sira B7, 28) 
"food", Post-Bibl. Heb. "JIT "to nourish", Syr. p "to nourish". 

13. 5/-^ (nsT) "goose": Heb. rx, Arab. jj, fem. Sjj (for jjl and öjjl) "goose". 
— In the Egyptian word we have metathesis; cf. below, no. 76. 

14. snj ("^37) "to transgress": nsT, j3 "to commit adultery". 



') For Eg. AAAAAA = / see Erjian, Äy. Gramm.^ § 104, and Sethe, Verbum I § 229. 

'^) That Eg. knm-t means "dog" is evident from Pyr. 1462a — /;: sm!w ifrrw in hnmwt smiw 
knmwt in iCnw "The l)aboons are killed by the knmwi., and the Tcnmwt are killed by the baboons". 
The emnity between dogs and baboons is very well knovvn. In Brehms Tiprieben., 3rd ed., Säuge- 
tiere, Vol. I p. 166 we read: "Hunde werden vom Pavian gar nicht selten überwältigt, und gleich- 
wohl kennen jene edlen Tiere keine größere Lust als die Jagd solcher Affen". 

^) Cf. also, for example, Urk. IV p. 972 1. 14 "To whom all people wisli life and health 
{snb). — *) Lebensmüder XLV mj snb mr "as a sick man who gets well". — ^) Very common in 
Papyrus Ebers. — ") See, for example, Pyr. 121 5 ei. For the meaning et'. Erman's Glossar., for 

the form Seihk, Verbum 1 § 342. 407. Eg. snhb = Arab. "11^. — ') For nhp hr "to care for" 
see Gakdiner, Admonitions p. 103, below. — *) Pyr. 411a. — ") See AJSL 26 p. 1 ff. 



112 A. Ember: Kindred Semito-Egyptian Words. [51. Band. 

15. s^h (aST) "to flow" (putrid matter from a wound.)^: Heb. a^T "to flow" 
(menstruation, gonorrhoea), Arab. ^|i "to dissolve, flow". 

16. nw-t {T\M) "village, town, city" : n^: "habitation", STi: "habitation, settlement". 

17. krr-t (mnp) "cave", krtj (dual) designation of the traditional source of tlie 
Nile: Heb. n^p "to dig ' (a well), "liptt "spring, source", Post-Bibl. Heb. 
ip "well", jli "to make a round hole", etc. — We may compare with 
Eg. krr-t also ip: J» "to bore, dig" (a"'ilS"n'np3 "cave in the rocks"). 

18. dp (qn) Pyr. 175W>, dpw Pyr. 2\22d and 2125^ "rudder, oar": Arab. 
<J5 "side, board, rudder, oar", Post-Bibl. Heb. Cin "board". — I am inclined 
to believe that Eg. dp-t "ship" is connected with dp "rudder" and that its 
original meaning was the same as German Ruderschiff, i. e. "rowing-vessel", 
and later it came to be used for ship in general. 

19. hh^ (snn) "to destroy" (fortress) Pyr. 17356 and 18376: Heb. ban "to 
act in a corrupt manner", Pi. "to destroy" (land, vineyard, people), Arab. 
J-i- "to corrupt, cripple", Bibl. Aram. bnn "to destroy" (tree, temple, 
kingdom); Assy r. habdlu "to ruin, destroy". 

20. mdM (nssn or ns^'a) "papyrus scroll": Heb. ü^J'a (originally probably also 
papyrus scroll). — The Heb. stem bbji "to roll", from Avhich •ib^'a is derived, 
is found in Eg. also in d^d^-t "head" =■ Heb. nbiib^, Assyr. gulgullu, Arab. 
<äJ15-. For Eg. ^ = j r- cf. especially dnh = t-^^, and 7idr = jl^J 13: ", 

21. (^/(//-^ (ns2SS) "castanets" (or something similar)'^: Heb. D"^b2bs: "cymbals", 
but also, as it seems (Ps. 150,5) "castanets". See Benzinger, Hebräische Ar- 
chäologie (2nd. ed.) p. 243 1. 1 9 ; cf. also bbir, babs, J:^, J.-aJU "to ring, resound". 

22. p^h "to strike" (in Pyr. 440 r/) used in parallelism with thj "to strike": 
Arab. rJJ "to strike", also "to cleave a thing in two^ '. 

23. hh' (Si^a or ssn) "mine^": Heb. nsa "pit, well", Arab.^l) "pit, well", hy. 
(or öy ) "treasure". — The sign KD with which bi> is written represents, in 
all probability, a well or cavity in the ground filled with water. It is 
used as a determinative for places abounding with water; see Max Müller, 
Asien und Europa p. 281 ff. 

24. 6// (Si<a) "to wonder '; "wonder": Heb. S^bs Niph. "to be wonderful", 
Hiph. "to make wonderful ', sbs "wonder"". 

^) Pyr. 1257Ö hw-sn sib liwiH-k ir fi "They take care that thy i-ottenness (i. e. decomposed ov 
putrid parts of the hody) should not run down to the ground"'. This verb, so l'ar as I know, occurs 
in this passage only. The meaning is uiade perfectly clear by the determinative as well as by the con- 
text. — 2) See Sound-changes p. 91 § 11. • — ^) Gardixkr in bis Admonitions p. 59 translates rf/rf/-< 
by "lyre"\ but it is quite evident from the context that a more niodest musical instrument must 
be meant in this passage. — "•) In Notes I combined p^h with ^i? n^s "to cleave'", but rds suits 

better both phonetically and also in meaning. It is possible, however, that Tz^i and rt\j are ulti- 
mately the same. — '") Cf. Url\ 1 p. 10 1. 15 sdwt hti "the digging of a mine"". 

'') Eg. bis "wonder"" is written exactly the same as bil "mine", and one niight naturally 
suppose that the two words are etymologically the same. There is no doubt that the old Egyptians 



I 



I 

I 



1913.J A. Ember: Ivindred Seniito-Kgyptiaii Words. 113 

25. isj (^TS) "to go, hasten": Bibl. Aram. bTS "to go', Holt, '"ts "to go away, 

come to an end, disappear". 
2(). Jd (n^) "boy, youth'"; "to be young'":' Heb. nb^ "to give birth to", nb-^ 

"child, boy, youth"'. — Prof. Sethe told me that he had often heard in 

Egypt yn ivdd ihr yä uäläd and Prof. Littmann informed me that in Tigre 

the word for "son" is (DA* uad. 
'21. <'ÄV (sp:>) "to be correct, straight; correct'"; <'^/-<Y; "wise, intelligent'' : ^lic 

"to be intelligent, wise"\ Ji Ic "intelligent, wise". Cf. also ''Av "rope" 

= JUt "rope". 

28. ^mj i^'W) "to know" (late word): Arab. ^^f- "to know"". — The objection 
to this comparison is that the Eg. word oecurs only in late texts and 
that it is, moreover, written as if it were derived from O« "to swallow'". 
The word may, however, be old, only it does not happen to occur in old 
texts. As to the writing, it may be due to populär etymology. 

29. üh (nns), also rth (nnn) "to bake, toasf (bread)'': Heb. nnn "to boil, seethe". 

30. Uk (pS"') "to ascend'", w/A*-/ (npsia) "ladder": Arab. ^j " to ascend", ^Jy, 
^j\-, "to ascend" (a mountain), with j, "to go up" (a ladder), SU^^, "ladder*"'. 

31. 6'/ (k©) "back"'; m s', r äV, h' s^ comp. prep. "behind, after"': l\y^ "back''"'. 
— It is very interesting that in the Saho-lnnguage sard means "tail, back'", 

themselves thought so, otherwise they would have trled to differentiate thein in writing. We 
niust not assume, however, that the Egyptians are the best authorities as to the etyinologies of 
Egyptian words. Populär etymology certainly played aniong theni as great a role as it did 
ainong other nations. Their etyniologies can hardly be snperior to those foiind in the Old 
Testament. In spite of the phonetic differences I feel quite certain that Eg. hi^ "wonder" = Heb. 
sW. The ditferences are not as great as they may appear at first sight. The interchange of b 
and p is common in all langiiages. Vi., e. g. Bi})lical Aram. Vt-^e = to Heb. Vr-^a, Eg. s/h = Heb. 
rwar, and Eg. (pj "to pass over"' rn: Heb. la", discussed below, no. 100. The second phonetic 
change involved, naniely, Eg. l = Sem. /, is so common that we need hardly take it into con- 
sideration. My investigations in the relationship of Egyptian and Semitic have brought me to the 
conviction that / (and I may say also r) in Egyptian already at the time when the Pyramid Texts 
were written down often was a quantite negligeahle. This ^s the view also of Prof. Sethe. As 
to Eg. bU "withdraw, get away"', I believe that it is connected with YX\\. falaja "to separate" 
with which Heb. sVs "to be wonderful'' is probably identical. To the same stem belongs also Eg. bti 
"heaven". This word meant originally, 1 think, that voliich is separatcd, remnvcd, distant. 

') Urk. 1 p. 51 11. 1.5. 17. — ■'') jd "to be young'' is found in Totenbuch (Naville) eh. 85 
1. 1 in parallelism with hwn : hwn-j m nw-t jd-j m sh-t " I am young in the city, I am youthful in 
the field". — *) Junker, Vorbericht über die 2. Grabung bei Giseh (Anz. d. Wien. Akad. Phil.- 
hist. Kl. 1913), S. 17. — "•) That Eg. m^k-t — Arab. Sli^*. I pointed out already two years ago in 
Sound-changes p. 88. 

^) For o\y^ "back" see the Moallaqat of Imru'u '1-Kais, 1. Bl, and that of Antara, 1. 20. In 

the latter passage o\y^ is used in parallelism with ^^^ "back": 

This verse is translated by Nöldeke (Mo'allaqät Antaras imd Labids) : "Sie (die Geliel)te) liegt 
morgens und abends auf einem Kissen, während ich (selbst) nachts auf dem Rücken eines wohl- 
gezäumten Rappen sitze". 

Zeitschr. f. Acrypt. Spr., 51. Band. 1913. 1^ 



114 A. Ember: Kiudred Semito-Egyptiaii Words. [51. Band. 

and that it is also used as a preposition. See Reinisch, Wörterbuch der 
Sahosprache p. 331. 

32. h^k (piin) "to shine"", "be bright and clear" (sky'): Heb. pin "to tlash" 
(lightning), pna "lightning" ; Arab. J^. "be bright" (sky), "to flash" (light- 
ning), "to glitter"' (blade), Jj^ "lightning, brightness'". Assyr. bardku "to 
flash", Post-Bibl. Heb. pnn "to be bright, shine".— Eg. b^k (pS3) "ollve 
oil" belongs, I believe, to the same stem. It meant originally the bright, 
shining or dear (oil); cf. Heb. nnS"^ "fresh oil"' ("iHS"' n^T = ollve tree) 
from "inÄ = "iHT "to shine". The ollve tree is called in Eg. b^k-t (npsa) 
after the oil it produces. b^k-t is also used as a name for Egypt. It meant 
originally the bright (land), a name like iB^ Jaffa from HD"' "to be beautiful". 

33. d^mw "generation, young men": Arab. ^jj "to beget, generate" (<ol ^ C^'^j'j 
means his mother was pregnant with him or gave birth to him), Heb. ü^'iT 
(Ez. 23, 20) "emission of semen"""". — For d = "J see Sound-changes p. 92. 

34. w^h (nsi) "overflow " (river, lake); ^h-t "the season of inundation": ^jj 
V. X. "to become wet, moistened" (of the soll). <5^j3 "wet soll". 

35. b<^hj (^nsn) "to abomid, overflow"; "abundance, superabundance, flood": 
Arab. j^ "lake, river"; j»^ and ^'JUI etre inonde par (y). Hre abondam- 
ment pourvue de (Dozy I 53)^. 

36. t<^j {''S^) "to wash": HT Hiph. "to wet, moisten" (the ground), "to cause to 
rain". — For '' = "i cf. i<^h "moon"' = n-i\ 

37. d^d (written h \\ \) "to kill, slaughter"" (an animal): Sjj "to strangle" 
(with a rope), Sjj "to swallow ", ^j_}^ "throat, gullet", ^Sjj "to strangle", 

^Sjj "to strangle, to swallow food"', <^ijj " air-]Sassage, wind-pipe". — The 
Eg. Word seems to be (judging from the determinative) a denominative 
verb, similar to German "abkehlen" or the French "egorger" . The usual 
translation abstechen (to stab) seems to be without any foundation ; it may, 
however, just as well mean " to strangle", like Arab. 's^jj. For d= j 
see Sound-changes p. 92. 

38. IM't (ms^), also id-t (nn^) "dew": Heb. TT "to descend".— Cf Arab. d^ 
"dew" from 1^ "to fall". 

39. w/ß (sni) "to seek": ^^j "to pur230se, aim at", X. "to question, in- 
quire", ^i-j "purpose, intention". 



') Pyr. 1443 a i^w hr pl hlk pd-t "Waslied is the face of the sky, bright is the bovv (i. e. the 
sky)". And again Urk. IV p. 896, 1. 6 p-t bik-tj "the sky was bright". For additional passages 
in which bik is used in a similar meaning, see Sethe, Einsetzung des Veziers unter der IS. Dynastie p. 31. 
— 2) According to Prof. Haupt we have the verb dit "to beget " in Ps. 90, verse 5; see ZDMG 65 

p. 563, below. — =^) Ibn Khaldun, History of the Berbers Vol. 1 p. 153: jl^^l _^=>cJL.^ jS j.^ 
(^J-aJ( "a great city abounding with all the products of noniadic civihzation'". 



1913.J A. Kmbkk: Kindird 8eiiiito-Eg\ ptiaii Words. llo 

40. hw (in) 'Ho aiinounce. proclaim" (Pyr. 153ö. 155«. 157o. 1590. 253^. 
886«. 2120i; Urk. \ p. 38 1.2); hwtj "herald, messenger'" (Pyr. 1406. 
1675c etc.); hw "command, message" {Urk. I p. 109 1. 11): Heb. n^n "to 
announce", Arab. (J^j "to revenl, despatch a messenger''. 

41. ^M5/(«1S)' Pyr. 1646Ä. 1648ö "to call, invite" (to a meal): Heb. n^ar"to 
command" (in 1 Sam. 20, 29 b n^22 is used of inviting some one to a feast). 
— I consider Eg. dwi a by-form of* wd ~ n^S. It is very probable that the 
Eth. stem yi2i "to call'" belongs here. 

42. (^r-t {= nby) "jaw-bone": Heb. yb (Sethe)'-. 

43. <^r-t {msi) "skin, leather": Heb. lis^ "skin, leather'"'. 

44. pig (JTSB) "to spit": AvBh.^, Jj. "to spit*". 

45. gs "side'": Sy r. gissä Post-Bibl. Heb. ss^, SD-^J "side". 

46. sgb (iMö) "to cry" (n. Eg.): Assyr. Sagemu "to cry". 

47. nik, nk (33) "to be harmed, hurt, vanquished" (by the enemy)": Heb. !iD3 Hiph. 
"to smite, vanquish", Arab. JCi "to wound, hurt". — Eg. nik "enemy" no 
doubt belongs to this stem. 

48. ndj (■'IS) "to throw, cast": Assyr. nadti "to throw, cast^". 

49. wdj (^m) "to throw, put": Heb. nn^ "to throw" (cf. also Arab. ^s^j)\ 

50. d-t (rn) "band": Heb. ^1 "hand^". 

51. is enclitic particle = as, like^ (e. g. ntr is "like a god"): Assyr. adverbial 
ending is (also eS, as), e. g. iggüri§ "like a bird", dabües "like a pig'*^ ". 

52. 9« (r3^5 written -css-) "to be beautifal; beautiful; a superior kind of 

AA/NAAA 

limestone; to lay out or cover with the limestone known as 9/1": Heb. "J"^?, 
Arab. js- "eye". — For the connection between "eye" and "beautiful" we 
have a good parallel in the German word schön "beautiful", which, as it 
is well known, is connected with the verb schauen "to look"; cf. Fick^ 
"Vol. 3 p. 336; Kluge, Etym. Wh. p. 335, and Grimm, Deutsch. Wb. (Leip- 
zig 1899) p. 1465. Eg. ^jn "limestone" originally meant the bright, shin- 
ing or clear (stone), just as German schön was used in Old German in 
the sense of bright, white, clear (see Grimm 1467 — 1468). In Urk.lY 972 
1. 12 <^jnw is used in the sense of "respectable persons"; cf. German angesehen, 
and Post-Bibl. Heb. ■'^sn "proper, worthy". The often repeated Statement 
that the Semitic word for eye is preserved to us only in the value of the 
sign <2>- is, therefore, not quite correct. 



') The word is written in Pyr. Qr£l ^ y^, but according to Prof. Sethe it is to be read 
dwi, i. e. SIS (not tertiae intirmae). 

^) In the Egyptian word we liave uietathesis. — *) Cf. also Eg. msk {= mski Pyr. *2080f?) 
"skin, leather"' = Assyr. tnasku, Arab. dX^. — ■*) Cf. also P^g. tf "to spit" = Arani. q^n, Arab. 

^, __ 5) Py,.. 14676— 14(i8ö: cf. Sethe, Verhumll p. 442, below. — «) See iZ. 50 p. 94, 
l)elow. — ") See ÄZ. 50 p. 94. — **) See ÄZ. 50, 92 ff. — •') See Erman, Ägypt. Gramm.^ § 458. 
— '") See DELrrzscH, Assyr. Gramm.'- § 108 b. 

15* 



116 A. Ember: Kindred Seinito-Egyptian Words. [51. Band. 

53. hjw (rn) "to fall" (Pyr. 225^. 2456. 443c. 680^^): Heb. nin, Arab. \y^ 
"to fair". 

54. ni (\a.z) "to refuse, repulse""": Heb. Si3 Hiph. "refuse, hinder", Assyr. tzö^w 
(med. j) repulse, Arab. el»' (med. j) "to rise against" (some one). 

55. mw [rd) "raw^" (meat); Heb. s: "raw", Arab. sl; "to be raw, uncooked", 
frj "raw, uncooked" (meat). 

56. gr (n^) "to be silent", sgr (caus.) "to cause to be silent, to quiet; silence": 
Arab. j>-\ (4. conj. of j^) "to cause to be silent ". 



57. Z^/iü (l&il) "glory": Arab. ^^ l (Inf. jl) "to glory, boast"; jt (&ffJiü) "glory, 
pride". — The Kg. word is usually explained as the ])lural of /;/ "soul" 
(populär etymology)! 

58. ngi (SM) "to touch, grasp''": Heb. yjs "to touch". 

59. skr (ipia) "to break": Arab. ^J""to break". — For Eg. k =- Sem. k cf. Eg. 
m^k "leather, skin" = Assyr. maiku, Arabic Sl^. 

60. wn (']1) "fault, blame, sin": Heb. liS the same. — For the dropping of an 
initial S cf. Arab. jj "goose" ^ j_$\ and the following number. 

61. nw (originally iiiw i. e. Ids) "vessel''": Arab. «-Ul, Assyr. unutu, Heb. "'iS. — 
The stem of the Sem. words is y'\. 

62. hnw (^3n) "vessel, Utensil": Arab. «■ U 1 (stem y\), Mehri hine, Assyr. unütu, 
Heb. "'SS "vessel". — See no. 61. It is interesting that in both the Mehri 
language and in Egyptian we have h instead of S as the first stem con- 
sonant. Eg. hnw was either a by-form of *inw (see preceding no.) or it 
was formed from the latter after it had lost its initial consonant. For Mehri 
hine = «.Ül see Bittner, Studien zur Laut- und Formenlehre der Mehrisprache in 
den Sitzungsberichten d. Kais. Akad. d. Wiss. in Wien (Wien 1909) p. 60 § 67. 



') The vei'b hjw is usually ibund in connection vvith sdr "to lie down", and shn "to pros- 
trate oneself". Compare also hjt in Erman, Lehensm. XLV which seems to mean (judging from 
the determinative) "fall, accident". Erman translates it by "sickness". — '^) For w/ "refuse, re- 
pulse" see Vogelsang pp. 103. 203, and Gardiner, Admonitions p. 27. — ^) Pyr. 407c: gmjj-f m 
wH-f tcnm-f n-f sw mw mic "Him whom he finds (lit. the one found by him) on his way he devours 
for himself (dat. ethicus) entirely raw"'. Similarly 444 e. 1 am indebted to Prof. Sethe for the 

meaning of mw. — ") For Aral). ^f \ see ZDMG 66, 737. 

^) Pyr. 504 a: hi-k ngi ngi db^w ikrw m wpt-f "Get thee away, Ng?-bull, whose horns 
the fingers of Akerw have touched (i. e. grasped)" (Sethe). Similarly we read in Pyr. 1302: 
h^-k ngi tgi tp-k m c Kr sd-k m c Is-t dhcw Itm m wpt-k 

"Get thee away, Ng!-bull Thy head has Horus (lit. is in the arm qf Horus), thy 

tail has Isis (lit. is in the arm of Isis), and the fingers of Atum are on thy liorns." 
") Tlie Eg. word nw "vessel" is preserved only in the value of the sign Q. That 
the value of Q was originally tnw, or m would seem to follow from the common writing of 
--^ i--- — .--. j instead of (J . See Erman, Agypt. Gramm.^ § 152. 



1913.] A. Kmher: kimlied Semitü-Egyptiau Words. 117 

For the ])refix h in Egyptian see Sethe, AZ. 47, 80, no. 2\ For Eg. h = 
Sem. s cf. hßiu = wss, jl \. 

63. hnkjt (n^3:n) "bed" = h (pref.) -f nk {= iJi; cohr) -\- jt (ending). 

64. Ar (in) "head, face" {head is the original meaning): Meliri /<gn^ head. — In 

his work mentioned in the preceding no. § 28 no. 1 1 Bittner ex|)lains 

herv as = *A + reh z^ h -[- res (= ^Vj Tösn)-. If Bittner's ex])lanation is cor- 

t 
rect, then E!g. kr would be connected with Heb. t?N"i and Arab. ^\j. 

65. mhj (■'n'Q) "to forget": Assyr. maäü, Heb. TMsz, Arab. ^-.i, Mehri nhj (inf. 
nehiyon) "to forget'". — The ?/? in Egyptian mhj and Assyr. ma§ü is more 
original than the n in Hebrew ma:, Arab. ^ and Mehri Tz/y. The n is 
due to partial assimilation of the m to the following dental Sibilant '. Here, 
again, Egyptian and Mehri agree in having h for an original s. 

G6. iin "to wait" (caus.)^: Arab.^j \ II "to procrastinate, delay", III "to hinder", 

Jl-ll-i "to wait for". 

67. ksn ("jüp) "to be bad, unfortunate; hard, difficult"; Mn and km-t "mis- 
fortune": map Li "to be hard, difficult"; m»p "hard, difficult, unfortunate". 
— Eg. Mn e. g. has the meaning of "hard, difficult" in Papyrus Westcar 9, 22 
and 10, 4. In these two passages ksn mss is the equivalent of the Hebrew 
nn'iba öpni Gen. 35, 16. For ksn "misfortune" cf Pianchi 73 "1 found no 
friend n hrw ksn on the day of misfortune". ksn-t occurs in Erman, 
Lebensm. III: "She (i. e. the soul) flees hrw n ksn-t on the day of mis- 
fortune". Cf Heb. DV map Job. 30, 25. For the extension of a stem by 
n we may cite several parallels, e. g. ^bn — §bj (= Arab. Jji-), wdn = lod 
(see Erman, Zur ägyptischen Wortforschung II 926), and the following no. of 
this articie. With Eg. ksn we may compare also Arab. j~i "to have horny 
(hard) hands"; VI "to be hard, dry" (wood), "to be dry, old" (man). I am 
inclined to believe that also Eg. ks "bone" is connected with Ä = nrjp. 

68. whn "to throw down" (a wall): ^j "to be weak, threaten to fall" (a wall). 

69. hnp (qDH), Copt. Kto\n "to steal" (Max Burchakdt): Heb. 3_:5 "to steal". 
— 1 know of no example of Eg. h = Sem. ^. Yet one can hardly doubt 
that Eg. hnp and Heb. nD5 are originally the same. Compare, moreover, 

') According to Prof. Sethe hms "to sit" is connected with mis "to kneel", mis-t "laj), leg"'. — 
^) The change of « to h is very common in Mehri, e. g. hima = Arab. ^»*^, hoba "seven" = Arab. ^-y^r 
hiröq "to steal" = Arab. J^;-, etc. Also the prefix h is qiiite common in Mehri, c. g. /wi/b "father ", 
haubin "stone", habre. "son"\ /wyd (— n;) "band", hamu "water", etc. — ^) See Haupt, AJSl. 
1,221 no. 1, and Brockelmann, Grundriß der vergl. Gramm, der Sem. Spr. (Berlin 1908) I 160. 

*) For Sin "to wait" see Gardiner's paper " To tcait for" i)i Egyptian which appeared in 
this Journal Vol. 49 pp. lOOff. To Gardiner we are indebted for our knowledge of the meaning 
of this Word. He lias also shown that sin is a causative of a stem inj (or inw), from the Infinitive 
of which intj "to hinder"" is derived. 



118 A. Ember: Kindred Seiuito-Egyptian Words. [51. Band. 

Eg. hnms {*hoIm''s) = Heb. ü33 (Brugsch), and ^nh "goat" ~ Assyr. ^uneqi 
(Hommel). In the first case we have P]g. h = Heb. 2, and in the second, 
Eg. h = Assyr. p. 

70. hr {= hl bn)' "to encamp'": J5- "to alight', '^^ "encampment". 

71. wgj ("^Äl), later written wy)' (Ebers), "to chew" redupl. Copt. o'yo<5'o'Y€<5' 
idem (Sethe, Verbum lll S2), wfjw-t "jaw" (Pyr. 6866), wg "rib (or side) 
of a ship", o'Yoos'e "cheek'", o-yes-po "door-x^st"": Arabic -^j "face, 
side". 

72. nn (i. e. nini «3S3) "to be tired"': Arab. \X "to be weak, tired", U' and 

cL'li "weak, feeble'", öUü "intirmity, impotence". 

73. tbd (las) "month"': jJkT "füll uioon"'. — Cf. Heb. tin "new moon", which 
means also "month'". 

74. rmt "man": *.yA (1 is prostlietic) "man"". — Or is the Arabic word per- 
haps connected with Eg. mr-t "slaves"? 

75. ddw "remain, endure, last"; "continuance"' : -v.^j "to be fast, firm, remain" 
(in a place). 

76. 'f^n (15''') "grief, misery, sorrow": Heb. ^1;$, the same. — In the Egyptian word 
we have metathesis; see no. 18. 

77. mr (-la) "to bind": J^ "to twist" (a rope), l^j^ "a small rope , ^ 
"strongly woven" (rope). 

78. nd (p) with r/ "to ask for advice"', ndw-t ry "counsel", nd-hrt "to in- 
quire after the welfare of some one", ndnd "to consult, advise": Arab. 
rt-al "to give advice, to counsel, to be sincere (friend)"; X. "to ask 
for advice, counsel": -rJ^ "advice, counsel". — For the ^ see Sethe, Ver- 
bum I § 360. 

79. sw (IIÖ) "bad, evil, harmfuP", .swt "that which is evil^": Arab. gl^ (stem 
1^) " to be bad, to grieve", IV " to do evil to a. o. ", t_^:^ "bad", 
c^i "evil". 

80. tmJc (T52i« or l^O'^) "to decompose, rot'": ^^^ "decompose, dissolve, suppu- 
rate" (of a wound), p^a "rottenness, putrefaction". — In Ps. 106,43 ^yü^^ 
= ^pTS^i. For Eg. k = Sem. p cf. also bk^ — npa. 



') That tlie r in this word represents an / may perhaps be concluded from the fact that 
the sign -fl- which is the determinative of this word is also used as the determinative of Arjt 
(n-i^rr), Copt. g^eAi = Heb. "sin. — '■^) wg "rib of a ship"' and oye^ in o-yes'po "door-post" are 
certainly connected with wgw-t "jaw'" and Coptic o-yoot^'c "cheek'". They are expressions like the 
German lurwange, \\t. the cheek of the door. In his Zur Agypt. Wortforschung III 949 Ermax does not 
combine them. — ^) Pyr. 646«' sdm nf n sww 7i-k "Hearken unto him: not will it be bad (or 
harmful) to thee". Similarly 6116. Pyr. 17905 s'w st-k tihw stk wrw st-k "How bad is thy odor, 
how unpleasant is thy odor, how great is tiiy odor"' (translation of sw according to Sethe). — 
*) Pyr. 12825. — '") Pyr. 1501a n hwi-f n imk-f "he does not rot, he does not decompose". 
Similarly Pyr. 1506 a. 1509«. 1515 a. 1583 a. 



191o.J A. Ember: Kiiidred Seinito-Kgyptian Woicls. 111) 



81. krr ("np) *'to burn, dry (pottery), cook'": Assyr. qardru "to burn, dry 
up", qaruru "drying up'' (water), karürtu "famine", karnru "heat, fire". 

82. hn (in) "to grant, favor"""": Heb. pn "to grant, favor, have mercy", "jn "favor, 
mercy ", Arab. ^ "to long for", V. "to pity, to compassionate ". 

83. id-w ("IT«) "plague-^": Heb. T'S "misfortune'". 

84. ^rf (wi"!») (caus.) "to cause to rest^; leisure, recreation"; Copt. cpqe vacare, 
otiari: Heb. 7\tr\ "to slacken ", Hipli. "to be lazy", Aram. and Syr. S5S"i "to be 
idle", Arab. Üj "to quiet", "'^j "to live a luxurious life"' (witliout doing 
anything, i. e. in idleness). Cf. also Etliiopic ^a<^rafa "to rest"'. 

85. h>h (nsD) in the prep. m 6yÄ "befbre". The original meaning of 6/7« is (as 
is shown by the determinative) membrum virile: Arab. -r-y membrum virile 
et mulitris\ 

86. sp (qi) "time'' (as once, two ümes): Arab. Äij "once", jllJj "twice". 

87. tw (in) fem. of the demonstrative pw "this"': Arab. C" fem. of li "this'\ 
— -That the Eg. demonstrative pw is connected with Heb. is, HS "here" 
(which was originally demonstrative) has been recognized already by Brugsch; 
see Erman, ZDMG 46, 97. 

88. Neg. adj. v--ru,(l(l ij-j (for iw-j) "not being or one wlio does not have", 
fem. iw-t (later forms iw-tj, fem. iw-üY', Copt. prefix a-t (= in use to the 
German and Engiish neg. prefix un-, e. g. ö^Tuofiie "sinless, without sin" from 
nofee "sin"): Heb. neg. "^S (1. Sam. 4, 21 and 14, 3 TinD-^i? "inglorious", Job. 
22,30 ■'p:"'^fi? "he who is not innocent"; very common in Post-Bibl. Heb.), 
Assyr. al, e (see Delitzsch, Assyr. Gramm.' § 106), Eth. h^ ^i (as ^i-^äminötömü 
"their unbelief"; see Dillmann, Gramm, d. äth. Spr. 2. Aufl. § 197). — For 
Eg. iw = ^s cf tw "island" = Heb. ^fi«, iw "jackal" = Heb. ^s. 

89. /m (ds) "to burn": ^\j "to be very warm" (room, house). 

90. knm (dd3) "to cover": Arab. [^^''to cover", ^^"veil, covert", <:i^ "blanket"', 
jlir"veil". 

91. ih?n (dHX)' "to be slow'": Heb. nn^ or t^izTra "to tarry, delay"", Arab. h* 
and »i^ "gentle walk". 



') Pyr. 413 6 "his extra-meal krrt w W. m ks'w-sn which is cooked for Unis with their 
bones (i. e. with the bones of the gods as fuel)". — ^) Pyr. 15286: cnh-k n hn ntrw cnh-k "Thou 
livest because the gods have granted that thou shonidst live". Similarly Pyr. 1529 6 and d. Ac- 
cording to Prof. Sethe we should iiisert cnh-k n hn nirw in Pyr. 15286. — ^) For idw "plague" 
see Gardiner, Arhnonitions p. 25 and Vogelsang p. 108. — *) See Vogelsang p. 95. Vogelsang 
also points out several passages in which the simplex rf jjrobably oecurs. — -') So far as 1 know 

T y oecurs only in the phj-ase dX»- y, -jS the son of thy 6«/ä, i. e. thy own son. For -^ yz= mem- 
brum virile et mulieris see Tag-al-'arts, (^ahih, Lane, Freytag, etc. — ^) For the Eg. neg. adjcctive 
see Sethe, ÄZ. 50, 109 ff. — ') For ihm "to be slow" see Vogelsang p. 67. 



120 A. Embeu: Kindred Seniito-Egyptian Words. [51. Band. 

92. kdf {z^p) "to cuU, pluck^", Copt. RWTq "to pluck"' (flowers, fruit): Heb. 
Vpy, Arab. wilai, Assyr. qatdpu "to cull, pluck". 

93. wbn (p1) "to shine" (sun, sky, etc.): Assyr. banü (of the sun, etc.). — It is 
not impossible that Arabic jl "to be clear, appear" (= Heb. V^) be- 
longs liere. 

94. ?nns} Pyr. 32^. 13536 (st:t2; noun with prelixed ü) "pitcher" : Heb. riTD, Aram. 
■^"TS "to sprinkle"'. 

95. d(^m (Dys) "gold", d<^b Pyr. 1105c "a color ofhair*' (of four youths), per- 
haps golden or blond: Heb. nriT, Arab. ^*i "gold'", ans "golden" (hair), 
C^::;» "to shine like gold'", ._4^ "golden chestnut" (color), ^^\ used of 
the color of hair and wine, and denotes, as Nöldeke (to Lebid 24) says 
"Nuancen von blond bis zum kräftigen Fleischton". 

96. 7idrj (■'ISS) "to hold, keep", ndr tp-rd "to observe regulations": Heb. 1S2 
"to watch, observe, keep' (a law, covenant, etc.). — Also Eg. nd "to pro- 
tect, revenge'" is connected with this stem (cf. Assyr. nagdru "to protect", 
and ^3^1^ "to revenge one seif upon"). For nd = "i23 see Hommel, ZDMG 
53, 347, below, and my paper Kindred Semito-Egyptlan words ÄZ. 49, 93. 
In ndrj "to keep, observe" the preservation of the r is due to the sec- 
ondary final/, while in nd "to revenge"" (= *ndr) the final r is lost. Simi- 
larly the r in hr "face", ntr "god", etc. the final r was lost at a very 
early time and was preser^'ed only before the Suffixes or some other 
ending (e. g. the nisbe). 

97. Pyr. 4036 ktjwt (nrnD) "liearth-stones"' (so Sethe; Erman and Breasted 
"kettle"): Arab. cS^'^to boil, cook". 

98. ^/w (py) "head-covering": Heb. ISX "head-covering"""", Assyr. apdru {=*ca- 
pdru) "to Cover" (the head), Syr. Siisy "cap", Arab. ^i^ "helmet, head- 
covering ", from yni- "to cover". 

99. dsr "to Support^, to raise'', clear the way^"; "glorious, powerful"; dir tp 
(written fl^|<=>@f/n) name of a snake, lit. "he whose head is raised"": 
Assyr.: gasdru "strengthen", II 2 "to be very strong, to rule with great 
power", gasru "strong, powerful"', gusüru "beam", tagsiru "support"; 
Arab. j,-^ "to be bold, to build a bridge""; VI. "to raise the head, to 



') For hdf "to cull, pluck" see Gardiner, Admonitions p. 97. — ^) According to Haupt 
Hei). -h:s ineans "hehnet" and is an Assyr. loanword. The stem is jäS'. See Notes to the Critical 
Edition of the Hebrew Text of Kings in SBOT p. 163 1.3. — ^) Pyr- 1862ff. 1456c. 1457c. 1458c, 
etc. — *) Pyr. 17786 "Atum d.$r p-t tr U vvho raised the sky from the earth"'. — ^) Pyr. 801 A 
dfir n-k w>wl pd-t fit^wt n Hr "the paths of heaven which lead to Horus are cleared for thee". 
Also Leps. D. II 150A. — ") Maspero translates the name of this snake {Recueil de travaux Vol. 4 
p. 60) "le gcnie dont la tetc est sacree"'. Breasted {Development nf Religion and Thought in Ancient 
Kgypt 127) "Splendid-Head'", and Erman in his {Ägypt. Relig. p. 107 1. 11) "Prachtkopf. 



I 



1913.] A. Kmüek: Ivindred Semito-Egyptian W'ords. 121 

brandisli a stick against some one'"; j^ "bridge, a wide aiid paved road, 
supporting beam'"; jJ^ "tall and courageous"", 'o'J-^ "courage. boldness", 

100. 9?;" (■'53') "to pass over" (a lake)", ^pj hr "to pass by": Heb. "lay "to pass, 
cross over"; 'sy 123? '"to pass by". — Eg. ''jty = 13^ is of great importance 
wlth reference to the '"'' Apuriu"' question, and will be treated in a special 
article. This verb occurs very frequently in the religious new-kingdom 
texts in the Biban el Moluk-inscriptions (Champollion, Notices descriptives). 

(To be continued) 

Note. — A number of Semito-Egyptian words which do not lend tliemselves 
to be treated in a list, as for example, hsmn (Toth) "menstruation" and smn 
(pr) "to spend the time", both originally identical with Heb. 'j'QT "time", etc., 
will be treated in a special paper in the near future. I also desire to State 
here that my attention has recently been called to Prof. Hommel s article entitled 
Die ältesten Laiitwerte einiger ägyptischer Buchstahenzeidien which appeared in 
vol. 53 of ZDMG. p. 347 — 349. I regret very much that this very interesting 
article was unknown to me at the time when I published my articles on the 
relation of Egyptian and Semitic in vols. 49 and 50 of this Journal. The priority 
with reference to the following combinations belong to Prof. Hommel: Eg. kdd 
"to sleep" = Assyr. qadddu, Eg. db "hippopotamus" = Assyr. dabü, Eg. nd 
"protect" = Assyr. nagdru, Eg. dmd "unite"' = Assyr. gamddu, and Eg. kkw 
"darkness" = Assyr. kukku (cf. Hommel, Grundriß p. 110). 



') This explains the sign \^ with which the stein dsr is written. 
^) Pyr. 1541ö! i\\ -=^^3^ , /wvwv (i IK y\ '^z:^ , 

nU/ >¥vgS' I JBr^ U I 

sailest across the lake of lotus tlowers, thou passest over the lake of Knst" . 



Zeitschr. f. Ägypt. Spr., 51. Band. 191.'3. ■ ^^ 



.122 AV". Spiegelberg : Die allg. Orts- und Zeitbestiminuiig f im Koptischen. [51. Band. 



Die allgemeine Orts- und Zeitbestimmung ^ ^ im Koptischen. 

Von Wilhelm Spiegelberg. 



, ^ mit der ursprünglichen Bedeutung »Arm, Hand« ist als ein allge- 
meiner Ausdruck für Ort', Zeit und Zustand durch viele Beispiele im Altägypti- 
schen zu belegen. Für die folgende Untersuchung mögen wenige Zitate genügen", 

ff) Allgemeine Ortsbezeichnung »Gegend, Seite« od. ä. 
—^1 "^^ c rij »Südgegend« Pap. Harris 10, H. 4: Pap. Abbott 6, 22; LD. III 
24, 1. 6; Urk. IV 124. 125 usw. 

— fl°^ , 



inhjlj »Nordgegend« Pap. Harris 10, 3. 4; Pap. Abbott 6, 22'' usw. 
Ferner nenne ich die Wendung UiVi 5 X T 1 m ^w-w wik-w hr <^=iü »man 

ließ sie an ihrem Ort (d. h. an Ort und Stelle)«. So möchte ich auch | . 
hr "^ »sofort« wörtlich »auf der Stelle« übersetzen. Es liegt also derselbe Be- 
deutungsübergang wie im Deutschen oder im französischen »sur-Ie-champ« vor. 
Die sehr weite örtliche Bedeutung tritt auch darin zutage, daß gelegentlich 
(so im Totenb.) m h>h <' als Variante von rn-h>h »vor« erscheint, oder daß 
Urk. IV 1002 ^ ^"^^^ lieben ^ ^^^ °^ ^^^gj^t 

h) Allgemeiner Zeitausdruck. 

Sehr häufig in der Verbindung ^ , dr ^^ »von jeher«, z. B. Pap. Harris 

27, 7, 50, 1, 57, 7 usw.; in lohm ^ »wiederholen« Pap. Ebers 59, 7; Urk. IV 4, 2 
und in der Zusammensetzung mit nhh in <' nhh »Ewigkeitsdauer« od. ä. (Brugscii, 
Wb. III 798) ^ 

c) In der Bedeutung »Zustand, Möglichkeit«. 
Totenb. 17, 58 ^ Q^'^l^ »Kriegszustand, Krieg« ; Recueil XXI (1899) 

S. 14 Z. 3 (=S. 18 VI) ^j^öö^ »Feindschaft, Aufruhr«; Annales Service 

VIII S. 216, 7 1 A^OU ^^ »Zustand des Fliegenmachens«, d.h. »fliegen«. 

Andere Beispiele siehe bei Sethe, Verbum II § 567, h. Dieses <' bildet häufig 
Nomina actionis, ist also mit kopt. s'iiir'sm synonym. 

') Der örtliche Bedeutungsübergang ist also der gleiche wie bei hebr. ^: »Hand«, das aucii 
»Seite, Ort, Platz« bedeuten kann. Vergleiche auch unser »rechter, linker Hand«. — ''') Ich gebe 
hier natürlich nur eine ganz oberflächliche Orientierung auf Grund meiner Sanunlungen. — ^) Siehe 
die alten Schreibungen bei Sethe, ÄZ. 44 (1907) S. 4. — *) Dieses '' ist (örtlich und zeitlich) in 
der Verbindung mit r in der Ptolemäerzeit häufig zu belegen. Siehe Junker, Grannn. Dend. § 239. 



1913. 1 \V. SiMKGKLHEHti : I )ic ullü;. Oi'ts- 1111(1 Zeithostiiiiimiiiii c im Koptisclien. 123 



Diese drei Bedeutungen von , lassen sich nun, wie ich glaube, auch im 
Koptischen nachweisen. Die örtliche liegt in den folgenden Verbindungen vor: 
Ä.nTiooT »Berggegend« {— * . i 1 '' n dw), ^s.neMpto ''Hafenanlagc« od. ä. 

(=*" "' ÜU^ "" '^ ffiij-t). Das örtliche '' steckt wohl auch im kopt. .\ in 
der Bedeutung »ungefähr'«, so Joh. 19, 39 (ed. Horner) eTiiivp iv ige ttAiTp.\ 
»die etwa 100 Pfund betrugen« {üo^; XirpoLQ ey.uTcv). Sehr häufig steht vor is. 
eine Präposition, selten das genitivische n. so in Zojj(;a 501, 1 Huj^vir «cV^ot 
nfiip »das Maß von etwa 5 Körben«, meist das der alten Präposition /// in 
örtlicher Bedeutung entsprechende n. Vergleiche Joh. XI, 18 (ed. Horner) 
£lHe^vlll^v -^e necgHM egoirn coiAhm tl^s.MnTH wctä.*xiou »v]v Se Uri^uvio^ ^771;^ 
TuJv ' lepodoXvfxoüv wc ctvrc (TtuSioüv ^exotTreWe » und die von Peyron (Lex. 118) ange- 
führten Beispiele Luk. 17, 6 itd>.nuj*.Tr üoTfeTViiiXe itiyÄTM »etwa von dem Maß 
eines Senfkorns« (wc xoxxoi/ (Tivu-s'jjg), Zoü;(iA 548 iiÄ.niioTr'xe wotcootc »etwa 
einen Pfeilschuß weit«, Luk. 22,41 itnes.nnoT'se"' iioTüiue »etwa einen Stein- 
wurf weit» {u)(7ei a/S-ot; ßoXyjv). Der Vollständigkeit halber sei hier auch die 
Variante (?) hä.*^ aus Gumi, Fram. copti (53) zitiert in eqoTrHir mmoot «js-ä. 
mRtchootc MMiTViou »indem er etwa 12 Meilen von ihnen entfernt war« ; ver- 
mutlich ist das zweite di zu streichen. 

Die zeitliche Bedeutung liegt in demselben itiv^ »ungefähr« in folgenden 
Stellen vor: ZoI^ga 334, 25 «d^oTWOTr »etwa eine Stunde« (für Jid^oTOTTiio-y), Georg 
Cappad. (ed. Budge) 184, 16 ud^OTruoT ceiiTt: »etwa 2 Stunden« und in den von 
Stern § 519 gesammelten Beispielen. Dem sahidischen n*. entspricht bohai- 
risches uäktt (s. Stern a. a. 0.), d. h. dem d^ ein ä^tt. Sollte dieses ixT der Dual 
, ^\\ ^wj sein? Lautlich würde sich aus ^tvj d^T ergeben, wie aus den Dualen 
snu-j' »zwei« chä-tt, aus siih'wj »die Schläfen« cmjs.t\ In den Verbindungen hr ^ : 
hr <^Lüj, tp <^ -.tp '^wj haben wir aber auch im Altägyptischen das gleiche Schwanken 
zwischen Singular und Dual. 

Dasselbe Entsprechen von d< und ä^d^ im Sahidischen und Bohairischen findet 
sich in der Wendung p^vTOOT';. : epd».TTooT. Ich hatte früher (Recueil XXIII 
[1901] S. 203) nur die sahidische Form ä^toot^ auf , «^ tr-t- zurückge- 

I cy I 



führt und für ä^tttoot eine Ableitung aus hcj tr-t' versucht, wie ich jetzt glaube, 
mit Unrecht. Beide Formen haben dieselbe Etymologie, nur mit dem Unter- 
schiede, daß , ^ einmal im Singular, das andere Mal im Dual steht. Em- 
den .synonj^men Ausdruck Ä<nivTOOT-:>^ wüßte ich keine sichere Erklärung zu geben. 

') Stern, Kopt. Gramm. § 519; ÄZ. XXIII (1885) S. 40; ebenda XXIV (1886) S. 61. Sielie 
dort weitere Beispiele. — ^) Zu der Verdopplung des 11 siehe Stern. Kopt. Gramm. § 72. — 
=*) e. allein ohne n kann ich nicht belegen. — *) Siehe Sethe, ÄZ. 47 (1910) S. 23 und 43. 

^) Die Form ist durch Stern, ÄZ. XXVI (1886) S. 61. völlig gesichert. Vergleiche auch 

Stern, Kopt. Graunii. § 250. 519. Sollte ^^ne^- etwa auf W , tp-'^ zurückgehen und sich zu 
, c verhalten wie ^ , tp-r^ (T*^npo) zu , /V (po). Der .\l)iall des anlautenden t von 

16* 



124 W. Spiegelberg: Die allg. Orts- und Zeitbestinnming | f im KoiJtisclien. [51. Band. 

Unser zeitliches <^ möchte ich nun weiter in drei bohairischen Zeitbestim- 
mungen erkennen, in ^d.iiÄ.TOOTn, £iMid.po7r£^i und £is^ites.Mepi. Daß in dem ersten 
Bestandteil gÄv- die tonlose Form' (stat. constr.) von £h »Anfang« steckt, haben 
bereits Peyron (Lex. 332) und Stebn (Kopt. Gramm. § 192) richtig gesehen, 
und nur die Erklärung des folgenden n^>^ stand noch aus. Nach den obigen 
Ausführungen liegt es nicht fern, darin altes , mit dem Genitivpräfix zu 

sehen. So würde ich also o*.u*^tooti als -=^/www ^\\ ', h^-t n ''-dw^ »An- 

*- /Ci I I _ms- I 

fang der Morgenzeit« erklären. Damit fällt aber meine vor kurzem"" gegebene 
Etymologie des sahidischen grooTe, das ich auf die demotische Wendung hr twe 
«am frühen Morgen« zurückgeführt habe. Diese Ableitung, zu der ich nicht 
zuletzt durch das achmimische giTevTre gelangte, erscheint mir jetzt aus einem 
doppelten Grunde unrichtig. Einmal ist der Übergang einer präpositionellen 
Verbindung in ein Nomen bedenklich, und dann ergibt sich für die achmimische 
Form keinerlei Beziehung zu der bohairischen. Erklärt man aber das ^ in 
^^iTevTTt als £1, die achmimische Form von g^H »Vorderseite, Anfang«, dann erscheint 
gd^nis.TooTi als dieselbe Bildung, nur mit dem Zeitzusatz iidi, während sal)id. 
grooTTC eine weitere Verkürzung von *^diTOOTre : £^iTÄ.Tre darstellt^. Die einfache 
Form TOOTTi^ ist nur im Bohairischen bewahrt geblieben. 

Was die dritte Bedeutung von , »Zustand« anlangt, so habe ich sie 
in der Hauptsache bereits im Recueil XXI (1899) S. 21 im Koptischen nach- 
gewiesen. Sie steckt in den Kollektivbildungen von Zahlen iviitgo (= T 
<' n Ay) »chilias« d^tiefiiv (= \ ^ n db<') »myrias« usw. und in den von Stern, 
Kopt. Gramm. § 175 zitierten Wendungen'. Auch die Verbindung itA.Me »in 
Wahrheit« (= ^^^ , ^^{)o m ^ 7n^''-t) »im Zustande der Wahrheit''« ge- 
hört hierher. 

tp-c würde sich so erklären lassen, daß das i ähnlich wie in Ä.go'*' ipb^^) oder ppo {pr-(l) infolge 
eines etymologischen Irrtmns (s. Steindorff: ÄZ. XXVll [1889] S. 108) verschwunden ist. So 
wird ja wohl auch a>.nc : &(^c »Kopf, Oberhaupt« auf tpj zuriickzuführen sein. 

') Das kurze e ist vor > in a übergegangen wie in ce..- » Rücken « aus s^l. — ^) Recueil 
XXXIV (1912) S. 153. — ^) Zu dem Wegfall des ». vergleiche etwa g^THi «mein Herz« aus hUj'j 

^) Diese Form lehrt in dem kurzen ö, daß der Bildungsvokal nicht in direktem Kontakt 
mit deui folgenden w stand; daun müßte er 6 lauten. Es trat also Metathese ein, und die Vo- 
kalisation war dPiw^w. Es liegt demnach der gleiche Fall vor wie in gooT : ^ooire aus hPrw^w. 
Siehe dazu Lacau, Recueil XXIV (1902) S. 201 ff. und ÄZ. 48 (1910) S. 78ff. Danach ist mehie 
Rekonstruktion in Recueil XXXIV (1912) S. 153 zu verbessern. 

'•") Von diesen Kollektiven hat Stern, Kopt. Gramm. § 286 richtig das *.u- in is.nu]e »Füln-er 
von Hundert« getrennt, wenn sich auch seine Bestimmung des *.it- als Partizipialform von eine 

als ein Irrtum erwiesen hat. Denn wie der im Demotischen erhaltene Titel . ' • ^ . (3 (ÄZ. 42 [1905] 
S. 56) lehrt, geht die koptische Verbindung auf ci n C »Großer der Hundert« zurück. 
'••) Siehe Recueil XXI (1899) S. 19 u. 21. 



1913.1 \V. wSi'iKGKi.HKiu;: Die allu. Orts- und Zeitbestimniuiig " -' im K()[)tischeii. l"2r) 



Nach den obigen Ausfiihrungeii hat sich das alte , c also im Koptischen 
in zweierlei Gestalt in i^ (sahidisch) und evT>^ (bohairisch) erlialten, die gelegent- 
lich mit der vorliergelienden Präposition zu iiiv : nd<y verbunden sind. Dabei 
wäre ev die Singular-, ivD^ die Dualform. 

In Ä.- liegt nun zweifellos eine enttonte Form (stat. cstr.) vor, und zwar, 
wenn ich recht sehe, von hi. Daß dieses koptische Wort der Gruppe '' ent- 
spricht, läßt sich aus mehreren Beispielen erweisen. So entspricht hi »Paar« 
in niHi ncypo.uniyi.'X. 'Qsvyoc Tpuyovwv Leo. 5, 11 altägyptischem , . Über a\ 

findet sich in Mag. Pap. XXllI, 26 die Glosse hi. Vor allem aber ist die Glei- 
chung durch die Gruppe für »Haus« gesichert, die in späten hieroglyphischen 

Texten"' ebenso wie im Demotischen' , n geschrieben wird und mit kopt. hi 

«Haus« identisch ist. Darin möchte ich nur eine andere Schreibung des alten 

^'~~^ in der örtlichen Bedeutung sehen, die durch das Determinativ n einen 

engeren spezielleren Sinn erhalten hat. Ist aber die Gleichung , = hi richtig, 

dann kann ^ nicht den vollen Lautwert der Gruppe darstellen. Ich möchte nun 
unter Heranzieliung des gleichlautenden £^thi »mein Herz« (aus h^tj^j^) an- 
nehmen, daß Hl aus altem ^jj {'^''fj) entstanden ist. P].s sind also dem '' noch 
zwei schwache Konsonanten gefolgt. Mr)glicherweise könnte das erste j für 
älteres / stehen, das sich dem folgenden/ assimiliert haben würde \ so daß also 
das ursprüngliche Wort '^Sj gelautet haben würde. Dafür spricht auch der Stat. 

constr. *.-, der in jedem Falle den S-Charakter des auf «^ folgenden (1 erweist. 
Denn sonst hätte das e in der enttonten Silbe ('^j nicht in a übergehen können. 
;>i- verhält sich also hinsichtlich des ■• zu hi wie cd<- zu coi »Rücken'«. Übri- 
gens möchte ich auch ujhi (— , ) »See« auf §^j zurückfüliren. 

Was die Identität von hi und '-,-' prj anlangt, so kann ich mich nur Lacau 

anschließen, der vor kurzem (Recueil XXXV [191B] S. 64) diese zuerst von 
Steindorff (ÄZ. XXVII [1889] S. 107) begründete Gleichung bezweifelt hat. 
Auch mir scheint pne (sahid.) : pneie (achm.): ept^ei (boh.): e'XnHHi (memphit.), 

das altem , '-,-' r^-pr entspricht, für ^| prj eine ganz andere Vokalisation zu 

verlangen, als sie hi voraussetzt. Ich würde z. B. die Vokalisation p^rj^w 
(*npp€:*nepi), also eine Bildung wie RX^VeiKeXi »Riegel« für möglich haltend 
Das dabei rekonstruierte "'nepi könnte noch in dem tonlosen nepi- von nepi- 

1) Siehe AZ. XXXVJi (1899) S 27. — ''') Sharpe, Eg. liiscr. 11 Taf. Iff.; Brugsch, Dict. 
geogr. 1099 Pianchistele Z. 134. — 3) ÄZ. XXXVIl (1899) S. 27— 29. — '*) Vgl. dazu Sethe, 
Verbuin I § 99a. — '") Siehe Sethe, Verbum I § 77 ff. — ^) Siehe Sethe, Verbuni I § 81 u. 107. 

') Die folgenden Ausführungen sollen vor allem zeigen, daß hi nicht auf , zui'ückgeführt 

werden nuiß. Alles andere ist nur ein erster Versucli, in das Verständnis der \'okalisati()n von 
prj "HauS" einzudringen. 



126 W. Spiegelberg : Die allg. Orts- und Zeitbestiininiuig <r im Koptischen. [51. Band. 

nepoi vorliegen, das Thobipson' wohl richtig als pr Fr-^^ «Haus des Pharao« 
erklärt hat", eine im Demotischen häufige Bezeichnung für Palast. Sonst hat 
die enttonte Form (stat. constr.) von prj, wie Steindorff a. a. 0. gezeigt hat, 
entweder per'^ (z. B. in iippo^) oder (mit Mouillierung des r^) pi (z. B. in nmTtoK) 
ergeben. Eine andere tonlose Form von prj im Auslaut könnte in feiwMnc, 
fid.Ä.Mne (sahid.): fi^^Mne (achm.): fees-Miii, fiükCMni (boh.): fieejune (altkoptisch 
Mag. pap. Index S. 109, 2) »Ziege, Bock« stecken, falls man dieses Wort auf 
*^^^ AAAAAA L -I h^-n-prj »Schaf*' des Hauses« zurückführen darf. Dabei würde 

n prj »des Hauses« in demselben Sinne stehen, wie in unserem »Haustier« oder 
lat. domesticus'. Freilich kann diese Etymologie keineswegs als sicher gelten. 
Daß sich das r vor dem Suffix erhalten hatte, lehrt vielleicht das Nomen pro- 

prium^ ^ 7lfA-J/ym-w-joer-/(= *M0'!rg^Ä.M07ri\ Mnepq), das ich als »Amon 

hat sein Haus gefüllt« übersetzen möchte. Dabei weist die Schreibung mit 
der Gruppe D f=^ = iie »Himmel« deutlich auf die A^okalisation per' hin. n€ 
(sahid.) : neeie (achm.) :r^ei (boh.) in pne: pneie: ept^ci (s. oben) möchte ich für 
die betonten absoluten Formen halten, die sich aus prjw {p'rf\io\) entwickelt 
haben, wie Mf:M€ie:M€i aus mrj-t {in'rj\t\). 



') A Coptic Palinipsest S. 384. — ^) Meine Eniendation (Demut. Studien V S. 2G Nr. 5) halte 
ich jetzt für überllüssig. 

') In 4>o3t/'fl (P. Oxvrrli. III, 143 Z. 11), das als o'iy.oQ 'iloov, also i '^^ pr-Hr »Hans des 

Horos« erklärt wird, hat sich das e dem folgenden o angeglichen, wie in dem 4>rt^«w der Sept. 
der auf r folgende durch das c hervorgeinfenc \^okal a den Übergang des ersten Vokals e (aus 
*#g^«oü) in a bewirkt hat. 

*) Die Verdopplung des r beruht vielleicht auf einer Angleich ung des j an das vorhergehende ;•. 
Diese ist wohl auch in dem Stat. pron. pcr^ anzunehmen, p'^r--/ (lies p^rr^f) ist vermutlich aus 
joV-^'y entstanden, wie ich auch die Verdopplung in gMe (aus h'bft)^ cJÜAie (aus s^wjH)^ gPP^ 
(aus h''rft) usw. ähnlich erklären möchte. Es scheint überhaupt für eine Reihe von Konsonanten, 
so J, f, «, lü, die Möglichkeit der Assimilation an einen vorhergehenden oder folgenden Konso- 
nanten zu bestehen; doch ist diese auch aus den semitischen Sprachen bekannte P>scheinung noch 
näher zu untersuchen. 

"') Dabei mag das dem r folgende j hier und in anderen Beispielen eine Rolle spielen. 

*) Nach LoRET (Preface a la faune momifiee de l'Egypte VI) wäre hi -=^ ovis longipes. 

') Der Gegensatz von »HauS" würde »Gebirge« sein in Verbindungen wie cw't (^iw-t) n IiJs-t 

* •*"=■ xf (^^ 

»Berg -Vieh« (=: Wild) oder in eiA.nTOOT »Wildesel«, wörtlich: rnl '^'''^"^ i <^f-n-dw »Esel 

des Berges«. 

*) Der Eigenname findet sich auf einem von Georg Möller in Schech-Abdel-Gurna 1911 

gefundenen Sarg der lib. Zeit. Die sonstigen "\"arianten des Namens lauten ^ (1 Q M?i 

a y^ n df^t!±:i iL^ .<H>- A« "'^''^ 

und V\ 8*^11 /9\A^ S\- l^eine der Schi-eibungen gibt also die von mir angenommene 



Etymologie. 



1 



1913.] M. A. MruKAY: riio Ciill oC tlie Drowned in b^gypt. 127 



The Cult of the Drowned in Egypt. 
By M. A. Murray. 

xV great inass of interesting belicfs and cults have gathered round water, varied 
according to its aspect as a fertilising or destroying force. To prevent the 
bitter and increase the former, offerings have from the earliest times been made 
to the power that controls the water, which is iisually conceived of as a spirit 
anthropomorphic or theriomorphic. 

Rain is naturally looked upon as one of tlie chiefaspects of the fertilising 
power of water, floods ns the destroying power ; nnd in countries wtiere there 
is rain, we find that it is generally considered to be the fertilising force, while 
placatory offerings are made to rivers to prevent their rising in sudden floods 
and destroying the surrounding coimtry. But in Egypt, where the fertilising 
and destroying powers were manifestly one and the same — the Nile — it is 
evident that the two cults would be combined. 

The giver of fertility to human beings, animals, and Vegetation was al- 
ways tJie greatest of deities, and the life-giving stream of Egypt was there- 
fore, under different forms, one of the chief objects of worship to tlie people 
from the earliest to the latest times. 

Hapi is the name of the personification of the Nile ; statues of him in 
the round are very rare, there are two in the Museum at Florence, one in 
bronze of the XXVI"' dynasty, the other in breccia of the Roman period ; there 
is one in the British Museum of the XXH'"' dynasty; one at Turin in l)reccia; 
and possibly the so-called Fish-offerers may be a statue of the double Hapi, 
L e. the Nile of Upper and of Lower Egypt. The commonest representations 
of Hapi are in temple sculpture, where a row of figures, each bearing on its 
head the emblem of a nome and carrying in its hands a tray or basket of 
offerings, represents the course of the river throughout Egypt. Tiiese figures 
are generally on the lowest register of the wall and are smaller and of less im- 
portance than those of the deities {e. g. Temple of Rameses II. Mabiette, Aby- 
dos II pl. 6). Another position in which Hapi occurs is on the side of a royal 
throne, where the two figures, one crowned with the lotus of Upper P]gypt, the 
other with the papyrus of Lower Egypt, are tying their respective plants to 
the sma or sign of union ; good examples are on the colossi of Amenhotep III. 
at Thebes. In early examples (as on the diorite statue of Khafra) this alle- 
gorical scene of the union of Upper and Lower Egypt under one ruler is in- 
dicated by the sma wreathed with the lotus and papyrus. This is known to 
me only on the thrones of kings, never on the thrones of gods. 



128 M.A. Murray: The Cult of the Drowned in Egypt. [51. Band. 

All tliis goes to show that the figure of Hapi represents the physical Nile, 
and from its subordinate position it is apparently merely the personification of 
the river and not the actual deity. Biit the river was, even to the primitive 
mind, so definitely the source of life to the whole valley that it must of ne- 
cessity have been closely identified with the god of fertility, 

Plutarch {de Iside et Osiride XXXII 2, XXXIII 1, XXXIV 2) says plainly 
that Osiris was looked upon not only as the Nile, but as the source and power 
of all moisture, and that even Ocean itself was but another aspect of this great 
god of water. In Pharaonic times this idea occurs at least as early as the 
VP^ dynasty, for in the Pyramid-text of Pepy IL (IL 1284, 1235) are the words 
"Should Pepy Neferkara descend into the water, Osiris raises him ; should Pepy 
Neferkara descend to the earth, Geb raises him." Here the god of the earth, 
Geb, is placed in apposition with the god of the waters, Osiris. Again in the 
XVIII*'' dynasty in the 64"' chapter of the Book of the Dead, as given in the 
papyrus of Nebseni, Osiris says, "I flood the land with water and Great Black 
One is my name.' A variant of this is in the papyrus of Nu, also of the 
XVIII*'' dynasty, "I am the god of the inundation [or, of abundance] and Great 
Black One of the Lake is my name." The hymn to Osiris Generator gives 
the words, "The Nile comes forth from the sweat of thy hands" (Erman, AZ. 88, 
1900 p. 32), and in the S^-rf-festival of Oserkon IL of the XXII ""^ dynasty, the 
king, who is there the embodiment of Osiris. is represented with streams 
of water pouring from his hands (Naville, Festival Hall pl. XI). Another in- 
stance of the identity of Osiris and the Nile is found in the "Identification 
of Members"; in the Pyramid texts (Pepy 1.571) the generative member of 
the deceased is said to be "as Hapi," whereas in the XVIII*'' dynasty it is 
"as Osiris.*' 

Plutarch's accounts of the ceremonies and rites used at the worship of 
Osiris indicate that he was a god of water. "They call not only the Nile, 
but also without distinction all that is moist 'Osiris' efflux': and the water- 
vase always heads the procession of the priests in honour of the God" {op. 
cit. XXXVI 1). And again, "On the nineteenth [of the month Athyr] at night 
they go down to the sea ; and the keepers and priests carry out the sacred 
ehest, having within it a small golden vessel, into which they take and pour 
fresh water, and shouts are raised by the assistants as though Osiris were 
found" («c?. /6. XXXIX 5). Here the water is obviously the god himself. 

So sacred was water that in primitive times the verv creatures that lived 
in it partook of its sacrosanct character and became tabu. Thus the fish was 
venerated at Latopolis and Oxyrhynchus, and was eaten as a sacrificial meal 
by the laity in all parts of Egypt on the 9*'' of the month Thoth, the priests 
consummating their own sacrifice by burning the fish as they were strictly 
forbidden to eat it (Plutarch, op.cit.Vll 2, XXXII 6). The working of talm is I 
Seen very clearly here, the fish being sacred to some and unclean to others, 



I 



19l;!.J M. A. MrRR.vv: The ("ult ol' tlie Drowiicd in Egypt. 129 



and the same idea attached to the two great water beasts, the liippopotamus 
and the crocodile. Both were worshipped as deities (Taurt and Sebek), and 
both were also held in utter execration as the enemies of Horus. 

The belief in the extreme sanctity of water is to be found even now 
in lesser known parts of the world. E. g. in tlie Outer Hebrides, the sea is 
said to be liolier to live on than the land (Folklore X p. 261), and at Calymnos 
on Ascension Day the sea is siipposed to become sweet for an hour, and at 
that time it is the custom for people to bathe in its waters (Paton, Folklore XI 
p. 221). The veneration paid to fish was and is so common tliat 1 need only 
instance the sacred fish of Atargatis at Hierapolis as an example in the an- 
cient World, and for modern times the dog-fish at Thika-dau in Upper Burma 
(YuLE, Narrative of the Mission to the Court of Ava p. 57). 

In all ancient cults, sacrifices were oftered to the object of worship, whether 
conceived of as a spirit or as personified in a natural object. There are in- 
numerable instances of such sacrifices to water, the victims being usually bulls, 
horses, or human beings. When the victlm was human, the sex does not ap- 
pear to have been a matter of consequence : sometimes a man was sacrificed, 
sometimes a woman, sometimes both. In Rome, men were sacrificed in the 
Tiber ; the Franks sacrificed women and children at every river they crossed 
on their campaigns ; the Egyptians sacrificed a girl to the Nile ; in Africa, both 
on the Gold Coast and throughout the Niger delta, women are usualh^ sacri- 
ficed, and albinos, whether men or women, are also drowned as victims ; in 
India the sacrifice, to the Ganges, of the first-born child and of infants generally 
has only been discontinued since the English occupation. Survivals of this 
ancient custom are still found all over the world. In Egypt travellers of the 
IS'*" and 19"' centuries have recorded the ceremonies observed at High Nile. 
Norden (Travels in Egypt and Nubia pp. 63-65 ed. 1757) saw a mound of earth 
with a mark upon it raised at the spot where, on the great day, the bank was 
cut in the presence of the "bashaw and his beys" with wild signs of joy from 
the populace. Baroness von Minutou (Recollections of Egypt p. 29 ed. 1827) 
speaking of the sacrifice of a girl to the Nile, says, "This inhuman ceremony 
has been abolished, but the Nile still requiring a bride they make a figure of 
clay which is thrown into the water." Norden's rnoimd of earth and Minutoli's 
figure of clay being evidently the same. Even in this, the 20"' Century, the 
Arusei el Bahr, or Bride of the River, is still to be seen in many villages on the 
Coptic Id es Salib (Sept. 26). She is personified by a girl dressed in white, wearing 
necklaces and other Ornaments of beads. She is followed by the village children 
and they go about the village singing and coUecting money. The custom appears to 
be kept up only by the poorest Mahomedans who now do it for the purpose of 
begging. In the Punjab, the hcadman of a village makes an offering of money and 
a cocoanut to the flood-demon when there is danger of tloods ; the cocoanut re- 
presenting the head of a human victim (Crooke, Folklore of Northern India I p. 46). 

Zeitsclir. f. Agypt. Spr., 51. Band. 1913. 1'^ 



130 M.A. Murray: Tlie Cult of the Drowned in Egypt. [51. Band. 



But perhaps the most interesting survival is the belief that certain waters 
Claim one or more victims within a given time, generally a year, though the. in- 
terval is sometimes longer. These victims are forcibly taken by the water when 
not offered voluntarily. In Britain alone the number of rivers, which thus 
seize a victim, is very large. I will only mention a few, some of which have 
a rhyme attached to their names showing the number of victims claimed : the 
Dart ("The river Dart, the river Dart, Every year it claims a heart"), the Dee 
and the Don ("The river Dee Every year takes three, The good old Don Has 
but one"), the Deen ("Dowie, dowie Deen, Ilka seven years gets e'en"), the 
Derwent, the Ribble, the Tees, the Till, the Tweed, and the Wye ; and many 
others. 

But these customs, though found in all countries and in all periods, do 
not explain the fact that the drowned are sometimes looked upon as divine ; 
that the actual death by water is sufficient to confer deification on the corpse 
that is washed ashore. 

The cult of the drowned appears in all parts of the world. In ancient 
Greece, the legend of Melicertes and his mother Ino attests this belief. The 
usual Version of the legend is that Ino, with Melicertes in her arms, leaped 
into the sea, and that both were drowned. The body of Ino was cast ashore 
on the coast of Megara, and there received divine honours (Pausanias I 42, 8), 
and the same fate befell the body of Melicertes at the Isthmus. To quote 
Clement of Alexandria, "At the Isthmus the sea spit out a piece of miserable 
refuse, and the Isthmian games bewail Melicerta" (Exhortation p. 41). The 
head of Orpheus was washed ashore on tlie coast of Lesbos, and was there 
büried as a deity ; afterwards it justilied the honour by giving oracles. The 
only Claim which Hylas appears to have to divinity is the fact that he was 
drowned. "Thus the beautiful Hylas is numbered among the blessed" (Theo- 
critus, Idyll XIII). His festival, to which I shall have occasion to refer again, 
points to his connection with fertility. Pausanias (VII 23, 3) records that Bolina 
was so called because a maiden of that name ilung herseif into the sea to es- 
cape the embraces of Apollo and that by so doing she became immortal. 
Glaucus also attained immortality and divinity by the same death ; and the 
corpse of Myrtilus, charioteer of Oenomaus, being washed ashore received yearly 
sacrifices. 

In China for many centuries the drowning of Ch'ü-ping has been commem- 
orated by the annual Dragoii festival at which sacrifices are offered. In India, 
Bhairwanand, the tribal deity of the Raikwar Rajputs ofOudh, met his death 
as a human being by drowning, and was then deified (Crooke, Folklore of 
Northern India I p. 195). 

The same belief is to be found in medijeval Europe. In the North a 
legend teils how three pious sisters were drowned when on a voyage together; 
their bodies were washed ashore on different parts of the coast of Denmark ; 



1913.J M. A. Mcrkay: Tlic Cult oi" the Drow ncd in Egypt. 131 

each sister was canonised (the mediaeval form of deification), and a fountain 
sprang from her t»rave (Thorpe, Nortliern Mythology II p. 217). The body of 
St. Clement was washed ashore near Aarhuus ; it was canonised and the cathe- 
dra! of Aarhuus was dedicated to the saint (Thorpe, id. ib. II p. 252). A body 
washed ashoro on the northwest coast of Spain was identified with St. James 
the Great and received semi-divine lionours (Gadow, In Northern Spain p. 219). 
St. Vincent is also said to have been cast ashore on the coast of Portugal, 
thereby receiving canonisation (Bowden, Lives of the Saints I p. 44). 

At Khotan in Kashgar, Mieou went into the river as a sacrifice to tlie 
river goddess, and became a god (Hartland, Legend of Perseus III 73, 74). 

Thus it appears that in all parts of the world the cult of the drowned 
is consistently practised. The reasons for this belief are seldom given, the 
practice only is recorded. But in Mexico the reason is preserved. There the 
drowned body is too sacred to be touched by any but the priests, who remove 
it " on a litter with great reverence and bury it in one of the oratories called 
Ayauhcalco, literally House in or surrounded by water. The reason given 
for such a death was that either the deceased had been very good and tliere- 
fore the rain-gods desired his Company in the terrestrial paradise, or he had 
certain precious stones in his possession. This would give offence to the rain- 
gods, who do not wish that persons should possess precious stones, and for 
this reason they may have killed him in anger, but nevertheless taken him to 
the terrestrial paradise" (Hartland, Legend of Perseus III pp. 86, 87). 

The alternative reason i. e. the possession of precious or sacred stones, 
probably refers to a rain-making charm, the rain-gods naturally objecting to 
the possession by a human being of a power to which they were compelled 
to submit. Stones used for producing rain are known among the Bari in Africa 
(CoLE, Man. 1910, No. 49 p. 91); they are of rock-crystal, aventurine and ame- 
tliyst, and are covered with water during the rain-making ceremonies. Rain- 
stones are also known among the Hindus: they are called "Shalgrama" and 
are in themselves divine, being a form of Vishnu. To procure rain, they are 
placed in the füll heat of the sun, while a brahmin sits by and repeats in- 
cantations. "Burning the god in the sun is said to be a sure way of obtaining 
rain" (Ward, A view of the Hindoos II pp. 222, 223). The reason given for 
the drowning of the possessor of precious stones in Mexico is evidently a late 
explanation of the primitive custom of putting the rain-maker to death. Frazer 
(Golden Bough) has collected so many examples of this custom that it is not 
necessary to do more than refer to his book, where, he proves also the primi- 
tive identity of the rain-maker, in other words the author of fertility, with 
the king. 

In Egypt we have seen that Osiris is one with the giver of fertility, the 
Nile; and in the S^c?-festival it is equally obvious that the king is the earthly 
embodiment of Osiris. The Pyramid Texts are quite explicit on this point ; 

17* 



132 M. A. Murray: The Cult of the Drowned in Egypt. [51. Band. 

and it is important to note that tliese, the earliest religious texts known to 
US in Egypt, insist on this idea, and that Plutarch, at the end of Egyptian 
history, shows that the connection between the king and the life-giving power 
was still held to be in force. "With 'rush' they write 'king' and the ' south- 
ern climate' of the cosmos ; and 'rush' is interpreted as 'watering' and 'concep- 
tion' of all things and is supposed to resemble in its nature the generative 
member" (op. cit. XXXVI 2). By "rush" Plutarch refers to the well-known 
hieroglyphic sign for "King" 1, apparently a flowering plant, which when 
represented in füll blossom, is the hieroglyph for "South"; the other mean- 
ings are not identified. Breasted has also called attention (Ancient Records III 
pp. 185-6) to the fact that Rameses IL was credited with powers as a rain- 
maker. 

The town of Canopus was said to have been called after the drowned 
pilot of Menelaus, and according to Suidas and Rufinus a form of water worship 
existed in that city. The legend in which this fact is preserved is perhaps 
worth quoting: "The Chaldaeans once, as it is related, proclaimed everywhere 
tlieir god, who is Fire, exalting his power with mighty words, saying that he 
would come down to a contest with the gods of all nations, and that the one 
who conquered should be considered god by all. As however the gods of 
other nations were made of bronze, or silver, or wood, or stone, or some such 
material, which was easily burnt by fire, it was inevitable that fire should 
conquer every where. On hearing this, a priest of Canopus somewhat shrewdly 
devised this plan. In Egypt earthen water-jars füll of tiny holes [minutis 
foraminihus plenae) are often made, to the intent that muddy water may be 
made clear by passing through the holes. The priest of Canopus set up one 
of these water-jars, füll of water, in the centre as a god, after having stopped 
up the holes with wax and painted it with divers colours ; he had also care- 
fully fitted on it the head of an ancient statue which was said to have been 
of a certain pilot of Menelaus. The Chaldjeans arrived, a fire was lit. Owing 
to the heat of the fire, the wax with which the holes were stopped up began 
to melt. Then as the water-jar sweated {sudante) and water flowed out of the 
holes, the fire was extinguished. In this way therefore by the crafty contriv- 
ance of the priest, Canopus came off' conqueror, and from that time was wor- 
shipped as a god" (Suidas, Lexicon II p. 239 ed. 1705). Rufinus gives sub- 
stantially the same account and adds "From this cause the image of Canopus 
is made in the form of a water-jar, with very small feet {pedibus perexiguis), 
drawn out neck and distended belly with the back equally rounded" (Eccl. 
History II eh. 26). It is obvious from this account that the water was the deity, 
exhibited to the world in an anthropomorphic vessel; Plutarch's account of 
one of the rites of Osiris shows the same idea {supra p. 128). 

Plutarch {op. dt. XXVII 4) bears out the connection of Osiris with the 
drowned deity of Canopus : "They say that Serapis is no other than Pluto . . . 



I 



( 




li)13.| M. A. Mui5UA\ : Tlic Ciilt of the Drowned in Egypt. 133 



as Archemachus of Eubcra has said, and Heracleides of Pontus, when he sup- 
poses that the seat of the oracle at Ccinopus is Pluto's." The reputntion of 
the temple and priests at Canopus seems to have been very liigh, for Rufinus 
says : "At Canopus there was a school of magic under the pretext of priestly 
learning. And this place the Pagans revered as a certain source and origin 
of daimones, so that it had a mucli greater celebrity than Ak^xandria'* (Eccl. 
Hist. II eh. 20). 

The legend of the deatli, mutilation and burial of Osiris indicates that 
tlie längs of primitive Egypt, like the kings in many primitive countries, were 
sacrifieed for the well-being of their people. Wliether when just past the prime 
of life at the time that the physieal or mental powers begin to sliow signs of 
failing as among the Shilluks, or whether at the end of a time-limit as was 
the case in ancient Sparta and in some parts of Southern India, is as yet 
uncertain. 

The nearest parallel to the Egyptian legend is found in the Heimskringla 
of Snorri Sturlason, where a Norwegian king Halfdan the Black, a descendant 
of the great Scandinavian god of fertility Frey, was drowned at the age of 
forty by the breaking of the ice in the spring. His body was recovered and 
divided into pieces ; the fragments being buried in different parts of his king- 
dom to ensure fertility. 

This is an extraordinarily exact parallel to the Osiris legend. In both 
cases the king dies in the prime of life, and the manner of his death is by 
water ; the Norwegian king failing into the water direct, the Egyptian king 
being thrown in enclosed in a ehest. In both cases the body, after being 
recovered from the water, is cut to pieces and the fragments buried in diflferent 
parts of the respective kingdoms. The very epithet applied to the Norwegian 
king, "The Black", is the same as that applied to Osiris, Kem-ur "The Great 
Black One.'" The time of year as regards agricultural Operations is the same; 
Halfdan was drowned at the breaking of the ice, /. e. in the spring at the 
sowing season ; in Egypt the Ploughing Festival was the chief festival of Osiris. 

The method of death for a king was usually by fire (Frazer, Dying God), 
not by water. Yet death by drowning seems to have been practised in ancient 
Rome, for Aeneas is said to have been drowned in the river Numicius and was 
thereby deified (Livy. 12.6; Pliny., Nat. Hist. 3. 56 ; Servius in Vergil, Aeneid 
I 259, 4. 620). Death by fire was known in Egypt for harvest victims, for 
men were burnt annually at EI Kab and their ashes scattered on the fields ; 
these, however, were local, not royal victims. 

The method by which the divine kings of Egypt were sacrifieed, is not 
yet certain. The Osiris legend as given by Plutarch suggests suffocation, which 
reminds one of the method of the Shilluks, whose kings were walled up in 
a hut and left to die (Seligmann, Report of Welcome Tropical Research Labo- 
ratories, vol. B. p. 222). But the Abu Nerüs of modern Egypt points to death 



134 M. A. Murray: The Ciilt of the Drowned in Egypt. [51. Band. 

by fire (Klunzinger, Upper Egypt p. 184). The weight of evidence however is 
on the side of death by drowning. The legend implies drowning quite as much 
as suffoeation, and a stela now in tlie British Museum dating to the time of 
the Persian eonquest gives an account of the drowning of the god. "Ankh-taui 
was made therein \i. e. in Memphis] because of the fact that Osiris was drowned 
in its waters, and that Isis and Nephthys caught siglit of him . . . And Horus 
commanded Isis and Nephthys in Busiris to catch hold of him and prevent him 
from drowning. The}- turned their heads towards him, they brought him to 
land" (Breasted, AZ. 39, 1901 p. 41 pl. 1, II). On the same stela are the 
words of Geb the earth-god to Horus the son of Osiris: "Hasten from the 
place wherein thy father was drowned;" and Geb is also said to have "set 
up Horus as King of Lower Egypt in the Northland from the place where liis 
father was drowned." Again in the Lament of Isis over the dead Osiris, the 
goddess cries, "I have traversed the seas to the confines of the earth, seeking 
the place where my lord is . . . I have sought him who is in the water, I 
have found the drowned one." 

The Apis-bull also, who was "the Image of the soul of Osiris" (Plutarch 
o'p. cit. XX ()) was not allowed to die a natural death ; but when he grew old 
he was drowned in a pool sacred to Ra (Arnobius, Adversus Gentes VI p. 194). 
It would be only natural that the life-giving power, incarnate in either king 
or bull, should be returned to the life-giving element. 

Again Diktys, the nursling of Isis, was said to have been drowned in the 
river. In the Osiris legend given by Plutarch, lie is of royal blood, but in some 
myths he is said to be the son of the water-god Poseidon (see Mead, Thrice 
greatest Hermes I p. 271 note 1). Plutarch identifies him with Maneros whom 
the Egyptians lamented with a dirge ; the lamentation being the same as that 
chanted at the harvest throughout Western Asia (Frazer, Adonis, Attis, and 
Osiris p. 296). Another drowned victim over whom a lament was chanted an- 
nually as for Linos and Maneros, was Hylas. At his festival there was the 
search for the body as at the festival of Osiris, "the people of Mysia made 
oath to Hercules that they would never cease to search for Hylas" (Apollonius 
of Rhodes, Argonautics I), and even in China at the annual Dragon festival 
search is made for the drowned body of Ch'ü-ping (Giles, Historie China p. 18). 
Narcissus who also appears to have been a deity of Vegetation, was drowned. 
At Sais the "passion-play " of Osiris was acted yearly on the lake (Herodotus 
11 170). There would be no reason for the performance to take place upon 
the water unless there were some intimate connection between that element 
and the tragedy. The sacred lakes at "so many of the great temples may also 
have been the scene of the mystery play, especially as the Ritual of Dendereh 
(transl. by H. Brugsch, AZ. 19, 1881 p. 77 seq.) gives the same ceremonies as those 
of Sais occurring in the other centres of Osiris worship. Busiris was the exception, 
as was natural, for there the living and not the dead Osiris was worshipped. 



1913.) M. A. -Mikuay: Tlie Cult ol' tlic Drow iicd in Kgypt. 135 

In historic times, tlie Kgyptian king was no longer sacrificed, unless the 
legend of the death of Mena may be a f'aint and distorted account of sucli a 
sacrifice, the death by a water beast being a late version of tlie death by water 
(von Bissing, Recueil des Travaux XXXIV p. 38). Frazer Iias shown tliat when 
the custom of killing the king begins to die out, a Substitute for the royal 
victim is found, either a person of lower rank, a criminal, an animal, or even 
an effigy (P'razer, Dying God p. 255 et pass.). If this were the case in P^gypt, 
it would account for the extraordinary reverence in which the drowned were 
lield down to the latest period of lier history. According to Herodotus a 
drowned corpse was so sacred that none but priests must touch it, and a 
further restriction was that those priests liad to be priests of the Nile. They 
prepared it for burial, the village nearest the spot where it came ashore bearing 
the cost. The burial was of the finest, for this drowned corpse, if my theory 
is right, was the embodiment of the god of fertility himself. 

Very remarkable also is the Egyptian word for "drowned", hsy, which 
originally meant "praised". (Griffith, AZ. 4:Q p. 132 et seq.), and would seem 
to refer to the idea that a drowned person had by his death done what was 
acceptable to the deity. In the Nubian temple of Dendür, two deified men, 
Petösi and Pihor, were worshipped in Roman times. Both, are called hsi/ 
"drowned"' and also P-sIty, the latter word determined with a snake. P-shy 
is apparently the name of a god (Steindorff, AZ. 28 p. 51), and in the title 
of Antoninus Pius sJioy en Kernt is translated by the Greek 'A7ötS-o(5o6t|uwv kr^virrov. 
The name is common in and about Akhmim, a town where Min, the god of 
generation, was the chief deity. Griffith {ÄZ. 38 p. 92) would identify Pshy with 
Osiris in the inscriptions at Philae, and this view is confirmed by the representa- 
tions of the hsy or drowned men at Dendür. When the epithet hsy "drowned" 
is applied to them they wear the uraeus, the sign of royalty, on the brow ; 
when they are called P-shy, the Agathodaimon, they wear the crown of Osiris. 
It is therefore a fair inference that both these men were Substitutes for the 
king, and that they gave their lives for the good of their country, "doing that 
which the god praised;" the manner of death being the ancient one which 
the king himself suffered in primitive times. Here we have also the explana- 
tion of that mysterious death of Antinous, who sacrificed his life for his royal 
master and, by being drowned in the sacred tlood, attained divinity and was 
acclaimed and worshipped as a god throughout Egypt. 



1B6 E.Meyer: König Sesonchosis als Begründer der Kriegerkaste bei Diodor. [51. Band. 



König Sesonchosis als Begründer der Kriegerkaste bei Diodor. 

Von Eduard Meyer. 

tJekanntlich zählt Diodor I 94 f. sechs Gesetzgeber yXgyptens auf. Die beiden 
ersten, Mvsuv]?, der zuerst ein geschriebenes Recht {eyy pocTiToi vojjloi) einführt und vor- 
gibt, dasselbe von Hermes erhalten zu haben, und Xci(Tvxic;\ der den Kultus {ru 
TTspi TYjv Tuiv ^£üüv rifj.Y\v) orduct und die Sternkunde lehrt, lassen sich mit Sicher- 
heit nicht identifizieren, zumal sie beide nicht als Könige, sondern als umsichtige 
und hervorragende Männer bezeichnet werden; denn ob Mnevis wirklich mit 
Menes identisch ist, wie man gewöhnlich annimmt, ist doch recht fraglich". Die 
drei letzten Gesetzgeber dagegen, Bokchoris, Amasis und Dariusl., sind allbekannte 
Herrscher, über deren gesetzgeberische Tätigkeit eine auch sonst bezeugte und 
offenbar durchaus zuverlässige Tradition benutzt ist'^. Zwischen den beiden Gruppen 
steht als dritter ^scrocucrt?, der nicht nur die bedeutendsten Kriegstaten voll- 
bracht hat, »sondern auch die Gesetzgebung über die Kriegerkaste eingeführt 
und das gesamte Kriegswesen geordnet hat« (otAAoi y.ou Trepl ro iJi.u.%Lfxov e^vog vcfxc- 
S-ecr/otv (Tv(TTyj(Toc(j^ui xotl tu oix.oXov^oi. roc Trepl ty\v o'rpotTeiuv (TvixTruvroi. SiuKoo'fj.Yiö'oc.i). Man 
hat ihn gewöhnlich mit Sesostris identifiziert, der ja wie ])ei anderen so auch in 
Diodors Geschichtserzählung Sesoosis genannt wird. Nun wird allerdings auch 
bei Aristoteles pol. VIl 10 dem Sesostris die Scheidung der Stände der Krieger 
und Ackerbauer zugeschrieben*, wie denn ja auch sonst alles mögliche auf diesen 
zurückgeführt wird^ Aber das alles sind vage und phantastische Angaben, die 

') Bei Justin Mart. an der gleich anzvii'iihrenden Stelle ist ^ctrvy^w verschi'ieben in ^ccov^vtu. 

^) Der Nauie Sasychis ist natürlich identisch mit dem des Asycliis, des Nachfolgers des 
Mykerinos, bei Herod. II 136, unter dem die Verpfändung der Leiche des Vaters in das ägyptische 
Recht eingeführt wird. Aber Diodor kennt diesen König nicht, und die Rechtsordnungen, die 
er auf Sasychis zurückführt, sind ganz andersartig. 

^) Bokchoris bildet das Obligationenrecht [tcc tts^i tJh' TvßßoXalujr) aus, und von seinen scharf- 
sinnigen Urteilssprüchen sind viele bis auf die Gegenwart überliefert; Amasis, über den mehrere aus 
Herodot bekannte Erzählungen angeführt werden, ordnet die Stellung der Nomarchen und die gesamte 
Verwaltung; Darius stellt die von Kauibyses verletzten Ordnungen des Kultus wieder her. 

*) Ebenso schreibt ihm Dikäarch bei schol. Ap. Rhod. IV 272 die Einführung der Erblichkeit 
der Berufe zu, und hier wird er vom Scholiasten Sesonchosis genannt, wofür weiter (natürlich 
mit Unrecht) auf Herodot verwiesen wird, während Theopomp ihn Sesostris nenne. 

") Bei Aelian var. hist. XII 4 ipanv AiyvKTioi ^stwt-diu rrcto Eoixov tcc uoijii!J,cc Ix^^ovrcwS'jji'ai 
wird auf ihn übertragen, was Diodor 1 94 vou Mnevis erzählt. — Nach Diodor 1 54 hat dieser Sesoosis = 
Sesostris die Gaue eingerichtet und sein Heer mit Landbesitz ausgestattet, während nach Herodot 11 109 
Sesostris allen Ägyptern gleich große Landlose gibt. Außerdem hat er nach Herodot ganz Ägypten 
mit Kanälen durchzogen, während das Land voi-her keine Kanäle hatte. Nymphodoros bei schol. 
Sophocl. Oed. Col. 337 führt auf Sesostris die bei Herodot II 35 geschilderte Uuikehrung der Sitten aller 
andern Völker zurück. 



1913.J K. Mkvkr: König Sesoncliusis als Begründer der Ki'iegerkaste bei Diodor. 13/ 

auffallige ägyptische Institutionen auf die bekannteste Herrschergestalt des Landes 
zurückfiihren, sich aber von der ganz präzisen Angabe bei Diodor I 94 sehr 
bestimmt unterscheiden. 

Nun hat Justinus Martyr coli, ad gent. I 9 den ganzen Abschnitt aus 
Diodor übernommen, den er als seine Quelle zitiert; und bei ihm geben die Hand- 
schriften die Namensform IxeG-o'^xwc-ic. Dieser Name tritt zwar gelegentlich auch 
für Sesostris ein; aber bei Manetho ist Xs<j(jo-)i%iq (Afric.) oder i£cro7%c(jcrtc (Euseb.) 
der Name Sosenks I., des ersten Königs der 22. Dynastie. Nun ist ja die soge- 
nannte Kriegerkaste, ro iJ.oi%ifj.ov eS-vo?, wie Diodor sagt, gar nichts anderes als die 
mit dieser Dynastie zur Herrschaft gelangten libyschen Söldner. Danach dürfte 
es zweifellos sein, daß Justin die richtige Lesung bewahrt hat und im Diodortext 
Sesonchosis statt Sesoosis einzusetzen ist^: und dann haben wir hier eine völlig 
authentische Nachricht über die Einführung der Kriegerkaste, die dem, was L.Stern 
über Ursprung und Charakter der 22. Dynastie vor dreißig Jahren zuerst erkannt 
hat, eine sehr hübsche Bestätigung in der Überlieferung gibt. 



Miszellen. 

Zju den beiden demotischen Kalksteinplatten (ÄZ. 50 [1912] S. 32ff.). — 
In der zerstörten 1. Zeile der auf Tafel I des letzten Bandes abgelnldeten 
demotischen Inschrift bin ich jetzt zu einer wesentlich andern Lesung der letzten 
Wörter gekommen. Ich möchte sie unverzüglich mitteilen, da sie für die Auf- 
fassung des Textes nicht unwichtig ist. Vor dem Zeichen, das ich ^mn ge- 
lesen habe, ist noch ein tiefer Strich sichtbar, der keinen Zweifel daran läßt, 
daß hinter knh{-t) die Gruppe Wpj »Apis« stand. Während mir nun weiter 
die Lesung s6y(?) wAII(?) sehr zweifelhaft erscheint, erkenne ich jetzt deutlich 
dahinter t^ <^t'' »die Kammer, der Raum«. Wie die weiteren Reste zu lesen 
sind, muß ich indessen wieder dahingestellt sein lassen. Damit ergibt sich nun 
folgende Übersetzung des Anfangs: »Danach geschah es eines Tages, daß Pharao 

sich zu dem Grabgewölbe des Apis begab (zu) dem der Kammer « 

Also der König hat den im folgenden geschilderten Traum in einem der Grab- 
gewölbe des Serapeums. Knh-t H^pj ist ja der aus den demotischen Serapeums- 
inschriften bekannte Ausdruck für die Grabkammer des Apisstieres"', und die 



') Die Namensfonn '^stÖmtiq ist in die Diodoi-handschriften in I 94 offenbar eben um des Königs 
Sesoosis willen eingedrungen, von dem vorher erzählt war, und erklärt sich so sehr leicht, während 
enie Korrupte! von Sesoosis in Sesonchosis bei Justin schwer erklärlich sein würde. 

-) Siehe Brugsch in ÄZ. 32 (1884) S. 115. 

Zeitschr. f. Ägypt. Spr., 51. Band. 1913. 18 



138 Miszellen. [51. Band. 

folgenden Angaben werden vermutlich die genaue Lage dieses Grabgewölbes 
angeben. Die Geschichte spielt also in dem Serapeum von Memphis. 

Die in Zeile 1 und 6 der zweiten Tafel (S. H5) vorkommende Gruppe, die 
ich mit dem Worte w^^ zusammengestellt hatte, ist in Wahrheit <'•/ /?/ mw zu lesen, 
also das bekannte (Rylands Pap. III S. 335) Wort für «Kanal«. Die von mir er- 
ratene Bedeutung kann daher jetzt als sicher betrachtet werden. 

Noch eine andre Korrektur mag hier Platz finden. Die S. 37 von mir i:nb-t 
gelesene Gruppe ist doch wohl besser, wie ich es früher vorgeschlagen habe, 

I I i|| (2 s^sue-t{?) «Sechserschaft« zu lesen und als Name einer Kultgenossen- 

schaft zu deuten. An der Gesamtauffassung des Textes ändert sich dadurch 
nichts. W. Spiegelberg. 

Eine angebliche Indiktionsbezeichnung im Koptischen. — Zu der 
koptischen Jahresbezeichnung Tcn-, die ich (ÄZ. 50 [1912] S. 126) auf das alte 
h^-t-sp zurückgefülirt habe, wies mich Crum brieflich noch auf ein Wort Tcen 
hin, in welchem Krall' das koptische Wort für die Indiktion sehen wollte. 
Zweifellos ist es mit der von mir besprochenen Jahresbezeichnung identisch, 
aber die von mir a. a. 0. angeführten Beispiele Luk. 3, 1 und Esther 1, 1 schließen 
die Bedeutung »Indiktion« schlechterdings aus. Es handelt sich auch in den 
von Krall zitierten Urkunden nirgend um Indiktionsbezeichnungen, sondern 
einfach um Jahresangaben. So bedeutet also eiTi Md^-y iie Mn'2£U)ioAe MnKdwpn{oc) 
CTcen' ^ ud>.Ti\Mt^\fi!o\iiN. »icli gebe sie dir (zurück?) mit der Fruchternte des 
Jahres 9 ohne Falsch « . Die Indiktion haben die koptischen Texte stets durch 
den entsprecl) enden griechischen Terminus bezeichnet. 

Übrigens möchte ich hier noch nachtragen, daß nach einer brieflich ge- 
äußerten Vermutung Sethes das t vor cen wohl nicht der Artikel^ ist, sondern 
die Endung des alten =^ hJ-t, das vor sp stand. So wird auch die demotische 

Jahresgruppe in den Texten aus der Zeit des Darius I. mit Sethe , | ^ zu 
lesen sein. W. Spiegelberg. 

Mehri porallels to Egyptian stems with prefixed h. — On page 80, n, 2 of vol. 47 
of this Journal Prof. Sethe calls attention to a number of secondary stems in 
Egyptian with prefixed h. I wish to State that we find the same phenomenon 
in Mehri (a south Arabian dialect). For example, the word for "son" in Mehri 
corresponding to Aram. 13 appears as hahre, hebere, hehre-, pl. hahUn (alongside 
of her, här, pl. hit, hJte), and the feminine of this word often appears as häbrit, 
hibrit, hebrU; pl. hahanlen. Similarly Heb. "r "band" appears in Mehri as heyd, 

') Recueil VI (1885) S. 76 und Mitteilungen Slg. Kainer I, 17. — 2) Das cTceii steht für 
nTcen, wie manche Varianten lehren. — ^) Seihe hebt mit Recht hervor, daß bei diesen alten 
Verbindungen, in denen die Kardinalzalil statt der Oi-dinalzahl folgt (vgl. corqTOoy), der Artikel 
nicht zu erwarten ist. 



1913.] Miszellen. — Mitteilung. 139 



haid\ pl. hidüten. This peculiarity in Mehri lias recently been called attention 
to by Prof. Nöldf.ke in bis very valuable publica tion Neue Beiträge zu semi- 
tischen Sprachen (Straßburg 1910) p. 116, n. 2, and p. 138, n. 3. Cf. also Brockel- 
mann, Grundriß der vergleichenden Grammatik der semitischen Sprachen (Berlin 1908) 
p. 230'. A. Ember. 



Mitteilung. 

In den Sitzungsberichten der preußischen Akademie der Wissenschaften vom 
24. Juli 1913 veröffentlicht Eduard Meyer einen Bericht über eine Expedition 
nach Ägypten zur Erforschung der Darstellungen der Fremdvölker. Durch eine 
Bewilligung der Kaiser- Wilhelm-Gesellschaft zur Förderung der Wissenschaften 
hat er im letzten Winter Hrn. Dr. M. Burchardt und den Photographen Hrn. Koch 
nach Ägypten mit dem Auftrag senden können, von Scämtlichen Darstellungen 
der Fremdvölker, ihrer Tribute und der Kämpfe mit ihnen photographische 
Aufnahmen zu machen. Die Aufgabe hat vollständig durchgeführt werden können ; 
nur der Tempel von Abu-simbel konnte infolge eines Unfalls des Photographen 
nicht besucht werden. Die gesamte Ausbeute umfaßt 75(5 Photographien, die in 
dem beigegebenen Verzeichnis mitgeteilt sind; in dasselbe sind weiter die ein- 
schlägigen Denkmäler des Berliner Museums aufgenommen. 

Es wird beabsichtigt, das gesammelte Material mit Hilfe derHH. M.Burchardt 
und G. Rodewaldt wissenschafflich zu verarbeiten. Außerdem soll die Sammlung- 
allen daran interessierten Gelehrten zugänglich gemacht werden. Abzüge der ge- 
samten Sammlung sowie einzelner Photographien können vom Frühjahr 1914 an 
geliefert werden. Interessenten, denen das Verzeichnis der Photographien und 
die Angaben über die Bezugsbedingungen noch nicht zugegangen sind, werden 
gebeten, sich deshalb an Prof. Eduard Meyer, Berlin-Lichterfelde, Mommsen- 
straße 7/8, zu wenden. 

') For an exhaiistive liist ot" secondary steiiis witii prefixed h in mehri cf". Maxijiilian Bittner, 
Studien zur Laut- und Formenlehre der Mehrisprache in Südarabien, Wien, 1909 (^ Al)Iiandl. der 
kais. Akad. der Wissenschaften in Wien, 162. Band, 5. Abhandhmg), t^ 28. 



iS' 



140 Erschienene Schriften. [51. Band. 



Erschienene Schriften. 

H. Anueler, Zur Gescliichte der Juden von Elephantine. 8. VIII, 155 S. mit 17 Abb. Bern 1912. 
Karl Baedeker, Egypt and the Sudan. Handbook for travellers. Seventh remodelled edition. 

8. ("XC und 458 S. mit 22 Karten, 85 Plänen und 55 Textabb. Leipzig 1914. 
— — , Egypte et Soudan. Manuel du \"oyageur. Quatrieme edition. 8. ("LXXXVI und 442 S. 

mit 21 Karten, 85 Plänen uud 55 Textabb. Leipzig und Pai-is 1914. 
Franz Ballod, Prolegomena zur Gescliichte der zwerghal'ten Götter in Ägypten (Münchener 

Inauguraldissertation). 8. 115 S. uiit 119 Abb. Moskau 1913. 
E. Baraize, Plan des necropoles Tiirbaines (Service des antiquites de 1" Egypte). 4. Lief. (4 Blatt). 

Fol. Kairo-Leipzig 1913. 
Fr. W. von Bissing, Three Stelae at Cii-az (Ancient Egypt 1914 1). 
P. A. A. Boeser, Beschreibung der Ägyptischen Sammlung des Niederländischen Reichsmuseums 

der Altertümer in Leiden. — Die Denkmäler des Neuen Reiches. Dritte Abteilung: Stelen. 

Fol. 15 und XXXVll S. mit 57 Abb. auf 28 Taf. und Figuren im Texte. Haag 1913. 
Ludwig Borchardt, Das Gi'abdenkmal des Königs Sa!hu-Ret^. Band II : Die Wandbilder, unter 

Mitwirkung von Ernst Aßmann, Alfred Bollacher, Oskar Heinroth, ]Max Hilzheimer und 

Kurt Sethe. 4. VII und 196 S. mit 38 Abb. im Text und 74 besonders gehefteten Ab- 
bildungsblättern. Leipzig 1913. 
— — . Ausgrabungen in Teil el-Amarna 1912 — 1913. Vorläufiger Bericht (Mitteilungen der Deutschen 

Orient-Gesellschaft zu Berlin, Oktober 1913; Nr. 52). 8- 55 S. mit 27 Abb. 
Louis Boulard, La Vente dans les Actes Coptes. (Aus den »Etudes d'Histoire juridique offertes 

ä Paul Frederic Girard«.) 8. 94 S. Paris 1912. 
British Museum: Hieroglyphic Texts from Egy[)tiau Stelae, etc. in the Brit. 3Ius. Part IV. 

Printed by order of the trustees. 4. 14 S. und 50 Taf. London 1913. 
E.A.Wallis Budge, The Greenfield Papyrus in the British Museum (The funerary Papyrus 

of Princess Nesitanebtashru). 4. XXX und 99 S. mit 12 (unnumerierten) und CXVI Taf. 

London 1912. 
Jean Capart, Bulletin crititpie des Religions de PEgypte 1908 — 1909 (Revue de THistoire des 

Religions T. LXVI und LXVII S. 277—382). Paris und Brüssel 1913. 
The Earl of Carnarvon und Howard Carter, Five years' Explorations at Thebes, a record 

of vvork done 1907 — 1911. With chapters by F. LI. Griffith, George Legrain, George Moeller, 

Percy E. Newberry and Wilhelm Spiegelberg. Fol. XII, 100 S. mit 79 Taf. und Frontispiece. 

London 1912. 
Gatalogue General des Antiquites Egyptiennes du Musee du Caire. — Vol. 61. AI. Moret, 

Sarcophages de TEpoque Bubastite ä TEpoque Saite. 1 fasc. N°^ 41001 — 41014. 4. 160 S. 

mit Abb. und 40 Taf. Kairo 1912. — Vol. 62. Henri Gauthier, Cercueils anthropoides des 

pretres de Montou. 1 fasc. N°s 41042— 41048. 4. 160 S. mit Abb. und 40 Taf. Kairo 1912. 

— Vol. 68. G. A.Reis n er, Models of ships and boats. N"'^ 4798— 4976, 5034—5200. 4. 

XXVIII, 171 S. mit Abb. und 33 Lichtdrucktafeln Kairo 1913. 

G. Daressy, Predictions anciennes et modernes (Bulletin de Tlnstitut Egyptien, 5"^ Serie T. ^T 

S. 153—162). 
L. Eckenstein, Moon-cult in Sinai on Egyptian Monuments (Ancient Egypt 1914 1). 
R. Engelbach, The Jewellery of Riqqeh (Ancient Egypt 1914 I). 
Adolf Erinan. Ein Fall abgekürzter Justiz in Ägyjiten (A])handl. der Kgl. Preuß. Akad. der 

Wiss. 1913, phil.-hist. Klasse Nr. 1). 4. 18 S. mit 5 Taf. Berlin 1913. 
Hedwig Fee h heim er, Die Plastik der Ägypter. 8. 59 S. uiit 156 Abi), auf Tafeln. Berlin 1914. 



1913.] Erschienene Schriften. 141 

Alan II. Gai-diner und Arthur E. P. AVeignll. T()p()f»rapln*o;il ratal(»<ju(> of (he Privat«' Tomhs 
of Thehes. 4. 45 S. und 15 'i'af. London 1913. 

— — . A political crime in ancient l'^gvpt (Journal t)f the Manchester Egyptian and Oriental 

Society 191-2—1913. S. 57—64). 

Henri Gauthier. Le Teniplc de Ouadi es-Seboua (Les Teniples innnerges de hi Nuhie). 4. 
Tome 1: Texte. XLIIl und 248 S. Tome II : 8 S., LXVH Lichtdrucktalehi und 19 gedruckte 
Taf. Kairo 1912. 

— — . Le TenipU" d"Amada (Los Temples innnerges de la Nubie). Fase. 1. 4. XXXll »md 208 S.. 

1 Taf. in Druck und XLII Liclitdruektaieln. Kairo 1913. 

W. Golcn isch efT, Le Conte du Nauirage (BibHothequc d'F]tude de llnstitut Iraneais dArclieo- 
logie Orientale. Tome second). 4. XXIV, 235 S. Kairo 1912. 

— — , Les papyrus hieratiques (N°''1115. 1116A et 1116B) de TErmitage Imperial ;i St-Peters- 

bourg. Fol. VIII S., 31 Taf. in Phototypic und 33 Taf. in Photolithographie. St. Petersburg 191 3. 
Hermann Grapow. Ausführliche Anzeige von Vogelsangs Kommentar zu den Klagen des Bauern 

(Göttingische Gel. Anz. 1913, Nr. 12). 
F. LI. Griffith, The Nubian Texts of the Christian Period (Abhandl. d. Kgl. Preuß. Akad. d. 

Wiss. Jahrg. 1913, phil.-hist. Klasse Nr. 8). 4. 134 S. mit 3 Taf. Berlin 1913. 

H. R. Hall, The Ancient History of the near East from the earliest rimes to the Battle of Salamis. 
8. XXIII, 602 S. Mit 33 Tafeln und 14 Karten. London. 

— — , The land of Alashiya and the relations of Egy])t and Cyprus under the Empire. 1500 — 1100 

BT. (Journal of the Manchester Egyptian and Oriental Society 1912—1913, S. 33—45). 

Hermann Junker, Das Götterdekret über das Abaton (Denkschriften der Kais. Akad. d. 
Wiss. in Wien, phil.-hist. Klasse, Bd. LVI). 4. VIII, 88 S. Mit 24 Abb. im Texte imd einem 
Plan. Wien 1913. 

— — , Vorbericht über die zweite Grabung bei den Pyramiden von Gizeh vom 16. Dezember 1912 

bis 24. März 1913 (Anzeiger der phil.-hist. Klasse d. Kais. Akad. d. Wiss. vom 11. Juni; 
Jahrg. 1913, Nr. XIV). 8. 39 S.Mnit 11 Taf. und einem Plan. AVien 1913. 

Carl Maria Kaufmann. Ägyptische Terrakotten der griechisch-römischen und koptischen Epoche, 
vorzugsweise aus der Oase El Faijüm (Frankfurter Sammlung). Gesammelt und beschrieben. 
8. 138 S. mit 700 Abb. in Autotypie (im Text vuid auf 19 Taf.). Kairo 1913. 

Oskar von Lemm. Koptische Miscellen CXXVI— CXXX; CXXXI— CXXXIl. (Bulletin de 
TAcademie Imperiale des Sciences de St-Petersbourg. 1913. S. 533—547; 627—638.) St. Peters- 
burg 1913. 

, Bruchstücke koptischer Märtyrerakten 1 — V. (Memoires de l'Academie Imperiale des 

Sciences de St-Petersbourg. VHP Serie. Vol. 12. n" 1.) 4. 84 S. mit 1 Tafel. St. Peters- 
burg 1913. 

, Die Thalassion-Legende bei den Kopten (Separatabdruck aus dem Corpus Hamleticuni, Privat- 
druck). 8. 9 S. 

, Bruchstück der Epistel des Apostels Jakobus in koptischer Sprache (Sammlung Golem'scheff). 

(Aus »Pamjatniki Muzeja izjascnych iskysstw imeni Imperatora Alexandra III w Moskwe. — 
Musee des beaux-arts Alexandre in ä Moscou. Wypuski I— IL Tablizy I— XII.) Moskau 1912. 

Ed. Mahl er, Das Fischsymbol auf ägyptischen Denkmälern (Zeitschrift d. Deutschen Morgen- 
ländischen Gesellschaft Bd. 67, S. 37—48). Leipzig 1913. 

■ — — , Ägyptologisches aus Ungarn (Ungarische Rundschau I. Jahrgang, S. 206 — 211). 

Eduard Meyer, Chronologie Egyptienne. Traduit par Alexandre Moret (Annales du Musee 
Guiniet. Bibhotheque d'Etudes, Tome 24. 2''''"'' fasc). 8. 328 S. und 7 Taf. Paris 1912. 

, Bericht über eine Expedition nach Ägypten zur Erfoi-schung der Darstellungen der Fremd- 
völker (Sitzungsber. d. Kgl. Preuß. Akad. d. Wiss. 1913. XXXVIIl, S. 769—801). 



142 Erschienene Schriften. [51. Band. 

Georg Müller, Deniotische Texte aus den Königlichen Museen zu Berlin. Herausgegeben im 
Auftrage des Generaldirektors. 1. Bd.: Mumienschilder. 4. IV, 14 S. mit 1 Abb. und 48 
autogr. Bl. Leipzig 1913. 

— — , Eine ägyptische Ordenskette und anderer Goldschmuck aus Ägy[)ten (Amtliche Berichte 

aus den Kgl. Kunstsammlungen XXXIV. Nr. 2. S. 22 — 24). 

, Musterbrett eines Anuilettfabrikanten (ebenda XXXIV, Nr. 2, S. 24—26). 

A. Moret, Mysteres Egyptiens. 8. VIII, 326 S. Mit 57 Abb. im Texte und 16 Taf. Paris 1913. 

Edouard Naville, La methode scolastique dans la science du langage (Scientia, Vol. XIII, 7'""« 
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— — , Kunstwerke aus der Zeit Amenophis' IV. (ebenda Nr. 7, S. 127 — 146). 



') Von den beiden hier publizierten Porträtköpfen, Amenemhet III. und eine Büste der 
XVIII. Dynastie, stellt letztere nicht, wie Petrie annimmt, eine »lady of the XVIII"' dynasty« 
dar. sondern, wie die Frisxu- deutlich zeigt, vielmehr einen Mann. St. 



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1913.] Erschienene Schril'ten. 143 

II. Schäfer. Sonderaiistellung der Fnndc aus der Hildhaueruerkstatt des Thutnies in Teil el-Aniarna 
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Leipzig, .]. C. Hiniiclis'selje Biicliliandlung. — Verantwortl. Redakteur Prof. Dr. G. Steindorff, Lcipzig-Gohlis, Kritzscliestr. 10. 

Herlin, gedruckt in der Reiclisdiuckerei. 



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